Archives mensuelles : avril 2011

Caniche

Nous voici au temps des caniches. Des petits chiens frisés au service de la finance. En laisse et dans l’errance. Sans terre pour semer, à amasser de l’argent, la grenaille et les restant de tables des cravatés brillants.

On fait le trottoir jusqu’au vote, trottinant, dévots, dévotes.

Pendant qu’en arrière plan les chiens de guerre vendent leurs rasoirs,

Cosa Nostra d’États…

Nous voilà des chiens de promenade, des chiens de pommade pour les malades dorés.

Laissons-nous faire…

Comme un bison, comme un castor, on n’est que la peau, comme une révolte de Bardot.

Pendant qu’ils engrangent en raclant nos terres, nos avoirs, nos verts, on est là, comme au dessus d’un nid de coucous, mangeant les graines et les envers de la nature, empoisonnés si lentement que la mort est un murmure.

On ne veut pas de nos vies.

On veut nos peaux .

On a nos âmes.

On est des crapauds.

Laissons-nous crever dans la peur, l’ignorance, la crasse comme une huile, les sables mouvants qui figent. Enlisés.

Enlistés.

Les chiens déterrent les os de nos  jardins et les compagnies le schiste de nos terrains.

Caniches et frisés, lardés, dans un lit de sueurs.

On jappe, on jappe, et on jappera, en pensant qu’entre. dans la maison.  un scélérat.

C’est le temps des caniches, le temps où on se tue à trouver des niches.

On nous nourrit de cellulaires, d’écrans géants, de macaronis empoisonnés, de boîtes de conserve, de surgelés.

On lance un IPod et les chiens s’en saisissent.

Comme un os aux odeurs savantes.

Jappe d’un X.

Petit caniche qui niche.

Pavlov dénudé, crêté.

Canin, aux noces de Cana

Da…

© Gaëtan Pelletier

Voilà…

 
J’attends le printemps  et les fleurs de tes yeux
Plongés au fond des miens, au jardin bien heureux  
Le dégel de nos mains, jusqu’au ciel des ciels
Des anges nous laminant de leurs  ailes


 

Voilà mes frémissements
Voilà mes cadeaux d’or, sans argent
Voilà les étoiles qui picotent  nos veilles  
Voilà le miel de ma bouche-abeille


 

J’attends l’été, de l’univers, ce jardin
Qu’il nous fasse un lit, un lit délit
Un matelas farniente, et moi réveille-matin
Du murmure « Je t’aime », d’un doux  câlin


 

Voilà les rideaux et les filets de lumière  
Voilà le vent de ta bouche, amenant les hier  
Voilà l’écrin des bijoux délivrés de nos soirs
Voilà enfin le temps enfermé dans un tiroir

   

© Gaëtan Pelletier

Dimitri Soudas, l’OGM de la politique

Ottawa — Un des membres du conseil d’administration du Port de Montréal soutient que lui et deux collègues ont fait l’objet de pressions politiques de la part de l’homme de confiance de Stephen Harper pour nommer au poste de président le candidat préféré du gouvernement conservateur. Hélène Buzetti, Le Devoir

Commençons par le commencement de la fin

Le chef du Bloc québécois accuse Stephen Harper et son directeur des communications, Dimitri Soudas, d’avoir travaillé avec l’entrepreneur Tony Accurso pour faire nommer Robert Abdallah au poste de PDG du port de Montréal.

C’est le début…

Gilles Duceppe envoie sur You Tube 3 ou 4 enregistrements que vous pourrez écouter à la suite de l’article.  La Presse a également publié des textes des conversations. M. Harper défend son « responsable » … Qui lui également nie totalement ces allégations:

Questionné de près par les journalistes jeudi matin, le chef conservateur Stephen Harper a pour sa part nié en bloc toutes accusations d’ingérence dans ce dossier et il a ajouté que ces allégations étaient tout à fait fausses.

Réagissant à cette controverse, le directeur des communications de Stephen Harper, Dimitri Soudas a lui aussi rejeté toutes ces allégations et assuré que le bureau du premier ministre Harper était totalement étanche à toute forme d’influence extérieure.

