Archives quotidiennes : 8-avril-2011

Josh Fox, réalisateur anti-gaz de schiste classé “terroriste”

Metteur en scène de théâtre et réalisateur de fiction, Josh Fox n’avait rien d’autre que sa caméra qui le prédestinait au documentaire. D’une simple lettre d’une compagnie gazière reçue dans sa maison familiale de Pennsylvanie, havre de paix au bord de la rivière Delaware, il s’est immergé tout entier dans le cauchemar des gaz de schistes pendant un an et demi afin de comprendre ce qui arrivait à son pays. Avec un ami monteur, il a produit Gasland, documentaire politique, écologique et expressionniste sur une Amérique prête à sacrifier air pur, eau douce et santé humaine pour quelques mètres cubes de gaz de plus… Devenu hérault de la lutte contre une industrie énergétique sans scrupules, il présentera pour la première fois son film en Europe du 16 au 21 janvier à Londres. En attendant l’arrivée de son film en France, Josh Fox a accepté de livrer à OWNIpolitics quelques détails sur sa mission d’intérêt général.

Comment a commencé le tournage de Gasland ?

Ca s’est passé exactement comme je le raconte dans le film : mon père a reçu une lettre qui nous proposait d’exploiter du gaz sur notre terrain. Il m’a demandé de “jeter un oeil à cette histoire” : la zone du haut Delaware n’est pas une zone d’exploitation d’hydrocarbure, c’est une magnifique région d’étangs où nous n’avions jamais rien vu de tel. Bien sûr, les compagnies de gaz nous ont promis que nous ne les remarquerions même pas, que nous allions gagner énormément d’argent… et c’est ce qu’ils nous ont offert.

 

La rivière Delaware, qui coule à côté de la maison de famille de Josh Fox.

Mais mes voisins sont venus m’expliquer qu’ils avaient jeté un œil au procédé, qui consistait à injecter des produits chimiques dans le sol… Bref, tout ça ressemblait à un énorme projet industriel et j’ai voulu savoir de quoi il en retournait. Je suis donc allé à Dimmick, où ce genre de forage avait déjà eu lieu. Quand je suis revenu, je savais qu’il fallait empêcher que ça se produise chez moi et enquêter là-dessus parce que ça relevait du scandale national.  Alors qu’au départ c’était juste un film pour informer mes voisins !

D’où est venu l’idée de ce titre, Gasland ?

Le titre ne nous est venu qu’à la toute fin de la réalisation : nous regardions une campagne de pub cinéma des années 1950 pour le gaz naturel en Pennsylvanie et il y avait une réplique qui nous a frappé à propos des pipelines et des puits : “et ce genre de sites et de sons, vous pouvez les voir partout dans le Gasland !” Et là, ça a été le déclic : nous nous sommes regardés avec mon coéquipier : nous avions notre titre !

Comment s’est déroulé la production du film elle-même avant sa projection en salle ?

Nous projetions le film au fur et à mesure que nous le produisions pour informer les habitants de la région du haut Delaware : nous montrions des bouts de 10 minutes, 30 minutes… Nous étions déjà en contact avec notre public, ce qui nous aidait à sélectionner les séquences, et ça nous permettait de voir un peu mieux ce que nous pourrions faire comme film.

Mais le film Gasland lui-même est né d’un travail à deux, avec le monteur, enfermés pendant un an dans une pièce où nous choisissions ce qui nous plaisait le plus en nous inspirant du cinéma expérimental et notamment d’une de nos grandes références : Jean-Luc Godard ! Plutôt que “Que ferait Jésus à notre place ?” pour nous guider, nous avions un WWGD sur notre frigidaire pour “What would Godard do ?” (“que ferait Godard à notre place ?”). Même si nous voulions en faire un projet mainstream, ça nous paraissait essentiel d’y ajouter notre fibre artistique.

Quand avez-vous commencé à sentir de la pression de la part des entreprises exploitantes ?

