Archives mensuelles : octobre 2011

L’uranium appauvri: arme de destruction massive

François Marginean

Chers lectrices et lecteurs, j’apporte à votre attention un des sujet les plus préoccupant qui soit, celui de l’utilisation de l’uranium appauvri. J’ai déjà écrit un article à ce sujet au début de l’année et je vous invite à le lire pour vous mettre au courant de cette situation si vous l’êtes pas déjà.

Il ne sert à rien de vouloir réécrire ce qui a déjà été dit de façon claire et éloquente. Alors le but de cet article est de mettre à jour les informations et de compléter ce qui a déjà été révélé. Votre responsabilité est d’aller consulter ces sources diverses d’information et de vous faire votre propre idée. Jetez un coup d’oeil aux vidéo et photos. Gare aux coeurs sensibles, ce que vous allez voir est horrifiant; mais pourtant, nous devons faire face à la réalité, à ce qui est fait en nos noms à l’étranger. Nous devons comprendre ce que font nos gouvernements avec nos impôts, notre argent.

Évidemment que l’étape suivante serait de forcer le débat sur la scène publique car les médias et les autorités ont comme mot d’ordre de ne pas en parler et de d’éviter toute discussion de ce dossier. Seuls les hauts échelons militaires et gouvernementaux en France, Angleterre, au Canada et États-Unis étaient au courant durant les guerres en Irak en 1991 et celle de 2003 jusqu’à présent, en Bosnie en 1994/95, au Kosovo en 1999 et en Afghanistan en 2001. On n’a pas voulu inquiéter les soldats ni alerter les médias et surtout pas déranger l’opinion publique mondiale.

L’armée américaine connaît pourtant très bien les effets contaminants de ces armes pour les populations environnantes, puisqu’elle écrivait elle-même dès septembre 1990 : « Après l’extinction du feu, ces explosifs ne sont inoffensifs que s’ils ont complètement brûlé. Ceux qui n’ont pas complètement brûlé représentent un risque explosif extrême. En refroidissant, comme le métal, ils prennent des formes bizarres. Ils peuvent avoir intégré des impuretés qui les rendent encore plus dangereux qu’ils ne l’étaient auparavant » [http://www.menteur.com/chronik/010115.htm

John Hanchette, professeur de journalisme à l’Université Saint Bonaventure, et l’un des fondateurs éditeurs de USA Today a déclaré qu’il avait préparé la révélation de nouvelles informations au sujet des effets de l’UA sur les soldats de la Guerre du Golfe et les irakiens, mais que chaque fois qu’il était prêt à publier, il recevait un appel téléphonique du Pentagone lui demandant de ne pas imprimer l’information. Il a depuis été remplacé en tant que rédacteur en chef de USA Today.

Et comment, nous parlons d’utilisation d’armes de destructions massives qui vont avoir des répercussions pendant des milliards d’années sur les populations du monde entier. Nous parlons d’un biocide, de crimes contre l’humanité et crime de guerre. On pense aussi aux poursuites judiciaires contre nos gouvernements pour avoir sacrifié la santé et la vie de nos soldats à qui on n’a rien dit à propos du danger de ces armes en les exposant inutilement à une contamination hautement toxique de radioactivité et chimique dû à l’uranium appauvri, sans oublier les millions de victimes qui habitent ces régions où des centaines, voir des milliers de tonnes de ces armes à uranium appauvri ont été déployées.

Ceci n’est pas une opinion de ma part, mais bien les conclusions auxquelles en sont venues les plus importantes instances mondiales et experts en le domaine:

Matière très dense et pyrophore, l’uranium appauvri confère aux munitions une exceptionnelle capacité de perforation associée à de redoutables propriétés incendiaires. Pour ces raisons, et parce que cette matière était abondante et très bon marché, les Etats-Unis ont testé et fabriqué en série (dès les années 70), puis utilisé dans le cadre de conflits armés (à partir de 1991) ces munitions dites cinétiques.

Il se trouve que l’uranium appauvri est également un métal lourd, une matière nucléaire (au sens du décret 81-512) et une matière radioactive (au sens du décret 66-450 et de la directive 96/29).

Par ailleurs, plusieurs des radionucléides qui le composent (en particulier les isotopes 238, 234, 235 et 236 de l’uranium) sont caractérisés par une très forte radiotoxicité, surtout lorsqu’ils sont incorporés par inhalation (cf. facteurs de dose de la CIPR1 et seuils de déclaration de la directive 96/29).

 

L’activité spécifique de l’UA se situe autour 40 millions de becquerels par kilogramme (Bq/kg), ce qui est 80 fois supérieur (au moins) au seuil de classement du décret 66-450 modifié et 4 000 fois supérieur au seuil de la directive EURATOM 96/29 applicable de droit en France depuis le 13 mai 2000 (10 000 Bq/kg pour les uraniums 238, 234 et 235).

Source : Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité

ua.arichard.question.01.d9b.pdf

La sous-commission des droits de l’Homme des Nations unies a pris une résolution en 1996 (n°96/16) inscrivant l’uranium appauvri dans la liste des armes qui doivent être éliminées, au même titre que les armes bactériologiques, chimiques, le napalm ou les armes à fragmentation. Les auteurs de cette résolution ont déclaré qu’ils fondaient leur décision sur les dispositions de la Charte des Nations unies, de la déclaration universelle des droits de l’Homme, de la convention de Genève de 1949 et de ses protocoles additionnels. Les armes dites inhumaines (convention des Nations unies du 10 octobre 1980) sont des armes qui frappent sans discrimination les populations civiles et font courir des dommages étendus, graves et durables à l’environnement.

