Archives quotidiennes : 5-octobre-2011

Le totalitarisme en pantoufles

Chaque costume est emballé dans des sacs en poly. Séparez Gear sacs pour chaque Suits sont également disponibles sur demande Spacial (sic) . Alibaba, Chine

***

Les dictateurs et les bandits manchots exercent un pouvoir totalitaire.
 En Asie, Pol Pot assassinait le peuple. Chez nous, Jack Pot le rançonne.
Philippe Bouvard 

Les parfums du totalitarisme

Est-ce l’émergence d’un totalitarisme insidieux qui est en train de s’installer  dans nos sociétés? Sans trop qu’on s’en rende compte?

Avec tout ce qui se passe sur la planète, on dirait que quelqu’un fait pousser des policiers en serre. On s’attend à voir un gros policier bedonnant, tout beigné, et voilà qu’on se retrouve devant une créature  de la Guerre des étoiles, avec des costumes qui doivent coûter très cher aux contribuables. Ils n’ont pas l’air de se vêtir chez Wall-Mart.

Lors des réunions des G, là où on se partage le gros gâteau du monde des travailleurs, on ne lésine pas sur les moyens. Pour le G20 de Toronto, le Devoir mentionnait le chiffre de

929$ millions.

L’industrie de la  peur

La protection civile est presque devenue une industrie. Ne reste plus qu’à en vanter les retombées économiques. La peur également. J’entre maintenant dans ma maison avec la technique FBI : je me colle le dos au mur, je fais trois tour, j’entre la clef, je tourne lentement la poignée et je tire sur la porte. Toujours le dos gommé au mur. Je ne prends pas de chance. Un terroriste pourrait s’être introduit dans ma demeure. Ou un membre des Navy Seals… Non, je ne prends pas de chance; je me rase chaque matin…

La peur d’aller manifester également. N’est-ce pas décourager les citoyens d’un tel geste faisant partie de la « démocratie »?

***

Les peuples protestent. Mais les grands jardiniers des serres de nos avoirs, responsables de l’assèchement des biens  des contribuables et d’avoir renfloué des banques et des compagnies privées, ne cessent leur mouvement d’étranglement menant à l’asphyxie.

La police est là pour maintenir l’ordre, certes. Elle ne s’interroge pas sur la légitimité de « l’employeur ».

Une paire d’yeux; un émeutier.

Des règlements sur mesure

Lors des G8 et G20, au Canada,  on a adopté en catimini une loi qui permet :

A)    D’appréhender toute personne à moins de 5 mètres de la clôture

B)    Exiger une pièce d’identité aux personnes près de la clôture

C)    500$ d’amende à ceux qui refusent se s’identifier et deux mois de prison

D)    Fouiller n’importe qui…

Loi supposément étendue qui existe depuis 1939.Étendue aux sommets des G…   Radio Canada  

 

Le totalitarisme sournois  

Le totalitarisme n’apparaît jamais  soudainement : il est présenté, comme chez Mussolini ou Hitler, en  une idéologie philanthropique pour le bien des peuples.

Mussolini exposait  son totalitarisme  comme un bienfait dans la  formule suivante :

«  Une farouche volonté totalitaire, appelée à délivrer la société des oppositions et des conflits d’intérêts ». De ce « bienfait » se répand la notion du bien et du mal représenté  par tout citoyen devenant un ennemi de la communauté. Ou pire encore : un danger pour les chefs d’État.

Du totalitarisme au pas de l’oie (sic) ou à celui de loi, il n’est qu’un pas.

Les  rideaux d’affaires

Les marionnettes, comme le clame Alex Jones, ne sont que les servants de systèmes politiques qui ont perdu tout pouvoir. Mais ils ont tous les droits… Entre autres,  celui de piger dans nos poches les fonds pour l’achat de costumes et de clôtures.

