Archives quotidiennes : 14-août-2011

Pour Gabriela

Il y a du ciel dans les yeux des enfants. Un peu avant qu’arrive les yeux d’adultes. Ils sont nés avec la lumière des astres, en eux.

Écrire sur des images quand les images écrivent sur vous. Dans l’âme, directement. Comme un souvenir éteint de ce que nous étions et devrions garder.

Il faut se battre pour garder ses yeux.

Il faut se battre pour partir avec ceux-ci.

Les yeux des enfants ne sont éteints que par la noirceur entretenue.

Rester beau ou belle, c’est rester ses yeux.

Après-midi

Je regardais les deux jumelles sur une glissade. Il y avait des framboises à vendre, des bleuets, du maïs, de la crème glacée. Tout.

Canicule.

Les voyages des nuages sur le fleuve étaient auréolés d’humidité. Bleue. Dense. Tenace. Inconfortable.

La vie fort avancée, la peur du mourir, la crainte de disparaître… Tout cela passe, s’infiltre, et forme une sorte d’humidité qui nous empêche de voir plus loin que la Vie.

C’est bien d’apprendre les mots. C’est bien de les tresser. Ma mère tressait des tapis sur lesquels nous posions notre pied. Mais elle les vendait, la plupart du temps.

Ce qui reste est… Ce que nous décidons de garder.

Nous n’amassons pas que des objets, mais des concepts, des visions, de l’empoisonnement quotidien. À nous faire dire…

Qu’avons-nous à dire en tressant les dires des autres?

Ce n’est pas parce que les mots ont un sens qu’ils contiennent le sens de cette vie.

Peu importe la fin de cette vie. Le possible et l’impossible. La croyance ou l’athéisme. Peu importe ce que nous avons supposément appris.

Quand arrivent les yeux des enfants, ils semblent nous dire :

« Ne vous découragez pas, j’arrive d’un monde où vous étiez ».

Ils n’ont pas tressé d’idées.

Ils arrivent comme ça, en passant par le ventre des mères.

On peut avoir toute la « culture inculquée », trafiquée. On dirait qu’on ne nous apprend plus à voir les yeux des enfants.

Il ne faut pas se questionner à savoir ce qu’il faut faire des enfants, mais ce que les enfants peuvent faire de nous.

Apprendre est une lueur…

Le reste est une noirceur qui, présentement, détruit peu à peu ce que nous étions.

Le braille des yeux…

On est aveugles de par l’enterrement des mots, des illusions, des peurs.

Ce n’est pas le corps qui meurt, c’est l’âme qu’on détruit en nous empêchant de la voir.

Heureusement, qu’il y a, dans les mères , quelqu’un pour nous le rappeler.

 Gaëtan Pelletier

L’information viande hachée

Étant donné que la semaine a été dure pour certains, nous allons essayer de nous amuser sérieuse ment.  Je vais traiter d’un sujet qui me tient à cœur et me le soulève en même temps : la désinformation.

 

Qu’est-ce que la désinformation?

D’abord on aurait tendance à croire qu’on ne nous dit pas la vérité. Pour ce faire, il ya deux méthodes : le mensonge et la méthode viande hachée.

Mais qu’est ce  que le mensonge?

J’ai trouvé une définition chez Wikipedia, mais je ne suis pas certain que ce soit la vérité.

On  nous sort des termes bizarres, des lapalissades incongrues : « le mensonge est l’énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité ».

Comme toujours, il faut trouver soi-même.

Allons-y avec la viande hachée.

 

Pour avoir une information valable, il faut qu’elle soit dissoluble dans l’ensemble des faits historiques non trafiqués. On s’entend que des faits trafiqués, en partant, ne peuvent donner un ensemble véridique :  les matériaux du montage sont frelatés.

Supposons que vous voulez savoir ce qu’est un bœuf. Alors, ceux qui dirigent les « moutons » décident de vous livrer l’information en morceaux. Quelques granules de steak haché ici et là. Et, bien sûr, d’omettre certains détails.

Le citoyen louche « des deux yeux ». À gauche, à droite, sa vision est « schizophrénisée » par le découpage de la réalité qu’il reçoit.

L’information envoyée :

L’information qu’il doit recevoir :

On  demande  la vérité. Du moins une réalité approchante,  un portrait du monde. Il  ne

reçoit que  des  granules, jour après jour. Sans faire de lien avec le passé, ni la méli-mélo du présent livré dans un fourmillement de débats embourbés de contradictions.

La fonction de certains États, pour paraître propre dans sa gestion du patrimoine, de son rôle de « curé » néolibéral,   consiste à diviser l’information pour régner.

Ou à l’acheter.

Les  particules  sont souvent trafiquées par une nébulosité volontaire.

Exemple :

Incertitude: les géants américains ont fait d’importantes réserves

Les compagnies américaines dans leur ensemble avaient fin 2010 augmenté le montant de leurs réserves disponibles de 11,2% sur un an, et ce en dépit de «dépenses accrues en investissement, dividendes ou fusions-acquisitions», soulignait l’agence d’évaluation Moody’s dans un rapport fin juillet.

