Archives mensuelles : janvier 2012

Etats-Unis : Plus de 40 expérimentations médicales sur des prisonniers, des Noirs et des malades mentaux

28 février 2011 11:04, Les mots ont un sens, par Napakatbra

Des médecins, souvent missionnés par le gouvernement américain, ont réalisé des dizaines d’expérimentations médicales sur leurs concitoyens, handicapés, malades ou détenus. Ce n’était pas au XVIème siècle, mais dans les cinquante dernières années. De quoi reléguer les pires conspirationnistes au rang de doux rêveurs…

Scandale des expérimentations médicales aux Etats-unis

Des malades mentaux et des enfants présentant un retard mental auxquels on a délibérément inoculé l’hépatite dans le Connecticut et dans l’État de New-York, des prisonniers sous le nez desquels on a agité un virus de grippe pandémique dans le Maryland, des malades chroniques auxquels on a injecté des cellules cancéreuses dans un hôpital juif de New York, des Afro-américains qu’on a regardé mourir de la syphilis alors que la pénicilline était disponible… des journalistes de l’Associated Press ont retrouvé la trace d’une quarantaine d’études du genre. Un inventaire hallucinant des pires dérives de l’industrie pharmaceutique.

Tout commence à l’automne dernier, lorsque le gouvernement américain s’est solennellement excusé pour des expérimentations médicales menées au Guatemala dans les années 50. Les médecins mandatés par le gouvernement US avaient alors refourgué le virus de la syphilis à des malades mentaux pour tester quelques remèdes, qui se sont finalement avérés inefficaces. Pas de chance. Du coup, d’aucuns ont cherché à savoir combien d’expériences de ce genre ont été menées. La réponse est : au moins 40, mais sûrement beaucoup plus. Est-il utile de préciser que les cobayes n’étaient pas avertis ?

Pas mieux que les nazis

Pour bien nous présenter la chose, l’AP nous avertit : A cette époque, « la vision de la recherche médicale était alors différente. Les maladies infectieuses avaient tué beaucoup de gens durant les années précédentes et les médecins ont travaillé dans l’urgence pour inventer et tester des remèdes. De nombreux chercheurs de premier plan ont estimé qu’il était légitime d’expérimenter sur des personnes qui n’ont pas de pleins droits dans la société – les prisonniers, les malades mentaux, les Noirs pauvres. C’est une attitude d’une certaine manière similaire à celle des médecins nazis qui ont mené des expérimentations sur les Juifs« .

Moins chers que des chimpanzés !

Dans les années 50, l’industrie pharmaceutique a connu une énorme croissance aux États-Unis. L’expérimentation sur les prisonniers aussi : au moins la moitié des États ont autorisé les expérimentations – publiques et privées – sur ces cobayes humains. Pour une bonne raison : lors d’auditions devant le Congrès, en 1973, les responsables de l’industrie pharmaceutique ont reconnu que les prisonniers étaient moins chers que les chimpanzés. Pourquoi se gêner ? Il aura fallu attendre le milieu des années 70 pour que ces études soient explicitement interdites par l’administration pénitentiaire.

Mais, le cours du chimpanzé US ne connaissant pas la crise, l’histoire s’est perpétuée dans d’autres pays. Durant les 15 dernières années, des médecins américains ont délibérément tenu des femmes ougandaises enceintes infectées par le VIH à l’écart des traitements existant, pour les besoins de leur étude. Pfizer a aussi testé un antibiotique sur des enfants atteints de méningite au Nigeria, alors que des doutes importants planaient sur son efficacité. L’année dernière, le département américain de la Santé a indiqué qu’entre 40 et 65% des études cliniques relatives à des produits médicaux destinés au marché américain avait été effectués dans d’autres pays ! Des pays où la vie d’êtres humains vaut moins que celle de chimpanzés…

Source : Les mots ont un sens

La récolte

Si on semait de l’émoi

On récolterait du nous

Mais on a goût à la guerre

Et on récolte l’enfer

*

Hier

Hier encore, je regardais le ciel

Le ciel des yeux qu’on voit au coin des rues

De petites coquilles aux têtes

Les sourires enfermés, sans fêtes

*

Si on semait de l’émoi

On récolterait du nous

Mais on a le goût à la guerre

Le grand désavoir faire

*

Aujourd’hui

Aujourd’hui encore, je regarde le ciel

Mes nuages d’enfant, les notes volantes

Qui écrivent des tableaux, dessinent des chants

Je dirai que j’ai vécu quand on vit un moment

Si on semait l’émoi

Pour la récolte du nous

Avec un temps pour jeter un œil

Sur l’éternité qui pousse en nous

Gaëtan Pelletier

26 juin 2010

HAULOCAUSTE

Ce soir je m’endors, et les mots ne viennent pas. J’aurais voulu écrire une lettre à tous les enfants du monde. C’est pas facile… Parce que tu ne sais pas ce que les adultes te cachent. Tu ne sais pas non plus tout ce qu’ils détruisent. J’espère qu’un jour tu le sauras.
En attendant, ils t’habillent comme eux. Tu as quatre ans? Tu as cinq ans? On ta acheté un rêve : celui de ne pas vivre dans l’instant. Leur jeu est trafiqué. Même si papa et maman son des père Noël. Ils ont passé par là.

