Archives quotidiennes : 10-mars-2011

EARTHLINGS, le documentaire à ne pas voir

En 2005, Earthlings a été présenté en première au festival d’Artivist (où il a gagné le prix du meilleur documentaire), puis au festival international de Boston (où il a remporté la plus haute récompense), et plus récemment au festival de San Diego (où il a remporté le prix du meilleur film documentaire, et où Joachin Phoenix a obtenu une récompense pour son travail sur le film).
Le film Earthlings (Terriens) montre la réalité de l’exploitation animale concernant aussi bien les animaux de compagnie que les animaux utilisés à des fins alimentaires ou vestimentaires, dans les loisirs ou dans les recherches scientifiques.

Ernesto Guévara et Alberto Granado, une amitié plantée sur deux-roues

Entretien (2007) avec le compagnon du Che, décédé le 5 mars 2011

Cathy Ceïbe

Après la mort d’Alberto Granado, nous republions un entretien réalisé pour le hors-série de « l’Humanité » : « Viva Guevara » (40 ans après sa mort). Entretien réalisé en septembre 2007. Alberto Granado a connu le Che lorsqu’il avait quatorze ans. Ensemble, ils ont sillonné l’Amérique latine.

Alberto Granado

«L’Amérique latine qu’il a traversée et connue, a bien changé depuis. »

Alberto Granado est l’un des fidèles compagnons d’adolescence d’Ernesto Guevara. De leur rencontre en 1943 à Cordoba naîtra une puissante amitié. Ils partagent les mêmes passions pour le rugby, la médecine et les voyages. En 1951 sur une Norton 500, la Poderosa, ils entreprennent un périple à travers l’Amérique du Sud qui durera près d’un an. «Mial» et «Fuser», leurs surnoms de rugbymen, se perdent de vue sans s’oublier. Quarante ans plus tard, Alberto Granado confie que, dès il en a l’occasion, il aime parler du Che surtout aux jeunes générations.

Compagnon d’adolescence d’Ernesto, vous êtes un témoin privilégié de cette période de sa vie. Comment était le jeune « Fuser », comme on le surnommait à l’époque ?

Lorsque je l’ai connu, c’était encore un enfant. Il avait quatorze ans et j’en avais vingt. À cet âge-là, la différence d’âge paraît plus importante. Je dis toujours que le jeune Ernesto Guevara était comme n’importe quel autre un jeune, avant de me reprendre. Il y avait certains côtés qui le rendaient attractif au point qu’une personne majeure, comme moi, s’intéresse à lui. Il avait une capacité de raisonnement, et surtout une profondeur, qui sortait de la normale pour un jeune de son âge. Sa force de discussion me fait dire qu’il n’était pas un parmi d’autres. À cette époque, les autres jeunes l’appelaient le « Guevara le fou ». Et à l’époque, jamais je n’aurais imaginé qui il serait devenu. Mais il était brillant, il lisait et débattait beaucoup, et il était drastique contre les menteurs.

Ernesto Guevara et Alberto Granado
autour de la Poderosa II

En décembre 1951, vous décidez de partir à moto à travers l’Amérique latine. Comment est né ce projet ?

Nous aimions tous les deux voyager. Cette idée de voyage sud-américain était mon idée. Lorsque nous nous sommes connus, je me dédiais depuis plusieurs années à lire, des ouvrages, tels que le Trésor de la jeunesse, qui évoquaient tous les topiques : l’histoire, la géographie, les contes, les nouvelles, bref, je les avalais tous. C’est ainsi que j’ai décidé de voyager. Ernesto aussi aimait les voyages. Chaque fois qu’il le pouvait, il venait d’Alta Gracia, où il vivait, jusqu’à Cordoba où se trouvait ma famille. Ces deux villes se trouvaient à une distance de cinquante kilomètres. Plus tard, il a réalisé un voyage à bicyclette où il avait installé un vélomoteur. Il a traversé l’Argentine, quelque 4 000 kilomètres. Il avait donc ce goût du voyage. J’avais aussi ce désir mais je voyageais théoriquement. Nous avions aussi en commun le sport, la lecture. Depuis le jour où nous nous sommes connus, nous nous sommes trouvé beaucoup de points communs y compris sur ce que nous n’aimions pas. Sur la forme, nous étions incapables de reculer. Concernant le voyage, notre ambition était que nous de nous déplacer le moins possible de façon touristique. Nous avons élaboré l’idée du voyage à moto en octobre 1951 et nous partons en décembre. La Poderosa II fait partie en tant que telle de l’expédition car la moto offre une autre perspective du voyage. Et puis cela te rend plus facile de fuir la tendresse de la famille, la fiancée… Car les sentiments qui t’unissent t’enracinent. Si l’on veut voyager et connaître, il faut savoir rompre.