Le Dr Jawad Al Ali, directeur du Centre d’Oncologie du plus grand hôpital de Bassora en Iraq a déclaré, lors d’une conférence au Japon en 2003:

Deux phénomènes étranges que je n’avais jamais vu auparavant se sont produits à Bassora. Le première est le cancer double et triple chez un patient. Par exemple, la leucémie et le cancer de l’estomac. Nous avons eu un patient avec 2 cancers, à l’estomac et au rein. Quelques mois plus tard, le cancer s’est développé dans l’autre rein, il avait trois types de cancer différents. Le second est le cancer se groupant chez les familles. Nous avons ici 58 familles avec plus d’une personne touchées par le cancer.

 

Dr Keith Baverstock, chef experts en radioprotection et en santé de World Health Organization pendant 11 ans, et auteur d’une étude non publiée, a fair ressortir que son rapport « sur les risques de cancer pour les civils en Iraq en respirant les poussières d’uranium contaminées » a été aussi délibérément supprimée .

 

Doug Rokke, un entrepreneur sous contrat de l’US Army qui a dirigé un nettoyage d’uranium appauvri après la première Guerre du Golfe, a déclaré:

 

L’uranium appauvri est un crime contre Dieu et l’humanité.

 

La propre équipe de Rokke, une centaine d’employés, a été terrassée par l’exposition à la fine poussière. Il a déclaré: « Lorsque nous sommes allés dans la région du Golfe, nous étions vraiment tous en bonne santé. » Après avoir effectué les opérations de nettoyage dans le désert (par erreur, sans équipement de protection), 30 membres de son personnel sont morts, et la plupart des autres, dont Rokke lui-même, ont attrapé de graves problèmes de santé. Rokke a maintenant une maladie réactive des voies respiratoires, des dommages neurologiques, des cataractes, et des problèmes rénaux.

Les médecins dans le sud de l’Iraq comparent les anomalies de naissance à celles qui ont suivi les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Source: L’uranium appauvri est bien pire que le 911

 

Dans un groupe de huit militaires de la coalition menée par les USA, dont les bébés sont nés sans yeux, sept sont connus pour avoir été exposés directement à la poussière d’UA. Dans un groupe (250 soldats) exposé durant la première Guerre du Golfe, 67% des enfants conçus après la guerre, avaient des malformations à la naissance.

L’équipe de recherche du Dr Durakovic de l’UMRC a aussi effectué une visites de trois semaines sur le terrain en Iraq en octobre 2003. Elle a recueilli environ 100 échantillons de substances comme de la terre, de l’urine de civils et des tissus de cadavres de soldats irakiens dans 10 villes, dont Bagdad, Bassora et Najaf. Durakovic a dit que les tests préliminaires montraient que les échantillons d’air, de terre et d’eau contenaient « des centaines de milliers de fois » le niveau de radiation naturel. Durakovic a déclaré à The Japan Times :

Il y a ce haut niveau de contamination parce que beaucoup plus d’uranium appauvri a été utilisé cette année qu’en 1991 (première Guerre du Golfe).

Ils entravent les efforts visant à prouver le lien entre l’uranium appauvri et la maladie.

Ils ne veulent pas admettre qu’ils commettent des crimes de guerre en utilisant des armes qui tuent sans discernement et sont interdits par le droit international.

 

En Irak, curieusement, « neuf ans après la fin du conflit, les médecins irakiens continuent de constater un nombre anormalement élevé de leucémies chez les enfants, de tumeurs et de cancers chez les adultes et de naissances ou avortements de foetus présentant des malformations monstrueuses. » [Christine Abdelkrim-Delanne, « Ces armes si peu conventionnelles », op. cit.]. Un rapport secret de l’Atomic Energy Authority (agence britannique à l’énergie atomique) indiquait déjà, en novembre 1991, qu’il y avait suffisamment d’uranium au Koweït et en Irak pour causer « 500 000 morts potentielles » [« Explanatory Memorandum Regarding the Comprehensive Embargo on Iraq », rapport de l’association Human Rights Watch, 2 janvier 2000, disponible en ligne. Les chiffres de mortalité indiqués proviennent de l’UNICEF.].

 

236U dans les urines : c’est un ancien colonel de l’armée américaine, le Professeur Asslam Durakovic, qui affirme avoir détecté des traces d’uranium 236 dans les urines d’anciens combattants américains, canadiens et britanniques de la guerre du Golfe. La mesure, faite par spectrométrie de masse, aurait donné des teneurs de 0,0048%.

236U dans les munitions : un des cinq laboratoires (Ecole Polytechnique de Zurich) à qui une commission d’experts du programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE) a confié des munitions recueillies au Kosovo pour analyse affirme avoir détecté des traces (0,0028%) de 236U dans les échantillons. La technique de mesure utilisée n’est pas précisée dans les documents que nous avons consultés.