 

L’État de droit prend de sérieux coups. Les États sont en pleine crise de légitimité. La matrice de cette crise est évidente : les États sont davantage contraints aujourd’hui par les créanciers anonymes que sont les marchés financiers que par la volonté populaire. La légitimité de leur pouvoir était due au fait qu’ils portaient le bien commun et la solidarité nationale. L’impôt – la mutualisation des ressources pour le bien commun, qui est la base même de la légitimité de l’État – nourrit désormais la machine rentière des marchés financiers. Du coup, les États sont en quête d’une légitimité alternative : la légitimité de la peur vers laquelle tous les régimes penchent de plus en plus Bastamag: l’augmentation des émeutes:  un phénomène mondial

Grèce

La seule et véritable démocratie est de reconnaître  la volonté populaire. Les chefs d’États, sourds, sont par le fait même devenus des Gurus mécaniques. Ils rejettent même les concepts et idéaux  qu’ils martèlent dans leurs discours.  Un format démocratique minimaliste, volonté de le modifier ni de l’améliorer.

Nous voilà revenus au modèle hitlérien avec sa SA.

La question est la suivante : certains corps policiers protègent-ils les citoyens ou aident-ils au pouvoir à demeurer en place même si ce dernier abuse de « son autorité »?

Autant de besoins pour mater les peuples sont déjà signe que quelque chose ne va pas…

Le totalitarisme mondialisé

À l’air si cher de la récupération, le système actuel n’est même plus récupérable, il faudra en bâtir  un autre. La crise, la vraie, celle qui ne pourra être prolongée par une carte de crédit, nous frappera  d’ici quelques années, sinon  quelques mois.

Cette bienfaitrice (sic)  mondialisation  a fait en sorte que tout est maintenant relié n’épargnera personne.

La mondialisation qui nous retombe sur la tête c’est celle que l’on a envoyée en l’air à coups de dérégulation, de libre-échange forcené, de privatisations, de délocalisations, de circulation incontrôlée de capitaux et de marchandises, de financiarisation, d’endettement de peuples et d’états. Elle se heurte aux acquis sociaux historiquement constitués qui deviennent ainsi pour nos mondialisateurs des « contraintes internes » qui freinent leurs objectifs et dont ils doivent se débarrasser pour obtempérer aux ordres des marchés. La compétition internationale devient l’arme de l’antisocial et dévaste les territoires. Le mérite du débat sur la démondialisation est de bien montrer l’affrontement des logiques des deux contraintes, l’une fabriquée pour mieux combattre l’autre  [1] et d’identifier les gagnants (les facteurs mobiles : capital et finance, grandes firmes, maffias) et les perdants (les facteurs fixes : peuples et territoires). La démondialisation, le débat interdit

Si c’est un État policier qui protège des ambitions mondiales destructrices, pour prolonger ce système qui nous a appauvris et a miné nos vies ( 30 ans, dit-on),   il est temps d’enlever nos cataractes.

Sans compter que tout cela est payé – et a été payé –  par les peuples eux-mêmes…

Le mouvement « Occupy Wall-Street » est en train de se répandre aux États-Unis. Non seulement  il se répand, mais il s’organise. 800 arrestations. Tout cela pacifiquement. Les mouvements commencent à se déplacer et les groupements se répandre.

Il pourrait, d’ici quelques mois, se mondialiser. Après New York, Chicago, Denver, Los Angeles, San Diego… Il n’y a pas de limites. Des 700 qu’ils étaient, les voilà à 2 millions.

Dès lors, il est possible que les pantouflards se chaussent de bottes pour …protéger le système.

On aura enfin compris que « l’austérité » qu’on nous a vendue comme « définition », n’aura été en définitive qu’un pillage des peuples.

Et une lutte conte une Halloween perpétuée…

***

P.S. : dommage qu’on n’enseigne plus réellement l’Histoire. On comprendrait ce qui va bientôt survenir : la  SA  ayant pris trop de pouvoir, elle fut purgée par  La Nuit des longs couteaux  sous prétexte de fomentation de coup d’État. Par une police plus forte que la Police : les SS.

Gaëtan Pelletier

Les bootleggers à chapeaux haut-de-forme

Créé en 1933, réalisé en 2008 : le Monopoly

Au plus fort de la crise de 1929, les gens devaient rêver. Charles Darrow, un vendeur d’équipements en chauffages était en chômage.

Lui aussi rêvait. Il créa alors la grande chimère de la richesse, mais surtout du contrôle : le Monopoly.