L’industrie gazière a surfé sur le débat lancé par notre film : ils ont lancé une énorme campagne de publicité, qui à mon avis nous a beaucoup profité car elle a fait monter le buzz. Ils ont été jusqu’à produire leur propre film, en copiant le style “caméra à l’épaule” du nôtre, ce qui est assez flatteur quand on y pense ! Mais leurs efforts se sont retournés contre eux au final : plus ils en faisaient, plus les gens se posaient des questions sur ce qui ne tournait pas rond… Plus ils attaquaient notre film et plus ils attiraient l’attention sur notre initiative, aidant les gens à réaliser que leur défense ne tenait pas debout !

Vous avez tout de même été ajouté sur la Terror Watch List du Department of Homeland Security (ministère de l’Intérieur américain) !

Tout ce truc à propos de la Terror Watch, c’est le genre de chose auquel vous finissez par vous attendre : ces sociétés ont tellement d’argent et de pouvoir, c’est effrayant ! Mais c’est bien plus effrayant de perdre le travail d’une vie : cette maison en Pennsylvanie, mon père l’a construite de ses propres mains. Alors, au pied du mur, vous n’avez pas d’autre choix que de vous battre.

Avez-vous trouvé du soutien en dehors de vos voisins et de vos amis ?

Pour commencer, des centaines de milliers de personnes se sont impliquées à travers les États-Unis, tout le monde se sent concerné, et, pour faire circuler l’information et alerter les gens, l’aide des fondations que nous avons rencontré pendant notre tournée a été cruciale. Nous avons projeté notre film au Congrès, dans tout l’État de New York à l’Environemental Protection Administration (agence de protection de l’environnement) et au ministère de la Justice. Nous avons également reçu un soutien considérable de la communauté du film documentaire qui nous a notamment fourni une aide juridictionnelle quand l’industrie gazière nous a attaqué.

Une ligne est tracée au milieu des États-Unis ceux qui acceptent d’être à la merci des sociétés exploitantes d’hydrocarbures, qui sont dans une mentalité où l’humain n’a pas d’importance, et une armée de personne qui s’inquiète de la “vraie” Amérique et qui défend l’égalité, la liberté, la justice et l’éducation. Et nous, nous sommes entre les deux.

Pouvez-vous nous dire où en est la bataille dans votre région de Pennsylvanie ?

Nous venons de remporter une grande victoire : l’État de New York a voté un moratoire sur la fracturation hydraulique du fait des preuves qui sont sorties, c’est une première ! Pour en arriver là, il a fallu que nous donnions un exemplaire de Gasland à chacun des membres de l’Assemblée de l’État, ce qui fait quelques centaines, plus une à chacun des 70 sénateurs de l’État.

 

Tom Corbett, nouveau gouverneur de Pennsylvanie, a reçu un million de dollars de l’industrie gazière pour mener sa campagne.

En Pennsylvanie, là où coule la Delaware River, c’est une autre affaire : l’État vient d’élire un gouverneur extrêmement favorable à l’exploitation des gaz de schistes, Tom Corbett, qui a reçu un million de dollars de l’industrie gazière pour financer sa campagne. La commission du bassin du Delaware a approuvé plusieurs puits d’exploration, trois ont été forés et nous avons déjà constaté des signes de contamination de l’eau, l’un d’eux à quelques kilomètres de chez moi. Cela ne fait que plus nous motiver pour nous battre.

Comment expliquez-vous le retard des médias dans la couverture de cette affaire ?

Aux États-Unis, l’information est restée sous la côte d’alerte pendant pas mal de temps. Les premières explosions ont eu lieu au Texas, au Colorado, au Wyoming, qui sont des États peu denses où la production de gaz et de pétrole est déjà bien installée… Pas de quoi faire la Une des médias nationaux. Mais quand l’affaire est remontée jusqu’à New York et à la Pennsylvanie, des zones hyper peuplées, avec une grosse exploitation des nappes phréatiques et sans passif d’exploitation d’hydrocarbures, l’affaire a très vite fait parler.

Vous revenez d’Australie : y alliez-vous également pour enquêter sur les gaz de schistes ?