Tu es déjà un soldat. Ton costume est sournois : il est d’une fibre tressée pour te faire marcher droit. Quand tu dormiras à l’école, on te réveillera. Quand tu seras tout excité on t’enverra chez le doc. On te fera avaler des pilules. Pour ne pas que tu rêve de jouer dans le sable. Tu ne joueras que dans un prison de barreaux : apprendre à apprendre, apprendre à acheter, apprendre à t’oublier. On voudra que tu sois grand. On te voudra magicien. Tu transformeras ta petite voiture et ta petite maison en grosse voiture et en grande maison.

Ils mettront de l’eau dans le sable pour en faire du ciment. Tu ne pourras plus décider de la forme de ton château.

Tu prieras ton dieu et on t’apprendra à tuer ceux qui ne le prient pas.
On te fera manger des choses étranges bourrées de sucre et de sel. Ce sera ta première drogue.
Tu es l’or rose des fous de ce monde.

Gaëtan Pelletier
1 juin. 07

Tuer Ma

Des premiers sons balbutiés par le bébé, interprétés comme désignant la mère. Ce mot (ou des mots très semblables) se retrouve dans de nombreuses langues. Cf. le latin et le grec mamma (« sein »).

***

Histoire des plaines d’Abraham, élucubrations et conte Créole

Ce texte m’a été envoyé par: 

Pierre Lépine  Sociologue Ma  Ph.D

Généralement, chez les francophones les Plaines d’Abraham font référence au Champ Ovale encerclé de canons.  C’est en fait le  Battlesfields 1.    Nos guides touristiques etla CCBNdevraient savoir qu’aucune parcelle  du Battlesfield1 (Ovale –canons)  n’a jamais appartenu à Abraham Martin, cet Écossais arrivé au Canada en 1642, qui faisait paître ses chèvres sur les hauteurs de Québec.

D’abord les champs d’Abraham Martin  appartiennent aux Ursulines en 1759, 100 ans plus tard.  Ils se nomment les « Hauteurs de Québec ».  En 1759, les Anglais parlent aussi  «The Heights of Québec » en faisant référence à ces Champs clôturés  propriétés des Ursulines, où eut lieu la bataille du 13 sept. 1759.  Ces champs et des bâtiments(5) sont alors situés beaucoup plus à l’Est  (Concorde- Citadelle- Ass. Nationale).  Le terrain du Concorde et quelques autres  appartiennent encore aux Ursulines.  Le Battlesfields1 (Ovale -canons) est donc le plus bel anachronisme de la ville de Québec. Jamais de bataille à cet endroit !!!

Après la victoire de Wolfe le 13 sept. 1759,  « les Hauteurs de Québec » porteront l’empreinte du vainqueur. Le Champ des Ursulines deviendra le «Wolfesfield » et l’Anse au Foulon deviendra le « Wolfe’s Hill Cove ».  Le Champ Clôturé des Ursulines et les bâtiments deviendront une Caserne militaire, un champ d’entraînement pour l’armée pendant plus d’un siècle.  Le nom « Plains of Abraham » viendra beaucoup plus tard, au tout début du 20 siècle, en 1908 lors de la construction des  Battlesfields pour souligner le 300e de la ville de Québec. À cette occasion, 2  Battlesfields seront construit ; l’un sur l’Ovale ceinturé de canons pour souligner la victoire de Wolfe le 13 sept. 1759  et l’autre sur le parc des Braves pour souligner la victoire Française  de Lévis sur Murray le 28 avril 1760.

Pour bien comprendre cette page d’histoire, il faut savoir, qu’à cette époque, et encore de nos jours, les Britanniques sont persuadés d’avoir « Dieu de leur côté».  Pour un ministre de Cambridge,  au 19e siècle, la grande victoire dela French and  Indian War annonce « la fin du règne dela Bête et la défaite de l’Antéchrist dans le Nouveau Monde ».

« Nous pouvons considérer comme antichrétiens nos voisins du Canada, car ils professent  les principes de l’Église de Rome que nous protestants prenons pour  l’Antéchrist.»  Il ajoute  que «  les canadiens ont été écrasés parce qu’ils ont été jugés et que « la divine colère » s’est abattue sur eux.  Victoire britannique donc, triomphe du bien, châtiment du mal.

Le Clergé et l’Empire colonial profitent donc de l’occasion souligner la grande victoire coloniale de Wolfe sur les Papistes et les Infidèles. Car Wolfe est rendu aussi célèbre dans l’Empire que les Malbrought, Wellington, Neilson.  On ancrera donc la grande victoire dela FRENCHANDINDIAN WAR dans l’histoire. Elle prendra la forme d’une prodigieuse version mythique et Biblique du grand Guerrier et Prophète Abraham. C’est une version Biblique  qui résonne encore dans les livres d’histoire anglais.