Ce voyage va-t-il être à l’origine d’une prise de conscience quant aux conditions de vie des peuples d’Amérique latine ?

Oui. Il m’en coûtait et il me coûte toujours d’avouer que ce voyage fut si important. Les années passant, les livres écrits, le film réalisé, on se rend compte que des étapes du voyage constituent de nouveaux points de départ, et mises au point de la vie. En Argentine, un berger nous a raconté l’exploitation. Ernesto a fait la connaissance d’une vieille dame qui avait été l’esclave d’une famille qui voulait la congédier parce qu’elle ne pouvait plus travailler. Il considérait que les gouvernants devaient plus se préoccuper des gens que de leur monde.

Après ce périple, vous vous perdez de vue. Le Che rentre à Buenos Aires tandis que vous restez au Venezuela…

Alberto Granado et Ernesto Guevara
alors qu’ils parcouraient l’Amérique latine

Nous ne savions pas si nous allions nous consacrer à la recherche ou à la poursuite de voyages mais le plan était de nous retrouver une fois qu’il aurait obtenu son diplôme de médecine. Il voulait accomplir la promesse faite à sa mère de devenir médecin. Durant cette période il m’écrivait, jusqu’à ce qu’il m’annonce qu’enfin diplômé il venait me voir. Il réalise alors son second voyage avec Calica Ferrer. En arrivant en Équateur, il change de route et décide d’aller au Guatemala. Il pensait que la révolution d’Arbenz était plus importante que le Venezuela où l’on se consacrait à faire de l’argent. Il m’a dit, « je t’écrirai ». Le temps passait. Après le débarquement de Granma, j’ai découvert dans le journal Nacional, un article qui annonçait que le médecin argentin est mort lors du débarquement à Cuba. Il ne donnait pas le nom d’Ernesto Guevara. J’ai appelé la famille et sa mère m’a dit qu’il était vivant. Il disait : « J’ai cinq vies, il m’en reste trois »… C’était le signe de reconnaissance pour que l’on sache que c’était lui, ainsi que le surnom « Tété », que lui donnaient ses parents lorsqu’il était enfant. En Amérique latine, nous suivions la révolution cubaine, à travers Radio Rebelde et en aidant économiquement les associations qui existaient au Venezuela. Après le triomphe de la révolution cubaine, Ernesto tomba malade et m’écrivit une lettre où il m’expliquait pourquoi il ne pouvait venir. Le temps passa. Et je décidais d’aller à Cuba. Cela faisait presque huit ans que l’on ne s’était pas vu. Il était déjà commandant, moi j’étais un homme marié avec deux enfants. Le temps avait passé depuis cette période du voyage à motocyclette.

Qu’avez-vous ressenti en voyant Fuser devenu l’un des commandants les plus importants de la Révolution cubaine ?