Interrogé sur le contenu de l’enregistrement cité par Gilles Duceppe, Dimitri Soudas a répondu qu’il s’agit d’une conversation privée et que dans de tels cas les gens peuvent déclarer ce qu’ils veulent, mais cela ne signifie pas que ce soit vrai pour autant.

Selon M. Soudas, les choses sont « claires comme le cristal » au bureau du premier ministre et personne n’y exerce ce genre d’influence.

Radio-Canada

Le cristal charbonneux de M. Soudas

Le problème de M. Soudas est qu’il n’est non seulement lié au sénateur Léo Housakos, mais que M. Housakos semble lié à un certain Tony Accurso. Encore là, le Canada est un tout petit pays… Mais il faut jeter un œil sur l’œuvre de Dimitri Soudas, son passé, pour juger celui qui prétend que ce ne sont que «  bouette de fin de campagne ».

Voici un petit portrait tracé par une journaliste de la Presse, soulignant la méthode Soudas, ainsi que les rapports de celui-ci avec les journalistes.

Faites-moi un dessin…

Que pensent les journalistes de la méthode « coffre-fort » de M. Soudas?

Chez les journalistes, Dimitri Soudas est presque universellement haï. Il faut dire que les conservateurs, à leur arrivée au pouvoir, ont changé les règles du jeu pour la presse parlementaire. Les journalistes ne sont plus informés de l’heure et du lieu des réunions du cabinet. Du coup, «il y a certains ministres qu’on ne voit plus jamais», souligne Hélène Buzzetti, du Devoir, présidente de la tribune de la presse à Ottawa. Et, surtout, l’équipe des communications de Harper a imposé dès le départ aux scribes une pratique qu’ils abhorrent. Pour poser une question en conférence de presse, occasion devenue rarissime, ils doivent s’inscrire sur une liste. C’est Dimitri Soudas qui choisit quel journaliste pourra poser sa question. Officiellement, personne n’est mis à l’index. Dans les faits, certains membres de la tribune n’ont pas eu de question depuis des années. «Le problème avec cette liste, c’est la possibilité que ça lui donne de faire du favoritisme», dit Hélène Buzzetti.

Le nouveau directeur des communications est décrit comme un être soupe au lait, rancunier, caustique, tant par les journalistes que par des acteurs du monde politique. «Mais pourquoi vous vous intéressez à lui?» s’exclame spontanément une personnalité associée aux conservateurs. «C’est un harceleur. Tu dis quelque chose qu’il n’aime pas, il ne te lâche plus. Il t’inonde de cochonneries», dit un journaliste.

Un matin de décembre 2008, Vincent Marissal, chroniqueur politique à La Presse, donne une entrevue à la radio dans laquelle il critique les conservateurs. Avant même la fin de l’entretien, Soudas lui envoie un courriel agressif sur son BlackBerry. «As-tu fini avec ton spin bloquiste?» Marissal lui répond qu’il va garder ce courriel, question d’illustrer la technique Soudas dans une future chronique. «Trente secondes plus tard, il m’a appelé. Il était dans son auto et il hurlait.» Katia Gagnon, Cyberpresse

Le passé : consommer de vieilles nouvelles rancies

En 209, j’avais tenté de cerner  » la cerne autour du bain » conservateur, pour en savoir un peu plus sur cet univers serpentin de la politique. Je me suis retrouvé devant un étonnant Dimitri Soudas.

On oublie, hélas, les vieilles chroniques du temps passé. Nous sommes de grands consommateurs de quotidien, et nous oublions parfois de garder en mémoire les petits « scandales » qui piquent sans trop détruire . L’un enterrant l’autre… Mais si ceux-ci apparaissent « différents », on peut dire que la culture de la propagande du 21e siècle a fait bien des progrès. En fait, plus on en cultive, plus nous en mangeons, et plus nous en mangeons, moins nous voyons les fausses transformations. L’apparence finit par « avoir du goût.

Le duo Laurel et Hardy

Laurel et Hardy formèrent un couple comique du XXe siècle, un duo du cinéma américain de l’Entre-deux-guerres, réunissant Stan Laurel et Oliver Hardy et basé sur un rapport de force et de protection, souvent dans des bagarres ritualisées et polies (pas de critique sociale). Ils ont joué dans de nombreux films burlesques muets et parlants.

