Archives mensuelles : décembre 2011

Addenda à la charte

Publié par MESTENGO à l’adresse SITUATION PLANÉTAIRE

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De nos droits et libertés

1. Vous avez le droit de déterminer la pertinence de vos comportements, de vos pensées et de vos émotions, et d’assumer la responsabilité de leur déclenchement aussi bien que leurs conséquences sur vous.

2. Vous avez le droit de ne pas fournir de justifications à votre conduite.

3. Vous avez le droit de juger si je vous êtes responsable de trouver des solutions aux problèmes des autres.

4. Vous avez le droit de changer d’idée.

5. Vous avez le droit de commettre des erreurs – et d’en assumer la responsabilité.

6. Vous avez le droit de dire «Je ne sais pas.»

7. Vous avez le droit de vous affranchir du zèle des autres avant de traiter avec eux.

8. Vous avez le droit d’être illogique lorsque vous prenez des décisions.

9. Vous avez le droit de dire «Je ne comprends pas.»

10. Vous avez le droit de dire « Je m’en balance! »

VOUS AVEZ LE DROIT DE DIRE NON SANS VOUS SENTIR COUPABLE

— D’après : Manuel J. Smith, When I Say No, I Feel Guilty

Note : bien sûr, vous n’oublierez pas d’accorder ces mêmes droits à tout le monde…

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Principes éthiques pour se créer des relations agréables
Je bannis la résignation, la soumission, l’attaque et la défense à tout jamais en moi et autour de moi!

Je dis maintenant des vrais OUI et des vrais NON pour délimiter mes frontières physiques, émotionnelles et intellectuelles.

Je refuse le pathétique «guidounage/chantage» – à savoir faire semblant d’aimer une chose pour en marchander une autre.

Personne n’est obligé de répondre à mes besoins contre son gré.

Je vais maintenant vers les autres par Amour plutôt que par besoin ou obligation, et ainsi je crée des relations satisfaisantes, favorables à la joie de vivre.

Source – Violette Lebon, L’Essentiel : l’estime de soi, Éditions Quebecor

«Avoir besoin de quelqu’un est la façon la plus rapide de tuer une relation. Aimez plutôt sentir qu’on n’a pas besoin de vous, car le plus grand cadeau que vous puissiez donner à quelqu’un c’est la force et le pouvoir de ne pas avoir besoin de vous.» (Neale Donald Walsh)

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Relations : soutien ou sabotage?

Quelques pistes pour faire la différence…

Certains êtres n’ont aucune intention d’apprendre quoi que ce soit des autres (je suis comme je suis et je ne changerai pas!), et sont déterminés à rester :

▪ des violents (verbalement et physiquement);
▪ des parasites/victimes/vampires qui drainent l’énergie vitale des autres avec leurs sempiternels drames;
▪ des éteignoirs/pompiers qui ne peuvent tolérer l’enthousiasme et la joie de vivre des autres;
▪ des manipulateurs sournois qui sont prêts à tout pour obtenir ce qu’ils veulent;
▪ des dominateurs arrogants qui n’hésiteront pas à écraser les autres pour se valoriser et réussir;
▪ des invalidants qui se grandissent en diminuant les autres;
▪ des critiqueurs dépressifs/déprimants qui cherchent toujours la «petite bête noire» et ce qui ne fonctionne pas;
▪ des prétentieux (les smarts) qui savent tout et veulent prouver qu’ils ont toujours raison;
▪ des égoïstes chroniques qui se prennent pour le nombril du monde et ne sont attentifs qu’à leurs propres besoins;
…et tous les autres saboteurs de vie que je n’ai pas rencontrés!

Maintenant, l’on peut choisir de fréquenter des personnes qui nous aident et :

▪ veulent contribuer à notre vie en nous donnant du temps, de l’attention et de l’amour sans attente;
▪ sont capables de décrocher de «leurs petites/grosses affaires» et de nous écouter avec compassion quand nous en avons besoin;
▪ sont autonomes et nous fréquentent parce qu’elles nous apprécient pour ce que nous sommes et non pour ce qu’elles peuvent retirer de nous;
▪ sont capables de reconnaître nos talents, nos qualités et tout ce que nous sommes sans se sentir menacées;
▪ sont authentiques et franches : nous pouvons compter sur elles pour toujours savoir la vérité, même lorsque c’est inconfortable et risqué;
▪ ont choisi d’expérimenter leurs relations dans un monde de gagnant/gagnant, et qui n’accepteront jamais de gagner à nos dépens;
▪ sont capables d’écouter nos points de vue sans nous invalider, et de partager les leurs d’une manière responsable et respectueuse;
▪ sont engagées à évoluer avec nous parce qu’elles nous aiment et qu’elles veulent contribuer à notre qualité de vie;
▪ ne comptent pas sur nous pour que nous prenions la responsabilité de leur propre qualité de vie;
▪ reconnaissent nos accomplissements et se réjouissent de nos joies, de notre enthousiasme et de nos succès.