Nous avons fait des séquences à propos de l’exploitation des couches de charbon méthanier (coalbed methane) en Australie, qui sont très proches de la problématique des schistes : la  technique est proche de la fracturation hydraulique et le gouvernement s’est aligné sur les entreprises pour littéralement exproprier les gens. Il y a les mêmes problèmes de contamination de l’eau douce, pollution aérienne, vols des terres agricoles… Comme aux États-Unis, les gens sont poussés au dehors pour faire place à de vastes projets d’exploitation de gaz. Nous avons été là-bas pour soutenir les gens et parler de la situation en Australie.

Avez-vous le projet de réaliser un Gasland 2 ?

Nous ne savons pas encore quelle suite donner à Gasland mais nous en ferons probablement une : tout bouge tellement vite en ce moment que nous n’avons pas encore eu le temps de prendre un pas de recul. Nous réalisons également un film sur les énergies renouvelables.

Vous avez obtenu du soutien de la chaîne câblée HBO : pensez-vous que la télévision soit un medium indispensable pour faire passer votre message ?

Nous avons choisi de faire les deux : une distribution cinéma à notre manière et un partenariat avec HBO. Ils nous ont autorisé à partir en tournée avec notre film avant la diffusion télé et de le passer en salle ensuite. Mais nous savions que le sujet était très grave et nous voulions que ça se sache. Or, quoiqu’on dise, diffuser le film dans 40 millions de foyers, c’est une force de frappe inégalable ! Avoir accès à la télévision, c’est rentrer directement chez les gens et ça nous a énormément aidé. Nous avons bénéficié de leur machine de relation presse qui est fantastique mais nous voulions rester en contact avec les gens, montrer le film à travers le pays et répondre aux questions qu’ils se posaient. Prendre contact avec les organisations locales était un point clé de notre mission.

Comment les gaz de schistes ont-ils changé votre vie ?

En tant que directeur de théâtre, j’ai l’habitude de donner ma vie pour mes projets. Mais ce projet est différent car il a pris une ampleur nationale et que ce que nous faisons fait évoluer le débat. C’est très excitant et ça prend un temps fou mais nous nous battons pour l’État de New York, pour la Pennsylvanie…. Nous nous battons pour tellement de personnes : tous ces gens qui nous livrent leurs histoires, c’est une expérience extraordinaire, mais ça me donne aussi une obligation morale de me battre pour eux.

Pensez-vous être plutôt un réalisateur ou un activiste ?

Je suis un trouveur, je cherche la vérité, et je considère que le fait d’avoir une éducation vous donne des responsabilité. Je suis directeur de théâtre mais j’ai du tout mettre de côté pour ce projet, à la grande déception de ma compagnie. Mais ils comprennent : je n’ai pas choisi cette bataille, c’est elle qui m’a choisi, en arrivant dans ma boîte aux lettres !

Actuellement, je fais tout ce qui est en mon pouvoir : des gens nous contactent du monde entier, chaque jour, pour nous demander de l’aide ou des conseils, de diffuser le film… C’est le genre d’aventure qui ne vous arrive qu’une fois dans une vie, j’y investis donc tout ce que j’ai car c’est un danger mortel. Ce que je veux, c’est qu’on me rende ma maison, ma vie, ce sentiment de paix et de sécurité… Et s’il faut deux ans de campagne acharnée pour que ça s’arrête, alors je la mènerai et je sais que nous gagnerons.

Crédits photo sous licence CC : Nicholas T ; Pennstatelive.

SOURCE: ownipoilitics.com

En attendant…

Je dessinerais des oiseaux sur des murs, en ombres de printemps. Le temps, le temps de toucher entre la lumière et les ombres les figurants éloignés.

La chair comme un mur.

La distance l’impossible.

Et l’illusion dans sa faim dessinée.

Je dessinerais des ciels étoilé et les chaleurs des étés. Tu sais le noir et la puissance des étoiles.

C’est comme les oiseaux sur les murs ou les mots parfois murs.

On ne vole vers soi que par le vent… Comme si la Terre n’avait que ça pour nous faire rêver.