Les secteurs mettant le plus de côté sont ceux des technologies (264 milliards de dollars de liquidités), de la pharmacie (141 milliards), de l’énergie et des produits de consommations (plus de 100 milliards chacun).

Apple, Microsoft, Cisco, Pfizer et Google ont les coffres les plus garnis. Cyberpresse

 

Dans un contexte où l’on parle de « marchés nerveux », vous cherchez le lien qui vous mène à vos épargnes, à votre maison, à votre travail.  Car, au fond, vous vous foutez bien d’Apple, de Pfizer et de Google.

La réponse est dans la question, mais la question est dans un mini reportage télévisé de Radio-Canada.

Et sans qu’on le demande…

Apparaissent M. Bachand , Ministre des Finances, et M. Gignac, Ministre du Développement économique. L’un pour vous dire que la Caisse de Dépôt du Québec va très bien. Et l’autre pour vous dire que l’ensemble de l’économie va bien.

C’est là que votre cerveau doit faire des liens. C’est comme si un médecin venait vous visiter pour vous dire que votre santé est excellente.

Comme dirait l’anglophile amateur : What’s going on?

Ils ont la chienne?

avoir la chienne /a.vw?? la ?j?n/

  1. (Québec) (Familier) Avoir peur.

… et nous aussi. Car, on n’y connaît rien.

Au moment où l’  on voit apparaître deux gars, vêtus « wallstreeter » , qui vous expliquent pendant 5 minutes pourquoi ça va bien, c’est une façon de faire du bœuf de l’excellent steak haché. On vous mitraille tellement de positif,  comme sur un clavier +++++++++++++++++, que vous vous demandez qu’elle anguille ils cherchent à camoufler derrière leur cravate accotée à leur pomme d’Adam.

Exemple « d’avoir la chienne :

Ici, un membre des Seals s’attend à voir un taliban. Je ne sais pas s’il « a la chienne », mais il a le poisson. Ou bien c’est le poisson qui l’aura… Pas la chienne, mais le membre de la « Seals Team ».

Quel est le contenu de la viande hachée?

C’est le même que le contenu du « poulet pressé.

Il a perdu énormément de qualité depuis des décennies, ce poulet.   Certains – pour le profit – ont trouvé le moyen d’utiliser toutes les parties du poulet et, pour y ajouter de la saveur, ils ont multiplié les agents chimiques. Ce qui fait du poulet pressé, une « viande » qui contient tout le poulet, ou presque… La peau et les os sont broyés pour « alimenter » les profits des actionnaires.

Il en est de même pour l’information : on a choisi d’agrémenter le tout en multipliant les informations, les taillant en lamelles, et en y a joutant du piquant. Fini les dossiers, qualifiés de fouillés.  Ou très rares… L’information n’est pas de comprendre, mais de vous « avertir ». On a rit souvent des journalistes qui couvraient la colonne des chiens écrasés. Maintenant, c’est la une. Alors, il faut fouiller et « remembrer » tout cet écrabouillage.

Elle ne livre plus de liens de compréhension, elle ne crache que des morceaux de viande hachée. Et ce, poliment, chaque jour, chaque heure, chaque minute.

Le supplice de la goutte, c’est rien. Le supplice de l’information, c’est pas seulement le front, c’est le cerveau qui est touché. On nous mitraille à coups de balles de plastiques. On reste en vie,  un peu Frankensteinisés.

Confusion.

Et pour exemple de ratage et, excusez-la, d’imbécillité,  le titre le plus saugrenu que j’ai vu il y a quelques semaines est celui-ci :

« Le manque de travailleurs qualifiés pourrait retarder la reprise économique ».

L’information, style   viande hachée  décomposée

La CIA s’intéressait de près à l’économie canadienne durant la guerre froide.

1972.

Des analystes de la CIA se sont penchés sur presque toutes les cartes disponibles du Canada, ont examiné soigneusement la production minérale canadienne, réfléchi à la question des intérêts japonais dans les sables bitumineux de l’Alberta, catalogué les tendances en matière de transport maritime et gardé un oeil sur les relations entre le Canada et le monde communiste.

En dépit du passage du temps, des portions des documents étaient considérées comme trop délicates pour être rendues publiques.

La CIA a préparé deux études confidentielles sur l’économie canadienne, en avril 1972, en prévision d’une rencontre entre M. Trudeau et le président américain d’alors, Richard Nixon. Dans l’une d’elles, l’agence a observé que la pression se faisait croissante au Canada pour un contrôle des investissements étrangers, un thème dominant à l’époque, malgré un besoin continu de fonds additionnels pour favoriser le développement canadien.

Une décennie plus tard, la CIA a procédé à une analyse incisive des problèmes de l’économie canadienne à l’intention du représentant américain au commerce.

Le Canada n’aurait jamais constitué une cible principale des services du renseignement des États-Unis, mais il s’est de toute évidence retrouvé sur le radar américain une fois de temps en temps, a observé Wesley Wark, professeur d’histoire à l’Université de Toronto, qui a pris part en avril à une conférence sur l’histoire de la CIA et sa place dans la politique et la culture.

