Archives quotidiennes : 24-novembre-2011

La « parade » de l’armée canadienne

Le premier ministre Stephen Harper et le ministre de la Défense Peter Mackay ont présidé une cérémonie sur la colline du Parlement, jeudi matin, pour rendre hommage aux 2000 militaires canadiens qui ont participé, en diverses rotations, à la mission de l’OTAN en Libye. Radio-Canada

 

Le Canada aurait gagné une « guerre » en Libye?

M. Harper est du genre humble… Il a aidé à l’instauration de la démocratie. Il fut un temps où l’armée canadienne ne servait pas à grand-chose. Avec le projet d’achats de F-35, au coût de 30 milliards de dollars, on va pouvoir lever les yeux bien hauts et sarcler des rangs de navets et de pommes de terre en même temps. La pauvreté nous guette…

 

Si c’est cela devenir une grande nation, il vaudrait mieux adopter une politique pacifiste et renoncer de temps en temps à ces « élans pacifistes » par la force.

On a nommé cette parade : « hommage inusité ».

Inusitons encore… L’image du Canada est en train de prendre les couleurs des sables bitumineux.

Gaëtan Pelletier

 

 

Stand by me…Laissez-vous frissonner

La musique touche! La musique entre dans l’âme… Elle relie, quand ceux qui la font savent donner des frissons. Ils ne viennent pas nécessairement de la musique, mais de la grande vacuité humaine.

C’est un art de « la vibration » qui, ajoutée à une belle et grande communion, donne ceci:

Faiblesse

L’affliction augmente ma souffrance
Augmentant de jour en jour
Quand les liens interne se subtilisent
Et quand dormir m’épuise…
En soustrayant les longues journées
Abattue, mélancolique et fixée
Les journées deviennent sans fin
Qu’un récit bien infranchissable…
Tel un angle comprimé sans segment
Que l’ordonné si élancée dissimule
Mal caché ou voulu
Pour une conclusion sans souffrance…
Comme un fleur en sol si désagréable,
L’inexplorée et son essence ardue
Soutiennent le mal rationnel
Au fond d’une vie si sécante…

Eve Bolieu

Lettre à l’âme

C’est une lettre  d’amour, que de parler à son âme
Elle qui ne répond,  que trop peu souvent
Les uns l’ont tuée
Certains la garde vivante…
Elle a ses petites bougies
Écrasées par la chair
Et la lourdeur du temps

C’est une lettre d’amour, que d’écrire à son âme
Le soir venu, tous les  feux éteints
Pour la garder veillante, au réveil de l’ailleurs
Afin  que s’amourent,  les parfums  les  couleurs
Séparés ici, dans la terre des douleurs

C’est une lettre d’amour, que d’embrasser   silence
Nous apaisant des vagues, éteignant les peurs
Laissez joindre vos mains,  au chapelet lumineux
Déterrez-vous des leurres, dansez au champ heureux

Laissez vos âmes vous faire aveux de tous les voeux
Fermez les yeux, éteignez les aiguilles
C’est la plume qui fait dessein de   la  voie des   amours
L’éternité vous écrit, laissez lui le temps
De  révéler  un peu, de ce qui vous attend…

© Gaëtan Pelletier

BRUMAIRE

Je m’en vais au pas

Et les pas m’en vont…

Sur le tapis  tout rouillé des cheveux des érables, s’y glisse et fricassent les couleurs.

Tout petit peintre de mots, au crayon noir sur un fond de lumière. Lumignon du décrire, que la vie, que la vie…

L’hiver se tresse une couverture marron, jaune, grise, frivolante aux vents rouge.  Je pêche d’œil les oies blanches qui dansent en bans échevelés. C’est comme une neige en pastourelle, papillonnante…

En baissant les yeux, je m’élève . Au delà des tapis que tricotent les chiffreurs . Dans l’amour de la Vie et le défaire des leurres, j’apprends les cimes en fleur, moi l’élève de l’école de la Terre…

C’est la vie qui me repeint, c’est bien elle qui m’écrit…

Le plus beau dialogue est dans les feuilles qui se meurent…