Source: http://lpsc.in2p3.fr/gpr/french/UA/UA.html

 

 

 

La toxicité de l’uranium appauvri est davantage chimique que radiologique. En effet, lorsqu’elles sont inhalées, les particules de 5 à 10 micromètres de diamètre dégagées au moment de l’impact des munitions sur leur objectif, pénètrent dans les poumons, passent dans le sang et contaminent certains organes ainsi que les os; ingérées, elles sont en grande partie excrétées par les urines mais peuvent également franchir la barrière gastro-intestinale. Au contact des cellules, l’uranium irradie ces dernières: certaines meurent; d’autres se régénèrent; d’autres enfin peuvent dégénérer en cellules cancéreuses.

Lors de son audition le 20 mars 2001, le Docteur Abraham Béhar, spécialiste de médecine nucléaire, a quant à lui attiré l’attention sur les symptômes respiratoires, digestifs et hématologiques, qui constituent autant de précurseurs possibles de pathologies découlant d’une inhalation de poussières d’uranium appauvri.

Source: L’Encyclopédie de L’Agora: Uranium appauvri

Mais évidemment que nos gouvernements et l’OMS nous disent que nous ne devrions pas nous en faire avec cela:

Uranium appauvri – Information – Services de santé

Défense nationale

Uranium appauvri

· Programme volontaire de dépistage de l’uranium appauvri des FC

· Documentation – uranium appauvri

· OTAN uranium appauvri (disponible en anglais seulement)

· Annonce du CEMAD – uranium appauvri (disponible en anglais

En février 2000, le ministre de la Défense nationale a annoncé que les FC offriraient à quiconque en faisait la demande un test de dépistage de l’uranium appauvri effectué à deux laboratoires.

Tous les tests volontaires effectués jusqu’à présent ont révélé aucune augmentation des concentrations d’uranium chez les anciens combattants des FC qui ont participé soit à la guerre du Golfe ou aux missions de maintien de la paix dans les Balkans. Les résultats des tests ne confirmentpas la théorie selon laquelle les militaires été exposés à des concentrations toxiques d’uranium appauvri. Les résultats obtenus par le Canada sont similaires à ceux de ses alliés: les États-Unis, la Belgique, la France et l’Allemagne.

 

 

 

OMS | Uranium appauvri

Vous devriez avoir assez d’information pour vous faire une idée. Maintenant, serait-il temps de réellement supporter nos troupes et les rapatrier à la maison; de commencer à aider les populations affectées par cette horrible arme de destruction massive? Qui sont donc les réels terroristes psychopathes et criminels de guerre ? N’est-il pas temps de mettre un terme à cette folie génocidaire qui va avoir un impact sur l’héritage et développement génétique de toutes les formes de vie sur Terre?

 

François Marginean


Textes d’analyse:

Robert James Parsons, « De la réalité des armes à l’uranium appauvri », Le Monde diplomatique, mars 2002

Robert James Parsons, « Loi du silence sur l’uranium appauvri », Le Monde diplomatique, février 2001

Jacques Brillot, « Chimiquement toxique », Le Monde diplomatique, février 2001

Alain Gresh, « Un guerre si propre », Le Monde diplomatique, février 2001. Sur l’emploi des munitions à uranium appauvri durant la guerre du Golfe

Cartes:

Munitions à l’uranium appauvri sur le Kosovo: cartes 1 et 2 (Le Monde diplomatique)

 

Document sonore: L’uranium appauvri est-il responsable du « syndrome des Balkans »? Vous pouvez écouter en Real Audio le reportage de Pauline Vanasse. Invités: Reza Mehran, chirurgien thoracique de l’Hôpital d’Ottawa et médecin militaire en Bosnie dans les années 1990. Claude Maylin, directeur du service de radiothérapie de l’Hôpital Saint-Louis à Paris (« Les Années lumière », Radio-Canada, 14 janvier 2001): « Au cours de la semaine dernière, l’OTAN a tenté de rassurer tous les pays qui s’inquiètent des effets sur les militaires de l’utilisation d’uranium appauvri lors des bombardements en ex-Yougoslavie en 1995 et 1999, appelé communément «le syndrome des Balkans». // L’OTAN a toutefois convenu de réaliser de nouvelles études à ce sujet. (…) // Lors de la campagne au Kosovo au printemps 1999, l’OTAN a reconnu avoir tiré plus de 30 000 obus à uranium appauvri. Plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, la Finlande, la Belgique, la Turquie, la Russie, la Bulgarie et la République tchèque, ont annoncé qu’ils allaient faire subir des examens médicaux aux soldats ayant servi dans les Balkans et vérifier les taux de radioactivité sur les sites où leurs forces de maintien de la paix sont toujours présentes. (…) »

 

 

 

Uranium Appauvri

 

Uranium appauvri – Wikipédia

 

 

Poison DUst documents effects of the radiological war in Iraq

 

Iraq diggers ‘contaminated with radiation’

 

Radioactive Ammunition Fired in Middle East May Claim More Lives Than Hiroshima and Nagasaki

By firing radioactive ammunition, the U.S., U.K., and Israel may have triggered a nuclear holocaust in the Middle East that, over time, will prove deadlier than the U.S. atomic bombing of Japan.

So much ammunition containing depleted uranium(DU) has been fired, asserts nuclear authority Leuren Moret, “The genetic future of the Iraqi people for the most part, is destroyed.”

