Archives quotidiennes : 27-janvier-2012

Infinito par MESA – Street Art au Sahara

L’artiste de rue MESA est allé dans le désert du Sahara pour vivre avec les familles sahraouies des camps de réfugiés.
«Dans le Sahara les conditions de vies sont extrêmement difficile, ils vivent dans le désert des déserts, sur une terre qui n’a pas de fin, et où le temps n’existe pas, explique MESA.

« Les vieux villages sahraouis qui se trouvent dans le Maroc du Sahara Occidental occupé, ont été et continuent aujourd’hui d’être victimes de crimes contre l’humanité. Ils sont séparés de la libération du Sahara par le «mur de la honte» (un mur militaire), défendu avec de grandes forces militaires, et protégé par des millions de mines terrestres.
Après avoir vu la réalité, je suis fier d’apporter mon petit grain de sable, de transmettre un message de paix et de liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

Complément d’info  :
Territoire non autonome selon l’ONU, cette ancienne colonie espagnole n’a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique, plus de trente-cinq ans après le départ des Espagnols, en 1976. Le Sahara occidental est en proie à un conflit opposant les indépendantistes sahraouis du front Polisario au Maroc qui revendique sa souveraineté sur l’ensemble du territoire. Devenu un enjeu global illustrant la rivalité entre le Maroc et l’Algérie, le dossier saharien bloque toujours la construction de l’Union du Maghreb arabe (UMA).
Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc — qui l’appelle « Sahara marocain » — et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario en 1976. Celui-ci est un mouvement dont l’objectif est l’indépendance totale du Sahara occidental, revendication soutenue par l’Algérie.
Depuis le cessez-le-feu de 1991, le Maroc contrôle et administre environ 80 % du territoire, tandis que le Front Polisario en contrôle 20 % laissés par le Maroc derrière une longue ceinture de sécurité, le « mur marocain »

Main

 SolarScot. Hands to Heaven Flickr 

Je passerais mes mains sur toute la surface de ton corps. Et avec mes yeux, je creuserais ton âme jusqu’à la naissance de dieu. Dieu a dû est un spermatozoïde un jour…

Je fermerais les yeux, les mettrais en abat-jour, rien que pour faire le tour de la vie mouvante sur un divan qui vaguerait comme les sels de mer quand je t’embrasse, le soir avant d’aller au lit.

L’amour, c’est de sculpter un peu les frissons avec un beau voyage, sans trop respirer, juste à petits coups de surprises, comme si l’Univers nous pinçait de temps en temps. Un peut d’éternité.

T’est belle comme un gant.

Et mes mains veulent entrer en toi, en silence, lentes comme des escargots fonctionnaires.

Alors, quand vient le temps de vidanger ma lie de ce monde affolé, des jours qui ne parlent plus, je m’en vais au lit, flirter du rêve éveiller les nuances que personne n’a vu.

Je menotte ton regard au mien.

On est cloués.

Tu fébriles.

T’as les yeux d’un aveugle dont je suis le chien.

Je te mords jusqu’aux oreilles.

Et j’entends, comme une musique de Bach, gronder tes cordes vocales. Elles chantent comme on chante dans une douche quand l’eau est une tignasse de gouttelettes  battantes.

Et ta bouche en est pleine…

Tu suaves des lèvres…

Et nos âmes retrouvent leur nid.

Amour! Amour! Amour!

Ce n’est pas des vêtements que nous sommes nus. Non. Mais des silences de la mort que tous ces humains griffant la Terre nous hurlent.

Alors, enfermés entre deux draps, les bras lacés comme des souliers.

On marche l’un vers l’autre.

Aimer est une île pour la contrer la misère de ce monde.

Et tous les amants retrouvent leur dieu…

Adam et Ève, pour tous ceux qui s’aiment, ce sont eux.

Gaëtan Pelletier

Circa 2004