Toute vie est une sorte de mondes infinis.

Mon sang est d’encre, comme le noir sur les pans tracés.

En attendant le sans temps…

Là où les maux sont silences.

Je t’attends au coin d’une étoile.

Au coin du dévoile.

Là où les mots sont des ombres qui attendent des mains de lumières. Là où le but se fond à la distance.

Arrêtés.

Tout en Nous.

Là où le voyage se confond avec le départ.

J’attends parfois tes lèvres comme le toucher reflet d’éternité.

En attendant…

©Gaëtan Pelletier

LEO SAYER-When I Need You

 

🙂
Romantique… Follement et sirupeusement romantique… Heavenly yours for the pleasure of it….

When I Need You

When I need you
I just close my eyes and I’m with you
And all that I so want to give you
It’s only a heart beat away

When I need love
I hold out my hand and I touch love
I never knew there was so much love
Keeping me warm night and day

Miles and miles of empty space in between us
A telephone can’t take the place of your smile
But you know I won’t be traveling forever
It’s cold out but hold out and do like I do

When I need you
I just close my eyes and I’m with you
And all that I so want to give you baby
It’s only a heart beat away

It’s not easy when the road is your driver
Honey that’s a heavy load that we bear

Wisconsin: bientôt une grève générale aux États-Unis

Par Sophie Chapelle (7 avril 2011)

Non à l’anéantissement des droits sociaux ! Partie du Wisconsin, la contestation américaine prend de l’ampleur. Les manifestants dénoncent les projets de loi des élus républicains. Ces derniers, sous couvert de déficit budgétaire, tentent d’affaiblir les syndicats du secteur public trop enclins à soutenir le président Obama. Une mobilisation sociale qui s’inspire du printemps arabe.

Ils ont convergé sur Madison, la capitale du Wisconsin (États-unis), le 12 mars dernier. Au moins 70.000 personnes, enseignants, jeunes, employés des services sociaux syndiqués, étudiants, retraités, sont venus manifester devant le Parlement, siège du gouvernement local. Comme sur la Place Tahir au Caire, les liens entre militants de différents mouvements et toutes générations confondues, se sont noués spontanément.

Dans la foule, on murmure que le chef de la police de Madison aurait refusé d’exécuter l’ordre du Gouverneur d’évacuer les occupants. Intervenir dans une manifestation publique pacifique, cela « prête nécessairement à des violences qui pourraient mettre inutilement en danger les agents », aurait-il avancé. Le soutien officiel à cette manifestation est aussi venu des syndicats de policiers, pompiers et ambulanciers. Même si leur statut n’est pas remis en question par le projet de loi extrêmement controversé du gouverneur républicain, Scott Walker, ils veulent rester solidaires face à ce qu’ils qualifient de « véritable attaque en règle contre la « middle class » américaine ».

Un véritable plan d’austérité

Tout est parti de la ratification par le gouverneur, la veille, le 11 mars, d’une loi ressemblant à s’y méprendre aux plans d’austérité européens. Cette loi permet d’opérer des coupes drastiques dans la couverture santé pour les familles à faible revenu, sans avoir à passer par le processus législatif normal. La santé n’est pas le seul secteur touché : les employés du secteur public seront obligés de dépenser davantage pour leur régime de retraite, en prenant en charge des cotisations assurées jusque-là par l’État. Un transfert représentant une diminution moyenne des salaires de 8% environ.

Mais le plan d’austérité ne prévoit pas seulement une baisse des salaires. D’après le gouverneur Scott Walker, les syndicats des fonctionnaires sont responsables de coûts excessifs, à un moment où la rigueur est de mise. Résultat ? Le projet de loi limite les négociations collectives aux salaires, interdisant aux syndicats d’évoquer des questions liées aux congés ou aux pensions-retraite. Derrière ce projet de loi, c’est donc l’essentiel des droits syndicaux qui est réduit à néant.

