Archives quotidiennes : 20-octobre-2011

M. De Charest va faire les commissions

Je dois avouer que j’ai pris cette image presque au hasard, en riant. La commission charbonneuse… Jeune, mon père m’avait acheté une bicyclette pour faire des commissions. En terme québécois, c’était aller à l’épicerie chercher quelques gugusses. J’avais même un panier, et une poignée dans le dos. La bicyclette était bleue. 59$. Assez cher à l’époque. Mais le hit de l’époque était :

 

I’m Gonna Knock On Your Door

Hey little girl, this ain’t no time to sleep

Let’s count kisses stead of counting sheep How,

how can I hold you near

With you up there and me down here  

Besoin de traduire?  Ce n’est pas le temps de dormir, comptons les baisés  au lieu des moutons… ( je sais, il y a une erreur), … Allez sur Good Gueule. Nous comprenons pourquoi M. Charest a attendu aussi longtemps avant de dévoiler son charme discret de la bourgeoisie « up there » avec le « down here ». C’est malin, je l’avoue. C’est comme une caisse de barres de savon lancée dans un pénitencier : les coupables sont déjà connus, ou presque, mais ils ne pourront aller en prison. Si on attrape un ou deux coupable, après deux ans, comptablement  parlant ça fait un coupable par an. Et quel sera le coût du coupable? Astronomique! La fesse de la peau. Ou à l’envers. Une analyse sanguine dans un hôpital coûte 94.10$, à quelques cents près. C’est ce qu’il nous en coûtera, à chacun de nous, pour savoir qu’on a déjà un sida de construction,  mais pas le groupe sanguin.

A ou B ? C’est une formule abrégée et discrète. Ce qui me fait penser à une émission de télé : Comment ça marche. On le sait comment ça marche, mais on aimerait bien faire des nœuds autour des cous. Les coupables nous étranglent. C’est ça : on saura comment ça marche mais on ne pourra rien faire. Too Big to Fail! Les bons prisonniers ne parlent pas. Ils ont peur.

***

M. Charest fait des commissions. Sa bicyclette est rouge. La roue A ou la roue B. C’est le béat des condamnés, pour me moquer de Philippe Lafontaine.

A ou B : il faut revoir nos films en noir et blanc

Monsieur Hulot arrive en vacances dans un paisible hôtel familial au bord de la mer. Il se montre maladroit et commet de nombreuses bourdes. À travers différentes anecdotes, le film présente une galerie de types de vacanciers (à une époque où les vacances à la mer deviennent le rite annuel). À la fin de leur séjour, les vacanciers repartent sans que rien d’important ne se soit passé… Wiki  

« M’a te tué mon crisse de tarbarnak de prof »

Image: prise d’écran, vidéo de TVA

***

Comment les élèves ont-ils trouvé cet atelier? «C’était cool, mais il y avait des parents qui capotaient un peu. C’était drôle», a dit une adolescente. TVA nouvelles

Je vous donne quelques informations en vrac, simplement pour que vous puissiez vous faire une opinion sur le phénomène. J’ai pris l’émission en direct, ce midi, et j’ai écouté les commentaires des jeunes ( 13-14-15 ans?) « réagir » à la nouvelle. Un seul parmi tous ceux que j’ai entendu avait compris et tenait un discours censé.

Pendant l’émission, on a évité de placer les « mauvais » mots, remplacés par des Bip! Bip!, laissant le soin aux élèves de les prononcer eux-mêmes lors des entrevues.

Je ne les ai pas cachés dans le titre. La responsabilité, s’assumer, cela fait partie de l’éducation.

 

http://tvanouvelles.ca/video/en-vedette/les-dernieres-nouvelles/8805187001/facebook-pour-tuer-des-enseignants-laquocetait/1226871472001

FACEBOOK

Malgré leur suspension, les élèves de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord impliqués dans cette affaire de page Facebook où on planifiait d’assassiner des enseignants continuent de prendre les choses plutôt à la légère.

«C’est correct, les profs ont eu peur aussi, mais c’est chien pour nous autres. C’était une blague! Ils auraient pu juste fermer le Facebook et nous en parler, mais pas nous suspendre pour ça», a lancé une élève appelée à commenter sa suspension.