Les voici:

Depuis quelques jours, cette soirée fait des vagues sur la colline parlementaire à Ottawa, où les conservateurs doivent répondre à des allégations de conflit d’intérêts et de « trafic d’influence » puisque c’est en effet la firme BPR, dont Housakos est le président de la filiale TerrEau, qui a obtenu un gros contrat pour la réfection du pont Champlain.

Housakos a travaillé fort dès le début des années 2000 pour convaincre plusieurs communautés, dont la sienne, d’abandonner la tradition du vote libéral.

Sa proximité avec le gouvernement conservateur à Ottawa, qui distribue des milliards en ce moment au moyen des programmes d’infrastructures, lui conférerait aussi, toujours selon nos informateurs, un poids certain au Québec. Son cercle d’amis comprend plusieurs noms qui ont surgi ici et là dans l’actualité. Des amis que l’on retrouve ensuite souvent pas très loin de lui, que ce soit en politique ou dans les affaires.

En premier lieu, son ami d’enfance Dimitri Soudas, conseiller et porte-parole de Stephen Harper. Soudas et Housakos ont dû se défendre pendant l’hiver 2008 d’allégations d’ingérence politique en faveur de la firme Rosdev, du puissant homme d’affaires Michael Rosenberg, plutôt influent à Outremont. Léo Housakos, Rue Frontenac

Jeux de société

Si vous n’avez rien à faire, et que vous voulez vous amuser, nul besoin de vous acheter un jeu de société. Suffit de googler : tapez Soudas  BPR TerrEau, Housakos, GéniEAU, Dumont, Tremblay, Harper, sénateurs, Accurso, contrats, élections, collusion, etc.

Bref, créez votre « propre » monde à partir du cerne autour du bain… Vous arriverez aux tentacules d’un monde poli dont les ramifications vous feront oublier le cordon emmêlé de votre coupe-bordure.

La politique est tellement liée au monde des affaires dans un tortillage pestilentiel qu’il faut se boucher le nez pour jouer.

J’en ai pris un long comme ça…

Les partis (sic) de pêche…

La firme de génie-conseil BPR a payé au fil des ans des voyages de pêche à des élus de municipalités avec qui elle brasse des affaires. Des fonctionnaires du ministère des Affaires municipales ont également pris part à ces excursions de trois ou quatre jours toutes dépenses payées, a appris Le Devoir.

Il ne s’agit toutefois pas d’une pratique isolée. Selon les informations recueillies par Le Devoir, des dirigeants de la firme d’ingénierie Dessau invitent régulièrement à la chasse et à la pêche des clients potentiels ou déjà établis au camp appartenant au club privé Mazana, dans les Laurentides. Chez Dessau, on affirme que la firme n’est pas membre de ce club privé bien que «probablement» elle le connaisse. Dessau n’avait aucun commentaire à faire quant à la possibilité que des dirigeants de la firme puissent en être membres puisqu’il s’agit «d’adhésions personnelles».

Chez BPR, interrogée à trois reprises sur ces voyages, on a refusé de faire quelque commentaire que ce soit après avoir reconnu toutefois que l’entreprise possède bien un camp de pêche. Celui-ci est situé sur les bords du lac Wilkin, à environ 50 kilomètres au nord-est de La Tuque, dans la réserve faunique des Laurentides.

Des maires et des conseillers municipaux de différentes municipalités de la région de Charlevoix ont participé à des voyages de pêche à la fin des années 1990 et au début des années 2000 à l’invitation de BPR. À la même époque, d’importants contrats d’assainissement des eaux (égout) étaient projetés dans la région. Ont suivi des contrats concernant l’eau potable, dont une usine de filtration à Saint-Irénée conçue par BPR.

«De beaux voyages» Kathleen Lévesque, Le Devoir ( Disposaglelogins)

L’avenir

Monsieur Soudas a un bel avenir. Et tout le talent qu’il faut…

À 13 ans , il posait des pancartes pour les libéraux.

