Éternité

Ça fait une éternité que je n’ai pas peur de mourir. Ce n’est pas en lisant des écrits sur l’au-delà… C’est en vivant au-delà des écrits. Mais c’est surtout en entendant toutes ces explications sur l’Univers, la vie, la matière, le temps. Si vides…

La peur de certains, c’est de ne plus « exister ». La peur de d’autres, c’est de ne plus être des rois qui règnent sur des empires. De l’or plein la tête, la tête vide des yeux…

Je sais.

Un jour je mourrai…

Je laisserai l’air aux autres. Peut-être que vivre est descendre ici pour emporter les odeurs, les visions, les sons, tout ce qui passe par les sens et les emmener dans un monde où tout est possible.

Comme les abeilles qui vont cueillir le nectar des fleurs.

Oui, ça fait poétique comme formule. Mais, au fond, c’est pratique.

Et si nous n’étions que des aventuriers venus chercher – dans un monde que nous avons créé – ces  « choses » qui n’existaient pas avant?

Tout cela a l’air insensé. Mais le sensé la prison de la matière. Peu importe les performances du cerveau. Ce n’est qu’une machine à voyager dans le temps.

Pour ramener les fruits de notre création « ailleurs », il faut des « mains ».

Ce sont les émotions.

Elles sont nécessaires à la connaissance de ce « nouveau » et à la reconnaissance. Elle fonctionne par imbibation (sic). Imbibés. Sinon, seuls quelques uns pourraient emporter quelque chose.  

Le bien et le mal ne sont qu’une définition d’habileté et d’inhabilité.

Gauche ou droit. Adroit ou malhabile. Nous jugeons. Alors que nous de devrions que constater.

Le pardon n’est pas un « acte », c’est un constat. Une compréhension. Saisir.

Mourir n’est qu’un retour de voyage.

Mais dans ce monde bien tristement matérialiste, il arrive que trop souvent, que cet oubli nous enfermer dans l’avoir.

Comprenons que dans le désir d’emporter, il y a le désir de posséder. Prendre. Et c’est la guerre de toutes les guerres. Issue d’une méprise. Le tout prendre matériel finit par l’emporter sur le tout prendre spirituel.

Confondus. Emmêlés. Mêlés.

C’est comme apprendre à ne pas respirer sous l’eau, ni à s’agiter.

Rester calme.

Il y a beaucoup à apprendre des gens qui ont passé. Bien plus que de ceux qui sont ici. C’est encore une fois une cueillette.

Regardez les gens se battre, se détruire, s’entretuer,  d’autres s’aimer.

L’éternité n’est que la compréhension et la vision de la division de l’espace-temps.

Une fois qu’on a compris les divisions, la peur transformée en haine, l’orgueil en victoire, il n’apparaît qu’un lien unique.

La vie est un week-end dans une éternité…

 

 © Gaëtan Pelletier

 

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