Immédiatement, j’ai su qu’il était toujours le même, et dans le même temps, il ne l’était plus. Il était toujours l’ami fidèle, sympathique, chaleureux, de bon augure mais il avait gagné en profondeur. Il n’était plus seulement Fuser, Ernesto. Ils avaient triomphé à peu près un an auparavant, et il avait acquis des connaissances et une maîtrise de la parole plus amples. Le voyage que nous avions entrepris nous avait ouvert les yeux d’un point de vue social. Nous voulions lutter contre les latifundistes et les ennemis des ouvriers, nous opposer à la stupidité de la guerre. Nous souhaitions un monde meilleur. Mais il nous manquait une perspective politique. Le Che avait beaucoup lu « Saint Karl » (Marx), comme il l’appelait, et Lénine mais c’est son expérience au Guatemala et la présence de Hilda Gadea, puis le Mexique qui l’ont beaucoup influencé. En juillet 1960, alors que j’écoutais le discours de Fidel, j’ai réalisé qu’il parlait de ce que nous débattions et rêvions en Argentine. J’ai compris qu’il fallait tout laisser pour venir ici. Une révolution commençait.

Qu’est-ce que cela a signifié être l’ami du Che ?

La vie a démontré qu’il attachait beaucoup d’importance à la place de l’individu. Il a été pour moi une sorte de défi de vie pour être meilleur. Il était sans indulgence pour les menteurs et ceux qui aimaient l’argent facile. Le plus grand défaut du Che est qu’il avait trop de vertus : il était bel homme, intelligent, cultivé, médecin, courageux… Car on peut être courageux et voleur, médecin et mercantile. Pour moi, les plus grandes vertus du Che étaient son incapacité à mentir et à accepter les mensonges ; son refus de faire quelque chose qui ne lui correspondait pas et à ne pas être le premier à réaliser quelque chose qui doit l’être. Nous étions donc incapables de le suivre.

SOURCE: http://w41k.info/50489


Courtesy of l’Humanité.fr
Source: humanite.fr

Mark Twain: guerre et civilisation

Guerre de Sécession, 1861-1865

 

GUERRE
Si la notoriété ne s’obtient que devant la bouche d’un canon, je suis disposé à y aller, à la condition que le canon soit vide. S’il est chargé, mon immortel et inflexible but restera de sauter la clôture et de rentrer chez moi.
~ « Mark Twain as a Presidential Candidate », 1879
La guerre n’est rien d’autre qu’un massacre d’étrangers envers qui vous ne ressentez aucune animosité personnelle; des étrangers qu’en d’autres circonstances vous aideriez s’ils avaient des problèmes et qui vous porteraient secours si vous en aviez besoin.
~ « The Private History of the Campaign That Failed »
Une paix sans gloire vaut mieux qu’une guerre déshonorante.
~ « Glances at History » 1906
Les hommes d’État inventeront des mensonges bon marché et blâmeront la nation assiégée; et chacun apaisera sa conscience avec ces faussetés, les étudiera diligemment et refusera d’examiner toute contestation. Ainsi l’on se convaincra bientôt que la guerre est justifiable, et l’on remerciera Dieu de dormir en paix grâce à ce grotesque processus d’aveuglement.
~ « Chronicle of Young Satan »
