Archives quotidiennes : 3-octobre-2011

Dieu sait nous entendre

http://www.danymamyboom.org/article-dieu-sait-nous-entendre-85536318.html

Le feu de dieu et la froideur du diable

Image flickr.alicepopkorn

***

On est là. On n’est pas ici. Sans voir la beauté des liens entre les arbres, les animaux, les choses. Comme si tout était mort. Entre les êtres, comme si par vanité ou égocentrisme ils étaient morts.

La beauté et la joie n’est pas dans ce que l’on possède, ni dans la sécurité qui n’existe pas, elle est dans ce qui bouge et ne se fige pas.

Elle est dans la lueur intérieure comme un jardin qu’on nourrit. Avec le vent, le soleil, la terre….

Nous voilà dans un temps où les humains sont confondus aux ombres, où le corps est une machine pouvant s’expliquer…Et  la machine s’use et sera enfouie, comme sont enfouis tous les déchets.

Nous sommes venus ici pour une récolte d’émotions. Belles, laides, peu importe. Les laides sont les creux de la Terre, les belles en sont la lumière.

On s’aiguise à l’ombre.

Comprendre n’est pas une structure complexe, comprendre est une émotion ressentie.

Quand je regarde les fleurs, je me dis qu’elles sont là pour simplement nous donner une palette de couleurs.

Tout est à peindre. Les fleurs sont le commencement de la couleur.

Et les contours, tout fins, filigranes, qui ont peine à tenir entre les doigts sont là pour nous apprendre que la finesse afin de  réapprendre la lumière en nous nécessite une souplesse colorée.

Les enfants sont les enfants de la Vie.

Les adultes sont les enfants de ce monde.

Certains arrivent enfants et repartent enfants.

***

Ce matin, en déneigeant le toit, je voyais le soleil faire fondre les perles glacées de la neige.

Certains diront qu’il n’y a rien de grand dans ce tout petit phénomène à l’approche du printemps.

Il y a d’avantage d’aveugles en ce monde que de voyants. Car tout dans la nature est un miroir de ce que nous sommes.

On ne peut faire du bonheur par calculs.  Car l’amour est un lien entre les choses, les êtres vivants, et le pont invisible qui trace le chemin de la découverte.

On ne peut pas vivre sans mourir à chaque instant à quelques idées de pierre, en apparence solides. Le doute est le ventre de l’évolution.

Ce qu’on appelle amour est la reconnaissance de tous les liens. Mais il faut d’abord que le lien entre le corps  et l’âme se fasse en nous.

C’est une ère de culture de désert. On calcule les grains de sable pour en faire des châteaux, en oubliant que la solidité, le concept est dans la forme par les arts qui sont des chemins utilisant le cerveau et l’intuition.

Le visible est petit, tout petit… C’est l’invisible qui est grand.

Les mathématiciens et les astrophysiciens pensent comprendre le monde. En fait, ils ne fabriquent que des puzzles sans image éternelle, mais transitoires et biscornues.

Les trous noirs de la vie.

Pour vivre, revivre, il faut faire son printemps en faisant fondre la glace.

Et regarder attentivement le soleil qui fait fondre cette apparente  solidité.

De là l’illusion…

De là la grande lutte entre la chaleur – l’amour – et les haines apparentes qui ne sont que des lueurs blessées.

© Gaëtan Pelletier

Février 2011