On peut se demander s’il est possible d’expérimenter des relations aussi exigeantes mais tellement exaltantes. Si notre cœur le désire sincèrement, il nous faut d’abord consentir à ÊTRE ce genre de personne agréable pour partir le bal! Ensuite, de par la loi d’attraction, nous attirerons des «clones».

Source – Violette Lebon, L’Essentiel : l’estime de soi, Éditions Québécor. Publié par MESTENGO à l’adresse

 

Mercedes Sosa – Gracias a La Vida

Merci à la vie

Violeta Parra

Merci à la vie qui m’a tant donné.

Elle m’a donné deux yeux et quand je les ouvre

Je distingue parfaitement le noir du blanc

Et là-haut dans le ciel, un fond étoilé

Et parmi les multitudes, l’homme que j’aime.

Merci à la vie qui m’a tant donné.

Elle m’a donné d’entendre, oreilles grandes ouvertes

Enregistrer nuit et jour grillons et canaris,

Marteaux, turbines, aboiements, orages,

Et la voix si tendre de mon bien-aimé.

Merci à la vie qui m’a tant donné.

Elle m’a donné la voix et des lettres

Avec lesquelles je pense les mots, et je dis

Mère, ami, frère, lumière qui éclaire

Le chemin de l’âme que j’aime.

Merci à la vie qui m’a tant donné.

Elle m’a donné de marcher de mes pieds fatigués

Et j’ai ainsi parcouru villes et marécages,

Plages et déserts, montagnes et plaines

Jusqu’à ta maison, ta rue, ta cour.

Merci à la vie qui m’a tant donné.

Elle m’a donné un cœur qui devient débordant

Quand je vois le fruit du cerveau humain;

Quand je vois la distance qu’il y a entre le bien et le mal

Quand je vois le fond de tes yeux clairs.

Merci à la vie qui m’a tant donné.

Elle m’a donné le rire, elle m’a donné les pleurs.

Ainsi, je distingue le bonheur du désespoir

Ces deux éléments qui forment mon chant,

Et votre chant qui est le même chant,

Et le chant de tous, qui est encore mon chant.

Les BTU de Jeanne d’Arc

Gaëtan Pelletier

BTU : Le British Thermal Unit (abrégé en Btu ou BTU) est une unité d’énergie anglo-saxonne qui est définie par la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température d’une livre anglaise d’eau d’un degré °F à la pression constante d’une atmosphère. Wiki

Nous sommes devenus savants. Nous pourrions sans doute évaluer le nombre de BTU qu’il a fallu pour que  meure Jeanne d’Arc.

Nous ne savons pas, hélas, calculer la chaleur qu’il nous faut pour vivre.

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Il en est qui compte le temps que nous dormons pendant toute une vie. Comme si on le perdait  à dormir…

Mais la palme de la l’abrutissement humain va à ceux qui calculent qu’un enfant coûte 200,000$ à élever.

Un poisson mort a les yeux d’un banquier…

On n’en finit plus de parler d’argent, de bonheur à crédit et des éternelles conversations sur les REER, le futur de nos 80 ans. Suit la nuée de frustrés, en manque d’argent, de futur, de « planification », bref, toute la gamme du petit code de la survie de par une carrière.

Après avoir tenu une petite conversation avec un professionnel de la santé, il me disait s’être rendu compte que le matériel qu’il achetait – en provenance des États-Unis – augmentait avec un taux d’inflation de 10% par année.

La raison? Les investisseurs veulent 10% de rendement.

Voilà que les fonds de pension sont devenus la bête noire de toutes les administrations des villes, des pays, des compagnies.

Ah!