«Pensez-vous vraiment qu’un élève de secondaire 2 (sic) peut aller tuer des gens?» a demandé une autre.

***

Environ 80 élèves de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, à Saint-Jérôme, ont été suspendus de leur école la semaine dernière, après que les policiers aient démantelé une page Facebook où ils planifiaient la mort de leurs enseignants.

Ce sont les policiers du Service de police de la Ville de Montréal qui ont alerté leurs confrères de la ville de Saint-Jérôme, mercredi dernier, après avoir découvert une page Facebook où des élèves élaboraient de précis scénarios pour mettre fin aux jours de certains de leurs enseignants.

Immédiatement, les directeurs des cinq écoles secondaires de la région ont mis sur pied un comité pour identifier les participants à cette page Facebook.

Au total, ce sont 80 élèves qui ont été suspendus jeudi dernier, puis rencontrés par les policiers lundi avant de pouvoir réintégrer leur école.

Le créateur de la page, lui, sera changé d’établissement scolaire.

«Les propos écrits sur cette page étaient très violents et haineux. On y parlait d’assassiner des profs à une heure et date bien précise», rapporte le président du Syndicat de l’enseignement de la Rivière-du-Nord, Jean Dumais.

La violence dans les écoles

Chaque année d’actes de violence de la part de leurs élèves, a appris le Journal. De l’agression physique aux menaces de mort, les «profs» en voient de toutes les couleurs et se taisent bien souvent, par peur de représailles.

Au fil d’une enquête s’étendant sur plusieurs semaines, le Journal a réussi à dresser un portrait inédit de la violence dans le système scolaire québécois.

La peur au ventre

Pendant ce temps, les enseignants sont «laissés seuls à eux-mêmes» et ont «peur», dénoncent plusieurs syndicats d’enseignement.

«Nous ne sommes même pas capables d’avoir un portrait juste de la situation», critique Luc Ferland du Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île, à Montréal.

«Les enseignants craignent que la direction d’école ne les prenne pas au sérieux ou qu’elle remette en question leur capacité de gestion de classe. Bon nombre de profs préfèrent donc se taire et vivre dans la peur», dit-il.

*: nom fictif Canoe

TÉMOIGNAGES

 

1-      Agressé parce qu’il lui a confisqué son Iphone. Il lui a demandé en riant si elle avait peur.

2-      Poignardé avec un crayon.

3-      Battu par un gang de rue

4-      Il casse le nez d’un autre élève.

Phénomène « mondial »?

En France

Après avoir fait une recherche sur Google, on se rend compte que le même phénomène existe dans d’autres pays… Dont la France. L’Allemagne…

Allemagne: 50 000 professeurs victimes de «cyber-mobbing»

Quelque 50 000 professeurs allemands sont victimes de «cyber-mobbing», c’est-à-dire de diffamation et harcèlement sur internet, par courriel ou SMS, selon les estimations d’une étude d’un syndicat de l’enseignement.

8% des 500 enseignants interrogés par le Syndicat Education et Science (GEW) –un échantillon présenté comme représentatif du corps enseignant–, disent avoir été victimes de «cyber-mobbing», selon cette étude évoquée dans la presse mardi, et plus d’un tiers disent connaître quelqu’un l’ayant été.

En extrapolant ces chiffres au monde enseignant, le syndicat estime à 50 000 le nombre d’enseignants victimes de «cyber-mobbing», autant d’hommes que de femmes. Dans 70% des cas, les attaques émanent d’élèves.

La vice-présidente du syndicat, Marianne Demmer, a dénoncé une «menace diffuse». Son syndicat appelle à un soutien et une protection pour les professeurs, mais aussi pour les élèves, dont certains recoivent des menaces de mort.

«Beaucoup de professeurs ont l’impression de pouvoir être harcelés à tout moment», a dit Mme Demmer en présentant l’étude.

Et d’évoquer plusieurs cas, tel ce professeur de Bavière (sud) alerté par un parent d’élève de la circulation sur internet d’une exécution fictive dont il était la cible. En classe, l’enseignant a confronté ses élèves à la vidéo. Beaucoup ont été choqués et le coupable s’est finalement dénoncé.

