Archives mensuelles : janvier 2011

Lucien Bouchard explique aux québécois les avantages du gaz de schiste

 

L’industrie du gaz de schiste change de porte-parole. L’ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard prendra les rênes de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ).

Les membres du conseil d’administration de l’Association ont entériné cette décision mardi matin. Lucien Bouchard entrera officiellement en fonction le 21 février prochain comme président du C.A. de l’APGQ en succédant à André Caillé, dont le mandat était arrivé à terme.

M. Caillé demeurera membre du conseil d’administration et du comité exécutif.

Lucien Bouchard espère convaincre les Québécois de la nécessité d’aller de l’avant avec l’exploitation du gaz de schiste.

Je vois la découverte au Québec de volumes importants de gaz naturel comme un atout très important pour notre développement économique et le financement des missions de notre État.

— Lucien Bouchard, ex-premier ministre du Québec RC


LES SUGGESTIONS 2011

SPORT

1. Transformer le circuit Gilles-Villeneuve en course pour modèles réduits de F1.

175,000$ au lieu de 175 M.

Bye! Bye ! Bernie!

2. Envoyer Jonathan Roy dans un pays arabe…

3. Un playboyé pour Alexandre Despaties

4. Chantal Leclerc Gouverneure-Générale du Québec

5. Un Boxing-Day pour nos boxeurs québécois..

6. Une course de chiens pour tous  les financiers en prison, à l’intérieur des murs de Guantanamo

7. Créer des Bingo où le gagnant doit lever le poids de son numéro gagnant

8. Donner un salaire à tous les marcheurs : 2 cents le kilomètre. ( Encore un coup dur pour l’industrie de l’auto )

9. Encourager le pelletage, et l’inscrire comme sport national

10. Inscrire le stress aux prochains jeux olympiques.

POLITIQUE

  1. Remplacer Harper par un sans-abri qui ne sait pas compter jusqu’à 4 Milliards
  2. Faire des élections à toutes les promesses
  3. Envoyer tous les salaires de sénateurs à la Croix-Rouge
  4. Élire des autochtones… Pour nous enseigner l’art de vivre
  5. Étatiser l’industrie pharmacologique. La Baie James ridée est une PPP sans P
  6. Créer des champs de bataille dans le grand Nord québécois
  7. Fabriquer une bombe à rires
  8. Créer un Ministère de l’imagination
  9. Réciter des poèmes au parlement
  10. Transformer les religions en spiritualité.

SOCIÉTÉ

  1. Débarrasser les pubs d’auto de la télé, des revues et des journaux
  2. Étendre Montréal jusqu’en Gaspésie
  3. Et tendre la Gaspésie à Montréal
  4. S’enrichir pour s’acheter du temps
  5. Éloigner les enfants des adultes. Ils les font, mais ils les tuent plus qu’au Moyen Age…
  6. S’armer…de patience
  7. Forcer les financiers à se faire faire du piercing
  8. Enlever aux enfants les horaires de 80 heures par semaine
  9. Créer, chaque été, un  festival de la misère où les participants essaient de survivre avec 10$ par mois, comme en 1929, mais sur une période de dix jours. Les médiévales de la pauvreté. Et cellulaires défendus…
  10. Créer un Neuf-Un-Un qui serait un point de rencontre pour les gens qui ont besoin de se re-socialiser

AFFAIRES

  1. Créer une taxe sur le luxe et les compensations des dirigeants de Cie. 30% suffirait pour éteindre la dette d’un pays…
  2. Se débarrasser de la «religion» de l’économie.
  3. Engager un employé pour patron
  4. Investir dans la vie au lieu de l’avoir. Intérêt : nul ( pour l’instant)
  5. Transformer les maisons des voleurs financiers en HLM
  6. Créer un GRATEUX POUR RICHES, où celui qui gagne doit vivre la vie d’un pauvre pendant 1 mois.
  7. Faire travailler un financier
  8. Faire suivre un cours de Finance 101 pour montrer aux financiers qu’une maison non payée n’est pas une valeur
  9. Obliger les «grands» de ce monde à traiter l’eau comme l’or liquide de la Terre
  10. Un projet de loi pour défendre la création de contes en banque