L’homme est le seul animal qui donne dans l’atrocité des atrocités : la Guerre. Il est le seul qui rassemble ses frères pour aller calmement exterminer ses pairs de sang froid. Il est le seul animal qui, pour un salaire minable, marche et tue des étrangers de sa propre espèce qui ne lui ont fait aucun mal et avec lesquels il n’est pas en conflit. Et pendant les intervalles entre les guerres, il lave le sang de ses mains en travaillant pour la «Confrérie universelle de l’homme».
~ “What Is Man?”
Bientôt, quand les nations posséderont 20 000 navires de guerre et 5 millions de soldats, nous serons saufs, et cela confirmera la sagesse de la diplomatie.
~ “Mark Twain’s Notebook”, 1902
L’armement n’a pas été créé pour protéger les nations mais pour les asservir.
~ “Letter to Baroness von Suttner”, 1898
Avant d’avoir eu l’opportunité de participer à une autre guerre, le désir de tuer des gens à qui je n’avais pas été présenté avait disparu.
~ Autobiography of Mark Twain; A wanton waste of projectiles, The Art of War speech, 1881
CIVILISATION
La seule distinction notoire entre l’homme moyen civilisé et le sauvage moyen est que l’un porte des guêtres et l’autre se peint.
~ “Mark Twain’s Notebook”
La civilisation est la multiplication illimitée de nécessités inutiles.
~ More Maxims of Mark
Je viens de lire le quotidien. Je le fais à chaque matin – sachant très bien que je vais y trouver les habituelles dépravations, bassesses, hypocrisies et cruautés qui font la civilisation; de sorte que je passerai le reste de la journée à supplier pour que la race humaine soit damnée. Mes prières ne semblent pas exaucées, mais je ne désespère pas.
~ Letter to William Dean Howells”, 1899
Il y a plusieurs choses cocasses dans ce monde; parmi elles, la notion que l’homme blanc est moins sauvage que les autres sauvages.
~ “Following the Equator”
Peu importe qu’il soit blanc, noir, jaune ou indien. Il suffit qu’il soit homme, il ne peut rien être de pire.
~ Mark Twain
Chaque civilisation porte les semences de sa propre destruction, et ce cycle apparaît dans toutes les civilisations. Une République naît, s’épanouit, se délabre dans la ploutocratie, puis, un cordonnier s’en empare à l’aide de mercenaires et de millionnaires qui feront de lui un souverain. Les gens créent leurs oppresseurs, et les oppresseurs remplissent la fonction pour laquelle ils ont été créés.
~ “Eruption”
Je pense que notre civilisation est une pauvre chose de très mauvaise qualité, bourrée de cruauté, de vanité, d’arrogance, de petitesse et d’hypocrisie.
~ “Biography”
La civilisation consiste largement à camoufler la nature humaine. Lorsqu’un barbare apprend à la camoufler on le considère illuminé.
~ “Remenber”
Les civilisations ne sont pas des réalités, ce sont des rêves; des rêves de l’esprit, non pas du cœur, et ainsi, elles sont fictives et périssables; elles n’ont jamais influencé le cœur et n’engendrent donc aucun progrès valable. En réalité, le cerveau humain n’est pas plus évolué qu’il ne l’était en Égypte il y a 10 000 ans.
~ “Letter to Carl Thalbitzer”, 1902