 

Depleted uranium, enduring risk

 

America’s greatest crime is radioactive genocide

America’s greatest crime against humanity is radioactive genocide particularly against the children of Iraq who are the innocent victims of our illegal war, occupation and economic rape of Iraq ~ We have the blood of countless innocent children on our hands and it will take generations to remove the stain of our illegal and inhumane transgressions .

Currently, more than 50 percent of Iraqi cancer patients are children under the age of 5, up from 13 percent. Children are especially vulnerable because they tend to play in areas that are heavily polluted by depleted uranium.

 

Depleted Uranium

The radioactivity persists for over 4,500,000,000 years killing millions of every age for centuries to come. This is a crime against humanity which may rank with the worst atrocities of all time.

Since DU darkened the land Iraq has seen birth defects which would break a heart of stone: babies with terribly foreshortened limbs, with their intestines outside their bodies, with huge bulging tumours where their eyes should be, or with a single eye – like Cyclops, or without eyes, or without limbs, and even without heads.

A U.S. Department of Veterans study of 251 Gulf war veteran’s families found that 67% had children with severe illnesses or birth defects.

Je suis un résidu

Depuis quelques années, je lis beaucoup de commentaires, ici comme ailleurs, sur la piètre qualité des enseignants québécois. On se plaint de leur incapacité à inculquer une certaine culture générale aux élèves. On se lamente de leurs difficultés à maîtriser la langue française. On dit d’eux qu’ils se plaignent le ventre plein! Voyons, ils travaillent moins de 200 jours par année, terminent le boulot à 15h, profitent de deux mois de vacances l’été, deux semaines à Noël, une autre semaine en mars, alouette!

Je n’en peux plus de ce discours dévalorisant! Je n’en peux plus davantage de ce regard de pitié lorsque j’apprends à une nouvelle connaissance que je suis enseignante. Comme si j’avais choisi de pratiquer ce métier pour porter une croix tout le reste de ma vie!

J’ai choisi l’enseignement parce que j’ai toujours aimé le milieu de l’éducation. Les jeunes sont stimulants et quand on les aime, ils savent nous le rendre avec leurs mille et un projets, leur grande créativité et leur inébranlable confiance en l’avenir. Malheureusement, force m’est d’admettre que ce métier qui me faisait tant vibrer à mes débuts comporte de plus en plus de côtés désagréables qui commencent sérieusement à me faire regretter mon choix.

Après une formation universitaire de quatre ans, et après avoir lu partout que le métier d’enseignant était déserté par les jeunes, j’étais sûre de trouver facilement du travail. Pourtant, cinq ans plus tard, je suis toujours une employée à statut précaire qui doit, à chaque fin d’été, une petite semaine seulement avant la rentrée, se rendre à la grande loterie de la séance d’affectation pour quémander un poste dans une école ou une autre. Un «résidu» de tâche, comme le décrit si bien le terme employé dans le milieu.

Bien que certains champs d’enseignement vivent encore une pénurie (l’adaptation scolaire, surtout), la plupart des autres ont d’énormes surplus d’effectifs. Cette année, il n’y avait rien de disponible pour moi lorsqu’est arrivé mon tour de choisir un contrat. Et ce sera le cas pour des centaines de collègues… Je ne sais même pas si je vais pouvoir compter comme résidu, c’est tout dire.

À ce compte, je ne suis plus surprise de lire que 20?% des jeunes enseignants désertent la profession dans les cinq premières années de leur carrière. Ce métier comporte de nombreux irritants, et particulièrement pour les jeunes?: des tâches multiples (il m’est arrivé d’enseigner quatre différentes matières sur quatre différents niveaux du secondaire, dont deux pour lesquelles je n’avais pas la moindre formation), des groupes nombreux (parfois plus de 35 élèves) comportant plusieurs élèves en difficulté d’apprentissage ou éprouvant des problèmes de comportement, des tâches connexes à l’enseignement qui alourdissent considérablement notre travail et auxquelles ma formation ne m’a pas préparée (surveillance des élèves à la cafétéria pendant le dîner, gestion des heures de retenue, contrôle du va-et-vient dans les corridors pendant les pauses) et j’en passe.

Je ne parle même pas des heures passées en soirée à faire des appels aux parents, à se faire dire par ces derniers qu’ils ont déjà bien assez de gérer les frasques de leurs enfants à la maison, qu’ils ne veulent rien entendre des problèmes que vivent leurs rejetons à l’école!

On me demande d’être prof, agent de sécurité, psychologue, technicienne en loisir, médiatrice. On me balance un nouveau programme par-ci, une réforme par-là, un bulletin «critérié», un retour au bulletin noté, un pas en avant, un autre en arrière. Tout ça en surplus d’une tâche d’enseignement déjà lourde et sans même savoir s’il y aura du boulot pour moi l’an prochain. Y a de quoi reluquer vers un autre domaine, vous en conviendrez…

Je veux bien vivre avec toutes les difficultés inhérentes à ma profession: je l’aime assez pour passer par-dessus cela. Mais si on ne peut même pas me garantir de travail… J’ai 33 ans, deux enfants à élever, une hypothèque à payer. Quelque chose ne tourne pas rond avec notre système d’éducation?: on se lamente de manquer de bons profs alors qu’on n’arrive même pas à garantir du travail à ceux qui sont là, pleins de bonne volonté.

