Archives quotidiennes : 27-janvier-2011

Éclair de liberté

Revivre pour ne plus jamais mourir
Mes guides m’ont aidé à la rebâtir
La tempête dans le désert s’est adoucie
Nouvelle direction sans souci

Empoisonnée par cette chaleur irréelle
Qui me rend l’existence bien plus belle
Je me désintègre par sa séduction
Tout mon âme et conscience sont en élévation

Émerveillée par cette lueur d’espoir
Autrefois tant dissimulés dans le noir
Ces louanges et éloges sont implantés
Plus jamais de forces malines vont me démantibuler

Ève Bolieu
janvier 2011

The CASCADES-Rhythm Of the Rain

Schiste : Les carnassiers du conditionnel et le viol des terres

Quand vous achetez un terrain, vous possédez le sol et non le sous sol. On peut donc venir gratouiller en dessous de votre terrain, comme le font les rats, pour dépecer les dernières richesses de la Terre.

Nouvelle (sic) 1 :

(Source: Radio-Canada) L’entreprise rimouskoise Pétrolia, qui exploite des puits de pétrole dans le secteur de Gaspé, intente une poursuite de 350 000 $ contre le journal Le Soleil et le porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Ugo Lapointe.

L’entreprise rimouskoise Pétrolia, qui exploite des puits de pétrole dans le secteur de Gaspé, intente une poursuite de 350 000 $ contre le journal Le Soleil et le porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Ugo Lapointe.

Dans sa poursuite, Pétrolia affirme qu’un article de la journaliste Geneviève Gélinas, paru en décembre dernier, est diffamatoire envers l’entreprise.

La journaliste écrivait alors que Pétrolia avait extrait plus de 2000 barils de pétrole de son puits Haldimand no 1 à Gaspé sans verser de redevances à l’État, une pratique légale au stade expérimental.

Le même article donnait la parole au géologue Ugo Lapointe, qui qualifiait cette pratique de « vol à petite échelle, qui ouvre la porte à du vol à grande échelle ». Sympatico.ca

Nous comprenons que Pétrolia soit lésée et quasiment bafouée dans la manière dont on la traite : «  vol à petite échelle, qui ouvre la porte à du vol à grande échelle ». aurait dit Ugo Lapointe.

Vite, une poursuite!  Arrive alors l’armée des carnassiers du conditionnel : les avocats.

Quant vous parlez, glissez un « si », ou alors utilisez le conditionnel. Ou placez un point d’interrogation à la fin de la phrase.

Si Pétrolia gagnait sa cause, investirait-elle ce nouvel avoir dans un cheptel d’avocats pour placements futurs ou dans le gaz de schiste?

Elle se gazerait probablement de schiste.

Nouvelle (sic) 2 :

(Source: Radio-Canada) Une entreprise d’exploration québécoise a discrètement fait l’acquisition de plusieurs concessions gazières au Bas-Saint-Laurent.

Une entreprise d’exploration québécoise a discrètement fait l’acquisition de plusieurs concessions gazières au Bas-Saint-Laurent.

Depuis le 9 septembre dernier, la compagnie X-Terra Ressource détient des permis de recherche de gaz naturel pour un territoire d’un peu plus de 157 000 hectares, compris dans les MRC de Rivière-du-Loup, des Basques et de Rimouski-Neigette. L’entreprise souhaite y trouver du gaz de schiste.

Cette acquisition est passée pratiquement inaperçue. Elle inquiète toutefois les intervenants du milieu.

« Je suis bouche bée. Après tout ce que l’on entend sur les gaz de schiste et les pressions qui sont faites pour au moins essayer d’ordonner ça un petit peu plus, c’est décevant », déclare le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis.(…) Joint au téléphone un porte-parole de X-Terra Ressource qualifie de stratégique l’achat de permis dans ce secteur. Il affirme que son entreprise ne prévoit pas mettre beaucoup d’énergie à chercher du gaz naturel au Bas-Saint-Laurent au cours des prochains mois. Sympatico.ca

Question : Ces messieurs veulent-ils faire des terrains de camping ou planter des arbres?

