Âmes

Séparés , séparés . Unis, unis.

Entre le reflet dans l’eau et la dureté de la chair. Unis, désunis. Apeurés. Frileux.

Il n’y a pas de mots pour les tendres. Il n’y a pas de mots pour ce qu’on croit comprendre.

Aimer est d’une pureté difficile à comprendre : comme si la terre faisait l’amour à l’eau.

Mais de par le ciel…

On aime bien se détester. C’est le reflet qui essaie de comprendre la solidité apparente des choses de la Terre. Comme les fleurs, aériennes, colorées, divines.

On aimerait bien tous s’aimer. Comme un porc-épic tomberait en amour avec une rose perdue au bord du fleuve.

Et son parfum invisible…

Et l’amour est à la fois de ronces et de parfums, et bien d’images. On voit ce qu’on entend.

Il y a, au fond, deux sortes d’aimer : comprendre et ne pas comprendre. Comme le parfum ne peut saisir le rôle de l’épine.

Et c’est de cela dont nous devons échapper.

Comprendre qu’il faut seulement accepter et reporter notre forme de compréhension à plus tard.

Mais il arrive parfois, que les ronces et les parfums, sans images, se rejoignent.

L’incompréhension.

Et plus encore…

La droiture d’âme de cesser de « penser » qu’il n’y a qu’une voix.

La Vie est un Chœur et les solistes des privilégiés.

La musique ne peut pas faire d’un instrument une seule portée. Ni sa petite ligne mélodique.

© Gaëtan Pelletier

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