Le registre des armes à feu du Québec : acheter l’épave d’Ottawa

M. de Maupassant philosophe comme un sous officier.

(Critique littéraire.)  

 

***

Advenant la destruction du registre, les policiers ne seraient plus en mesure de savoir si un individu en loi, a en sa possession des armes et si oui de quel type de carabines ou de fusils. L’abolition de ce registre demeure donc un non-sens aux yeux de ses policiers.

L’un d’eux faisait remarquer que tout conducteur d’un véhicule doit avoir un permis et des enregistrements permettant d’identifier ledit véhicule, mais pas pour une arme à feu… (Sic) Lien

À noter que le Sic, en fin de phrase, est du journaliste … Si Maupassant philosophait comme un sous-officier, en langage moderne, il philosophait comme un policier… Le non-sens, c’est à vous de juger…

 Suite à la décision du gouvernement fédéral d’abolir le registre d’armes à feu, on entend grincer des dents de partout. Scandale! Encouragement le crime! Épargner des vies! Etc.

Un scandale!

Le scandale vient plutôt du parti libéral du Canada, sous la gouverne de Jean Chrétien,  qui créa ledit registre pour « contrer le crime ».

Coûts évalués : 2$ millions

Coûts réels :     Entre 1 milliard et deux milliards.

Coûts d’opération annuelle : 22$ millions.

D’autres diront deux. Et pour amaigrir la grande peur, on parle de centaines de millions de dollars. Ce qui est moins qu’un milliard… Du moins, dans l’intention de l’orateur. Une figure de style…

Les politiciens sont forts sur les figures de style.

Utilité

Bien sûr qu’il est utile… Le problème réside en son efficacité.  Et combien une société doit-elle dépenser pour sauver une vie, des vies ? Car il est possible que le registre aurait pu servir à en sauver quelques unes. Oui, il y a des chiffres : un peu plus de 2000 depuis 1995. (???)

Les sociétés gèrent des budgets auxquels  on doit obligatoirement tenir compte de la rentabilité et de la capacité de payer.

On ne s’achète pas un tracteur de ferme pour faire sa pelouse.

De même que tous les coûts en santé, en installations, en appareils, et les projets style  CHUM, il y a des limites.  Même si on y injectait deux fois plus d’argent, les sommes investies ne sauveraient pas deux fois plus de vies. Le système est déjà saturé.

Quant aux 2000 cas cités de « sauvetage », à se demander s’ils sont certifiés.

Trois cas

A)    La tuerie du collège Dawson

Le 22 septembre 2010, quelques heures avant le vote des députés, un survivant de la fusillade au collège Dawson publie une lettre-ouverte rappelant l’importance de ce registre.

Or, le responsable de la tuerie du collège Dawson avait des armes dûment enregistrées. Trois, pour être précis.

B)    La tuerie de L’École Polytechnique de Montréal

La tuerie de l’École polytechnique est une tuerie en milieu scolaire qui eut lieu le 6 décembre 1989 à l’École polytechnique de Montréal, au Québec (Canada). Marc Lépine, âgé de vingt-cinq ans, ouvrit le feu sur vingt-huit personnes, en tuant quatorze (toutes des femmes) et en blessant quatorze autres (4 hommes et 10 femmes), avant de se suicider. Les crimes furent perpétrés en moins de vingt minutes à l’aide d’un fusil semi-automatique obtenu légalement1,2. Wikipedia

 

C)    Mort du policier Denis Tessier

Le 2 mars 2007, Denis Tessier perd la vie lors d’une intervention musclée, autorisé avec  mandat, mais sans précision d’heur au domicile de Basil Parasiris. Intervention en pleine nuit. L’homme plaide l’autodéfense, les policiers ayant défoncé la porte sans s’identifier.

Rien ne pressait, puisque les policiers ont avoué qu’ils ne s’attendaient pas à trouver de la drogue sur place. Ils auraient donc pu sonner et exhiber leur mandat à l’occupant des lieux avant de procéder.

«Pour tous ces motifs, la perquisition exécutée au domicile de M. Parasiris le 2 mars 2007 était abusive et contraire à l’article 8 de la Charte», conclut le juge.

