Archives quotidiennes : 11-avril-2011

G8-G20 : Allez chier… à 20 kilomètres

Une bécosse est un terme employé au Québec pour désigner les latrines extérieures qui y existaient à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Le terme est également employé dans le langage populaire pour désigner les toilettes en général. Ce québécisme peut être utilisé au singulier (la bécosse) ou au pluriel (les bécosses), comme pour les termes « toilette » et « latrine ». Wiki

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Suite à l’ébauche d’un rapport dévoilé aujourd’hui, je vous transmets un de mes vieux billets datant de juin 2010.

Il est revenu « à la mode ». Il y avait anguille sous roche à l’époque. Malheureusement, malgré les demandes des partis de l’opposition, Madame Fraser ne peut dévoiler l’entièreté du rapport puisqu’une loi indique que ces rapports doivent être émis lorsque la chambre est en marche.

On pourra toujours courir aux toilettes…

Coupable ou non d’avoir illégalement dévié de l’argent des contribuables, la somme des sommets canadiens G-8 et G-20 est déjà un scandale en soi et une dépense que trop salée pour les contribuables.

1 milliard de dollars. Au moins…

Quel politicien ou simple citoyen va faire 20 km pour aller faire pipi?

Extrait de Cyberpresse

Dans ce rapport préliminaire, Mme Fraser laisserait entendre que le gouvernement Harper a trompé le Parlement afin de faire approuver des projets en marge du G8. Ces projets qui ont coûté 50 millions de dollars ont favorisé le comté du ministre Tony Clement.

Des toilettes publiques à 20 kilomètres du site du sommet du G8, un million de dollars pour des trottoirs à 100 km de là, un belvédère à une heure de route; les projets, déjà, avaient fait tiquer.

On lit dans le rapport que le ministre Clement, le maire de Huntsville et le gérant du complexe hôtelier où s’est tenu le sommet sont ceux qui ont choisi les 32 projets financés par les fonds publics, sans tenir compte des besoins du sommet ou des conditions d’octroi de fonds imposées par le gouvernement.

Le rapport de la Mme Fraser en vient à suggérer que ce processus pourrait avoir été illégal.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a lui aussi réclamé que le rapport soit rendu public immédiatement, jugeant qu’il était dans l’intérêt public d’avoir cette information avant la tenue des débats des chefs.

Le chef du NPD, Jack Layton, a aussi réclamé le dévoilement du rapport final de la vérificatrice générale avant les débats des chefs afin que les Canadiens aient l’heure juste dans ce dossier.

M. Layton a aussi exigé la tenue d’une enquête publique entourant la gestion des sommets du G8 et du G20 par le gouvernement Harper. La tenue de ces deux sommets a coûté près d’un milliard de dollars aux contribuables canadiens l’an dernier.

Cyberpresse

G8-G20: Allez chier à… 20 kilomètres

(Ottawa) Stephen Harper a tenté mardi de justifier le coût des sommets du G8 et G20, qui auront lieu à Huntsville et à Toronto à la fin du mois, notamment par le fait qu’il s’agit d’une occasion unique de vendre le Canada comme une destination touristique de choix. Cyberpresse

… nous travaillons avec nos partenaires du G20 pour améliorer la situation de l’endettement très sévère de plusieurs pays», a rétorqué M. Harper.

Quand j’étais jeune, j’habitais chez ma grand-mère qui avait une belle bécosse en planches de planches de granges recyclées, brûlées par le soleil. Et les mouches le savaient…

Ça attire les mouches ce cabanon-là! Pas à peu près… Les bleues dodues, sifflantes, tenaces, vibrantes, persiflant, zigzagantes. Bref, des mouches à marde… Comme celles que l’on a collées  au derrière et pour qui la Terre est une bécosse.

Pour le G8-G20, on aurait dû montrer le Canada d’il y a 50 ans avec des bécosses à 20 kilomètres – tel qu’indiqué.

En espérant qu’ils puissent se retenir durant le parcours…

Je me demande pourquoi M. Harper veut « vendre » le Canada : ils sont tous là pour nous acheter un  à un.

À 1,100,000,000 $ pour la sécurité et des paysages de carton, le prix de « revient », je n’en reviens toujours pas , est d’au moins 30$ par habitant.