De la graine qui pousse vite… Et qui se transforme…

Plus ça change…

Extraits du recueil «L’esprit d’Alphonse Karr»
(Écrivain et journaliste français, 1808-1890)
Pour un convalescent, vivre est un bonheur qui n’en laisse désirer aucun autre; on borne tous ses désirs à respirer, à sentir la douce influence du soleil, à s’enivrer du parfum des fleurs, à écouter le vent dans les arbres, à contempler les longues prairies étendues sur le sol comme un immense tapis de velours vert. Il semble que l’on naît à tout cela; c’est une naissance, mais avec la conscience de la vie et des sensations.
***
L’orgueil, cette force par laquelle on veut faire le bien et on s’efforce vers le beau, parce qu’on a besoin de l’estime de soi-même et de celle des gens que l’on aime et que l’on estime.
Laissons donc les grenouilles coasser dans leur fange; cela accompagne bien la sérénité du soleil couchant.
***
L’homme, de quelque nom pompeux qu’il se décore,
J’en juge par moi-même, est un triste animal.
On fait très-peu de bien, beaucoup de mal; encore
Le peu qu’on fait de bien, on ne le fait que mal.
***
On comprend la vanité des vêtements dans certains cas : le Mohican, vêtu d’une ceinture faite de chevelures de ses ennemis tués et scalpés; Hercule, couvert de la peau du lion de Némée, qu’il a étouffé; Apollon, orné des écailles du serpent Python, mort sous ses flèches, peuvent s’enorgueillir de ces trophées. – Mais qu’un élégant de nos jours, vêtu de la dépouille d’un bélier innocent, ou d’un ver à soie qui ne lui a pas résisté, marche la tête haute et regarde les hommes avec dédain, c’est ce qui m’étonne toujours un peu.
***
La plupart des gens entendent par ces mots : être bien mis, être déguisé en quelqu’un de plus riche que soi.
***
La grande renommée ne s’obtient pas le plus souvent par des grandes vertus et de grands talents, mais par l’art de mettre en œuvre et en lumière, de tailler, de doubler, de sertir, d’enchâsser le très-peu quelque fois que l’on en possède; beaucoup d’hommes dont on s’engoue sont beaucoup moins diamants que lapidaires et bijoutiers.
***
J’ai lu quelque part :
On diminue la taille des statues en s’en éloignant; celle des hommes, en s’en approchant.
***
Les vieillards sont des amis qui s’en vont, il faut au moins les reconduire poliment.
***
Il ne faut pas attribuer à la vieillesse tous les défauts des vieillards. Un vieillard qui radote est né radoteur, et a au moins été bavard dans sa jeunesse. L’on voit si rarement des vieillards aimables que parce qu’ils est peu d’hommes qui le soient.
***
Le vieillard doit faire oublier qu’il a un corps. La logique du langage appelle vieillards, indifféremment les vieux hommes et les vieilles femmes. Le vieillard sera plus heureux et plus considéré s’il se persuade bien qu’il est d’un troisième sexe.
***
Nous vivons dans une sorte d’Arcadie malhonnête, où le vol se contente de s’exercer sous la forme du commerce.
***
Il n’y a presque jamais que les pauvres de généreux. Les riches ne peuvent pas donner : ils ont tant de besoins, tant de superfluités nécessaires, ces pauvres riches!
***
Les vraies richesses, c’est-à-dire les productions de la terre, sans lesquelles les autres ne sont rien et nous laisseraient mourir de faim, sont d’une conservation difficile et par leur volume et par leur corruptibilité De plus, une récolte, malgré le travail et les soins de l’homme, peut manquer par la sécheresse, par une grêle, par une gelée. De plus encore, le prix des fruits de la terre est variable à l’infini. Ce n’est qu’à force de sueurs qu’on les obtient.
