Archives quotidiennes : 14-octobre-2011

Les Vraies Ménagères de Wall Street

Pourquoi la Réserve Fédérale a détourné plus de 220 millions de dollars d’argent du renflouement bancaire pour les femmes de deux gros bonnets de Morgan Stanley ?

L’Amérique a deux budgets nationaux, un officiel, un officieux. Le budget officiel est rendu public et fait l’objet de débats: L’argent qui entre comme les impôts et qui sort comme les avions de chasse, les agents de la DEA, les subventions pour le blé et l’assurance-maladie, plus les pensions et les pilules pour cette grande menace socialiste sauvage appelée travailleurs du secteur public syndiqués dont les Républicains se plaignent toujours. Selon une légende populaire, nous sommes fauchés et il y a tant de dette que dans 40 ans, nos petites-filles seront encore en train de trimer le week-end pour payer les factures médicales des retraités de cette année fiscale, de la SEC et du Département de l’Energie.

La plupart des Américains connaissent ce budget. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il y a un autre budget grossièrement de poids égal, toujours maintenu dans le secret absolu. Après le krach financier de 2008, il a grandi aux dimensions monstrueuses, comme le gouvernement a essayé de dégeler les marchés du crédit en distribuant des trillions aux banques et aux fonds spéculatifs. Et grâce à toute une pléiade de programmes de renflouement obscurs, sous couvert d’acronyme, la taille a fini par rivaliser avec celle du budget « officiel » – une énorme rivière d’argent rugissante sortant de la Réserve fédérale pour une destination ni choisie par le président ni examinée par le Congrès, mais au lieu de ça distribuée par décret par des fonctionnaires fédéraux non élus utilisant une méthodologie qui semble absurde et apparemment inconnaissable.

Maintenant, suite à une loi votée par le Congrès qui a forcé la Fed à ouvrir ses livres de l’époque du sauvetage, ce budget non officiel devient pour la première fois au moins partiellement une question de sujet public. Les équipes du Sénat et de la Chambre, dont les questions sur les dépenses de la Fed ont été repoussées pendant près d’un siècle, se penchent aujourd’hui sur 21.000 transactions et découvrent une foule de faits scandaleux et de folies dans «l’autre» budget. C’est comme si quelqu’un s’est assis et a fait une liste de chaque individu sur la terre qui en fait n’a pas besoin d’une aide financière d’urgence du gouvernement des États-Unis, puis leur a remis les clés du trésor public. La Fed a envoyé des milliards du plan d’aide à des banques dans des endroits comme le Mexique, le Bahreïn et la Bavière, des milliards à une série de constructeurs automobiles japonais, plus de 2 trillions de dollars de prêts à Citigroup ainsi qu’à Morgan Stanley, et des milliards encore à une chaîne de petits millionnaires et des milliardaires avec des adresses dans les Iles Caïmans. « Nos mâchoires sont tombées littéralement quand nous avons lu cela », a dit Warren Gunnels, un assistant du sénateur Bernie Sanders du Vermont. « Chacune de ces transactions est scandaleuse. »

Mais si vous voulez obtenir un vrai sens de ce qu’est le « budget occulte », tout ce que vous avez à faire est de regarder de près l’argent des contribuables qui a été remis à une seule entreprise qui porte un nom en apparence anodin : Waterfall Opportunity. À première vue, le butin pour Waterfall ne semble pas si énorme – seulement neuf prêts totalisant quelques 220 millions de dollars fait par le biais d’un programme de sauvetage de la Fed. Cela ne semble pas beaucoup considérant que Goldman Sachs a reçu à lui seul 800 milliards de dollars de prêts de la Fed. Mais en regardant de plus près, Waterfall TALF Opportunity a deux ou trois noms intéressants parmi ses principaux investisseurs : Christy Mack et Susan Karches.