Comptez les gens de votre rue… Ici, il y environ 100 maisons. Faites un moyenne de 3 habitants par maison. Rien que notre petite rue : 9,000$.

Les prix des cadenas

Bilderberg en Espagne… Elle qui croule sous la dette s’est vu affichée d’une belle réunion du gratin. Du 3 au 6 juin 2010.

Coûts : 600,000 €.

Protéger qui? Des gens qui s’adonnent à des Hold-up dans une banque ronde : la Terre.

Parmi les participants de la réunion du groupe Bilderberg se sont retrouvé des hommes politiques de haut niveau et des dirigeants d’entreprises leaders dans le monde, avec une grande capacité d’influence. Les entreprises du secteur énergétique BP et Shell, pour ne citer que quelques noms, sont habituellement au rendez-vous. On y retrouve aussi les représentants des principales banques du monde et des géants du secteur des télécommunications, comme Google, qui était à Sitges cette année.

La reine d’Espagne, la reine Beatrix d’Hollande, le président autrichien Heinz Fischer, le premier ministre français François Fillon, Bill Gates et le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen sont quelques-unes des personnalités qui se sont rendues à Sitges. De même, le directeur de l’Organisation mondial du commerce, Pascal Lamy, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, le Britannique Peter Mandelson, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, l’ancien commissaire européen Pedro Solbes, le conseiller d’Obama Paul Volcker, l’ancien commissaire européen Pedro Solbes, ou encore les rédacteurs en chef de The Economist et du Financial Times étaient également présents. Mecanopolis

La question qui tue…

Si ces gens sont si importants et efficaces –se voulant de « sauver » le monde- par la finance – …ils auraient réussi.

Qu’attendent-ils pour « réussir »?

Encore plus d’argent.

Une réunion de flatulents de l’égo… J’espère qu’ils ont apporté leur boîte de sardines… Ça sent le pêcheur, et la morue qui s’est fait dorer sur une plage à 34 degrés C.

Le retour du roi

On se croirait dans un bal vieux de 400 ans, au temps où la noblesse réglait les comptes du cerf autour d’une table bien garnie.

Elle est où la démocratie?

Et pour protéger qui?

Au fond, s’il en disparaissait  quelques uns, ce serait sans doute une bonne chose pour l’Humanité.

Ce secret entourant ces rencontres de « grands » donne l’impression que d’importants enjeux qui nous concernent y sont discutés. Le secret n’est jamais rassurant. D’ailleurs, il y a quelques jours, au Parlement européen, Daniel Estulin, journaliste d’enquête, a présenté sa recherche de longue haleine : « Le groupe Bilderberg, la véritable histoire ». http://infoguerilla.fr/?p=2152

Déjà en novembre 2009, le député Mario Borghezio s’était insurgé contre le secret de cette organisation. Il exigeait plus de transparence de la part du groupe pratiquement « occulte ». Voir son intervention : http://realinfos.wordpress.com/2010…

On constate qu’il y a un réel embargo sur ce groupe de Bilderberg. Nous devons rechercher des gens comme Mme Flore Vasseur, http://blog.florevasseur.com/ pour avoir quelques informations sur le déroulement de ces rencontres secrètes. Mme Vasseur a décidé d’aller visiter Sitges, où a lieu la fameuse rencontre Bilderberg 2010. Il faut lire son journal : « Tout près du groupe Groupe Bilderberg… » Flore Vasseur – Auteur | Jeudi 3 Juin 2010 à 11:01 http://www.marianne2.fr/Tout-pres-d…

Oui, ce groupe comme celui de la Commission Trilatérale ou du Council for Foreign Relations sont pour le moins « mystérieux ».

Outre les patrons médiatiques, on y trouve les patrons des plus grandes banques de la planète ainsi que les chefs militaires de l’empire de l’Occident. Il y a aussi les plus grands actionnaires-propriétaires-directeurs-PDG des plus grosses compagnies capitalistes du monde. Et pour compléter le tout, les plus grands politiciens de droite du monde sans oublier plusieurs représentants des monarchies européennes. Serge Charbonneau

Gaëtan Pelletier

Élections 2011 : quatre cavaliers sur un cheval de bois

Image: Salvador Dali

Leur chevauchée inaugure le commencement de la fin du monde, car ils apparaissent lorsque l’Agneau, figure de Jésus ressuscité, ouvre les quatre premiers sceaux.