Un autre professeur s’est retrouvé en Une d’un faux-journal internet en tant que faux-accusé de pédophilie. Une enseignante a subi un assaut d’appels à caractère sexuel après la divulgation par des élèves de ses coordonnées sur une ligne «rose». Une autre s’est retrouvée héroïne malgré elle, sur le site internet de vidéos Youtube, d’une séquence où elle se casse la figure d’une chaise dont les élèves avaient scié les pieds… Lien

 

Et pour …finir.

Une expression…

Nous avons affaire à un phénomène de société dont peu de gens ont des réponses. On parlera de « valeurs », de « hiérarchie », de « respect », etc. On ne demandera pas une commission d’enquête…

On regarde, écoute, étonnés :

« Les profs ont eu peur, mais c’était chien pour nous ».

J’ai entendu ce genre de phrases bien des fois.

***

Une suspension de trois jours…

Je pense que le virtuel vient de dépasser la réalité. Et quand l’élève est devenu un client, il a tous les droits.

Que quelqu’un m’explique.

 

 

LES DÉSOSSÉS

Derrière tous ces problèmes de santé publique, on retrouve les choix productivistes d’une poignée d’entreprises qui contrôlent l’approvisionnement de centaines de millions de personnes. Ces entreprises déploient des trésors d’imagination et de marketing pour maintenir en vie le mythe selon lequel ce que l’on mange vient directement de la ferme.
Une ferme avec une gentille vache cornue (appelons-la Marguerite), de l’herbe grasse et des barrières joliment peintes en blanc ! Mais les ingrédients de base proviennent en réalité d’exploitations agricoles aux méthodes industrielles, et sont transformés dans de gigantesques usines. Le soja a été génétiquement modifié pour résister à des doses massives d’insecticide, et les tomates, pour être transportées et conservées des mois sans perdre leur belle robe rouge. Les animaux quant à eux sont « calibrés » pour devenir plus gros, plus vite et pour s’adapter sans perte de temps ni d’argent aux abattoirs géants où ils finissent leur vie. Nous ne sommes plus très loin du poisson carré… Les alimenteurs

 

________________________________________

Progrès : Le poulet meure debout

Elle   est déjà là la tomate carrée… Plus facile pour l’emballage et pour les sandwiches. Sauf que pour l’instant, elle ne se vend qu’aux amateurs d’horticulture qui s’adonnent à la culture de  l’étrange.

La bonne nouvelle : on mange moins de fast-foods. La mauvaise… L’agriculture industrielle vient de nous gâcher le plaisir pour  faire grossir les profits. On le savait, sauf que Monsanto a louvoyé à travers toutes les règlementations de la FDA pendant la dernière décennie  pour en arriver à produire 90% du soja… Et les droits d’auteur… Ne cherchez plus Dieu…

Les épiceries sont maintenant des vendeurs d’images.  Et avec de beaux dessins comme dans Sesame Street .

Nous nous perdons de plus en plus dans la dentelle de la menterie…

Si vous adorez les quatre services au restaurant ou à la maison, vous apprécierez grandement le documentaire Food Inc. ( Les alimenteurs ). On peut y voir comment la technologie de l’élevage peut vous créer un poulet en le sculptant selon les goûts du consommateur : 48 jours au lieu de 70, avec … poitrine assortie.

Le résultat de cette « innovation » n’est toutefois pas sans inconvénient : le poulet n’a pas le temps de se bâtir une ossature assez solide pour soutenir cette rapide et démesurée poitrine qui fait l’envie du consommateur. Imaginez Pamela Anderson élevée selon cette technique…. Vous aurez les yeux tellement grands que vous ne pourrez plus marcher.

Elle non plus…

Bon!