Le Monopoly est un jeu de société édité par Hasbro . Le but du jeu consiste à ruiner ses concurrents par des opérations immobilières. Il symbolise les aspects apparents et spectaculaires du capitalisme, les fortunes se faisant et se défaisant au fil des coups de dés.

Les propriétés sont groupées par couleurs. Dès qu’un joueur est en possession de l’ensemble des propriétés d’une même couleur, il est en mesure d’y construire des maisons et des hôtels, le joueur possède donc un monopole[1]. Il doit construire uniformément : il ne peut y avoir plus d’une maison de différence entre deux terrains de la même couleur (un hôtel correspond à 5 maisons). De plus, on ne peut construire qu’un seul hôtel par terrain. Source, Wikipedia

Sur un bout de carton, avec des dés, et des faux argents, ça n’a pas de visibles effets.

On en sort frustrés, mais pas dénoyautés…

La crise actuelle, toutefois, est issue de ces mêmes procédés : des dés ( des gageures sur des valeurs «fictives»), de l’argent électronique, et des conséquences désastreuses.

Les joueurs sont accrocs et aucune pub à la télévision ne vous révélera l’ampleur du désastre.

Loto-Planète : le viol du citoyen

Nos sociétés sont devenues des machines à fabriquer des images et des rêves. À tel point que le citoyen n’arrive plus à distinguer la façade  de la réalité . Lessivé de la matière grise…

Berné, soudoyé, javellisé, perdu dans un monde où le miroir éclaté sèment ses fragments tranchants en lames de rasoir… Il coupe  le citoyen du monde réel.

Les sociétés sont des artistes dans l’art de fabriquer du faux.

Les politiciens sont des portraitistes qui utilisent l’aquarelle : ce médium génial mais translucide. Sauf qu’il ne mène pas le crayon : son dessein (sic) est dicté par la machine à faire du profit au profit des citoyens violés de leurs avoirs.

Le bootlegger à chapeau haut-de-forme

Bootlegger est un terme américain qui signifie « l’homme qui cache une bouteille dans sa botte.

On connaît tous l’histoire de ces bootleggers qui fabriquaient de l’alcool et le distribuait par des réseaux clandestins.

Aujourd’hui c’est la bourse, les investisseurs, les marchés mondiaux, les abris fiscaux.

Et c’est parfaitement légal…

Et il mène au monopole.

L’impôt sur le revenu… qui ne revient pas

Depuis des décennies le pouvoir d’achat s’est amenuisé. Depuis les années 80, les fonds ont été détournés vers une grappe d’argenteux investisseurs qui flouent le citoyen par des procédures plus ou moins légales.

La règle officielle est formelle : lorsqu’on est en prison, on ne paie plus de loyers, tandis que l’on continue à les encaisser. Une des règles, des  variantes du Monopoly.

Un tantinet bizarre, mais Ô combien révélateur des modes de fonctionnements.

Dans un jeu de Monopoly version 1933, les joueurs sont visibles. Dans un jeu de Monopoly réel et actuel , les joueurs sont cachés.

Pire encore : ils détournent le capital.

Ces joueurs invisibles, puissants, apparaissent comme des créateurs de richesses. De fait, ils sont les manipulateurs invisibles des politiciens.

Le citoyen détroussé, pelé, sue sang et eau sans vraiment s’enrichir. Bref, il joue le jeu, mais les dés sont pipés.

Si vous désirez savoir où va votre argent -NOTRE argent, dites-vous qu’il est dilapidé à travers un alambiqué jeu de répartitions d’impôt. Falsifié.

La bouteille à la mer

Dans ce grand jeu néolibéral mondialisé, vous avez plus de chance de placer votre argent dans une bouteille, de la lancer à la mer, pour qu’il vous revienne.

Les bootleggers ont un pied dans votre pays, un château en Espagne, et la botte répartie sur toute la planète dans des abris fiscaux.

Le bootlegger 2008 est une grosse pointure.

Il est vêtu comme «les lys des champs», mais c’est une botte nazie qui couvre la Terre entière.

Nous n’y échappons pas : toutes les sociétés, avec leur flopée d’arnaqueurs étatisés, sont des râpes à fromage et nous sommes les têtes fromagées.