L’or et l’argent, au contraire, inaltérables aux éléments, représentent sous un très-petit volume facile à serrer, facile à transporter, facile à cacher, une grande quantité des productions du sol. Bien plus, l’or et l’argent se transforment, au moment même où vous le voulez, en tout ce que vous pouvez désirer. Tous ces avantages ont accru progressivement la valeur su signe, et lui ont fait dépasser de beaucoup la valeur de ce qu’il représente. Quelle est la terre, la richesse réelle, qui rapporte autant qu’une somme équivalente à sa valeur, exploitée à la Bourse, dans l’industrie, dans l’agiotage, dans l’usure? d’où l’abandon de l’agriculture.
***
Entre celui qui livre une marchandise ou un travail, c’est-à-dire une richesse réelle qui donne en retour de l’argent, c’est-à-dire un signe convenu et une représentation arbitraire de cette richesse, c’est le premier qui remercie; et le second s’attend parfaitement à être remercié, trouverait très-mauvais qu’on ne le remerciât pas, et prend un air de supériorité accepté et reconnu par l’autre.
***
Ce sont ceux qui ont le moins d’argent qui paient le plus cher les objets nécessaires à la vie. J’ai réuni les prix comparés de certaines denrées achetées en gros par le bourgeois aisé, et en détail par le pauvre ouvrier. Il ne faut pas oublier qu’il y a encore plus de différence dans la qualité que dans le prix des choses, et, après avoir examiné et comparé, j’ai dit :
       Il n’y a pas beaucoup de riches qui auraient le moyen d’être pauvres.
***
Il y a une foule de gens riches qui font semblant de s’amuser avec leur argent, exprès pour faire envie aux pauvres gens, et qui cachent soigneusement leur ennui et leurs misères profondes, qui consoleraient les autres.
***
Deux moyens de devenir riche :
Le premier est d’augmenter son revenu jusqu’à ce qu’il se trouve en équilibre avec les désirs et les besoins. C’est le plus commun, le plus difficile, et le seul que l’on essaie.
Le second est de diminuer ses besoins et ses désirs, jusqu’à ce qu’ils se trouvent en équilibre avec le revenu.
***
Les besoins réels, simples, peu nombreux et faciles à satisfaire, que nous avaient donnés la nature et la Providence, avaient d’abord rapproché les hommes pour la défense commune et pour les échanges.
Mais les besoins factices, insensés et sans bornes, que créent tous les jours le luxe, la vanité, l’avarice et l’ambition, rapprochent aussi les hommes, mais comme des dogues autour d’un os, pour se battre, se haïr, se tromper, se voler et se dévorer les un les autres.
***
Souvent on ne se résigne à être soi qu’après avoir pris et arraché successivement une demi-douzaine de masques.
***
Je voudrais savoir si, aux yeux du souverain créateur de toutes choses, il y a quelque différence entre ces deux insectes se disputant un grain d’orge et deux armées richement équipées, conduites par de grands généraux, et se battant avec acharnement; je ne le crois pas; vues du sommet d’une montagne, les vagues furieuses de la mer s’aplanissent et ne paraissent que des rides de l’eau.
***
L’homme qui meurt et la feuille jaunie qui tombe ont précisément la même importance. Dans la nature, la mort n’est pas une chose triste plus que la naissance, c’est un des pas du cercle perpétuel que font les choses créées. Tout meurt pou que tout vive : la mort n’est que l’engrais de la vie.
SOURCE:MESTENGO

