Archives quotidiennes : 22-avril-2011

Dimitri Soudas, l’OGM de la politique

Ottawa — Un des membres du conseil d’administration du Port de Montréal soutient que lui et deux collègues ont fait l’objet de pressions politiques de la part de l’homme de confiance de Stephen Harper pour nommer au poste de président le candidat préféré du gouvernement conservateur. Hélène Buzetti, Le Devoir

Commençons par le commencement de la fin

Le chef du Bloc québécois accuse Stephen Harper et son directeur des communications, Dimitri Soudas, d’avoir travaillé avec l’entrepreneur Tony Accurso pour faire nommer Robert Abdallah au poste de PDG du port de Montréal.

C’est le début…

Gilles Duceppe envoie sur You Tube 3 ou 4 enregistrements que vous pourrez écouter à la suite de l’article.  La Presse a également publié des textes des conversations. M. Harper défend son « responsable » … Qui lui également nie totalement ces allégations:

Questionné de près par les journalistes jeudi matin, le chef conservateur Stephen Harper a pour sa part nié en bloc toutes accusations d’ingérence dans ce dossier et il a ajouté que ces allégations étaient tout à fait fausses.

Réagissant à cette controverse, le directeur des communications de Stephen Harper, Dimitri Soudas a lui aussi rejeté toutes ces allégations et assuré que le bureau du premier ministre Harper était totalement étanche à toute forme d’influence extérieure.

Interrogé sur le contenu de l’enregistrement cité par Gilles Duceppe, Dimitri Soudas a répondu qu’il s’agit d’une conversation privée et que dans de tels cas les gens peuvent déclarer ce qu’ils veulent, mais cela ne signifie pas que ce soit vrai pour autant.

Selon M. Soudas, les choses sont « claires comme le cristal » au bureau du premier ministre et personne n’y exerce ce genre d’influence.

Radio-Canada

Le cristal charbonneux de M. Soudas

Le problème de M. Soudas est qu’il n’est non seulement lié au sénateur Léo Housakos, mais que M. Housakos semble lié à un certain Tony Accurso. Encore là, le Canada est un tout petit pays… Mais il faut jeter un œil sur l’œuvre de Dimitri Soudas, son passé, pour juger celui qui prétend que ce ne sont que «  bouette de fin de campagne ».

Voici un petit portrait tracé par une journaliste de la Presse, soulignant la méthode Soudas, ainsi que les rapports de celui-ci avec les journalistes.

Faites-moi un dessin…

Que pensent les journalistes de la méthode « coffre-fort » de M. Soudas?

Chez les journalistes, Dimitri Soudas est presque universellement haï. Il faut dire que les conservateurs, à leur arrivée au pouvoir, ont changé les règles du jeu pour la presse parlementaire. Les journalistes ne sont plus informés de l’heure et du lieu des réunions du cabinet. Du coup, «il y a certains ministres qu’on ne voit plus jamais», souligne Hélène Buzzetti, du Devoir, présidente de la tribune de la presse à Ottawa. Et, surtout, l’équipe des communications de Harper a imposé dès le départ aux scribes une pratique qu’ils abhorrent. Pour poser une question en conférence de presse, occasion devenue rarissime, ils doivent s’inscrire sur une liste. C’est Dimitri Soudas qui choisit quel journaliste pourra poser sa question. Officiellement, personne n’est mis à l’index. Dans les faits, certains membres de la tribune n’ont pas eu de question depuis des années. «Le problème avec cette liste, c’est la possibilité que ça lui donne de faire du favoritisme», dit Hélène Buzzetti.

Le nouveau directeur des communications est décrit comme un être soupe au lait, rancunier, caustique, tant par les journalistes que par des acteurs du monde politique. «Mais pourquoi vous vous intéressez à lui?» s’exclame spontanément une personnalité associée aux conservateurs. «C’est un harceleur. Tu dis quelque chose qu’il n’aime pas, il ne te lâche plus. Il t’inonde de cochonneries», dit un journaliste.

Un matin de décembre 2008, Vincent Marissal, chroniqueur politique à La Presse, donne une entrevue à la radio dans laquelle il critique les conservateurs. Avant même la fin de l’entretien, Soudas lui envoie un courriel agressif sur son BlackBerry. «As-tu fini avec ton spin bloquiste?» Marissal lui répond qu’il va garder ce courriel, question d’illustrer la technique Soudas dans une future chronique. «Trente secondes plus tard, il m’a appelé. Il était dans son auto et il hurlait.» Katia Gagnon, Cyberpresse

Le passé : consommer de vieilles nouvelles rancies

En 209, j’avais tenté de cerner  » la cerne autour du bain » conservateur, pour en savoir un peu plus sur cet univers serpentin de la politique. Je me suis retrouvé devant un étonnant Dimitri Soudas.