ENVIRONNEMENT

  1. Créer des politiciens biodégradables… C’est déjà fait, mais c’est trop lent.
  2. Inventer une bicyclette à quatre roues, avec moteur double cœur
  3. Fabriquer une pelouse de pissenlits en plastique
  4. Jeter un œil
  5. Une serre pour chaque village. La laitue romaine n’aurait pas fait 2,600 kilomètres pour …atterrir dans nos assiettes…
  6. Planter un arbre, à chaque fois qu’on jure… Crisse! Le monde serait vert, enfin! ( Voilà! , déjà un érable)
  7. Transformer sa pelouse en potager
  8. Demander 1$ à chaque fois qu’un citoyen télécharge un film XXX. ( Pas de déficit garanti..) ( Classé dans AFFAIRES auxxxi… J
  9. Obliger les citoyens à acheter un arbre comme on achetait des chinois jadis

10. Vendre les terrains assez grands pour que chaque citoyen puisse avoir son dépotoir privé

SANTÉ

1.      Que les hôpitaux se dotent d’une «fille d’attente» pour nous apprendre à aimer.

2.      Interdire le gras trans aux politiciens

3.      Cacher toutes les pilules derrière les comptoirs

4.      Jeter les horloges

5.      Se lever le plus tard possible, sauf le matin

6.      Demander à votre Dr  les résultats de ses examens

7.      Mourir quand le malade décide qu’il est temps de ne plus avoir de temps

8.      Éviter de planter des arbres pendant que l’on conduit

9.      Éviter d’aller à l’hôpital à chaque fois qu’un citoyen télécharge un film rayon XXX

10.  Jeter un regard sur la santé, plantez un arbre en courant, cessez de penser que les riches sont des biens nantis, allez au Bingo en marchant , et placez votre argent au grenier. Respirez par le nez. C’est la Baie James de votre existence…

Gaëtan Pelletier

1 janvier 2000-neuf

Attentes dans les hôpitaux…

C’était à cause du vieillissement de la population…  qu’on nous annonce. Nous sommes en 2010.On nous annonce un vieillissement de la population…

Que voulez-vous qu’elle fasse, la population? Qu’elle rajeunisse? Il y a une autre solution: des députés sans partis représentants des circonscriptions.

Comme ça, « l’industrie de la corruption » ( L’expression est de Pierre JC Allard, je crois), et les zamis des caisses électorales seraient moins nombreux.

CHAPLEAU , 1996

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/M997.52.197/

Une journée à Gaia, écovillage argentin

Par Sophie Chapelle

Mener une vie « soutenable » : c’est le choix fait par les habitants de l’écovillage de Gaia, en Argentine. Respecter la biodiversité, inventer des échanges économiques alternatifs, créer l’autosuffisance énergétique, repenser l’architecture… Les membres de la communauté de Gaia expérimentent une vie différente, fondée sur une simplicité volontaire. Reportage.

À la descente du bus ce dimanche-là, les rues de Navarro sont quasi-désertes. Au bout de quelques minutes, un remis – un taxi argentin – apparaît sur la route. À l’évocation du nom de Gaia, le chauffeur ne demande pas plus de précisions et nous embarque sur un chemin de pampa. Dans cette ville de 9.000 habitants située à 120 kilomètres de Buenos Aires, tout le monde connaît l’écovillage Gaia. Il y a 14 ans, les membres de l’association du même nom ont acheté un terrain d’une vingtaine d’hectares à sept kilomètres de Navarro. « Ceux qui connaissent Gaia étaient assez circonspects au début, se souvient le chauffeur de taxi, mais maintenant ils se disent que s’ils veulent vivre différemment, c’est un choix, et ils le respectent. »

Au bout d’une piste non goudronnée, une clôture signale la fin d’une zone entièrement dédiée aux automobilistes et le début du sentier qui mène à l’écovillage. Après avoir pénétré une forêt verdoyante, on traverse des clairières richement plantées d’arbres fruitiers. Un peu plus tard, Gustavo Ramírez, l’un des fondateurs de l’association, précisera qu’ils cultivent au cœur des 3,5 hectares de forêt, 850 arbres fruitiers de 40 variétés différentes. À l’orée du bois, des habitations à la beauté singulière se découpent ; les murs en pisé de ces maisons affichent les couleurs brunes de la terre cuite.