Enfin, le jugement souligne aussi que l’agent Tessier n’avait pas vérifié si une arme était enregistrée au nom de Basil Parasiris, ce qui lui aurait permis de voir qu’il possédait un Magnum.357 enregistré à une vieille adresse. http://www.policelaval.ca/ArticleView.php?article_id=7

 

Le trafic des armes à feu au Canada

 

Les armes à feu de contrebande ou pièces d’armes à feu de contrebande proviennent essentiellement des États-Unis, en grande partie, en raison de la proximité immédiate de ce pays, des différences de législations sur le contrôle des armes à feu et d’une importante base manufacturière d’armes à feu. Selon l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), en 2006, 96 pour cent de toutes les armes à feu saisies provenaient des États-Unis ou y avaient transité.

 

Et il en est qui ne manquent pas d’imagination :

Certains trafiquants d’armes à feu en Colombie-Britannique tirent profit des sociétés de production cinématographiques qui tournent à divers endroits au Canada. En utilisant des permis spéciaux, ces sociétés peuvent acheter des armes à feu légalement, en vrac, au niveau international, et les importer au Canada pour les utiliser sur leurs plateaux de tournage. Ces trafiquants d’armes locaux servent d’intermédiaires aux fournisseurs et à ces sociétés de production pour faciliter l’importation de ces armes à feu. Par ce stratagème, ces trafiquants exploitent une faille dans la législation canadienne sur les armes à feu, qui veut que les armes à feu soient enregistrées dès que possible. Cependant, aucune période de temps n’est précisée, ce qui permet aux trafiquants d’échapper au processus d’enregistrement et de conserver les armes à feu. Souvent, ces armes à feu aboutissent dans les rues canadiennes après être vendues dans des marches illicites. GRC

Et les corps policiers sont aux faits que le « grand » crime, sait louvoyer pour échapper aux lois canadiennes.

Les individus ayant des prédispositions criminelles et les groupes indépendants du crime organisé jouent des rôles importants dans la chaîne d’approvisionnement en armes à feu illicites au Canada. Les groupes indépendants du crime organisé semblent être impliqués dans l’obtention des biens et des services spécialisés par d’autres organisations criminelles, confiant à des sous-traitants des services pouvant faciliter l’importation/l’exportation et la circulation interprovinciale de drogues, de précurseurs, d’armes à feu et d’espèces. Il est difficile d’identifier les individus clés ou groupes criminels étant donné que le trafic d’armes à feu constitue souvent une activité criminelle secondaire venant appuyer leur principale activité, qui comprend souvent le commerce illicite des drogues.

Un grand nombre d’organisations criminelles utilisent des armes à feu. Par conséquent, la demande concernant cette marchandise réutilisable continue d’alimenter le commerce illicite des armes à feu au Canada. Les armes à feu peuvent demeurer en circulation pendant de nombreuses années et être utilisées à plusieurs reprises car leur durée de conservation est indéfinie.

Destruction du registre

Et c’est reparti pour la litanie des lamentations… « On va détruire toutes les données?

Ça n’a aucun sens ».

Talonné par l’opposition péquiste, M. Dutil a signalé que les données qui sont sous le contrôle de la Sûreté du Québec seront préservées, que le combat concernera les informations que détient Ottawa. « Nous déplorons l’abolition du Registre, a-t-il insisté.. Nous allons nous opposer à ce que ces données soient détruites et nous empêchent de créer notre registre. » Canoe

 

Voilà encore une autre ineptie pour engouffrer l’argent des contribuables québécois.

Là où Ottawa à échoué, le gouvernement du Québec souhaite …faire la même erreur.

Acheter une épave…

Et tout ça sous la lubie de défendre les intérêts du Québec.

Les politiciens devraient au moins accéder au rang des sous officiers…

Gaëtan Pelletier

P.S. À noter que le Québec vient d’atteindre une dette de 50% de son PIB.

« En nous basant sur les données fournies par le ministère des Finances dans son Plan budgétaire 2011-2012 (qui excluent la part de la dette fédérale qui revient au Québec), nous en venons à estimer que la dette augmente de: 11,3 milliards $ par année, ou 31 millions $ par jour, ou 21 532 $ par minute, ou 359 $ par seconde. Cette estimation est fondée sur le taux de croissance annuel moyen de la dette lors des cinq dernières années. » Compteur de la dette
http://www.iedm.org/debt_clock/clock-fr.html
http://www.iedm.org/debt_clock/clock-fr.html
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