Me voilà donc, enseignante qualifiée et passionnée par son travail, maîtrisant parfaitement le français à l’écrit comme à l’oral, animée d’un grand désir de partager mes connaissances et de stimuler le désir d’apprendre chez les élèves, assise à la maison à guetter le téléphone dans l’espoir qu’il sonne. Et à se dire qu’elle aurait dû faire autre chose de sa vie.

_______________

Mélanie Gauthier, enseignante à statut précaire

Source: Lettre,

Cyberpresse

LA MÉTHODE SANS DISCOURS

Cela se passait en l’an 634 avant J.C.

Il y avait un bateau qui parcourait la mer.

A bord cent esclaves ramaient.

Le « chef » des rameurs, voyant que l’un des esclaves ne ramait pas assez vite, et voulant accélérer la vitesse du bateau, fouetta l’esclave, fouetta l’esclave. Et comme il ne ramait pas plus vite, le fouetta encore.

L’homme mourût.

Le bateau ralentit….

*****

Cela se passait en l’an 2000 après J.C.

Il y avait une banque qui voulait s’enrichir.

A l’intérieur 10,000 caissières travaillaient.

Le gérant de la banque voyant que les caissières ne travaillaient pas assez vite, et voulant augmenter les profits, il fouetta ses « troupes ».  Et comme elles ne travaillaient pas encore assez, il les fouetta encore.

Lasses et fatiguées, détruites par le stress, 1000 caissières cessèrent de travailler.

On réunit les dirigeants de l’économie qui ralentissait…ralentissait..

Après une étude de six mois, on trouva avec une joie mal cachée la solution : un peu plus de fouet…

***

Gaëtan Pelletier

18 décembre 1999

Changement de fréquence 4

Ce billet peut paraître futile en ce monde où tous les systèmes s’écroulent; mais cela fait partie de la transition. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Tout ce qui meurt se transforme. Le «mouvement des indignés» est une amorce…

Et, il faut bien commencer un jour à changer notre fréquence vibratoire, au moins individuellement, et même si la suggestion qui suit peut sembler utopique au niveau purement matériel. À tous les jours, on voit des preuves que le rabâchage négatif médiatique est efficace; alors il n’y a pas de raison pour que cela ne fonctionne pas en sens inverse. Il nous appartient de tester la méthode dans notre propre vie. Qu’avons-nous à perdre?

 

***

L’estime de soi suppose l’humilité, une expression du cœur et non pas de l’ego. L’humilité signifie : «Je suis ouvert. Je suis disposé à écouter. Il est possible que je n’aie pas toutes les réponses.» L’humilité est une qualité qui permet de recevoir davantage, parce que l’humilité suppose une ouverture. Elle n’est pas synonyme de manque de confiance, elle requiert plutôt une bonne dose de foi et de confiance en soi. Agissez avec humilité aujourd’hui.

Réfléchissez à ce que vous ferez aujourd’hui ou demain. À quoi ressemble cette journée? Que pourriez-vous faire pour démontrer plus d’amour envers quelqu’un ou envers vous-même?

Si vous souhaitez vous sentir plus léger et créer des événements plus heureux, il importe d’utiliser des mots et des pensées positives à la fois dans votre dialogue intérieur et dans vos échanges avec autrui. Vos pensées créent votre réalité; elles se répandent dans le monde et affectent les autres. Si votre pensée est plus pure et plus aimable, si vous répandez de la bienveillance, vous modifierez le magnétisme de votre corps qui commencera à vibrer en résonnance aux énergies de fréquence supérieure.

Vous pouvez maîtriser vos pensées, votre dialogue intérieur et vos transmissions personnelles. Avec vigilance, substituez constamment les pensées négatives qui se présentent à des pensées positives. Concentrez-vous sur de meilleures idées, plus créatives, quel que soit le scénario qui se déroule autour de vous. Prenez aussi du temps pour apprendre à vous concentrer, à maîtriser votre esprit et à vous en faire un allié. Ce faisant, vous deviendrez une source de lumière et d’amour pour tous ceux qui vous entourent.

Prenez le temps de fantasmer et de rêvasser. Il vous arrive sûrement de penser à votre avenir et d’imaginer comment les choses pourraient être différentes. Même si vous n’avez pas encore trouvé la façon de matérialiser la vie que vous souhaitez, continuez d’imaginer votre idéal. Vos visions créent votre futur; celles-ci attireront les circonstances pouvant concrétiser cet idéal *.

Certains estiment que leurs projets, leurs idées ou leur créativité ne valent pas la peine d’être développés. Votre parcours est aussi valable que celui de n’importe qui d’autre, même s’il ne vous semble pas aussi significatif. Même si d’autres personnes ont un travail plus fascinant, gagnent plus d’argent ou atteignent de plus grands auditoires, cela ne rend pas leur parcours plus important ou moins important que le vôtre. Votre contribution est importante.

Élargir votre champ de conscience et intensifier la connexion à votre âme au quotidien, avec l’intention de rendre votre vision intérieure réelle, vous attireront beaucoup d’énergie. L’énergie circulant librement entre votre âme et vous accélérera votre capacité de manifestation.