Le poulet meure debout… On enterre quelques carcasses… Mais certaines ne sont pas tout à fait mortes. Et on ne demande pas un doctorat en triage de poulets… Il y a comme un petit doute qui persiste…

Pas à pas, sur les traces de papa…

Stella McCartney, la fille du célèbre Paul, aurait créé une chaussure « végétarienne ». Une lectrice se demande si la chaussure  ne mange pas de viande. Mais non, madame. Non. Cyberpresse. Des chaussures sans cuir, tout simplement. Là où le bât fait bobo, c’est que Mme Stella a un contrat qui la lie avec Adidas jusqu’en 2010. On veut bien sauver les animaux, être pour la vertu et la verdure, mais Adidas s’est tracé  un parcours « racailleur » dans le cas du travailleur, des conditions de travail,  et du reste…  C’est le genre de compagnie, très adroite, qui fabrique un soulier gauche dans une usine et le droit dans l’autre… pour ne pas que les travailleurs se sauvent avec leurs « running shoes ». Exploitation dans les usines d’Adidas en Asie

Comme disait Elvis :

One for the money…

Two for the show

Il y a quelques années, papa McCartney était venu au Canada s’étendre sur une banquise, glacée pour défendre les phoques. En se plantant devant une belle paire d’yeux bleus, tout mouillés… Pas son ex, le phoque…

On aurait dit un bébé langé dans du poil de Dieu. Tellement beau! Dire qu’on les tue à coups de gourdins cloutés ! …. Ils n’ont même pas droit à l’injection intra veineuse. Je sais, c’est cruel… Un jour, on apprendra que le céleri parle…

Tout ça pour dire qu’il est bien difficile d’être vert verdure et de chauffer son  poêle aux cure-dents recyclés.

On fait des efforts… Mais la route est longue…

Avant de se jeter sur une banquise pour sauver le tamandua, il faudrait s’entendre sur un ordre de priorités.

Un végétarien n’ayant pour seul fournisseur que Monsanto, risque de finir sa vie avec une main au bout du tibia. Ou de passer du rose au vert… Son rêve enfin réalisé…

Du poulet au citoyen

 

Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

 

Ferrat, c’est loin… Mais le poulet de TYSON ( Food Inc )   ou la tomate « à murissement à l’éthylène »  ( Tomate, OGM, Gouvernement canadien )   , c’est encore une fois un progrès… Un progrès vers la charcuterie d’un animal de plus en plus élevé par un nombre limité d’éleveurs et de profiteurs d’une race en voie de perdition: l’humain. Il existe maintenant un monopole de quelques compagnies qui font signer des contrats- selon leurs conditions – avec des éleveurs piégés dans l’endettement.

Les poulets de la Cie Tyson sont élevés dans le noir. Pas un poulet n’a vu la lumière du jour à partir du moment où il a dirigé vers l’engrossoir (sic). Et pour ce qui est d’essayer de garder en « vie » cette poulaille, et surtout de faire en sorte qu’il reste debout pendant au moins 48 jours, la recette n’a rien de vert. Certains  employés de  « fermes » sont des sans papiers. Alors, ils ne se plaignent pas à ramasser les carcasses. D’autres travailleurs sont… loués. Et les éleveurs réussissent parfois à gagner un maigre 18,000$ annuellement.

Entassement. Caca. Surpopulation. E-Coli., nouvelles souches… Et autres…

On n’entre pas sans masque. Ni avec une caméra…

Le bardeau et la maison…

Quand tous les besoins que l’on éprouve spontanément ont pu être comblés, le système industriel a continué sur sa lancée et nous en a créés d’autres, artificiels. Il en est résulté la constitution presque obligée, par chaque citoyen qui se veut respectable, d’un invraisemblable patrimoine d’objets matériels hétéroclites dont l’utilité est souvent douteuse, mais le potentiel d’embarras bien évident. Dans un monde où la mobilité s’affirme comme condition de succès, mais aussi de joie, l’industrie en déclin a imposé, par un conditionnement incessant, le modèle pervers de l’accumulation. La masse des choses que l’on possède – et dont il faut prendre soin – occupe une place démesurée dans la vie de l’individu moyen. C’est une contribution non négligeable de l’industrie à la menace qui pèse sur chaque être humain de limiter sa vie à gérer l’insignifiance. On a créé une société obèse. . LA SOCIÉTÉ OBÈSE, Pierre JC Allard, NS

 

Ce n’est qu’un bardeau du pan de mur de la maison (société) dans laquelle nous vivons.

La vérité est que nous vivons comme les poulets de Tyson… À l’abri de la lumière…  On peut bien bomber le torse au bout de quelques années  de vie…À se demander comment nous pouvons être debout avec tout ce que nous avalons comme nourriture intellectuelle autant que celle de l’assiette.