Autre lien Mark Twain :
http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/11/hommage-mark-twain_04.html

***
COMMENTAIRE

Plus ça change, plus c’est pareil – que les hommes utilisent des baïonnettes ou des drones, même triste scénario.

SOURCE: http://situationplanetaire.blogspot.com/2011/03/mark-twain-guerre-et-civilisation.html

Guerre de Sécession, 1861-1865
GUERRE
Si la notoriété ne s’obtient que devant la bouche d’un canon, je suis disposé à y aller, à la condition que le canon soit vide. S’il est chargé, mon immortel et inflexible but restera de sauter la clôture et de rentrer chez moi.
~ « Mark Twain as a Presidential Candidate », 1879
La guerre n’est rien d’autre qu’un massacre d’étrangers envers qui vous ne ressentez aucune animosité personnelle; des étrangers qu’en d’autres circonstances vous aideriez s’ils avaient des problèmes et qui vous porteraient secours si vous en aviez besoin.
~ « The Private History of the Campaign That Failed »
Une paix sans gloire vaut mieux qu’une guerre déshonorante.
~ « Glances at History » 1906
Les hommes d’État inventeront des mensonges bon marché et blâmeront la nation assiégée; et chacun apaisera sa conscience avec ces faussetés, les étudiera diligemment et refusera d’examiner toute contestation. Ainsi l’on se convaincra bientôt que la guerre est justifiable, et l’on remerciera Dieu de dormir en paix grâce à ce grotesque processus d’aveuglement.
~ « Chronicle of Young Satan »
L’homme est le seul animal qui donne dans l’atrocité des atrocités : la Guerre. Il est le seul qui rassemble ses frères pour aller calmement exterminer ses pairs de sang froid. Il est le seul animal qui, pour un salaire minable, marche et tue des étrangers de sa propre espèce qui ne lui ont fait aucun mal et avec lesquels il n’est pas en conflit. Et pendant les intervalles entre les guerres, il lave le sang de ses mains en travaillant pour la «Confrérie universelle de l’homme».
~ “What Is Man?”
Bientôt, quand les nations posséderont 20 000 navires de guerre et 5 millions de soldats, nous serons saufs, et cela confirmera la sagesse de la diplomatie.
~ “Mark Twain’s Notebook”, 1902
L’armement n’a pas été créé pour protéger les nations mais pour les asservir.
~ “Letter to Baroness von Suttner”, 1898
Avant d’avoir eu l’opportunité de participer à une autre guerre, le désir de tuer des gens à qui je n’avais pas été présenté avait disparu.
~ Autobiography of Mark Twain; A wanton waste of projectiles, The Art of War speech, 1881
CIVILISATION
La seule distinction notoire entre l’homme moyen civilisé et le sauvage moyen est que l’un porte des guêtres et l’autre se peint.
~ “Mark Twain’s Notebook”
La civilisation est la multiplication illimitée de nécessités inutiles.
~ More Maxims of Mark
Je viens de lire le quotidien. Je le fais à chaque matin – sachant très bien que je vais y trouver les habituelles dépravations, bassesses, hypocrisies et cruautés qui font la civilisation; de sorte que je passerai le reste de la journée à supplier pour que la race humaine soit damnée. Mes prières ne semblent pas exaucées, mais je ne désespère pas.
~ Letter to William Dean Howells”, 1899
Il y a plusieurs choses cocasses dans ce monde; parmi elles, la notion que l’homme blanc est moins sauvage que les autres sauvages.
~ “Following the Equator”
Peu importe qu’il soit blanc, noir, jaune ou indien. Il suffit qu’il soit homme, il ne peut rien être de pire.
~ Mark Twain
Chaque civilisation porte les semences de sa propre destruction, et ce cycle apparaît dans toutes les civilisations. Une République naît, s’épanouit, se délabre dans la ploutocratie, puis, un cordonnier s’en empare à l’aide de mercenaires et de millionnaires qui feront de lui un souverain. Les gens créent leurs oppresseurs, et les oppresseurs remplissent la fonction pour laquelle ils ont été créés.
~ “Eruption”
Je pense que notre civilisation est une pauvre chose de très mauvaise qualité, bourrée de cruauté, de vanité, d’arrogance, de petitesse et d’hypocrisie.
~ “Biography”
La civilisation consiste largement à camoufler la nature humaine. Lorsqu’un barbare apprend à la camoufler on le considère illuminé.
~ “Remenber”
Les civilisations ne sont pas des réalités, ce sont des rêves; des rêves de l’esprit, non pas du cœur, et ainsi, elles sont fictives et périssables; elles n’ont jamais influencé le cœur et n’engendrent donc aucun progrès valable. En réalité, le cerveau humain n’est pas plus évolué qu’il ne l’était en Égypte il y a 10 000 ans.
~ “Letter to Carl Thalbitzer”, 1902

Autre lien Mark Twain :
http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/11/hommage-mark-twain_04.html

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COMMENTAIRE

Plus ça change, plus c’est pareil – que les hommes utilisent des baïonnettes ou des drones, même triste scénario.