À chaque instant vous faites des choix qui déterminent si oui ou non vous manifesterez l’amour de votre âme. Tous vos choix, si minimes soient-ils, comptent pour créer des relations harmonieuses en résonance avec vos aspirations. Pour aimer les autres vous devez commencer par prendre conscience de vos choix, de vos actes et des décisions que vous prenez d’instant en instant. Les relations harmonieuses et significatives ne se créent pas à partir d’un seul grand événement. Elles se construisent avec une série de petits choix quotidiens déterminés par le désir d’être bienveillant,  d’aimer et de pardonner. Créez de l’harmonie là où il y a eu de la discorde. Utilisez des mots qui pacifient et redonnent aux autres leur propre pouvoir. Créez-vous des relations qui réjouissent le cœur et font sourire; vous y avez droit.

Sanaya Roman, Soul Love (Traduction libre)

***
COMMENTAIRE

* En fait il est préférable de se concentrer sur l’essence de cet idéal, à savoir des qualités telles que la paix, l’équanimité, la liberté, etc., et non pas sur une forme de réalisation quelconque car ce pourrait être quelque chose de totalement nouveau. Important aussi d’éviter de focusser sur ce qu’on ne veut pas…

Source: Situation Planétaire

http://situationplanetaire.blogspot.com/2011/10/changement-de-frequence-4.html

Liens complémentaires :

http://situationplanetaire.blogspot.com/2011/09/changement-de-frequence-1.html

http://situationplanetaire.blogspot.com/2011/09/changement-de-frequence-2.html

http://situationplanetaire.blogspot.com/2011/10/changement-de-frequence-3.html

Chien

Ils sont là les petits chiens. Ronger les os pour apprendre. S’en aller mécontents, sans avoir trouvé au fond d’eux ce qui pourrait les nourrir.

Ils sont là les ignorants.

Ils ne savent pas qu’apprendre est une liberté qui ne se fait que par soi-même.

Alors, ils grugent, ici et là, pour trouver des vérités qui sont les petits miroirs des leurs bien cachés.

Ils ont appris à se battre avec des idées. Les os du crâne bien aiguisés. Couteaux, sabres, subtilités.

Le net est rempli de machine à photocopier.

Ils n’ont ni  image, ni tracés, ils sucent le sang du savoir, grignotent, se pâment, s’esbroufent.

Ils se font comme se font les images irréelles des télés : de pixels en pixels.

On a tous les pixels des autres…

 

Gaëtan Pelletier

L’autre pollution

Chacun sait que la dramatique pollution qui sévit à l’échelle planétaire et dont nous sommes tous responsables est maintenant devenue le sujet de préoccupation numéro un de tous ceux et toutes celles d’entre nous qui ont un minimum de conscience.

Marc Lafontan

Bien au-delà des divergences politiques, idéologiques et religieuses, elle nous concerne tous. Elle devrait faire l’unanimité en réduisant à zéro les prises de position égoïstes et aveugles de certains États. Point n’est en effet besoin d’être spécialiste en climatologie ou dans tel ou tel domaine scientifique pour s’en apercevoir. Il suffit d’un peu de bon sens pour comprendre que notre humanité doit affronter là son plus grand défi car elle fonce droit à l’abîme.

Le sujet ne me semble pas discutable… Aussi n’est-ce pas de lui dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Il existe, à mon avis, une autre pollution dont on ne parle pratiquement pas et qui est tout aussi grave que l’autre parce que c’est d’elle que provient, en grande partie, notre apathie face à l’état global de notre monde.

Je veux parler de la pollution psychique. Que nous le reconnaissions ou non, celle-ci fait partie des grands maux dont nous souffrons tous, à divers degrés.


Par cette appellation j’entends l’encombrement mental, la distorsion des valeurs de base de la vie et l’engourdissement de la conscience.
Cet encombrement, cette distorsion et cet engourdissement sont tout simplement le revers de la médaille de la myriade d’informations, d’images et de sons qui viennent à nous quotidiennement. Il n’y a pratiquement pas moyen d’y échapper. À moins de vivre en ermite au fin fond d’une forêt, il est quasi incontournable.
Des montagnes de ¨nouvelles¨ et de messages de tous genres nous sont constamment déversées par les télévisions et leurs centaines de canaux, par les radios, les journaux et les revues et puis… par internet, bien évidemment, jumelé à la multitude des téléphones cellulaires qui s’acharnent maintenant à rassembler tous les médias au creux de notre main. J’y vois une forme de tyrannie subtilement imposée… J’en connais qui, simultanément, font fonctionner leur téléviseur, leur radio et lisent leur revue hebdomadaire… tout en se tenant près du cellulaire au cas où… Quelle est l’angoisse qui se cache derrière tout cela ?
On s’enthousiasme certes à la vue des merveilles technologiques dernier cri car elles sont incontestablement fascinantes… Il n’empêche cependant que le déferlement de données anarchiques auquel elles nous soumettent a dépassé depuis longtemps le seuil de l’information.

Nous ne sommes même plus dans la sur-information mais dorénavant entrés dans une zone de désinformation et d’intoxication mentale.

Serais-je entrain de devenir un vieux rétrograde ? Pas si certain… Moi même j’utilise cette technologie. Bien obligé si je veux m’adresser à vous, comme maintenant, par exemple.
Je constate cependant que notre boulimie de données, d’images et de sons aboutit à un curieux état de fait : plus personne ni rien n’est totalement crédible. De fait, toutes les opinions se font la guerre et il n’est pratiquement plus possible de s’y retrouver au sein d’un monde où la tricherie et le mensonge se parent des plus beaux arguments pour singer le juste et le vrai. Nous nageons dans un gigantesque melting-pot de ¨flashes informatifs¨ tous azimuts.