Militer activement pour le changement

La démarche assurée, Silvia Balado vient à notre rencontre. Thérapeute, elle vit ici depuis le début du projet, qu’elle a initié avec Gustavo, son compagnon. Pour elle, « Gaia est une proposition de vie soutenable mise en pratique, une manière de militer activement pour le changement de monde dont nous rêvons ». Une expérience ouverte à l’ensemble des personnes désireuses d’apprendre, de rechercher et de vivre d’une façon différente. Attablées autour d’un menu maison avec tartes salées et salade du jardin, plus d’une quinzaine de personnes sont venues pour quelques heures renouer avec « l’alternative authentique et réelle ». Le dimanche est l’une des deux journées réservées aux visites guidées.

Le reste du temps, les douze habitants permanents de Gaïa partagent ce centre de vie et d’apprentissage avec ceux venus participer aux cours et ateliers. D’une durée de deux jours à une semaine, ces formations payantes, principales sources de revenu de la communauté, vont de la permaculture (pratiques agricoles pérennes) à la construction naturelle, en passant par les énergies renouvelables et la cuisine bio, et même… la vie communautaire ! « Nous nous organisons comme une communauté égalitaire, explique Gustavo, mais ce type d’organisation sociale, avec ses relations interpersonnelles, la résolution des conflits et la prise de décisions, est un défi quotidien. » S’il prône notamment « une économie communautaire », Gustavo reconnaît qu’« il y a aussi des personnes qui conservent leurs économies personnelles ».

Une vie monastique ?

Jusqu’à présent, Gustavo et Silvia ont vu de nombreuses personnes désireuses de s’installer à Gaia sur le long terme qui sont finalement reparties au bout de quelques semaines. « Vivre à Gaia requiert beaucoup de travail sur soi et de dévouement, la vie ici est parfois perçue comme celle d’un éco-monastère, » admet Silvia en souriant. Renoncer à ses biens privés pour aller vers un travail commun, au profit de chacun, relève encore du défi pour beaucoup.

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La cinquantaine, Monica a décidé de venir s’installer dans l’écovillage en janvier dernier. Depuis 2005, elle venait régulièrement passer quelques jours dans ce lieu « par goût pour la nature, mais pas forcément pour l’écologie », tient-elle à préciser. Elle se dit heureuse d’avoir fait ce choix même si elle reconnaît qu’il n’est pas dénué de contradictions. Travaillant à Buenos Aires, elle fait chaque jour plus de 200 km en voiture. Dans les prochaines semaines, Monica n’écarte pas l’idée de vivre quatre jours à Buenos Aires et trois jours dans la communauté. Son compagnon qui l’a rejoint pour le week-end considère la vie à Gaïa « comme un changement radical encore plus difficile à assumer lorsque l’on vieillit ».

Autosuffisance énergétique

Mais pour Gustavo, ce changement relève non plus d’un idéalisme utopique mais d’« une urgence environnementale ». Avec force et patience, il a construit avec les habitants de Gaia, mais aussi avec l’appui des volontaires et stagiaires, un espace harmonieux et d’une grande beauté où coexistent habitat et réserve de biodiversité. 92% de l’électricité est produite par des éoliennes domestiques, le reste provient de panneaux photovoltaïques. Au moyen de fours solaires paraboliques et de collecteurs solaires, les habitants de Gaia utilisent cette énergie pour cuisiner végétarien.

Dans l’espace « agroforestier », 650 variétés de céréales, légumes et plantes médicinales sont maintenues et cultivées, estime Gustavo. Qu’il parle d’activité économique, d’habitat ou d’organisation sociale, Gustavo revient toujours à l’idée de permaculture. Pour lui, nul besoin de labour, de pesticides ou d’engrais chimiques. « Il nous faut concevoir l’écosystème comme un cycle continu, sans déchet, et c’est la raison pour laquelle nous copions le plus possible la nature dans ce système agroforestier. Notre seul investisseur est la « pachamama », la terre-mère, qui donne tout en échange d’intérêts nuls. »

Des bâtiments à l’architecture durable

L’architecture des bâtiments a aussi été pensée pour ne générer aucun coût ni pollution. Ainsi, prend-elle en compte les différentes inclinaisons du sol pour que les logements soient frais en été et chauds en hiver. Des ouvertures orientées côté nord, un auvent qui permet le passage des rayons du soleil en hiver et les retient en été quand le soleil est plus haut dans le ciel. Et pour préserver une banque de semences dans l’un des bâtiments, une température de 18°C à l’intérieur toute l’année, même lorsque l’on atteint les 35°C en extérieur. Une différence thermique également permise par la cire d’abeille, les imperméabilisants naturels et les pigments foncés intégrés aux étages en pisé qui absorbent la chaleur.

