UNE PETITE VITRE

Au petit matin
Je me suis levé
Pour laver, et délaver les petits grains de poussières collés.

À coup de torchons d’heures
À coup d’eau
De vain
Aigre

Les vitres sont devenues plus claires

Et j’ai pu me voir
Au dedans

Comme ça, dans de tout petits silences d’œil
Comme ça, dans un ballet de lave-lave sans écueil
J’ai ouvert un œil

Demain, avec des petits pas d’amis
Demain, avec des petites mains de miroir
Des doigts d’enfant
Je creuserai encore
Et encore, et toujours
La vitre

J’avais lavé mon œil
Sans le savoir
Les flic-à-flac de boue
De vain
Disparus

À la dose de l’eau et du vinaigre
De la vie, de la vie, de l’aigre
On se lave toujours et toujours
Quant on frotte et frotte et frotte
C’est toujours et toujours
L’âme dans une menue trotte
Qui décrotte et décrotte

Les vitres sont faites
Pour voir en dedans..

Gaëtan Pelletier

28 avril 2009

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