Christy est l’épouse de John Mack, le président de Morgan Stanley. Susan est la veuve de Peter Karches, un ami proche des Macks qui a exercé les fonctions de président de la division de banque d’investissement de Morgan Stanley. Aucune des deux femme ne semble avoir une quelconque histoire sérieuse dans les affaires, en dehors de quelques expériences philanthropiques. Pourtant, la Réserve fédérale leur à remis à toutes les deux un prêt à faible taux d’intérêt de près d’un quart de milliard de dollars à travers un programme de sauvetage compliqué qui leur a pratiquement garanti des millions de revenu sans risque.

Le nom technique du programme dont Mack et Karches ont profité est le TALF, pour Term Asset-Backed Securities Loan Facility. Mais l’aide fédérale qu’elles ont reçu en réalité s’inscrit dans une catégorie plus large d’initiatives de sauvetage, conçu et mis au point par le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke et le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, appelé « octroi puant pour les personnes déjà riches d’un tas d’argent sans aucune putain de raison ». Si vous voulez comprendre comment fonctionne le budget occulte, suivez la suite. Cela ressemble à de la sécurité sociale pour les riches.

En août 2009, John Mack, à l’époque encore le PDG de Morgan Stanley, a pris une décision vitale intéressante. Malgré le fait qu’il gagnait un salaire relativement faible de seulement 800.000$, et avait refusé de se donner un bonus au milieu de la crise financière, Mack a décidé de s’acheter une magnifique propriété – une vieille maison en pierre de 107 ans dans l’Upper East Side à New York, avec un garage pour 12 voitures, qui venait d’être vendue par la prestigieuse famille Mellon pour 13,5 millions de dollars. Soit Mack avait beaucoup d’argent disponible pour conclure l’affaire, ou il a obtenu un peu d’aide de son épouse, Christy, qui, apparemment, a acheté la maison avec lui.

Les Macks forment un couple intéressant. John, un Libano-Américain surnommé « Mack the Knife (Mack le Couteau) » pour sa passion légendaire pour virer les gens, est l’un des visages les plus connus de Wall Street. Christy est mince, blonde et riche – une sorte de Sunny von Bulow toujours en vie avec des passe-temps. Sa grande passion philanthropique est les dotations pour la médecine non-traditionnelle, et elle a atteint le niveau de maître Reiki, une pratique japonaise de « guérison par la paume des mains ». Le seul autre fait notable sur son curriculum vitae public, c’est que sa soeur était mariée à Charlie Rose.

Il est difficile d’imaginer un couple de gens dont vous voudriez encore moins qu’il reçoive un chèque géant d’aide sociale – mais c’est exactement ce que la Fed a fait. Juste deux mois avant que les Macks n’achètent leur ostentatoire maison à Manhattan, Christy et sa copine Susan ont lancé leur initiative d’investissement appelé Waterfall TALF. Aucune des deux femmes ne semble avoir une quelconque expérience dans la finance, au-delà du penchant de Susan en tant qu’amatrice pour les chevaux de courses pur-sang. Mais avec un investissement initial de 15 millions de dollars, elles ont rapidement reçu 220 millions de dollars en espèces de la Fed, dont la plupart ont été utilisés pour acheter des prêts étudiants et des prêts hypothécaires commerciaux. Les prêts ont été mis en place afin que Christy et Susan gardent 100% de tous les bénéfices sur les affaires, tandis que la Fed et le Trésor devraient assumer 90% des pertes. Étant distribué dans le cadre d’un programme de sauvetage apparemment conçu pour aider les gens ordinaires pour relancer le crédit à la consommation, les offres ont été un classique de l’investissement : face je gagne, pile vous perdez.