L’une des premières et plus poussées études menées par la CIA sur le Canada remonte à 1953, lorsque l’agence s’est penchée sur des cartes de l’utilisation des terres, la vie animale, les ressources minérales, l’industrie, les équipements énergétiques et les installations de santé du pays, entre autres choses. RC

 

Quarante ans plus tard.

Si vous en voulez de la semblable, je vous dirais que La France a conquis le Canada ( le Québec), pour sa richesse et que l’Angleterre a battu la France. Entre les deux, Johnny Weissmuller, un américain « falsifié » ( sans la nationalité), a gagné 5 médailles d’or aux jeux olympiques pour devenir ensuite Tarzan à Hollywood.

Je viens de vous faire le coup de l’embrouille entre être informé d’un fait divers et d’activités importantes, atemporelles, mais significatives dans le courant de l’Histoire.

Le trop tard n’est pas ramené au présent. Alors, c’est comme essayer de retrouver l’identité d’un cadavre qui a passé 40 ans dans l’eau.

La réponse à votre questionnement sur la signification d’une information en apparence « périmée» est celle-ci :  la C.I.A étant supposément  une agence de contre espionnage est depuis longtemps une agence de développement économique sans scrupule. À quoi s’active-t-elle?

À faire de la Terre une boulette de viande hachée, inhumaine, centrée sur le développement des U.S.A. Et ce, depuis la fin de l’après dite Deuxième Guerre mondiale.

Il faut alors prendre cet « incident  politique » du  passé pour le ramener au présent,  afin de  constater que toute la planète, depuis ce temps, a été passée au peigne fin. On a fait l’inventaire de toute la richesse de la Terre pour pouvoir la ramener à Washington.

Conclusion :

Nous ne sommes plus de bœufs, mais des hamburgers. Grillés sur charbon de boas…

On est ce qu’on mange. Soit. Mais c’est nous qu’on mange. Nos richesses : sols des pays, matières premières variées, bref, tout ce qui peut être transformé en richesse sans trop de souci du citoyen. Ni, bien sûr, de richesses à partager.

L’information « officielle » est une machine à déchiqueter les événements, à les livrer en particules fines, de sorte qu’on reste des ignares abrutis qui regardent le film de l’Histoire image par image.

On nous donne le ruban, mais pas la machine ( le projecteur ) pour visionner les trames historiques réelles.

Ce que l’on nomme « vérités ». Ou du moins, une partie assimilable et nourrissante…

Comme dirait l’amateur de coke : il faut savoir lire entre les lignes…

P.S :

L’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE

Autre sujet qui me tient à cœur : l’obsolescence programmée.

C’est la raison pour laquelle je me suis acheté une nouvelle paire de running shoes.

Des rumeurs circulent à l’effet que l’on vous vendra  des chaussures  selon le kilométrage à parcourir.

Le 1000 km

Le 2000 km

Le 5000 km

Le 10,000 km

Un minuscule compteur intégré les fera se désintégrer la chaussure  après l’achat.  Toute falsification, ajout de matériel, manipulation et trafic du module temporel sera puni sévèrement par la prison ou remboursement plus amendes.

Avec un très beau slogan :

Il faut que le marché marche.

P.S 2 : Il reste encore de l’excellente information dans les réseaux officiels. Radio-Canada, quelques journalistes indépendants, etc. Mais elle est affichée, non ou mal analysée. Elle roule 24 heures sur 24, en ruban.

C’est à nous de décrypter.

Y’A LES MOTS – Francine Raymond

Francine Raymond Y’a les Mots Lyrics:
Y a les mots qui amusent et ceux qui abusent
Les mots qui blessent comme autant de morsures
Les mots qu’on pleure et crache en venin dans le chagrin
Et ceux qu’on échange en poignées de main

Y a les mots qui nous lient sous le sceau du secret
Et ceux qui déchirent et séparent à jamais
Les mots qui nous hantent pour un instant de folie
Et ceux qui disparaissent dans l’oubli

Dans tous ces mots qui entourent et m’appellent
J’entends des enfants jouer dans la ruelle
Je vois des ponts bâtis au bout des hommes
Au bout des chaînes là où y a les mots

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Y a les mots qu’on soupire pour passer aux aveux
Ceux qu’on murmure pour mieux parler à son Dieu
Les mots qui frappent pour nous aider à tout comprendre
Et ceux qu’on échappe et qu’on aimerait bien reprendre

Dans tous ces mots qui m’entourent et m’appellent
J’entends des enfants jouer dans la ruelle
Je vois des ponts bâtis au bout des hommes
Au bout des chaînes là où y a les mots

Dans tous ces mots qui m’entourent et m’appellent
J’entends des enfants jouer dans la ruelle
Je vois des ponts bâtis au bout des hommes
Au bout des chaînes là où y a les mots

Dans tous ces mots
Oh oh oh oh
Au bout des chaînes
Là où y a les mots