Nous expérimentons désormais ce que j’appelle une indigestion mentale… et puisque toute indigestion aboutit très facilement, comme on le sait, à un avachissement de l’être, de moins en moins de choses nous touchent réellement. Les in-formations s’expulsent en effet les unes les autres de nos neurones saturés avec une vitesse surprenante. Le rythme de ce qui défile en nous est effréné et ne nous laisse de moins en moins la possibilité de vraiment nous arrêter sur quoi que ce soit de fondamental.
Faire le tri de ce qui est projeté vers nous ? Selon quels critères ? En avons-nous d’ailleurs seulement envie ? À chaque fois qu’un gadget de plus s’ajoute à la panoplie des petites merveilles technologiques, les foules se précipitent pour l’acquérir. Vous ne pouvez stocker que 10000 chansons sur votre lecteur MP3 ? Allons donc ! Comment pouvez-vous vivre sans celui qui vous en autorise 15000 ? Vous vous déplacez encore avec un seul livre ? Voyons… Aujourd’hui, c’est une bibliothèque entière que vous devez avoir sur vous avec le IPad.
Bien évidemment tout cela c’est… si magique et si pratique… Seulement voilà, notre tête et surtout notre cœur s’en portent-ils mieux ? Je ne nous vois certes pas mieux penser ni mieux aimer qu’autrefois. Ce serait plutôt la tendance inverse que je constate : Nous assistons à l’isolement croissant de chacun de nous dans son petit univers virtuel ainsi qu’à une kyrielle de déséquilibres mentaux.

Jamais, au grand jamais, notre société occidentale n’a ingéré autant d’antidépresseurs que maintenant. Peut-on appeler cela une réussite ? C’est au contraire l’aveu implicite d’un cuisant échec. Serions-nous complètement passés à côté du sens et du but de la Vie ?

Pour ma part, je crois que la multiplication de l’information et la prolifération des contacts avec des ¨amis¨ virtuels telles que nous les vivons et telles qu’elles nous envahissent insidieusement ne réveillent pas plus la conscience, ni l’intelligence des êtres que nous sommes qu’elles ne participent à leur réelle culture.
Elles nous endorment au contraire, elles nous asservissement. Elles nous font passer à côté de l’essentiel : notre équilibre. L’accession à la paix et au bonheur ne peut pas se manifester, comme on veut nous en persuader, par notre enchaînement à un interminable arsenal technologique dont les produits saturent nos tiroirs cérébraux.

Qui pense par lui-même ? De moins en moins d’entre nous, j’en suis persuadé. Nous sommes subtilement formatés à croire en notre autonomie, en notre libre-arbitre tandis que notre dépendance à un certain ¨progrès¨ n’est même plus discutable.

Assurément, c’est ce que cherchent depuis longtemps les grands tireurs de ficelles de notre planète : il leur faut des hommes et des femmes somnolents, conditionnés à se croire libres et de moins en moins capables de regarder ce qui se passe au fond d’eux-mêmes.

À titre d’exemple, n’est-il pas édifiant de constater à quel point notre société ne cesse de multiplier – jusqu’à la paranoïa – de nouvelles règles de sécurité exclusivement sur la personne physique et que, parallèlement à cela, elle facilite l’accès à tout ce qui pollue et brise l’équilibre psychique de l’être, en commençant par celui des enfants. Tous les excès, horreur et déferlement de violence en tête, sont banalisés. Apparemment c’est cohérent et cela s’appelle liberté d’expression.

Alors… ce qui se passe au fond de nous-même ? C’est précisément cela qui est dangereux et dont ne veut absolument pas un certain Gouvernement.
Ce qui se passe au fond de nous, on peut l’appeler préoccupation spirituelle, métaphysique ou idéal philosophique, humanitaire… peu importe, cela touche la même essence.

Le fait est que le conscientisation de qui nous sommes vraiment est certainement la seul dépolluant auquel nous puissions avoir recourt pour ¨renverser la vapeur¨ de notre monde. Quand la notion d’âme est devenue tabou dans une société, quand l’esprit y est rendu suspect, c’est le signe que cette société est parvenue en bout de course, qu’elle est moribonde sous la forme que nous lui connaissons.

Serais-je défaitiste ? Non… car je n’ai pas tout à fait terminé ma réflexion.
En effet, ultimement je dirais que c’est un bien si nous arrivons enfin au bout de notre propre impasse. Je crois fermement qu’il faut tout épuiser dans une direction, aller jusqu’à l’extrême limite de ses absurdités pour intégrer la leçon de l’erreur que nous y avons cultivée.
Les plus pessimistes me répondront qu’il est peut-être trop tard. Ce n’est pas mon avis, il n’est jamais trop tard… En tout cas, jamais trop tard pour la Vie qui est en nous. Son essence est indestructible… Son support charnel est une chose. Sa nature fondamentale en est une autre.