François Legault, le carrossier de papier

Connaissez-vous la différence entre l’éducation et l’expérience ? L’éducation, c’est quand vous lisez tous les alinéas d’un contrat. L’expérience, c’est ce qui vous arrive quand vous ne le faites pas.   Pete Seege

Comme disait Jeanne d’Arc en grimpant au bûcher : l’essentiel c’est d’être cru.
Frédéric Dard

L’ex-ministre de l’Éducation, François Legault, propose un virage radical pour doter le Québec d’un «des meilleurs systèmes scolaires au monde» d’ici 2020. Canoe

Le plan Legault?

Ce qu’il y a de flatulent dans le « bout de la chaîne de montage », c’est encore et toujours …une abstraction. Le grand échec du système scolaire c’est d’avoir tenté de réparer un tuyau avec une bande de pédagocrates et d’administrateurs dont la seule imagination est d’ajouter de l’argent et de grossir les structures en avalant les petites… qui ne fonctionnent pas, ou mal.

Extrait :

A) Plus d’autonomie aux parents.

B) Plus d’autonomie aux directeurs. ( C’est méconnaître totalement le système actuel qui, justement, accorde à ces administrateurs tous les pouvoirs… Ceux qu’ils n’ont pas, ils le prennent en déjouant les règles).

C) Alléger les structures administratives. ( Un copier-coller des fusionnements des villes. Dix petits organismes pour en faire un gros. Plus il est gros, plus il est important, plus il faut payer…) .

« Cela signifie que le taux de diplomation passerait à 85 % au secondaire, à 75 % au cégep et à 80 % à l’université. »

C’est ce qu’on tente de faire en ce moment en faisant travailler les profs, ces incompétents coupables qui devraient être virés. On les force à aplanir les notes pour « faire passer » les élèves. Pour réussir le plan Legault sans passer par le plan Legault on a qu’à fixer le taux d’échec à 12% au lieu de 17%. Et si ça ne fonctionne pas, on aplanira jusqu’au plancher.

Qu’on se donne la peine d’aller fouiller dans les structures de financement des commissions scolaires, dans l’application des administrateurs « poussés » par le ministère et, souvent, dans le petit monde retors des batailles de pouvoirs ou du lustre.

Qui sont les incompétents qui ont engagé des pédagogues chorégraphes-peintres qui se copient-collent entre eux dans une toile constituée d’une floraison d’organigrammes à donner des nausées.

C’est de l’éducation ou de la peinture?

On pourrait sans doute vendre ces œuvres sur la Rue du Trésor à Québec, aux touristes en mal de petits tableaux « made in Québec ».

Les concepteurs de programmes

Curieusement, M. Legault n’en parle pas. Au lieu d’aller voir l’ingénieur de la Ford-T, il décide de virer les travailleurs de la ligne de montage…

Le plan Legault, c’est le syndrome du gars qui pousse son chariot accoté à un mur et qui pense aller loin et vite.

Qu’on demande à ceux qui sont en éducation ce qui ne fonctionne pas en éducation.

Quand vous voulez améliorer votre pelouse, téléphonez-vous à un philosophe?

Lettre au Devoir

Voilà une lettre d’un enseignant retraité.

perro blanco
Inscrit

mercredi 13 avril 2011 09h42

Réforme Legault, son inspiration, sa méprise

La réforme Legault est directement tirée de l’extrême droite américaine et considère l’école comme une entreprise, les enseignants comme des chefs d’entreprises soumis aux lois de la concurrence, de la productivité et de la rentabilité, et les élèves, comme de la matière qu’ils peuvent façonner à leur guise, des cruches qu’on remplit plus ou moins vite, de la plasticine qu’on transforme, bon gré mal gré, en électriciens, mécaniciens, informaticiens, ingénieurs, médecins, etc.
Si M. Legault voulait ainsi lancer un débat, il aura réussi, mais il aura réussi du même coup à montrer son ignorance et sa propre incompétence. IL EST DONC CONGÉDIÉ, L’IGNARE!
Comme enseignant retraité, je peux dire sans me tromper qu’on n’aurait rien ajouté à ma compétence, à mes performances et à mon rendement en ajoutant 15000$ à mon revenu annuel. À ma résistance physique et émotionnelle non plus, surtout si on m’avait suspendu une épée de Damoclès au-dessus de la tête et menacé à n’importe quel moment de congédiement si les cibles n’étaient pas atteintes, comme si l’élève, les parents, la société, les programmes, le manque de ressources de toutes sortes n’étaient pour rien dans l’atteinte ou non du succès.
Pas étonnant qu’enseignants, syndicats, ministres, commissions scolaires et même parents aient rejeté du revers de la main une proposition aussi stupide qu’injuste.
En effet, en offrant une si généreuse augmentation de salaire aux enseignants contre l’abandon de leur sécurité d’emploi et la soumission à des évaluations régulières selon des critères qui n’ont RIEN à voir avec leur compétence – comme si on congédiait un médecin pour ne pas avoir réussi à sauver la vie à un cancéreux – il se rendait coupable d’une méprise hautement condamnable, soit celle d’avoir eu comme prémisse que le problème, ce sont les profs.
Pas fort, Legault! Pour moi, t’es viré! Le Devoir, Éducation

La confession du viré

M. Legault a aussi dû expliquer pourquoi il n’avait pas mis en place les mesures qu’il prône aujourd’hui du temps où il était ministre de l’Éducation, entre 1998 et 2002. «En 1998, j’arrivais en politique, a-t-il répondu, j’avais tout à apprendre. J’ai commencé à semer, mais je pense que la décentralisation et la responsabilisation doivent aller une étape plus loin. Je prends une partie du blâme.»