Le citoyen béluga : un poisson aux verres «enfumés»

Le mot « berlue » est issu de « beluga », qui signifie « être ébloui ». La « berlue » est également le nom attribué à un problème de vue où l’on voit des choses qui ne sont pas devant nos yeux, telles que des points noirs ou des mouches par exemple. C’est en référence à cette maladie que l’on dit d’une personne qu’elle a la berlue lorsqu’elle croit voir des choses qui n’existent pas. Dictionnaire des expressions

Et l’impôt ?

Les citoyens qui détournent des fonds vont – habituellement – en prison. Comme dans le jeu de Monopoly… Mais ils ne paient pas de loyer et continuent d’encaisser…

Souvenez-vous !

La trappe des nigauds de l’impôt

Notre fiscalité progressive n’est pas aussi jolie qu’elle en a l’air. D’abord, elle ne fait pas vraiment payer « les riches » (ceux qui possèdent) mais ceux qui gagnent du fric, ce qui n’est pas du tout la même chose. En effet, on peut être riche comme Crésus, mais, si on ne fait pas fructifier son avoir, on ne doit rien à l’État au titre de l’impôt sur le revenu. Peut-être quelques taxes foncières à la municipalité, certes, mais les hôpitaux, les écoles, les autoroutes… si vous n’avez pas de « revenus », tout ça en théorie ne vous coûte plus rien.

En théorie peut-être, mais en pratique? Dans la réalité les riches gagnent du fric n’est-ce pas? Oui… mais ils ne gagnent pas du fric comme vous et moi. Ils font des « gains en capital », ils font des « profits non distribués », ils font des placements à l’étranger… et, quand ils contribuent, ce n’est pas par le biais d’une retenue à la source. Ils « créent des emplois », ils font des « pertes fiscales », ils donnent des oeuvres d’art qui leur valent des déductions … Quand les riches payent un impôt sur leur revenu tel que déclaré, leur revenu, même si leur déclaration est honnête, n’est pas du tout dans le même rapport au revenu des contribuables de la classe moyenne que leur richesse l’est aux maigres biens que ces derniers possèdent.

Présenté comme une mesure progressiste, l’impôt sur le revenu est en fait une arnaque pour blouser un peu plus le pauvre type qui touche un salaire et voit ses impôts déduits de sa feuille de paye. D’autant plus que la distribution des revenus tend à « corriger » le biais qu’introduit la fiscalité dans la courbe naturelle des salaires (définie il y a longtemps déjà par Pareto) et que salaires et honoraires sont peu à peu modifiés en tenant compte de cette « progressivité » fiscale, laquelle est donc vidée de son sens avant même d’être appliquée. Si notre but est de demander aux biens nantis une contribution qui soit proportionnellement supérieure à celle qu’on exige des moins riches, ce résultat, en pratique, n’est guère mieux atteint par l’impôt sur le revenu que par les taxes à la consommation. On exige simplement plus d’astuce des tricheurs, haussant le seuil à partir duquel ceux qui en ont les moyens sont à l’abri du fisc.

L’impôt sur le revenu, n’a fait que s’alourdir depuis le début des années « 80 qui a marqué le début de la stagnation de notre économie réelle. Pire, on en a réduit la progressivité! Même purement formel, voire cosmétique, l’écart entre les taux s’appliquant aux plus hauts revenus et les autres a encore été réduit! Les réductions fiscales consenties aux petits contribuables lors du budget 1998 sont minimes au point d’être insultantes et rien n’indique, au contraire, que l’impôt sur le revenu visera prochainement une redistribution de la charge fiscale vers les possédants. La vieille panoplie

L’astuce

Le jeu a tellement été populaire qu’il a été adapté à plusieurs pays et en 26 langues. Quand on parle d’un portefeuille diversifié, ce doit être cette manie des joueurs compulsifs à se déplacer sur les diverses adaptations…

Pour tricher un peu…

Avoir le monopole…

On peut y jouer à partir de 8 ans. C’est l’âge où les enfants viennent à peine d’entrer à l’école. À cet âge-là, un cerveau est une sorte de pâte malléable.

Mais qui donc sculpte vraiment la pâte ?