100 millions de dollars pour les entreprises

Pour Scott Walker, entré en fonction début janvier, il s’agit officiellement de faire face à la crise budgétaire que traverse son État. Il assure que ces dispositions permettront au Wisconsin d’épargner 30 millions de dollars sur un déficit de 137 millions pour 2011, et 300 millions sur les deux ans à venir. Étrangement, Walker n’évoque pas le cadeau fiscal de 100 millions de dollars (70 millions d’euros) accordé par les républicains aux grandes entreprises, au motif de relancer l’emploi.

La dette de l’État justifie-t-elle le recours à ces mesures extrêmes ? Ces dernières pourraient aussi être la conséquence de la nouvelle donne politique, et du raz-de-marée républicain de novembre 2010. Si les républicains ont remporté la Chambre des représentants au niveau national, ils ont également obtenu 29 postes de gouverneurs et décroché des majorités dans 26 législatures étatiques. Au total, les instances élues – le gouverneur et les deux Chambres de la législature – de 21 États sont entièrement dominées par les républicains.

Affaiblir des syndicats trop proches des démocrates ?

Dès lors, l’offensive contre les syndicats du public pourrait bien dépasser la seule dimension fiscale. Les syndicats constituent un fervent soutien au Parti démocrate lors des élections. Ils auraient dépensé environ 200 millions de dollars au cours de la campagne électorale de 2010. Si le taux de syndicalisation moyen est assez faible – 11,9% tous secteurs confondus [1] –, le taux de syndicalisation dans le secteur public reste élevé, avoisinant les 36%. Pour les républicains, les syndicats du secteur public continuent de représenter une menace. Plus encore, ils demeurent emblématiques d’une bataille idéologique. Quoi de mieux dès lors qu’un plan d’austérité pour tailler très sévèrement dans les droits sociaux des salariés de l’État ?

À Madison, on n’avait pas vu une telle fronde depuis des décennies. Une fronde d’autant plus visible et marquante qu’elle a lieu au cœur d’un État industriel longtemps surnommé « le laboratoire de la démocratie ». Le Wisconsin a été à l’origine de nombreuses réformes sociales : premier État à introduire l’indemnisation des travailleurs en 1911, il a aussi mis en place l’assurance-chômage en 1932 et la négociation des salariés du public en 1959. À l’Université du Wisconsin, les professeurs ont également contribué à l’élaboration d’un système de sécurité sociale. Aux sources de ce mouvement de réformes progressiste, des démocrates travaillant de pair avec des républicains. La charge actuelle menée par Walker va à l’encontre de la tradition de transparence et d’ouverture gouvernementale du Wisconsin, provoquant une division partisane extrêmement forte.

Vers la grève générale ?

La riposte populaire a été immédiate, soutenue par 14 sénateurs démocrates. Ces derniers, pour empêcher que les réformes soient imposées au Sénat, ont quitté le Wisconsin afin de bloquer le vote par défaut de quorum. Les dirigeants syndicaux américains promettent d’utiliser l’affront de Scott Walker pour lancer une intense contre-attaque. Après la mobilisation du 12 mars qui a rassemblé des dizaines de milliers de manifestants devant le Parlement du Wisconsin, le mouvement de contestation se répand dans les États de l’Ohio, de l’Illinois, de l’Iowa, de l’Indiana, et jusqu’au Tennessee. Là-bas aussi, le nouveau régime instauré par les républicains depuis janvier dernier se traduit par des attaques contre les services sociaux et contre les droits syndicaux des travailleurs du secteur public. Jusque-là, l’administration Obama n’a pas voulu s’impliquer dans le débat, mais ce dernier pourrait avoir d’intenses retentissements lors de la campagne présidentielle en 2012.

Dans le Wisconsin, pour s’opposer au projet de loi de Walker, on évoque déjà la possibilité d’une grève générale, pourtant interdite aux États-Unis. Les prémices d’un renouveau syndical et militant aux États-Unis ? À l’image des révoltes arabes, il se dit qu’après la rébellion partie de Madison, les choses ne pourront plus jamais être les mêmes.

Sophie Chapelle

Photos : DR

Source: http://www.bastamag.net/article1494.html