Alors, comment le gouvernement s’est-il attaquer à une crise financière causée par l’effondrement d’une bulle du marché hypothécaire résidentiel en donnant aux femmes de deux gros bonnets de Morgan Stanley de l’argent gratuit pour faire des investissements essentiellement sans risque dans les prêts étudiants et l’immobilier commercial ? La réponse est : par étapes. L’histoire de l’ère du sauvetage se lit comme une de ces histoires horribles sur ce qui arrive quand une longue compulsion criminelle en sommeil n’est pas contrôlée. Les regards de Peeping Tom (expression anglaise signifiant Voyeur) jetant un coup d’oeil à côté par une fenêtre de la salle de bains, ne pas se faire prendre, et décider d’entrer par effraction pour voler une paire de culottes. La chose suivante vous la connaissez, il escalade les échelons, violence en série dans trois États et fini par jeter les pom-pom girls dans un fourgon.

C’était la même chose avec le plan de sauvetage. Ils ont commencé petit, avec le gouvernement jetant quelques centaines de milliards de dollars en fonds publics pour soutenir véritablement les entreprises insolvables comme Bear Stearns et AIG. Puis vint le TARP et quelques autres programmes qui ont été conçus pour éviter les faillites bancaires et se débarrasser des titres adossés à des créances toxiques qui ont été une des causes profondes de la crise financière. Mais peu de temps après, la Réserve fédérale a commencé à acheter tous les investissements en difficulté à Wall Street, même ceux qui n’étaient pas en danger de défaut de paiement : des prêts immobiliers commerciaux, des prêts de cartes de crédit, prêts auto, prêts étudiants, même des prêts garantis par la Small Business Administration. Ce qui a commencé comme un effort ciblé pour arrêter le saignement dans quelques points difficiles spécifiques est devenu une frénésie gigantesque. Cela a été « l’argent gratuit pour de la merde », a dit Barry Ritholtz, auteur de « Bailout Nation ». Cela s’est transformé en « Donnez-nous vos merdes dont vous ne pouvez pas vous débarrasser autrement ».

L’impulsion soudaine pour cette expansion maniaque de sauvetages a été un coup de bluff magistral des dirigeants de Wall Street. Une fois que l’argent a commencé à couler de la Réserve fédérale, les dirigeants ont commencé à se plaindre auprès de leurs copains à la Fed, prétendant qu’ils avaient soudainement peur d’investir dans quoi que ce soit – les prêts étudiants, de voiture, vous pouvez les énumérer – à moins que l’état ne garantisse leurs profits. « Vous ne regardez jamais le football, où le mec se roule six fois pour obtenir un carton jaune ? » a dit William Black, un ancien régulateur de la banque fédérale qui enseigne l’économie et de droit à l’Université du Missouri. « C’est ce que c’est. Si vous avez le pouvoir et les connexions, ils vous donneront beaucoup de supplément gratuit – Si vous êtes bon à plaindre. »

C’est là que le TALF s’inscrit dans l’image d’un sauvetage. Créé juste après l’élection de Barack Obama en Novembre 2008, la justification apparente du programme était d’encourager les prêts à la consommation, qui se sont asséchés au milieu de la crise financière. Mais au lieu de prêter directement aux acheteurs de voitures et aux détenteurs de cartes de crédit et étudiants – ce qui aurait été du socialisme ! – La Fed a distribué un trillion de dollars aux banques et aux fonds spéculatifs, presque sans intérêt. En d’autres termes, le gouvernement a prêté l’argent des contribuables aux mêmes « trous du cul » qui ont causé la crise, afin qu’ils puissent ensuite prêter cet argent sur le marché pratiquement sans risque, avec un énorme profit.

Prenez votre voix de Billy Mays, parce qu’attendez, il y a plus ! Un aspect clé du TALF est que la Fed distribue à l’argent grâce à ce qu’on appelle les prêts sans recours (non-recourse loans). Essentiellement, cela signifie que si vous ne payez pas la Fed en retour, c’est pas grave. Le mécanisme fonctionne comme ceci : L’Abruti d’Hedge Fund emprunte, par exemple, 100 millions de dollars de la Fed pour acheter des emprunts de merde, qui sont ensuite transférés à la Réserve fédérale à titre de garantie. Si l’Abruti d’Hedge Fund décide de ne pas rembourser les 100 millions de dollars, la Réserve fédérale garde simplement sa pile de titres merdiques et tout ce qui y ressemble.