C’est pour cette nature-là que je continue de parler et d’écrire, pour celle qui est en cours de pèlerinage vers sa Source et à laquelle une probable et prochaine chute enseignante va inévitablement rappeler sa feuille de route. La grande gagnante, ce sera toujours notre âme, cette voyageuse du Temps, même si on nie sa réalité.
Pour l’heure, soyons-en certains, c’est assurément à sa dépollution qu’il faut travailler sans relâche.
Source

Même auteur : L’apocalypse des tricheurs

Et pourtant, nous étions courageux…


 André Lefebvre

Une phrase d’un commentaire de notre ami PJCA m’a fait sursauter. La voici :

« Tout indique la fin de tout amour, de toute compassion, de toute solidarité, de toutes valeurs. »

Et cette phrase, je dois le reconnaître, est d’une exactitude déprimante (issimus).

Par contre, comment peut-on imaginer un seul instant que nous pourrions, malgré tout,  jeter la serviette?

Personnellement, je n’y parviens pas, mais vraiment pas du tout. Le simple fait d’en considérer la possibilité me révolte au plus haut point.

Amour, compassion, solidarité et valeurs peuvent être disparus, c’est tout à fait possible et presqu’évident lorsqu’on contemple notre situation; mais peut-on croire à la disparition totale de ce COURAGE qui coule dans nos veines depuis plus de 400 ans?

Je ne peux pas le croire. Je refuse d’y croire!!!

Mais alors, dans ce cas, comment pouvons-nous accepter notre situation actuelle de moutons bêlant, asservis et obéissant à des connards  de profiteurs hypocrites qui nous dirigent vers un gouffre systémique qui ne pourra assurer la survie qu’aux termites, aux fourmis et aux cancrelats?

Comment pouvons-nous accepter de vivre dans un système qui nous refuse d’user de notre jugement, parce que dans ce genre de système, le raisonnement n’a plus aucune importance puisque tout est établi « mathématiquement »?

Comment pouvons-nous accepter l’idée qu’il nous faille un médecin de famille pour qu’il puisse vérifier, une fois l’an, si nous sommes en santé?

Est-ce qu’un malade se sent en forme?

Est-ce qu’une personne bien portante doit se renseigner si par hasard, étant en forme, il serait malade quand même?

Pourquoi avoir peur d’être malade si on se sent bien? C’est comme d’avoir peur d’être pauvre si on est riche, d’avoir peur d’être laid si on est beau, d’avoir peur d’être petit si on est grand ou d’avoir peur d’être noir si on est jaune.

Qu’est-ce que toutes ces foutues peurs imaginaires qui nous mènent par le bout du nez?

Est-ce que le courage qui coulait dans les veines de nos aïeux s’est évaporé?

Où est cette qualité du sang qui permettait à nos ancêtres de s’aventurer dans l’inconnu sur des arpents de neige (comme dirait l’autre), parmi des peuples possédant une culture complètement différente de la leur.

Où est ce respect de soi-même qui les habitait et qui leur permettait de vivre côte à côte avec ces peuples différents, où les qualités d’une culture étaient assimilées par l’autre, dans un respect mutuel et avantageux pour chacun?

Où est ce courage qui a empêché tous les envahisseurs d’antan de pénétrer sur nos terres, sauf pour ceux que l’on voulait qu’ils y pénètrent? Les américains ne voulaient même plus traverser notre frontière; et lorsqu’ils y furent obligés, ils sont retournés chez eux, la queue entre les jambes.

Ce sont tous des faits historiques; et ce sont des faits réalisés par ceux chez qui coulait le même sang qui coule dans nos propres veines aujourd’hui.

Où est ce courage démontré par nos patriotes qui ont combattu et donné leur vie pour une confédération de deux « États libres » et équitables, l’une de langue française et l’autre de langue anglaise, représentée sur trois de leurs drapeaux officiels? Ne pas avoir réussit élimine-t-il leur courage?

Où est ce sang qui a permis à nos arrières grands-pères de traverser l’océan pour aller combattre une puissance d’abuseurs systématiques qui voulait s’accaparer de toute l’Europe?

Où est ce courage qui a imposé à nos grands-pères de retraverser le même océan pour aller mâter un violeur des lois humaines les plus naturelles parce qu’il n’avait aucun respect pour l’être humain?

Comment pouvons-nous, aujourd’hui, ne pas rougir de notre comportement de soumission abjecte que nous démontrons quand on nous oppresse de plus en plus, qu’on nous manipule avec autant de cynisme et qu’on nous pousse graduellement dans une pauvreté de plus en plus abjecte?

Où est ce courage individuel qui permettait à nos ancêtres de reconnaître le courage de tous les autres individus qui les entouraient, sans pour autant vouloir se hausser en les dévalorisant.

Où est cette honnêteté intellectuelle et cette fierté honorable que l’on retrouvait chez chacun des colons de notre patrie.

Où est cette compréhension d’antan que le courage des autres ajoute à notre propre courage; que la ténacité de chacun ajoute à la ténacité de l’ensemble; que l’honnêteté de chacun assure l’équité envers tous?

Il n’est quand même pas question ici de qualités « divines »; mais simplement de « caractères humains » qui nous appartiennent.

Pouvons-nous croire un seul instant que toute cette base de la personnalité qui est la nôtre soit complètement disparue?

Et, finalement, peut-on croire un seul instant que les qualités de chacune des autres populations du globe, aussi valables et honorables que les nôtres, soient disparues elles aussi?

Je m’y objecte de tout mon être.

Par contre, si c’est vraiment le cas, eh bien allons-y;  pleurons mes amis; car alors, nous sommes tous cuits.

 

Amicalement

André Lefebvre