Dans les coins des maisons aux courbes délicates, du bois, des branches, du verre coloré et de l’argile en relief composent la texture des murs. Sur le toit, un mélange de pâturage sec et d’argile assurent l’isolation. À l’intérieur, le choix des toilettes sèches apparaît comme une évidence. L’urine quotidienne, diluée en eau, est utilisée pour arroser, et les excréments solides, une fois transformés en humus, sont incorporés au jardin et au système agroforestier. Parmi les dernières réalisations, un lieu de vie en commun a été construit : « cela évite que chaque maison ait son propre système de chauffage, de machine à laver et de traitement des eaux usées », décrit Gustavo.

Simplicité volontaire

Loin des pressions du consumérisme, Gustavo prétend vivre dans l’abondance. Mais les habitants de Gaia ne cherchent pas l’autosuffisance, continuant par exemple à acheter une partie de leurs aliments. Sur ce point, Silvia est sans appel : l’autosuffisance à 100% constitue un leurre. Elle implique une vie de simplicité absolue. « L’enjeu n’est pas l’autosuffisance mais la soutenabilité, qui inclut l’échange et la considération que d’autres personnes produisent des choses que l’on ne peut pas faire, », explique-t-elle. La différence est claire entre austérité et simplicité volontaire, dans laquelle elle se reconnaît complètement : « c’est apprendre que les nécessités de base sont très simples et qu’elles sont l’essence du bonheur et de l’abondance. En se dépouillant des besoins que le système nous met dans la tête et qui ne sont ni vrais ni authentiques, on se rend compte que l’on peut être heureux avec très peu. »

Gaia a sa propre école et maintient des liens étroits avec une école pédagogique alternative à quelques kilomètres. « Plus que leur enseigner, nous accompagnons les enfants dans leurs découvertes », affirme Silvia. Elle est convaincue qu’il est plus facile pour les enfants de vivre ainsi « parce qu’ils sont purs et pas encore traversés par le système ». « Face à la folie de la société capitaliste, nous construisons un nouveau type de société, renchérit Gustavo. Gaia est une sorte d’université où se concentrent la recherche, la vie et l’enseignement dans un espace-temps, pour générer la base d’un nouveau paradigme en harmonie avec la planète. »

Venu de la Plata, une ville à plus de 130 kilomètres de Navarro, Mariano s’apprête à repartir de Gaia avec plus de questions qu’à son arrivée. Accompagné par sa femme et ses deux enfants, il ressentait le besoin de venir dans cet écovillage pour assouvir une recherche intérieure : « cela fait plus d’un demi-siècle que l’on nous forme en nous déconnectant totalement de la terre. C’est difficile de rompre avec ce système mais c’est possible ». S’enfonçant avec sa famille dans la forêt, Mariano réfléchit à devenir « socio », membre de l’association Gaia, afin de s’établir dans l’écovillage. Et de voir si lui et sa famille, une fois cooptés par les membres de l’association, seront capables de franchir le pas.

Sophie Chapelle

Photos : Sophie Chapelle et association Gaia

http://www.bastamag.net/article1370.html

Carmina Burana – Carl Orff

1. O Fortuna (Chorus) (O Fortune)

O Fortuna O Fortune,
velut luna like the moon
statu variabilis, you are changeable,
semper crescis ever waxing
aut decrescis; and waning;
vita detestabilis hateful life
nunc obdurat first oppresses
et tunc curat and then soothes
ludo mentis aciem, as fancy takes it;
egestatem, poverty
potestatem and power
dissolvit ut glaciem. it melts them like ice.
Sors immanis Fate – monstrous
et inanis, and empty,
rota tu volubilis, you whirling wheel,
status malus, you are malevolent,
vana salus well-being is vain
semper dissolubilis, and always fades to nothing,
obumbrata shadowed
et velata and veiled
michi quoque niteris; you plague me too;
nunc per ludum now through the game
dorsum nudum I bring my bare back
fero tui sceleris. to your villainy.
Sors salutis Fate is against me
et virtutis in health
michi nunc contraria, and virtue,
est affectus driven on
et defectus and weighted down,
semper in angaria. always enslaved.
Hac in hora So at this hour
sine mora without delay
corde pulsum tangite; pluck the vibrating strings;
quod per sortem since Fate
sternit fortem, strikes down the strong man,
mecum omnes plangite! everyone weep with me!