C’est l’affaire de toute une vie. Pensez-y : Vous empruntez des millions, achetez une pile de titres merdiques et les planquez sur les livres de la Fed. Si les titres perdent de l’argent, vous les laissez sur les genoux de la Fed et le public mange les pertes. Mais s’ils font de l’argent, vous les reprenez, les encaissez et remboursez les fonds que vous avez emprunté auprès de la Fed. « Rappelez-vous de ce type fou dans les publicités qui courait couverts de billets d’un dollar en criant : Le gouvernement donne de l’argent gratuit ! », dit Black. « Aussi fou qu’il était, cela le rend réel. »

Cette entière machination – dans laquelle les millionnaires et milliardaires ont joué sur des montagnes de titres dangereux, dont les contribuables ont fourni la mise et en assumant la quasi-totalité du risque – est la raison pour laquelle il est follement prématuré pour Wall Street de prétendre que les plans de sauvetage ont effectivement fait gagner de l’argent au gouvernement. Nous ne pouvons pas tirer cette conclusion jusqu’à ce que la facture finale arrive sur tous les titres risqués que nous avons financé au cours de la frénésie de sauvetage.

Dans le cas de Waterfall TALF Opportunity, voici ce que nous savons : La société a été fondée en Juin 2009 avec 14,87 millions de dollars de capitaux d’investissement, l’argent qui provenait probablement de Christy Mack et Susan Karches. Les deux femmes de Wall Street ont ensuite utilisé les 220 millions de dollars qu’elles ont obtenus de la Fed pour acheter un tas de titres, y compris un grand nombre de prêts hypothécaires commerciaux gérés par le Credit Suisse, une société que John Mack a autrefois dirigé. Ces titres ont été évalués à 253,6 millions de dollars, bien que la Fed refuse d’expliquer comment elle est arrivée à cette estimation. Et voici le meilleur : des 220 millions de dollars que les deux épouses ont obtenu de la Fed, à peu près 150 millions de $ n’avaient pas été remboursés à l’automne dernier – ce qui signifie que vous et moi sommes toujours à payer pour la plupart de ce que les conjointes de Wall Street ont acheté dans leur frénésie d’achats financés par le gouvernement.

(le lien de cet article m’a été envoyé par Patrick, que je remercie, ayant trouvé le sujet très intéressant j’ai décidé d’en traduire une partie pour le partager avec vous)

Voici la fin de l’article non traduit :

The public has no way of knowing how much Christy Mack and Susan Karches earned on these transactions, because the Fed has repeatedly declined to provide any information about how it priced the individual securities bought as part of programs like TALF. In the Waterfall deal, for instance, we know the Fed pledged some $14 million against a block of securities called « Credit Suisse Commercial Mortgage Trust Series 2007-C2 » — but that data is meaningless without knowing how many units were bought. It’s like saying the Fed gave Waterfall $14 million to buy cars. Did Waterfall pay $5,000 per car, or $500,000? We have no idea. « There’s no way of validating or invalidating the Fed’s process in TALF without this pricing information, » says Gary Aguirre, a former SEC official who was fired years ago after he tried to interview John Mack in an insider-trading case.

In early April, in an attempt to learn exactly how much Mack and Karches made on the TALF deals, Sen. Chuck Grassley of Iowa wrote a letter to Waterfall asking 21 detailed questions about the transactions. In addition, Sen. Sanders has personally asked Fed chief Bernanke to provide more complete information on the TALF loans given not only to Christy Mack but to gazillionaires like former Miami Dolphins owner H. Wayne Huizenga and hedge-fund shark John Paulson. But Bernanke bluntly refused to provide the information — and the Fed has similarly stonewalled other oversight agencies, including the General Accounting Office and TARP’s special inspector general.