«The Northen Armageddon : TheBattleof ThePlains of Abraham». Le Wolfesfield devient donc  «The Plains of Abraham». C’est un monument dédié  à la gloire de l’Empire.  On aménagera aussi  un monument de Wolfe sous forme d’un étendard.  3 rues porteront son nom. On aménagera  un petit parc clôturé, un puits et une immense roche ou le vainqueur a rendu l’âme. Les lieux seront  entretenus par l’armée.  « The Plaines of Abraham » et les fausses  reliques  deviendront le premier lieu de pèlerinage de l’empire dans le nouveau monde, aussi célèbre que Trafalgar Square, le monument de Neilson, ou le square Wellington.

Nous sommes donc très loin d’Abraham Martin, de ses chèvres et de sa côte d’Abraham

Pierre Lépine   Sociologue Ma  Ph.D

Ref. Frégault  Guy : LA GUERREDELA CONQUÊTE  1754-1760. Bibl.  et Arch. du Québec. Fidès 2009,  p. 35.

A.G. Doughty : An Historical Journal of the Campaigns  inNorth Américaby   John Knox. 1759-60,  Vol. 3.

McLeod  Peter :Northen Armageddon : TheBattleof ThePlains of Abraham. Bib. Nat. du  Québec.  Dép. 2008.

Infinito par MESA – Street Art au Sahara

L’artiste de rue MESA est allé dans le désert du Sahara pour vivre avec les familles sahraouies des camps de réfugiés.
«Dans le Sahara les conditions de vies sont extrêmement difficile, ils vivent dans le désert des déserts, sur une terre qui n’a pas de fin, et où le temps n’existe pas, explique MESA.

« Les vieux villages sahraouis qui se trouvent dans le Maroc du Sahara Occidental occupé, ont été et continuent aujourd’hui d’être victimes de crimes contre l’humanité. Ils sont séparés de la libération du Sahara par le «mur de la honte» (un mur militaire), défendu avec de grandes forces militaires, et protégé par des millions de mines terrestres.
Après avoir vu la réalité, je suis fier d’apporter mon petit grain de sable, de transmettre un message de paix et de liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

Complément d’info  :
Territoire non autonome selon l’ONU, cette ancienne colonie espagnole n’a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique, plus de trente-cinq ans après le départ des Espagnols, en 1976. Le Sahara occidental est en proie à un conflit opposant les indépendantistes sahraouis du front Polisario au Maroc qui revendique sa souveraineté sur l’ensemble du territoire. Devenu un enjeu global illustrant la rivalité entre le Maroc et l’Algérie, le dossier saharien bloque toujours la construction de l’Union du Maghreb arabe (UMA).
Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc — qui l’appelle « Sahara marocain » — et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario en 1976. Celui-ci est un mouvement dont l’objectif est l’indépendance totale du Sahara occidental, revendication soutenue par l’Algérie.
Depuis le cessez-le-feu de 1991, le Maroc contrôle et administre environ 80 % du territoire, tandis que le Front Polisario en contrôle 20 % laissés par le Maroc derrière une longue ceinture de sécurité, le « mur marocain »

Main

 SolarScot. Hands to Heaven Flickr 

Je passerais mes mains sur toute la surface de ton corps. Et avec mes yeux, je creuserais ton âme jusqu’à la naissance de dieu. Dieu a dû est un spermatozoïde un jour…

Je fermerais les yeux, les mettrais en abat-jour, rien que pour faire le tour de la vie mouvante sur un divan qui vaguerait comme les sels de mer quand je t’embrasse, le soir avant d’aller au lit.

L’amour, c’est de sculpter un peu les frissons avec un beau voyage, sans trop respirer, juste à petits coups de surprises, comme si l’Univers nous pinçait de temps en temps. Un peut d’éternité.

T’est belle comme un gant.

Et mes mains veulent entrer en toi, en silence, lentes comme des escargots fonctionnaires.

Alors, quand vient le temps de vidanger ma lie de ce monde affolé, des jours qui ne parlent plus, je m’en vais au lit, flirter du rêve éveiller les nuances que personne n’a vu.

Je menotte ton regard au mien.

On est cloués.

Tu fébriles.

T’as les yeux d’un aveugle dont je suis le chien.

Je te mords jusqu’aux oreilles.

Et j’entends, comme une musique de Bach, gronder tes cordes vocales. Elles chantent comme on chante dans une douche quand l’eau est une tignasse de gouttelettes  battantes.

Et ta bouche en est pleine…

Tu suaves des lèvres…

Et nos âmes retrouvent leur nid.

Amour! Amour! Amour!

Ce n’est pas des vêtements que nous sommes nus. Non. Mais des silences de la mort que tous ces humains griffant la Terre nous hurlent.

Alors, enfermés entre deux draps, les bras lacés comme des souliers.

On marche l’un vers l’autre.

Aimer est une île pour la contrer la misère de ce monde.

Et tous les amants retrouvent leur dieu…

Adam et Ève, pour tous ceux qui s’aiment, ce sont eux.

Gaëtan Pelletier

Circa 2004