Je suis désolé, mais M. Legault a encore tout à apprendre.

Si vous trouvez que le domaine de la construction au Québec est corrompu, vous devriez mettre les pieds dans une école. Je  vous conseillerais de vous engager comme concierge.

Mon voisin est un concierge retraité, et vous seriez surpris de le voir analyser le système scolaire.

On fait ça, l’été, en regardant nos potagers chacun de notre bord de clôture.

À chaque fois je me demande comment un concierge peut en savoir autant sur l’école…

Probablement que la propreté est le fondement de sa pensée…

Et qu’il sait reconnaître une tache dans un ensemble de carrelages…

Il sait que la saleté se cache dans les recoins.

Le Japon porte officiellement le niveau de sévérité de Fukushima à 7, au plus haut niveau avec Tchernobyl

Par François Marginean

Le Japon a finalement reconnu ce que nous savions déjà depuis quelques semaines, mais qu’ils n’osaient pas admettre: la sévérité de l’accident nucléaire de Fukushima est au moins aussi importante que fut Tchernobyl en 1986. L’explosion et les retombées nucléaires radioactives de Tchernobyl avaient été classé au niveau 7, le plus haut échelon de l’échelle en terme de gravité des accidents nucléaires civils.

L’échelle internationale des événements nucléaires (INES, de l’anglais International Nuclear Event Scale) sert à mesurer la gravité d’un accident nucléaire.

Cette échelle compte huit niveaux de gravité notés de 0 à 7. Pour des événements quantifiables et de nature comparable, l’échelle est logarithmique, un niveau correspondant à un facteur 10 [1]. (source)

Maintenant, voici une autre chose que le Japon et les autorités nucléaires ne voudront pas admettre pour le moment, mais qui viendra éventuellement, vous l’aurez lu ici en premier: Fukushima a été classé au niveau 7 seulement parce qu’il n’existe pas de niveau plus élevé. L’ampleur des dégâts, des conséquences pour la santé et l’environnement entrainés par Fukushima devraient être de niveau 8 ou 9. Fukushima défini un nouveau niveau d’évènements nucléaires. Greenpeace a déclaré, avec justesse, que Fukushima constitue 3 incidents Tchernobyl de niveau 7 séparément. Fukushima est définitivement pire que Tchernobyl.

Plus d’information sera ajouté à ce rapport au cours de la journée et de la semaine.

Revenez ultérieurement pour attraper les derniers développements!

Les Barlagne

Le cas Barlagne n’a jamais fait couler autant d’encre et de bave. Ce n’est non seulement la controverse de l’immigration, mais en plus celle du rapport Québec-France.

Les parfaits immigrants…

Ils parlent français, travaillent, paient des impôts, sont intégrés ( et leurs enfants davantage) puisqu’ils sont arrivés au Québec en 2005.

David Barlagne , père, aurait  clairement précisé sa situation familiale à l’ambassade canadienne de France avant d’émigrer.

Alors, pourquoi ce refus?

L’image du Canada en prend un coup. D’autant que la campagne électorale profite à tous les partis pour clamer justice, discrimination, compassion, etc.

La raison évoquée est si simpliste que certains se demandent s’il n’y a pas d’autres facteurs camouflés sous ce scandale qui n’en finit pas de secouer le Canada et sa « politique » d’immigration.

Voici un  passage du journal Le  Devoir un peu plus « subtil » :

De son côté, l’humoriste Dave Richer, lui-même handicapé, est venu témoigner de son soutien à cette cause en conférence de presse, en insistant sur l’avenir possible de la petite Rachel, qui deviendra peut-être un jour enseignante, ou députée…

Sophie Barlagne a également raconté son désarroi de voir que sa fille aînée, Lara, qui a douze ans, n’est considérée par les autorités que comme la soeur d’une handicapée, puisqu’elle aussi doit être expulsée avec sa famille.