La crise n’est plus une crise monétaire : c’est une nouvelle manière de vivre dans la peur. Il n’y a pas une seule journée de catastrophe économique qui ne se soucie du Tiers-Monde, et d’autre du Quart-Monde.

Les occidentaux, eux, en sont au Cinquième-monde.

Les vieux sont trop vieux.

Les jeunes sont trop jeunes.

Les riches sont trop riches.

Les pauvres sont trop pauvres.

La quadrature du cercle.

Plus encore, ce poison qui écrase nos écrans, nos vies, nos nouvelles ( qui n’en sont pas), font qu’il ne nous reste plus que la fuite.

Les effets pervers du nombre de dénonciations quotidiennes sur la population des pays occidentaux font des citoyens des zombies électroniques qui zappent tous azimuts pour trouver un brin de bonheur.

Ce qu’il y a à vendre, c’est de la frime. Et les acheteurs sont nombreux.

Les téléphones cellulaires.

Les communications à distance.
Les emails.

Les nouvelles en mitraille.

Les rencontres à la sauvette.

Les gens qui n’ont jamais le temps.

Les familles sont à gérer, l’avenir, le présent, les vendeurs invisibles…

Pas surprenant qu’un fou tire sur une foule et se suicide. Son cerveau a avalé trop de cette merde qui pollue, qui pue, qui brûle.

La bourse est un film d’Hitchcock.

Le travail voyage avec ses pigeons à valises qui nous plument et s’en vont soudoyer ce qui reste de pauvre.

L’avenir est un nuage.

Le présent est un tapis tressé de toutes les peurs. On dirait que la vie est un brûleur de fournaise nourrit à l’air en poussées convulsives.

Les petits bonheurs sont avalés par la masse de paperasse et de complexité à vivre.

Chaque humain est maintenant  devenu une sorte de Jeanne d’Arc au grand bûcher  qui attend simplement que le bois soit assez sec pour en finir au plus tôt.

Dans un monde où on craint tant la mort, peut-être qu’au fond, il faudrait un peu d’accélérant pour mettre fin au tourment de ces faux héros qui nous sauvent chaque jour pour nous reprendre le lendemain.

P.S. : Je me suis acheté un poêle à particules : les grains sont secs, ils brûlent avec peu de cendre, bref, ils sont très efficaces.

Je pense que la longueur du mourir de Jeanne d’Arc a été plus douloureuse que  la mort elle-même.

Il vaudrait sans doute mieux affronter l’échec que de le perpétuer en de faux espoirs en arrosant l’eau du bûcher  en même temps qu’en y ajoutant du bois…

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J’oubliais: nous vivons sur la foi qu’une seconde dette va nous sauver par une tierce dette…

Les guerriers de l’économie n’ont peur de rien. Même pas de leur propre bêtise.

TUER LA PIERRE

La poésie est étrange… Parce qu’elle dit tout sans passer par l’intellect. C’est une émotion qui cherche la pureté de l’émotion à travers les mots. Je dirais que c’est l’âme de la parole. Tout court. Tout bref. En un rien.

Est-ce banal?

À voir les guerres de par le monde, aimer n’a rien de banal. Dans notre «monde» de galvanisés à l’intellect, que fait donc la poésie?

Je pense qu’elle parle en douceur pendant que l’on hurle de douleur.

Je me souviens de cette douceur de l’an passé.

J’ai mis ce petit texte sur ta carte de fête avec un chat qui t’offrait une bougie allumée.

Ce n’est pas un chef-d’œuvre, quoique quelques phrases simples l’est sans doute. Surtout dans un monde compliqué.

TOI

Mon petit plaisir endimanché
Ma grande lueur
Ma cible
Mes revers, mes remous

Là où tu es
Tout est la

Mes yeux t’enferment comme un bijou
Le désir plus frileux qu’un lit igloo

Je n’ai rien trouvé de plus grand
Que notre petit univers
Nous, souvent deux
Noués en deux nœuds

Gaëtan

P.S. :

Je ne sais pas ce qu’il restera de nous après notre passage sur Terre. Je ne crois pas que nous noyions deux pierres qui s’aiment… J’ai tendance à penser que nous sommes deux vies qui tuent la pierre.

