Élections 2011 : quatre cavaliers sur un cheval de bois

Image: Salvador Dali

Leur chevauchée inaugure le commencement de la fin du monde, car ils apparaissent lorsque l’Agneau, figure de Jésus ressuscité, ouvre les quatre premiers sceaux.

La fin du monde : le pain blanc 1950

A Mari usque ad Mare (« D’un océan à l’autre »), la devise du Canada, provient du psaume 72, verset 8 de la Bible : Et dominabitur a mari usque ad mare, et a flumine usque ad terminos terrae. Il se lit comme suit dans la version King James :

« He shall have dominion also from sea to sea, and from the river unto the ends of the earth ».

(Son empire s’étendra aussi d’un océan à l’autre, du fleuve jusqu’aux confins de la terre.)

Encyclopédie canadienne

C’était très ambitieux, mais pas laïque…

***

Il y a maintes manières d’envisager la fin du monde. La plus populaire est celle d’un anéantissement total de l’humanité, bref, de la planète, dans un court moment. Pour un terrien, la Terre c’est le « monde ».

Encore là, ce n’est pas la fin du monde, mais la fin d’une période de l’humanité.

C’est parfois  un météore qui se dirige droit vers la Terre, comme dans  les films américains, on réussit à le faire dévier,  et tout le monde applaudit.

C’est du cinéma.

Pop Corn.

And Cola…

En réalité, c’est plus vraisemblablement comme une tranche de pain moisie qui finira par ne plus être mangeable. Avant qu’on ajoute des additifs, des « stabilisants », le pain moisissait, et il développait une petite floraison de moisissures qui le rendait âpre, amer, dégueulasse.  Comme un fromage bleu, mais toxique.

La vie pue, mais tout le monde en mange.

Prolongation d’un régime rancie.

Voter pour nourrir les bêtes…

Je cherchais 4 photos pour illustrer les 4 cavaliers quand google m’a offert un montage préparé avec la cavalière Élisabeth May.

Ils ne sont pas méchants.

1.      L’un chante sur You Tube.

2.      L’autre est le descendant d’une famille de Tsars qui a été sous surveillance de la GRC pendant qu’il était étudiant. Ignatieff, ce n’est pas un nom commun au Canada…Being Michael Ignatieff.

3.      Jack , le bon Jack. Il joue de la guitare… Sympathique, authentique…

4.      May…Be. The Green Green Grass of Home…

5.      Le Québec

Le problème avec les élections canadiennes dites démocratiques, c’est qu’il n’y a rien d’alléchant à croquer du bleu toxique. Tout ce qui est avalable et nourrissant,   est une sorte de pain ranci rendu poison  par le bleu de la  moisissure.

Sans vouloir être impoli –  on peut être   respectueux –  mais tout de même pas sénile : où est la relève?

Je parie qu’on va tenter de nous refiler Justin Trudeau…

Rien que pour la marque de commerce.

***

Les cavaliers de la canette

Louis et Lorenzo décident d’enterrer la vie de garçon de leur chum de brosse Louis-David. Avant que naisse son premier enfant, ses compagnons l’invitent à s’imbiber pour une ultime fois au célèbre Festival western de St-Tite. Les deux fêtards croient avoir tout prévu, mais la bière de l’amitié sera plutôt tablette. Immortalisée par une caméra quasi documentaire, la chevauchée alcoolisée de ces cavaliers de la canette nous entraîne là où les hommes n’ont plus rien à se dire. Cinéma

Là où les hommes n’ont plus rien à se dire…

En démocratie, c’est là où le peuple et les représentants n’ont plus rien à se dire. On a fini par se rendre compte que les cavaliers sont un peu vieux, un peu saouls, qu’ils veulent prolonger leur vie…

Le contenu des sceaux

« Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. »

L’épée : les guerres géopolitiques, les armes sophistiquées et les classiques.

La famine : Monsanto et toute la structure de production industrielle de l’alimentation.

La mortalité : Big Pharma et Big Culture, arrosés de tous les produits chimiques inimaginables.

Les bêtes sauvages : Les Banksters avec leurs gourous de requins, de piranhas faisandés, modélisés sous une religion du « bon et du bien » par une unique recette.

Les montures

Tout ça par les grenailles de kapos bien dressés, les canins caniches dans chaque petit recoin du monde des affaires et dans des troupes qui sont fières d’obéir sans trop penser.

Il n’y a rien de pire que la foi froide et intransigeante, déshumanisée, robotisée.

Les exécutants, si petits soient-ils dans leur rôle, sont aussi dommageables pour les citoyens que les « gros ». Comme dans le film La liberté où les policiers de Vichy traquent une bande de Tzigane qui finiront dans un camp de concentration nazi.

Voter pour nourrir la bête

Voter, ce n’est pas la fin du monde… Mais c’est la fin lente et invisible d’un monde qui s’effrite, qui empeste, qui est indigeste et qui nous rend malades.

Les gentils cavaliers ne sont en fait que des figurines de plâtre d’un monde déjà mort.

Si les politiciens n’ont plus de pouvoir, nos X n’en ont plus.

À voir la frivolité et les enjeux qui se résument à répandre les « dons » (de  par l’argent du peuple), l’Apocalypse qui  surviendra dans peu de temps est la dégradation issue d’une synergie qui, maintenant, échappe à tout pouvoir politique.

A)    La dégradation de l’économie déviée vers des intérêts privés.

B)    Les guerres géopolitiques dites « blanches », salvatrices, aux buts nébuleux.