On oublie, hélas, les vieilles chroniques du temps passé. Nous sommes de grands consommateurs de quotidien, et nous oublions parfois de garder en mémoire les petits « scandales » qui piquent sans trop détruire . L’un enterrant l’autre… Mais si ceux-ci apparaissent « différents », on peut dire que la culture de la propagande du 21e siècle a fait bien des progrès. En fait, plus on en cultive, plus nous en mangeons, et plus nous en mangeons, moins nous voyons les fausses transformations. L’apparence finit par « avoir du goût.

Le duo Laurel et Hardy

Laurel et Hardy formèrent un couple comique du XXe siècle, un duo du cinéma américain de l’Entre-deux-guerres, réunissant Stan Laurel et Oliver Hardy et basé sur un rapport de force et de protection, souvent dans des bagarres ritualisées et polies (pas de critique sociale). Ils ont joué dans de nombreux films burlesques muets et parlants.

Les voici:

Depuis quelques jours, cette soirée fait des vagues sur la colline parlementaire à Ottawa, où les conservateurs doivent répondre à des allégations de conflit d’intérêts et de « trafic d’influence » puisque c’est en effet la firme BPR, dont Housakos est le président de la filiale TerrEau, qui a obtenu un gros contrat pour la réfection du pont Champlain.

Housakos a travaillé fort dès le début des années 2000 pour convaincre plusieurs communautés, dont la sienne, d’abandonner la tradition du vote libéral.

Sa proximité avec le gouvernement conservateur à Ottawa, qui distribue des milliards en ce moment au moyen des programmes d’infrastructures, lui conférerait aussi, toujours selon nos informateurs, un poids certain au Québec. Son cercle d’amis comprend plusieurs noms qui ont surgi ici et là dans l’actualité. Des amis que l’on retrouve ensuite souvent pas très loin de lui, que ce soit en politique ou dans les affaires.

En premier lieu, son ami d’enfance Dimitri Soudas, conseiller et porte-parole de Stephen Harper. Soudas et Housakos ont dû se défendre pendant l’hiver 2008 d’allégations d’ingérence politique en faveur de la firme Rosdev, du puissant homme d’affaires Michael Rosenberg, plutôt influent à Outremont. Léo Housakos, Rue Frontenac

Jeux de société

Si vous n’avez rien à faire, et que vous voulez vous amuser, nul besoin de vous acheter un jeu de société. Suffit de googler : tapez Soudas  BPR TerrEau, Housakos, GéniEAU, Dumont, Tremblay, Harper, sénateurs, Accurso, contrats, élections, collusion, etc.

Bref, créez votre « propre » monde à partir du cerne autour du bain… Vous arriverez aux tentacules d’un monde poli dont les ramifications vous feront oublier le cordon emmêlé de votre coupe-bordure.

La politique est tellement liée au monde des affaires dans un tortillage pestilentiel qu’il faut se boucher le nez pour jouer.

J’en ai pris un long comme ça…

Les partis (sic) de pêche…

La firme de génie-conseil BPR a payé au fil des ans des voyages de pêche à des élus de municipalités avec qui elle brasse des affaires. Des fonctionnaires du ministère des Affaires municipales ont également pris part à ces excursions de trois ou quatre jours toutes dépenses payées, a appris Le Devoir.

Il ne s’agit toutefois pas d’une pratique isolée. Selon les informations recueillies par Le Devoir, des dirigeants de la firme d’ingénierie Dessau invitent régulièrement à la chasse et à la pêche des clients potentiels ou déjà établis au camp appartenant au club privé Mazana, dans les Laurentides. Chez Dessau, on affirme que la firme n’est pas membre de ce club privé bien que «probablement» elle le connaisse. Dessau n’avait aucun commentaire à faire quant à la possibilité que des dirigeants de la firme puissent en être membres puisqu’il s’agit «d’adhésions personnelles».

Chez BPR, interrogée à trois reprises sur ces voyages, on a refusé de faire quelque commentaire que ce soit après avoir reconnu toutefois que l’entreprise possède bien un camp de pêche. Celui-ci est situé sur les bords du lac Wilkin, à environ 50 kilomètres au nord-est de La Tuque, dans la réserve faunique des Laurentides.

Des maires et des conseillers municipaux de différentes municipalités de la région de Charlevoix ont participé à des voyages de pêche à la fin des années 1990 et au début des années 2000 à l’invitation de BPR. À la même époque, d’importants contrats d’assainissement des eaux (égout) étaient projetés dans la région. Ont suivi des contrats concernant l’eau potable, dont une usine de filtration à Saint-Irénée conçue par BPR.

«De beaux voyages» Kathleen Lévesque, Le Devoir ( Disposaglelogins)

L’avenir

Monsieur Soudas a un bel avenir. Et tout le talent qu’il faut…

À 13 ans , il posait des pancartes pour les libéraux.

De la graine qui pousse vite… Et qui se transforme…