C’est bien là un peu d’éternité…

La face noire de la mondialisation

– Homicides volontaires dans le monde : en 2010, il y en a eu 468 000, 36 % en Afrique, 31 % dans les Amériques, 27 % en Asie, 5 % en Europe. Explosion d’homicides récente dans les Caraïbes et en Amérique centrale : de 2005 à 2010, + 50 % au Honduras, + 65 % au Mexique. Taux moyen mondial des homicides : 6,9 pour 100 000 personnes (moins de 2/100 000 en Europe).

– Terrorisme en Europe : 2005-2010, 2 056 attentats en Europe ; 1 750 du fait de séparatistes (ETA, etc.), soit 85 % du total ; 0,3 % attribués à l’extrême droite ; un ou deux attentats “islamistes” par an. Perspective : sauf d’ultimes “Mohicans” (Ulster, anarchistes grecs, etc.), le terrorisme disparaît progressivement d’Europe.

– Argent noir dans le monde : En 2009, le “chiffre d’affaires” de la criminalité mondiale (organisée, ou artisanale) s’est élevé à environ 1 570 milliards d’euros, soit 3,6 % du produit brut mondial (PBM). Là-dessus, l’argent criminel blanchi (c’est-à-dire, réinjecté dans l’économie licite mondiale) est estimé à 1 200 milliards d’euros, 2,7 % du PBM. 1 % environ de cet argent a été mondialement confisqué par les instances de répression…

(…)

– Fraude identitaire : en Europe, une fraude d’ampleur “industrielle”, d’abord aux prestations sociales, s’opère à l’aide de documents d’identité falsifiés. En 2010, elle a coûté environ 48 milliards d’euros à la Grande-Bretagne et à l’Allemagne.

En France, où 6 % des documents fournis lors de demandes de prestations sont faux, il y aurait 20 milliards d’euros par an de fraude, dont 17 au préjudice de l’Unedic –mais ces chiffres semblent bas aux experts.

Mondialement, ces fraudes identitaires (prestations sociales, escroqueries, etc.) représenteraient le phénoménal total annuel de 5 700 milliards d’euros…

– Cybercriminalité : En 2010, le préjudice pour l’économie mondiale (systèmes paralysés lors d’attaques, réparation des sabotages…) s’est élevé à 285 milliards d’euros –un million d’incidents par jour, mondialement.

– Vols dans les commerces : d’abord des vêtements et produits de beauté ; par des employés, 35 %, par des clients ou par des malfaiteurs organisés, 43 %. Ils ont mondialement coûté aux commerçants 89 milliards d’euros (1,45 % des recettes des ventes). En France, le préjudice s’élève à 4,9 milliards d’euros (1,40 % des recettes).

– Violences contre les personnes : en France, ces violences augmentent (+ 2 % de la mi-2009 à la mi-2010). A 70 % des vols avec violence commis par des malfaiteurs. Souvent, des multirécidivistes déjà interpellés 50, voire 100 fois, mais relâchés au nom de la “culture de l’excuse”.

Exception, l’agglomération parisienne : – 8 % de violences aux personnes de janvier à septembre 2011. Pourquoi ? Un travail de renseignement réaliste visant des prédateurs hyperactifs (5 % des malfaiteurs, auteurs d’environ 50 % des infractions).

Que de passionnants sujets pour un futur Forum de Libé –auquel l’auteur ne postulera cependant pas, ayant saisi que pour ce quotidien, la “diversité” est d’usage, plus affaire d’épiderme que d’opinions…

Un article de Xavier Raufer, publié par lenouveleconomiste.fr.

Les moutons enragés

LES DÉCHETS DE LA «CIVILISATION»

Rien ne va plus dans les services sociaux du Grand Nord québécois. Aux prises avec des cas de plus en plus lourds et à des ressources faméliques, une dizaine d’intervenants sociaux du Nunavik sont sur le point de craquer. Avec l’appui de leurs patrons, ils appellent Québec à l’aide. La stuation des enfants se dégrade Cyberpresse.

Quand le plastique rencontre un arbre

La «civilisation» ne produit pas seulement des déchets matériels, elle produit des déchets humains.

Ceux qui ne servent à rien pour cet univers techno-bobo, les affriolés de l’avoir au lieu de l’être sont des sourds et de nouveaux conquérants. Et comme les conquéerants ils veulent les «transformer» en eux… Ce qu’ils considèrent de mieux.

Il n’y a pas plus grande haine que l’absence d’acceptation : car la haine est aussi une absence de compréhension des autres. Pis encore, c’est une fermeture d’esprit, une nombrilisation tuante.