Christy Mack and Susan Karches did not respond to requests for comments for this story. But even without more information about the loans they got from the Fed, we know that TALF wasn’t the only risk-free money being handed over to Wall Street. During the financial crisis, the Fed routinely made billions of dollars in « emergency » loans to big banks at near-zero interest. Many of the banks then turned around and used the money to buy Treasury bonds at higher interest rates — essentially loaning the money back to the government at an inflated rate. « People talk about how these were loans that were paid back, » says a congressional aide who has studied the transactions. « But when the state is lending money at zero percent and the banks are turning around and lending that money back to the state at three percent, how is that different from just handing rich people money? »

Those kinds of deals were the essence of the bailout — and the vast mountains of near-zero government cash turned companies facing bankruptcy into monstrous profit machines. In 2008 and 2009, while Christy Mack was busy getting her little TALF loans for $220 million, her husband’s bank hauled in $2 trillion in emergency Fed loans. During the same period, Goldman borrowed nearly $800 billion. Shortly afterward, the two banks reported a combined annual profit of $14.5 billion.

As crazy as it is to lend to banks at near zero percent and borrow back from them at three percent, one could at least argue that the policy may have aided American companies by providing banks more cash to lend. But how do you explain the host of other bailout transactions now being examined by Congress? Like the Fed’s massive purchases of securities in foreign automakers, including BMW, Volkswagen, Honda, Mitsubishi and Nissan? Or the nearly $5 billion in cheap credit the Fed extended to Toyota and Mitsubishi? Sure, those companies have factories and dealerships in the U.S. — but does it really make sense to give them free cash at the same time taxpayers were being asked to bail out Chrysler and GM? Seems a little crazy to fund the competition of the very automakers you’re trying to rescue.

And then there are the bailout deals that make no sense at all. Republicans go mad over spending on health care and school for Mexican illegals. So why aren’t they flipping out over the $9.6 billion in loans the Fed made to the Central Bank of Mexico? How do we explain the $2.2 billion in loans that went to the Korea Development Bank, the biggest state bank of South Korea, whose sole purpose is to promote development in South Korea? And at a time when America is borrowing from the Middle East at interest rates of three percent, why did the Fed extend $35 billion in loans to the Arab Banking Corporation of Bahrain at interest rates as low as one quarter of one point?

Even more disturbing, the major stakeholder in the Bahrain bank is none other than the Central Bank of Libya, which owns 59 percent of the operation. In fact, the Bahrain bank just received a special exemption from the U.S. Treasury to prevent its assets from being frozen in accord with economic sanctions. That’s right: Muammar Qaddafi received more than 70 loans from the Federal Reserve, along with the Real Housewives of Wall Street.

Perhaps the most irritating facet of all of these transactions is the fact that hundreds of millions of Fed dollars were given out to hedge funds and other investors with addresses in the Cayman Islands. Many of those addresses belong to companies with American affiliations — including prominent Wall Street names like Pimco, Blackstone and… Christy Mack. Yes, even Waterfall TALF Opportunity is an offshore company. It’s one thing for the federal government to look the other way when Wall Street hotshots evade U.S. taxes by registering their investment companies in the Cayman Islands. But subsidizing tax evasion? Giving it a federal bailout? What the fuck?

As America girds itself for another round of lunatic political infighting over which barely-respirating social program or urgently necessary federal agency must have their budgets permanently sacrificed to the cause of billionaires being able to keep their third boats in the water, it’s important to point out just how scarce money isn’t in certain corners of the public-spending universe. In the coming months, when you watch Republican congressional stooges play out the desperate comedy of solving America’s deficit problems by making fewer photocopies of proposed bills, or by taking an ax to budgetary shrubberies like NPR or the SEC, remember Christy Mack and her fancy new carriage house. There is no belt-tightening on the other side of the tracks. Just a free lunch that never ends.

A lire aussi : Les banksters, le gouvernement fédéral et l’émasculation de la FOIA

rollingstone.com

melvineenaction.com
SOURCE: http://w41k.info/52090

Traduction: Patrick, http://philum.org/pat