La fin du monde : le pain blanc 1950

A Mari usque ad Mare (« D’un océan à l’autre »), la devise du Canada, provient du psaume 72, verset 8 de la Bible : Et dominabitur a mari usque ad mare, et a flumine usque ad terminos terrae. Il se lit comme suit dans la version King James :

« He shall have dominion also from sea to sea, and from the river unto the ends of the earth ».

(Son empire s’étendra aussi d’un océan à l’autre, du fleuve jusqu’aux confins de la terre.)

Encyclopédie canadienne

C’était très ambitieux, mais pas laïque…

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Il y a maintes manières d’envisager la fin du monde. La plus populaire est celle d’un anéantissement total de l’humanité, bref, de la planète, dans un court moment. Pour un terrien, la Terre c’est le « monde ».

Encore là, ce n’est pas la fin du monde, mais la fin d’une période de l’humanité.

C’est parfois  un météore qui se dirige droit vers la Terre, comme dans  les films américains, on réussit à le faire dévier,  et tout le monde applaudit.

C’est du cinéma.

Pop Corn.

And Cola…

En réalité, c’est plus vraisemblablement comme une tranche de pain moisie qui finira par ne plus être mangeable. Avant qu’on ajoute des additifs, des « stabilisants », le pain moisissait, et il développait une petite floraison de moisissures qui le rendait âpre, amer, dégueulasse.  Comme un fromage bleu, mais toxique.

La vie pue, mais tout le monde en mange.

Prolongation d’un régime rancie.

Voter pour nourrir les bêtes…

Je cherchais 4 photos pour illustrer les 4 cavaliers quand google m’a offert un montage préparé avec la cavalière Élisabeth May.

Ils ne sont pas méchants.

1.      L’un chante sur You Tube.

2.      L’autre est le descendant d’une famille de Tsars qui a été sous surveillance de la GRC pendant qu’il était étudiant. Ignatieff, ce n’est pas un nom commun au Canada…Being Michael Ignatieff.

3.      Jack , le bon Jack. Il joue de la guitare… Sympathique, authentique…

4.      May…Be. The Green Green Grass of Home…

5.      Le Québec

Le problème avec les élections canadiennes dites démocratiques, c’est qu’il n’y a rien d’alléchant à croquer du bleu toxique. Tout ce qui est avalable et nourrissant,   est une sorte de pain ranci rendu poison  par le bleu de la  moisissure.

Sans vouloir être impoli –  on peut être   respectueux –  mais tout de même pas sénile : où est la relève?

Je parie qu’on va tenter de nous refiler Justin Trudeau…

Rien que pour la marque de commerce.

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Les cavaliers de la canette

Louis et Lorenzo décident d’enterrer la vie de garçon de leur chum de brosse Louis-David. Avant que naisse son premier enfant, ses compagnons l’invitent à s’imbiber pour une ultime fois au célèbre Festival western de St-Tite. Les deux fêtards croient avoir tout prévu, mais la bière de l’amitié sera plutôt tablette. Immortalisée par une caméra quasi documentaire, la chevauchée alcoolisée de ces cavaliers de la canette nous entraîne là où les hommes n’ont plus rien à se dire. Cinéma

Là où les hommes n’ont plus rien à se dire…

En démocratie, c’est là où le peuple et les représentants n’ont plus rien à se dire. On a fini par se rendre compte que les cavaliers sont un peu vieux, un peu saouls, qu’ils veulent prolonger leur vie…

Le contenu des sceaux

« Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. »

L’épée : les guerres géopolitiques, les armes sophistiquées et les classiques.

La famine : Monsanto et toute la structure de production industrielle de l’alimentation.

La mortalité : Big Pharma et Big Culture, arrosés de tous les produits chimiques inimaginables.

Les bêtes sauvages : Les Banksters avec leurs gourous de requins, de piranhas faisandés, modélisés sous une religion du « bon et du bien » par une unique recette.