Carmina Burana est une cantate scénique composée par Carl Orff en 1935-1936. Son nom complet, en latin, est Carmina Burana : Cantiones profanae cantoribus et choris cantandae comitantibus nimbus instrumentis atque imaginibus magicis, ou « Poèmes de Beuren : Chansons profanes pour chanteurs et chœurs devant être chantées avec instruments et images magiques ». Carmina Burana est une partie de Trionfi, une trilogie musicale incluant également les cantates Catulli carmina et Trionfo di Afrodite. Le mouvement le plus célèbre est le chœur O Fortuna, à la fois le premier et le dernier mouvement de l’œuvre.

L’œuvre d’Orff est fondée sur 24 poèmes médiévaux tirés d’un recueil appelé Carmina Burana. Ce nom signifie littéralement: « Poèmes de Beuren » ou « Chants de Beuern« , en référence au monastère de Benediktbeuern, où ont été trouvés les manuscrits.

Orff entra en contact avec ces textes pour la première fois dans Wine, Women, and Songs, publié par Jonh Addington Symond en 1884, qui incluait une traduction en anglais de 46 poèmes du recueil. Michel Hofmann, un jeune étudiant en droit et amateur de latin et de grec, a aidé Orff à sélectionner et organiser 24 de ces poèmes afin de former un livret.

Le livret contient donc des textes en latin, moyen haut allemand et très vieux français. Les sujets, profanes, dont il traite sont nombreux et universels : la fluctuation constante de la fortune et de la richesse, la nature éphémère de la vie, la joie apportée par le retour du printemps, les plaisirs de l’alcool, la bonne chère, le jeu, la luxure, etc.

Quelques rares poèmes ont une notation musicale schématique en neumes, mais Orff ne s’en est pas inspiré : cette notation lui était-elle étrangère, ou bien pensait-il que la musique du Moyen Âge n’intéresserait pas son public ? Ce n’est que depuis 1950 environ que l’on s’est intéressé à redécouvrir les musiques du Moyen Âge, malgré les tentatives de musiciens comme Jacques Chailley et la résurrection du grégorien par l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, leurs interprétations et leurs instruments, grâce notamment aux musiques ethniques de tradition orale.

Vaines préoccupations

Vivre la vie intérieure, c’est vivre dans la joie. Encore faut-il pouvoir établir un lien entre notre vie inté-rieure et notre vie extérieure. La seule lecture de ce livre s’en chargera en nous faisant prendre conscience que chaque instant de la vie nous offre une opportunité en or, tant pour écarter la dépression, la frustration, la colère, la peur et toute autre qualité négative, que pour faire ressortir les qualités divines de notre monde intérieur : l’amour, la paix, la joie et la lumière. Sri Chinmoy nous rappelle qu’être spirituel, c’est être normal, équilibré, “divinement” pratique dans toutes ses activités quotidiennes, car notre vie extérieure ne devrait être que la manifestation de notre vie divine intérieure. Un livre simple, pratique, concret, plein d’esprit et de joie qui ne manquera pas d’éclairer la grisaille de notre vie.

Yang Zhu a dit :
Nous ne trouvons pas le repos en raison de quatre préoccupations : longue vie, réputation, statut social, possessions. Quiconque poursuit ces quatre buts redoute les esprits, craint les hommes, tremble devant l’autorité et redoute la punition. J’appelle un tel homme «celui qui fuit le monde».

On peut le tuer ou lui laisser la vie; le «destin qui décide» n’est pas en lui.

Si vous ne vous opposez pas au destin, pourquoi chercher une longue vie? Si vous n’êtes pas impressionné par les honneurs, pourquoi chercher la réputation? Si vous ne désirez pas le pouvoir, pourquoi rechercher le statut social? Si vous n’êtes pas avide de richesses, pourquoi chercher à posséder?

J’appelle l’homme conscient «celui qui est en accord avec le monde». Rien ne peut le combattre car le «destin qui décide» est en lui.

Celui qui n’aspire ni au statut ni au pouvoir aura l’esprit en paix et une existence tranquille. Il n’est pas obligé de vivre dans l’angoisse des affaires du monde comme les seigneurs et les rois.

Extraits de : Les Ailes de la Joie, Lie Tseu (400 av. J.-C.); Tsai Chih Chung, Carthame Éditions Publié par MESTENGO

Situation planétaire, Mestengo

Le châle des étoiles