C’est l’ère du  Kapo qui lance  des os aux animaux d’élevage que nous sommes devenus.   Tant et tant de semailles d’illusions, de miroirs aux alouettes, que nous finissons par croire que nous vivons dans le plus merveilleux des mondes.

Le progrès se concentre maintenant dans les innovations techniques, comme ces 20 000 «bébelles» que dévoileront cette semaine à Las Vegas les quelque 2500 exposants du Consumer Electronic Show. Le Devoir

Le gadget électronique. Voilà un des os sur lequel nous rongeons pendant qu’une élite nous engraisse à la charogne se gavant  du  meilleur de ce monde.  Toute l’organisation de nos sociétés fait en sorte qu’il ne nous reste plus qu’une peau fragile et tendue. Car, voyez-vous, le danger ne provient pas  de  ne produire que  des « accrocs » à l’électronique ou autres produits – sceau de progrès apposé –,  mais de l’essentiel : Nourriture, logement, travail. Et, bonheur relatif… . En poursuivant ce pouvoir et en l’affermissant dans son mode de corruption libre, nous finirons par ne plus avoir accès à cette richesse dite élémentaire.

La sournoiserie va jusque là : on nous peinturlure de vernis en  minant la couche du solide qui nous fait tenir debout.

Plus d’os… On est comme le poulet : mort avant d’être cuit. Mais avec quelques médailles à la poitrine.

Le cochon de la décennie

J’ai souvent parlé de l’intelligence des porcs (L’Âmographe: les cochons ne meurent jamais ). On a découvert récemment que 8 ou 9 cochons sur 10 se reconnaissent dans un miroir. Les politiciens ne prennent pas de chance : ils s’affichent à tous les poteaux…

Au lieu d’aller tracer des X  inutiles sur des bulletins de vote, nous aurions intérêt à faire passer nos élus devant un miroir en guise de  test aux candidats.

Toujours bien élevés et bien greffés à  la finance, pensant  que c’est un bien privé au service du collectif. Calife au pays des merveilles!… Goscinny avait raison : «  Ils sont tous bêtes et je suis leur chef »…

En ce qui concerne la décennie, il suffit de faire un tour de table sur le Net pour constater jusqu’à quel point on a voulu nous enfariner, nous concocter des virus « adéènés », des finances gonflées, des guerres « d’occasion », et le reste… Je passe les tours du WTC…

Ah! J’avais oublié qu’il faudrait 500 ans avant de reconstruire Gaza.

Si on donnait des médailles à tous les porcelets carrés, dénaturés, qui sont passés durant la dernière décennie, il faudrait les faire frapper en Chine pour avoir de bons prix. Ou pour rembourser de vieilles dettes…

Se taire aveuglément

Nous vivons dans un système dans lequel s’engraissent des cochons carrés. Après, on dira que le monde ne tourne pas rond. Si on manque d’imagination pour améliorer la société, on n’en manque pas pour le but final camouflé : « produire » de l’argent.

Le grand drame est de saisir çà et là des fragments d’un univers éclaté qui nous échappe. Et plus encore… Une manière de faire qui s’est accentuée depuis deux décennies dans un « développement » exponentiel, et qui se répand partout. Un laisser-aller et une concentration de pouvoir économique dus à une organisation qui nous estropie.  Autant de l’âme que du corps. Comme les tomates…

On a fait l’analyse de la décennie passée. Le vernis, toujours le vernis. L’irritant vernis…

Avant, c’était simple : si on vous demandait d’où provenaient les poules.

–          La ferme.

–          D’où proviennent les vaches?

–          La  ferme.

–          D’où provient le maïs?

–          La  ferme.

Maintenant, si je vous donnais la recette de l’élevage des poulets, du bœuf, du maïs, de ces répugnantes organisations qui fomentent  notre nourriture et que je vous  racontais   48 jours de vie de ce bétail, vous auriez le cœur qui ferait du bungee… Et si je vous demandais, après, d’où ils proviennent :

–          LA FERME!

____________________________________________________________

Pour jouer à Qui va acheter qui ? : Profil des éleveurs ,  Gouvernement du Canada.

Les alimenteurs , Daily Motion… Potion : 10 minutes longtemps après les repas.  Éviter de conduire de la machinerie lourde.