Rappelons d’ailleurs que les Barlagne sont aussi sous le coup d’une interdiction de territoire, ce qui veut dire qu’ils pourraient ne pas pouvoir venir au Canada en tant que touristes. Or la soeur de Sophie Barlagne, Florence, est elle aussi établie à Montréal avec sa famille.

Rachel Barlagne est traitée plus durement qu’un criminel ayant purgé sa peine, fait valoir l’avocat Stéphane Minson.

C’est au député du Nouveau Parti démocratique à Outremont, Thomas Mulcair, que la jeune Lara a remis la demande humanitaire présentée par sa famille. Déjà, l’an dernier, le NPD avait demandé un amendement à l’article 38 de la Loi sur l’immigration pour que ne soient pas discriminées les personnes handicapées. Le NPD rappelait déjà, à cette époque, que le Canada ne respectait pas les principes de la convention internationale des Nations unies qu’il a pourtant signée.

Au bureau du ministre Kenney, on n’a pas donné suite aux appels du Devoir hier. Le Devoir

Raison

La famille Barlagne est menacée d’expulsion du Canada parce que la fillette de 8 ans, qui souffre de paralysie cérébrale (relativement légère), est considérée comme un «fardeau excessif» pour la société canadienne. Selon vous, cette décision du ministère fédéral de l’Immigration est-elle justifiée? Cyberpresse

La compassion et la raison

Voici deux témoignages. L’un venant d’un prêtre, l’autre d’un sociologue promit à un grand avenir.

Raymond Gravel

Prêtre dans le diocèse de Joliette et ex-député de Repentigny

DÉCISION HONTEUSE

Je trouve honteuse cette décision du ministère fédéral de l’Immigration de justifier l’expulsion du Canada d’une famille française très bien intégrée au Québec, à cause de la paralysie cérébrale de leur petite fille de 8 ans, Rachel Barlagne. L’étymologie du nom Rachel signifie: Dieu pleure. Il y a de quoi pleurer quand on rend des décisions aussi désincarnées et déshumanisantes. De plus, je ne comprends pas le refus du ministre Jason Kenney d’intervenir dans ce dossier pour donner à cette famille le statut de résidence permanente. Il me semble que ce serait faire preuve d’humanité et de compassion. Ce que je trouve le plus contradictoire et paradoxal chez les conservateurs, c’est qu’ils se disent les grands défenseurs de la vie en devenir, le foetus dans le sein de sa mère, ce qui se défend très bien, mais en même temps, ils n’éprouvent aucune compassion pour une enfant déjà là, parce qu’atteinte d’une maladie qu’ils considèrent comme un «fardeau excessif» pour la société d’accueil. Comme contradiction, essayez d’en trouver une meilleure. Nous avons là une autre preuve que ce gouvernement peut être dangereux s’il devient majoritaire. Réveillons-nous pendant qu’il est encore temps de le faire.

Mathieu Bock-Côté

Chargé de cours en sociologie à l’UQAM

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Les questions liées à l’immigration sont souvent déformées par un politiquement correct exaspérant qui disqualifie l’idée même d’un contrôle étatique des frontières. Pour une certaine gauche qui se veut «humanitaire», l’immigration devrait être régulée exclusivement par une vision moralisatrice des «droits humains», l’État n’étant plus en droit de distinguer entre les nationaux et les étrangers, comme si la citoyenneté canadienne était un titre administratif parmi d’autres. Mais ce n’est pas de cela dont on parle avec la famille Barlagne, menacée d’expulsion à cause du handicap d’une de leurs filles, présenté comme un «fardeau excessif» par les services sociaux. Voilà une erreur de jugement consternante. On ne parle pas d’une famille dont un fils aurait versé dans la criminalité et dont les parents seraient culturellement étrangers à la société québécoise. On ne parle pas non plus d’une consommation abusive de biens sociaux. On parle d’une famille parfaitement intégrée, mais frappée par un malheur attristant, arbitraire, injuste. On parle d’une situation où la loi civile devrait s’accommoder raisonnablement avec la loi morale. Pour une fois que le motif humanitaire n’est pas instrumentalisé grossièrement, que le gouvernement ne confonde pas la fermeté politique avec une application si aveugle de la loi qu’elle devient inhumaine. Cyberpresse