Guerre de Sécession, 1861-1865
GUERRE
Si la notoriété ne s’obtient que devant la bouche d’un canon, je suis disposé à y aller, à la condition que le canon soit vide. S’il est chargé, mon immortel et inflexible but restera de sauter la clôture et de rentrer chez moi.
~ « Mark Twain as a Presidential Candidate », 1879
La guerre n’est rien d’autre qu’un massacre d’étrangers envers qui vous ne ressentez aucune animosité personnelle; des étrangers qu’en d’autres circonstances vous aideriez s’ils avaient des problèmes et qui vous porteraient secours si vous en aviez besoin.
~ « The Private History of the Campaign That Failed »
Une paix sans gloire vaut mieux qu’une guerre déshonorante.
~ « Glances at History » 1906
Les hommes d’État inventeront des mensonges bon marché et blâmeront la nation assiégée; et chacun apaisera sa conscience avec ces faussetés, les étudiera diligemment et refusera d’examiner toute contestation. Ainsi l’on se convaincra bientôt que la guerre est justifiable, et l’on remerciera Dieu de dormir en paix grâce à ce grotesque processus d’aveuglement.
~ « Chronicle of Young Satan »
L’homme est le seul animal qui donne dans l’atrocité des atrocités : la Guerre. Il est le seul qui rassemble ses frères pour aller calmement exterminer ses pairs de sang froid. Il est le seul animal qui, pour un salaire minable, marche et tue des étrangers de sa propre espèce qui ne lui ont fait aucun mal et avec lesquels il n’est pas en conflit. Et pendant les intervalles entre les guerres, il lave le sang de ses mains en travaillant pour la «Confrérie universelle de l’homme».
~ “What Is Man?”
Bientôt, quand les nations posséderont 20 000 navires de guerre et 5 millions de soldats, nous serons saufs, et cela confirmera la sagesse de la diplomatie.
~ “Mark Twain’s Notebook”, 1902
L’armement n’a pas été créé pour protéger les nations mais pour les asservir.
~ “Letter to Baroness von Suttner”, 1898
Avant d’avoir eu l’opportunité de participer à une autre guerre, le désir de tuer des gens à qui je n’avais pas été présenté avait disparu.
~ Autobiography of Mark Twain; A wanton waste of projectiles, The Art of War speech, 1881
CIVILISATION
La seule distinction notoire entre l’homme moyen civilisé et le sauvage moyen est que l’un porte des guêtres et l’autre se peint.
~ “Mark Twain’s Notebook”
La civilisation est la multiplication illimitée de nécessités inutiles.
~ More Maxims of Mark
Je viens de lire le quotidien. Je le fais à chaque matin – sachant très bien que je vais y trouver les habituelles dépravations, bassesses, hypocrisies et cruautés qui font la civilisation; de sorte que je passerai le reste de la journée à supplier pour que la race humaine soit damnée. Mes prières ne semblent pas exaucées, mais je ne désespère pas.
~ Letter to William Dean Howells”, 1899
Il y a plusieurs choses cocasses dans ce monde; parmi elles, la notion que l’homme blanc est moins sauvage que les autres sauvages.
~ “Following the Equator”
Peu importe qu’il soit blanc, noir, jaune ou indien. Il suffit qu’il soit homme, il ne peut rien être de pire.
~ Mark Twain
Chaque civilisation porte les semences de sa propre destruction, et ce cycle apparaît dans toutes les civilisations. Une République naît, s’épanouit, se délabre dans la ploutocratie, puis, un cordonnier s’en empare à l’aide de mercenaires et de millionnaires qui feront de lui un souverain. Les gens créent leurs oppresseurs, et les oppresseurs remplissent la fonction pour laquelle ils ont été créés.
~ “Eruption”
Je pense que notre civilisation est une pauvre chose de très mauvaise qualité, bourrée de cruauté, de vanité, d’arrogance, de petitesse et d’hypocrisie.
~ “Biography”
La civilisation consiste largement à camoufler la nature humaine. Lorsqu’un barbare apprend à la camoufler on le considère illuminé.
~ “Remenber”
Les civilisations ne sont pas des réalités, ce sont des rêves; des rêves de l’esprit, non pas du cœur, et ainsi, elles sont fictives et périssables; elles n’ont jamais influencé le cœur et n’engendrent donc aucun progrès valable. En réalité, le cerveau humain n’est pas plus évolué qu’il ne l’était en Égypte il y a 10 000 ans.
~ “Letter to Carl Thalbitzer”, 1902

Autre lien Mark Twain :
http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/11/hommage-mark-twain_04.html

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COMMENTAIRE

Plus ça change, plus c’est pareil – que les hommes utilisent des baïonnettes ou des drones, même triste scénario.