Les amérindiens, les Inuits, les autres… Tous ont été victimes de cet assommoir d’un nouveau crédo : avoir c’est être.

L’amérindia

Dans les années 60 je suis allé travailler, comme étudiant, dans des camps de bûcherons en Abitibi.

J’avais 17 ans.

Nous étions «enfermés» dans un camp, à travailler 7 jours par semaine. Et puis un jour, dans cette grande forêt, les maringouins se pointaient le soir en si grand nombre, que la fenêtre était un écran noir, nous avons décidé de nous payer une petite tournée dans un village à quelques kilomètres du camp.

Trois hôtels et quelques maisons… Ce qui aurait fait une belle chanson country…

Je me suis retrouvé vers minuit dans une tente amérindienne, avec un jeune garçon, une femme, son mari, un bébé suspendu aux poteaux de la tente.

J’étais entré dans un nouveau monde.

Nous étions trois. Les autres étaient des gens dans la cinquantaine qui essayaient d’avoir les faveurs de la femme.

Je ne les ai pas trouvés pauvres. J’ai essayé de comprendre ce monde singulier. Il y avait une lampe au plafond. Comme un petit réverbère tranquille et penaud qui branlait de temps en temps.

L’amérindien était d’accord pour «prêter» sa femme…

La vente du bocal

Plus tard, on a voulu leur donner ce qu’ils n’avaient pas. On les a enfermés dans des petits lopins de terre et on leur a vendu notre mode de vie. On leur a coupé les cheveux, on les a christianisés, et on les a enfermés dans des cages de bois de quelques hectares de forêt.

Un mode de vie ne se vend pas. Une âme ne s’achète pas.

Nous, les «savants», les «civilisés», les technocrates, nous sommes incapables d’accepter qu’un poisson va dans l’eau et un oiseau dans l’air. Nous ne savons rien du bien être d’avoir tout sans rien désirer… Ni même la femme de l’autre.

Eux, savent. Eux savent que tout appartient à tout.

Même si nous leur fabriquons un château de marbre, ils n’y sont pas à l’aise. Même si nous leur donnions nos maisons préfabriquées, bien carrées, ils n’y sont pas à l’aise.

Comme les poètes dans un univers wallstreetéien (sic).

Alors nous dépensons des fortunes pour leur «bonheur» à recycler des déchets que nous avons créés.

Un amérindien avec une antenne parabolique…

Beau cadeau !

On leur envoie des «intervenants»… Comme si après leur avoir donné un bon coup de hache, on leur envoyait des «médecins de l’âme» pour calfeutrer leur fendillement intérieur.

Et pour les moutons de pharmacie…

Je ne sais pas pourquoi je les aime…

Peut-être que le «sauvage» en moi se réveille à voir ça.

Le plus grand rêve de ma vie avait été d’aller vivre dans le Nord, loin de tout… Et, en même temps, loin de rien.

Là où on ne se réveille pas la nuit pour compter des moutons à l’époque où l’on vend des moutons roses à la pharmacie.

Les Ashaninka

Source

Les Ashaninka sont l’un des plus grands groupes indigènes en Amérique du Sud, leurs terres ancestrales vont du Brésil au Pérou. Depuis l’époque coloniale, leur existence a été difficile – ils ont été réduits en esclavage, avaient leurs terres enlevés ou détruits, et ont été pris dans le conflit interne sanglant au Pérou durant la fin du 20e siècle. Aujourd’hui, une grande réserve communale mis de côté pour les Ashaninka est sous la menace par le barrage Pakitzapango proposé, ce qui écarterait quelque 10.000 Ashaninka. Le barrage fait partie d’un ensemble important de projets hydroélectriques prévus entre les gouvernements brésiliens et péruviens – sans aucune consultation avec les Ashaninka. Cédant à la pression récente de groupes autochtones, le développement d’un autre barrage, le Tambo-40, a déjà été arrêté. Le barrage Pakitzapango est actuellement en suspens, mais le projet n’a pas été retirée encore. Survival International a recueilli ces images et le texte a été écrit par Jo Eede.
Province d’Acre, dans la forêt amazonienne, au Brésil. Les Ashaninka appliquent de la peinture sur leur visage chaque jour, dans une conception qui reflète leur humeur. Fabriquée à partir des graines de la plante Urucum, la peinture a une riche couleur rouge. Les hommes prennent soin autant de leur apparence que les femmes. (© Mike Goldwater)