Les montures

Tout ça par les grenailles de kapos bien dressés, les canins caniches dans chaque petit recoin du monde des affaires et dans des troupes qui sont fières d’obéir sans trop penser.

Il n’y a rien de pire que la foi froide et intransigeante, déshumanisée, robotisée.

Les exécutants, si petits soient-ils dans leur rôle, sont aussi dommageables pour les citoyens que les « gros ». Comme dans le film La liberté où les policiers de Vichy traquent une bande de Tzigane qui finiront dans un camp de concentration nazi.

Voter pour nourrir la bête

Voter, ce n’est pas la fin du monde… Mais c’est la fin lente et invisible d’un monde qui s’effrite, qui empeste, qui est indigeste et qui nous rend malades.

Les gentils cavaliers ne sont en fait que des figurines de plâtre d’un monde déjà mort.

Si les politiciens n’ont plus de pouvoir, nos X n’en ont plus.

À voir la frivolité et les enjeux qui se résument à répandre les « dons » (de  par l’argent du peuple), l’Apocalypse qui  surviendra dans peu de temps est la dégradation issue d’une synergie qui, maintenant, échappe à tout pouvoir politique.

A)    La dégradation de l’économie déviée vers des intérêts privés.

B)    Les guerres géopolitiques dites « blanches », salvatrices, aux buts nébuleux.

C)    La montée du pouvoir des partis en place par « l’achat » de forces policières défendant le « danger démocratique » .  Ce qui n’est pas sans rappeler la mascarade nazie, ou « l’investissement de quelque 600 millions de dollars » de la force policière de l’organisation du  G20 à Toronto.

En fait, l’État nazi mit d’emblée la police à l’abri de la critique publique en censurant la presse. L’arrivée d’Hitler au pouvoir vit la fin des batailles de rue par l’emprisonnement des communistes. Les effectifs de la police furent même renforcés par l’incorporation d’organisations paramilitaires nazies dans les rangs des auxiliaires. Les nazis centralisèrent et financèrent la police pour qu’elle puisse mieux lutter contre les bandes criminelles et assurer la sécurité de l’État. L’État allemand augmenta les effectifs, intensifia la formation et modernisa l’équipement. Les nazis offrirent aux forces de l’ordre toute latitude en matière d’arrestations, d’incarcérations et de traitement des prisonniers. La police lança des «actions préventives», c’est-à-dire qu’elle procéda à des arrestations sans disposer des preuves requises pour une condamnation au tribunal, en fait, sans le moindre contrôle judiciaire. Lien

D)    L’aplanissement des différences culturelles et des modèles de sociétés.

E)     Absence totale d’écoute des penseurs indépendants. ( Brûler les livres).

On brûle les penseurs, ou bien on les éteint en « allumant » la frayeur du danger terroriste. La différence n’est plus perçue comme évolution, mais frein

F)     Création d’un Nouvel Ordre Mondial et entretien de celui-ci par propagande de nécessité.

G)    Gangrène par lobbyisme, malversation, manipulation,

H)    Culture de nations serviles aux dirigeants enrégimentés.

La liste est longue. Depuis quelques décennies que plusieurs la dressent, et mieux que moi.

Le Canada : un exemple à suivre

Depuis la crise 2008, le Canada s’en étant sorti comme « un modèle » (  on pourrait analyser longuement cette « chance » et non pas cette réussite), on l’a vanté partout dans le « monde ».

Le Canada a échappé à la « récession »…

C’est ce qu’on nous chante de par tous les « moi » viciés, sur tous les toits.

Quel beau mensonge!

Et quelle belle illusion!

Le Canada a entretenu avec un filet assez mince  les mêmes structures, les mêmes politiques d’affaires que les autres pays.

Qui donc, un tant soit peu lucide,  peut fermer les yeux sur une réalité bien plus profonde? La  structure mondialiste ne peut pas épargner le Canada d’une récession, d’un creux si profond qui pourrait être catastrophique.

La « décompartimentation »

La sécurité  du Titanic avait été conçue  par des compartiments sécuritaires. C’était là le point fort de sa dite insubmersibilité.