C)    La montée du pouvoir des partis en place par « l’achat » de forces policières défendant le « danger démocratique » .  Ce qui n’est pas sans rappeler la mascarade nazie, ou « l’investissement de quelque 600 millions de dollars » de la force policière de l’organisation du  G20 à Toronto.

En fait, l’État nazi mit d’emblée la police à l’abri de la critique publique en censurant la presse. L’arrivée d’Hitler au pouvoir vit la fin des batailles de rue par l’emprisonnement des communistes. Les effectifs de la police furent même renforcés par l’incorporation d’organisations paramilitaires nazies dans les rangs des auxiliaires. Les nazis centralisèrent et financèrent la police pour qu’elle puisse mieux lutter contre les bandes criminelles et assurer la sécurité de l’État. L’État allemand augmenta les effectifs, intensifia la formation et modernisa l’équipement. Les nazis offrirent aux forces de l’ordre toute latitude en matière d’arrestations, d’incarcérations et de traitement des prisonniers. La police lança des «actions préventives», c’est-à-dire qu’elle procéda à des arrestations sans disposer des preuves requises pour une condamnation au tribunal, en fait, sans le moindre contrôle judiciaire. Lien

D)    L’aplanissement des différences culturelles et des modèles de sociétés.

E)     Absence totale d’écoute des penseurs indépendants. ( Brûler les livres).

On brûle les penseurs, ou bien on les éteint en « allumant » la frayeur du danger terroriste. La différence n’est plus perçue comme évolution, mais frein

F)     Création d’un Nouvel Ordre Mondial et entretien de celui-ci par propagande de nécessité.

G)    Gangrène par lobbyisme, malversation, manipulation,

H)    Culture de nations serviles aux dirigeants enrégimentés.

La liste est longue. Depuis quelques décennies que plusieurs la dressent, et mieux que moi.

Le Canada : un exemple à suivre

Depuis la crise 2008, le Canada s’en étant sorti comme « un modèle » (  on pourrait analyser longuement cette « chance » et non pas cette réussite), on l’a vanté partout dans le « monde ».

Le Canada a échappé à la « récession »…

C’est ce qu’on nous chante de par tous les « moi » viciés, sur tous les toits.

Quel beau mensonge!

Et quelle belle illusion!

Le Canada a entretenu avec un filet assez mince  les mêmes structures, les mêmes politiques d’affaires que les autres pays.

Qui donc, un tant soit peu lucide,  peut fermer les yeux sur une réalité bien plus profonde? La  structure mondialiste ne peut pas épargner le Canada d’une récession, d’un creux si profond qui pourrait être catastrophique.

La « décompartimentation »

La sécurité  du Titanic avait été conçue  par des compartiments sécuritaires. C’était là le point fort de sa dite insubmersibilité.

Avec sa double coque en plaque d’acier riveté et ses 16 compartiments séparés par 15 cloisons étanches, le Titanic offrait une sécurité maximale. Si jamais un des compartiments était touché, on pouvait fermer les cloisons depuis la passerelle à l’aide d’une commande électrique.
En cas d’entrée d’eau massive, on pouvait également les fermer manuellement ou automatiquement par l’intermédiaire de flotteurs de sécurité.
Titanic

« Aujourd’hui, il n’y a plus de limites », entend-on tous les matins au comptoir, dans les zincs où se réfugie à Paris la meilleure philosophie. (…). Plus de limites en effet, à l’escalade des rémunérations et des prébendes, aux fanfreluches de Madame Sans-Gêne et aux désinvoltures de présidents sans façon.

L’indécence de l’époque ne provient pas d’un excès, mais d’un déficit de frontières.

Il n’y a plus de limites à parce qu’il n’y a plus de limites entre.

La frontière a mauvaise presse : elle défend les contre-pouvoirs. N’attendons pas des pouvoirs établis, et en position de force, qu’il fasse sa promo. Ni que ces passe-muraille que sont les évadés fiscaux, membres de la jet-set, stars du ballon rond, conférenciers à 50 000 dollars, multinationales adeptes des prix de transfert déclarent leur amour à ce qui leur fait barrage. (…)

Ce sont les dépossédés qui ont intérêt à la démarcation franche et nette (…) Ceux qui ont la maîtrise des stocks (de têtes nucléaires, d’or, de devises, de savoirs et de brevets) peuvent jouer avec les flux, en devenant encore plus riches. Le fort est fluide. Le faible n’a pour lui que son bercail, une religion imprenable, un dédale inoccupable, rizières, montagnes, deltas. Guerre asymétrique. Le prédateur déteste le rempart, la proie aime bien. « http://bonnetdane.midiblogs.com

L’apocalypse

Inutile de brailler, de chialer, de se lamenter, de faire cuire Harper, d’attendre un Messie… Comme on dit en anglais : « It’s no use ».

Ce n’est pas le capitaine, c’est le bateau – le système – qui n’a plus aucune étanchéité.

Oui, le « monde » a l’air de nous tomber sur la tête : nucléaire, guerres, famines, rats de l’économie, etc. Le 21 décembre 2012 du calendrier Maya pourrait bien être celui du Noël des campeurs…

Au fond, tout se déroule comme une tranche de pain des années 50 : pour ceux qui – comme moi – en ont mangé, la pourriture est si infime et invisible qu’on croque à pleines dents pour ensuite  cracher le morceau en grimaçant.

Choisir un cavalier avec un cheval de bois…

C’est ça, le 2 mai…

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