Archives quotidiennes : 16-avril-2011

Le Japon porte officiellement le niveau de sévérité de Fukushima à 7, au plus haut niveau avec Tchernobyl

Par François Marginean

Le Japon a finalement reconnu ce que nous savions déjà depuis quelques semaines, mais qu’ils n’osaient pas admettre: la sévérité de l’accident nucléaire de Fukushima est au moins aussi importante que fut Tchernobyl en 1986. L’explosion et les retombées nucléaires radioactives de Tchernobyl avaient été classé au niveau 7, le plus haut échelon de l’échelle en terme de gravité des accidents nucléaires civils.

L’échelle internationale des événements nucléaires (INES, de l’anglais International Nuclear Event Scale) sert à mesurer la gravité d’un accident nucléaire.

Cette échelle compte huit niveaux de gravité notés de 0 à 7. Pour des événements quantifiables et de nature comparable, l’échelle est logarithmique, un niveau correspondant à un facteur 10 [1]. (source)

Maintenant, voici une autre chose que le Japon et les autorités nucléaires ne voudront pas admettre pour le moment, mais qui viendra éventuellement, vous l’aurez lu ici en premier: Fukushima a été classé au niveau 7 seulement parce qu’il n’existe pas de niveau plus élevé. L’ampleur des dégâts, des conséquences pour la santé et l’environnement entrainés par Fukushima devraient être de niveau 8 ou 9. Fukushima défini un nouveau niveau d’évènements nucléaires. Greenpeace a déclaré, avec justesse, que Fukushima constitue 3 incidents Tchernobyl de niveau 7 séparément. Fukushima est définitivement pire que Tchernobyl.

Plus d’information sera ajouté à ce rapport au cours de la journée et de la semaine.

Revenez ultérieurement pour attraper les derniers développements!

Les Barlagne

Le cas Barlagne n’a jamais fait couler autant d’encre et de bave. Ce n’est non seulement la controverse de l’immigration, mais en plus celle du rapport Québec-France.

Les parfaits immigrants…

Ils parlent français, travaillent, paient des impôts, sont intégrés ( et leurs enfants davantage) puisqu’ils sont arrivés au Québec en 2005.

David Barlagne , père, aurait  clairement précisé sa situation familiale à l’ambassade canadienne de France avant d’émigrer.

Alors, pourquoi ce refus?

L’image du Canada en prend un coup. D’autant que la campagne électorale profite à tous les partis pour clamer justice, discrimination, compassion, etc.

La raison évoquée est si simpliste que certains se demandent s’il n’y a pas d’autres facteurs camouflés sous ce scandale qui n’en finit pas de secouer le Canada et sa « politique » d’immigration.

Voici un  passage du journal Le  Devoir un peu plus « subtil » :

De son côté, l’humoriste Dave Richer, lui-même handicapé, est venu témoigner de son soutien à cette cause en conférence de presse, en insistant sur l’avenir possible de la petite Rachel, qui deviendra peut-être un jour enseignante, ou députée…

Sophie Barlagne a également raconté son désarroi de voir que sa fille aînée, Lara, qui a douze ans, n’est considérée par les autorités que comme la soeur d’une handicapée, puisqu’elle aussi doit être expulsée avec sa famille.

Rappelons d’ailleurs que les Barlagne sont aussi sous le coup d’une interdiction de territoire, ce qui veut dire qu’ils pourraient ne pas pouvoir venir au Canada en tant que touristes. Or la soeur de Sophie Barlagne, Florence, est elle aussi établie à Montréal avec sa famille.

Rachel Barlagne est traitée plus durement qu’un criminel ayant purgé sa peine, fait valoir l’avocat Stéphane Minson.

C’est au député du Nouveau Parti démocratique à Outremont, Thomas Mulcair, que la jeune Lara a remis la demande humanitaire présentée par sa famille. Déjà, l’an dernier, le NPD avait demandé un amendement à l’article 38 de la Loi sur l’immigration pour que ne soient pas discriminées les personnes handicapées. Le NPD rappelait déjà, à cette époque, que le Canada ne respectait pas les principes de la convention internationale des Nations unies qu’il a pourtant signée.

Au bureau du ministre Kenney, on n’a pas donné suite aux appels du Devoir hier. Le Devoir

Raison

La famille Barlagne est menacée d’expulsion du Canada parce que la fillette de 8 ans, qui souffre de paralysie cérébrale (relativement légère), est considérée comme un «fardeau excessif» pour la société canadienne. Selon vous, cette décision du ministère fédéral de l’Immigration est-elle justifiée? Cyberpresse

La compassion et la raison

Voici deux témoignages. L’un venant d’un prêtre, l’autre d’un sociologue promit à un grand avenir.

Raymond Gravel

Prêtre dans le diocèse de Joliette et ex-député de Repentigny

DÉCISION HONTEUSE

Je trouve honteuse cette décision du ministère fédéral de l’Immigration de justifier l’expulsion du Canada d’une famille française très bien intégrée au Québec, à cause de la paralysie cérébrale de leur petite fille de 8 ans, Rachel Barlagne. L’étymologie du nom Rachel signifie: Dieu pleure. Il y a de quoi pleurer quand on rend des décisions aussi désincarnées et déshumanisantes. De plus, je ne comprends pas le refus du ministre Jason Kenney d’intervenir dans ce dossier pour donner à cette famille le statut de résidence permanente. Il me semble que ce serait faire preuve d’humanité et de compassion. Ce que je trouve le plus contradictoire et paradoxal chez les conservateurs, c’est qu’ils se disent les grands défenseurs de la vie en devenir, le foetus dans le sein de sa mère, ce qui se défend très bien, mais en même temps, ils n’éprouvent aucune compassion pour une enfant déjà là, parce qu’atteinte d’une maladie qu’ils considèrent comme un «fardeau excessif» pour la société d’accueil. Comme contradiction, essayez d’en trouver une meilleure. Nous avons là une autre preuve que ce gouvernement peut être dangereux s’il devient majoritaire. Réveillons-nous pendant qu’il est encore temps de le faire.

Mathieu Bock-Côté

Chargé de cours en sociologie à l’UQAM

BIENVENUE!

Les questions liées à l’immigration sont souvent déformées par un politiquement correct exaspérant qui disqualifie l’idée même d’un contrôle étatique des frontières. Pour une certaine gauche qui se veut «humanitaire», l’immigration devrait être régulée exclusivement par une vision moralisatrice des «droits humains», l’État n’étant plus en droit de distinguer entre les nationaux et les étrangers, comme si la citoyenneté canadienne était un titre administratif parmi d’autres. Mais ce n’est pas de cela dont on parle avec la famille Barlagne, menacée d’expulsion à cause du handicap d’une de leurs filles, présenté comme un «fardeau excessif» par les services sociaux. Voilà une erreur de jugement consternante. On ne parle pas d’une famille dont un fils aurait versé dans la criminalité et dont les parents seraient culturellement étrangers à la société québécoise. On ne parle pas non plus d’une consommation abusive de biens sociaux. On parle d’une famille parfaitement intégrée, mais frappée par un malheur attristant, arbitraire, injuste. On parle d’une situation où la loi civile devrait s’accommoder raisonnablement avec la loi morale. Pour une fois que le motif humanitaire n’est pas instrumentalisé grossièrement, que le gouvernement ne confonde pas la fermeté politique avec une application si aveugle de la loi qu’elle devient inhumaine. Cyberpresse