Avec sa double coque en plaque d’acier riveté et ses 16 compartiments séparés par 15 cloisons étanches, le Titanic offrait une sécurité maximale. Si jamais un des compartiments était touché, on pouvait fermer les cloisons depuis la passerelle à l’aide d’une commande électrique.
En cas d’entrée d’eau massive, on pouvait également les fermer manuellement ou automatiquement par l’intermédiaire de flotteurs de sécurité.
Titanic

« Aujourd’hui, il n’y a plus de limites », entend-on tous les matins au comptoir, dans les zincs où se réfugie à Paris la meilleure philosophie. (…). Plus de limites en effet, à l’escalade des rémunérations et des prébendes, aux fanfreluches de Madame Sans-Gêne et aux désinvoltures de présidents sans façon.

L’indécence de l’époque ne provient pas d’un excès, mais d’un déficit de frontières.

Il n’y a plus de limites à parce qu’il n’y a plus de limites entre.

La frontière a mauvaise presse : elle défend les contre-pouvoirs. N’attendons pas des pouvoirs établis, et en position de force, qu’il fasse sa promo. Ni que ces passe-muraille que sont les évadés fiscaux, membres de la jet-set, stars du ballon rond, conférenciers à 50 000 dollars, multinationales adeptes des prix de transfert déclarent leur amour à ce qui leur fait barrage. (…)

Ce sont les dépossédés qui ont intérêt à la démarcation franche et nette (…) Ceux qui ont la maîtrise des stocks (de têtes nucléaires, d’or, de devises, de savoirs et de brevets) peuvent jouer avec les flux, en devenant encore plus riches. Le fort est fluide. Le faible n’a pour lui que son bercail, une religion imprenable, un dédale inoccupable, rizières, montagnes, deltas. Guerre asymétrique. Le prédateur déteste le rempart, la proie aime bien. « http://bonnetdane.midiblogs.com

L’apocalypse

Inutile de brailler, de chialer, de se lamenter, de faire cuire Harper, d’attendre un Messie… Comme on dit en anglais : « It’s no use ».

Ce n’est pas le capitaine, c’est le bateau – le système – qui n’a plus aucune étanchéité.

Oui, le « monde » a l’air de nous tomber sur la tête : nucléaire, guerres, famines, rats de l’économie, etc. Le 21 décembre 2012 du calendrier Maya pourrait bien être celui du Noël des campeurs…

Au fond, tout se déroule comme une tranche de pain des années 50 : pour ceux qui – comme moi – en ont mangé, la pourriture est si infime et invisible qu’on croque à pleines dents pour ensuite  cracher le morceau en grimaçant.

Choisir un cavalier avec un cheval de bois…

C’est ça, le 2 mai…

Bateaux

Sais plus où est mon corps
Sais plus où est mon âme
En toi, en moi, encor
Tes lèvres sont des bordures de frissons
Qui me pâment
J’embrasserais les sons
Des mots de ta bouche
Le chemin mouillé
Qui détruit d’étincelles des doutes

 

J’ai enfermé mon œil en tes vues
Comme deux billes qui flottent
Dans l’Univers à l’envers
Me voilà une ombre marchant sur tes lueurs

Ma belle a des mains, qui m’attendent à bout de souffle. Et moi j’ai les yeux comme des écrins de souffre.

Sais plus où est mon corps
Sais plus, mais sais tout

Ton regard est un diamant jumeau
On s’est marié il y a mille ans
Les doigts en diamant
Tout nous, tout noués
Notre amour est un voyage
Et nos corps des épaves
Coulées au fond des mers
L’amour est une bulle d’air pour le plomb enfoncé dans la chair.

Ma belle a des mains, qui m’attendent à l’océan de lumière. Et moi j’ai les yeux d’un plongeur d’hier.

Je recherche nos âmes sous les épaves de nos chairs.
Je recueille les minutes, les secondes, les ans.
L’Univers Océan…

Perdue, mon amour, perdue puis  retrouvée …
Dans les granules des fonds flottants…

Je t’aime à bénir les nœuds retrouvés.
Les encres qu’on s’écrit du fond de l’amer.

Ma belle a des mains d’argent et j’ai la chair d’un d’une lueur d’hier.
Je t’aime comme un bateau qu’on a bâti sur une mer de sable…
Je manque d’eau…

© Gaëtan Pelletier