(© Mike Goldwater)
Les Ashaninka sont l’une des plus grandes tribus d’Amérique du Sud. Leur territoire couvre une vaste région, à partir de la rivière Upper Juruá au Brésil pour les bassins versants des Andes péruviennes. Depuis plus d’un siècle, cependant, les colons, récolteurs de caoutchouc, les bûcherons, les compagnies pétrolières, et les guérillas maoïstes ont envahi leurs terres. «Leur histoire d’oppression et le vol des terres est un écho dans la vie des peuples indigènes et tribaux à travers le monde», explique Stephen Corry, directeur de Survival International.
Les sombre nuages de la mousson se rassemblent sur la rivière Envira, dans la province d’Acre, au Brésil. (© Mike Goldwater)
On pense que la tradition semi-nomade Ashaninka a survécu pendant des milliers d’années dans la Selva Central du Pérou. Durant la fin du XIXe siècle, certains ont fui en traversant la frontière vers l’Etat d’Acre au Brésil où le Pérou a concédé de vastes étendues de forêt tropicale à des compagnies étrangères pour exploiter le caoutchouc et les plantations de café. Cela a entraîné le déplacement de milliers de Ashaninka de leurs maisons. « La vulcanisation du latex et le « boom du caoutchouc » qui a balayé cette partie de l’Amazonie a décimé 90 pour cent de la population indienne. Aujourd’hui, ils vivent principalement le long des rivières Amonia, Breu, et Envira. La majorité vivent encore au Pérou. La population totale Ashaninka est estimé à environ 70.000.
(© Mike Goldwater)
(© Mike Goldwater)
(© Mike Goldwater)
Les communautés géographiquement distinctes Ashaninka sont unis par des moyens communs de la vie, la langue et les croyances. Comme beaucoup de tribus amazoniennes, leurs vies sont profondément liés à leur pays d’origine tropicale. Les hommes Ashaninka passent beaucoup de leur temps à chasser dans la forêt pour les tapirs, sangliers, et le singe. Les courges, les bananes et les ananas  sont cultivés par les femmes dans les jardins sur brûlis. Les Ashaninka régulièrement migrent vers des zones différentes, permettant ainsi à la forêt de se régénérer. «Cette façon est bonne pour la forêt parce que c’est la façon dont la forêt est », dit un homme Ashaninka. «Nous vivons dans la forêt et nous la respectons. »
(© Mike Goldwater)
(© Mike Goldwater)
Les enfants Ashaninka apprennent l’auto-suffisance – comme la chasse et la pêche – à un âge précoce. Dans l’Etat d’Acre, cependant, l’exploitation illégale de l’acajou et du cèdre dans les années 1980 a décimé la forêt brésilienne. Ils se souviennent de cette période comme le «temps de l’exploitation forestière, » quand ils ont connu la misère et la pauvreté.
(© Mike Goldwater)
(© Mike Goldwater)
Le Eagle Canyon, lieu sacré des Ashaninka. Dans leur mythologie, c’est là où les aigles viennent déposer les morts, qui deviennent alors des aigles eux-mêmes. (© Angela Cumberbirch )
(© Mike Goldwater)
(© Mike Goldwater)
La vallée de la rivière Ene – Pérou. (© Angela Cumberbirch )
«Le fleuve Ene est l’âme de nos territoires: il se nourrit de nos forêts, animaux, plantes, graines, et surtout, de nos enfants», dit un homme Ashaninka. Selon la légende Ashaninka, le canyon sacré de Pakitzapango, qui signifie «maison de l’aigle», était autrefois la demeure d’un aigle géant qui a construit un mur géant de pierres à travers le fleuve pour enlever la tribu. Le conte Pakitzapango peut encore être prophétique: les plans actuels pour le barrage éponyme comprennent un mur de béton de 165 mètres qui s’étend sur la vallée. «Nous sommes les Ashaninka du fleuve Ene du Pérou et nous allons défendre notre droit à vivre en paix. Nous considérons ces violations de notre territoire comme des attaques directes sur notre existence comme peuple. Notre combat est d’empêcher la destruction de notre forêt.»
(© Mike Goldwater)
(© Mike Goldwater)
(© Angela Cumberbirch )