Ben! Voici la grande valse des serpents qui arrivent pour sucer le sang noir de NOS terres.

L’industrie gazière et pétrolière menace le projet d’aire protégée

Réserve faunique de Matane

Chic-Chocs, n’en revient pas : tout le territoire de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, en fait presque tout le sud du Québec, est maintenant la cible de compagnies d’exploitation gazière et pétrolière.

Le projet du comité, de créer une aire protégée de 460 km carrés dans la réserve faunique de Matane, est directement menacé.

« Dès le début de notre projet, il y a quatre ans, nous savions que des « claims » (droits d’exploration) miniers étaient déjà détenus dans certains secteurs. Plus récemment, nous avons appris que des compagnies avaient commencé l’exploration gazière et pétrolière, mais jamais nous n’aurions pensé que ça évoluait si vite! J’ai eu un choc quand j’ai vu des corridors déboisés par ces compagnies et un autre encore pire, quand j’ai vu la carte, où la Gaspésie est tapissée de couleurs qui correspondent à des territoires où ont été accordés des droits d’exploration. Il n’y a pratiquement que le Parc de la Gaspésie et le Parc Forillon à être épargnés. Imaginez! Il y a des “ claims ” accordés tout près de l’Auberge de montagne! »

La Matanie « claimée »

Sur la carte qui peut être téléchargée à l’adresse http://www.mrnf.gouv.qc.ca/publications/energie/exploration/Permis_quebec_2010.pdf , on s’aperçoit par exemple que les droits ont été accordés à Marzcorp Oil and Gas pour Matane et la région, à Xterra Ressources pour Baie-des-Sables et Saint-Ulric et à Marzcorp Oil, Stelmine Canada et Pétrolia pour la réserve Matane. « Ces droits d’exploration ont été concédés par le gouvernement sans aucune consultation à des compagnies dont bien peu sont québécoises », s’indignent les membres du Comité pour l’établissement d’une aire protégée dans les Chic-Chocs.

Les droits d’exploration pour un hectare valent en plus ou moins 1 $ au Québec. En Colombie-Britannique, on parle plutôt de milliers de dollars. En tout, 26 compagnies se partagent les droits d’exploration de la partie sud du fleuve Saint-Laurent. Une personne qui possède une terre ou un terrain n’est propriétaire que du sol et non du sous-sol. La « Loi sur les mines » a préséance sur tous les règlements municipaux. « Techniquement, la compagnie qui détient un “ claim ” serait en droit de débarquer dans votre cour et commencer à faire ses tests », signale Judes Côté. Lavoixgaspésienne

La brochette de « si » et de conditionnels

Dans ce qui semble être une véritable chasse aux trésors, Talisman Energy, importante compagnie pétrolière et gazière de l’Alberta, possèderait des droits d’exploration sur plus 760 000 acres dans les basses terres du Saint-Laurent. Elle est représentée par un lobbyiste, Daniel Bernier du Groupe GVM. Monsieur Pilote est l’actionnaire majoritaire de cette boîte de relations publiques. De plus, le cabinet d’avocats McCarthy Tétrault, reconnu pour leur expertise juridique en ce qui concerne les gaz de schiste, s’est donné, en 2010, un nouveau président et chef de direction, Marc-André Blanchard. Cet avocat a été président de l’exécutif du Parti Libéral du Québec entre 2000 et 2008.

Un autre libéral bien connu a fait son apparition dans ce tableau des petits amis libéraux. En effet, voilà que se pointe chez National comme conseiller principal en relations avec les investisseurs, Jean-Sébastien Lamoureux. Cet ancien député libéral d’Anjou, a été obligé de démissionner 2001 car un de ses anciens travailleurs d’élection (élections générales de 1998) avait été reconnu coupable en Cour du Québec, d’avoir incité des individus à usurper l’identité de tiers pour voter pour le candidat libéral. (…) ( Source : Facebook)

Et SI c’était vrai?

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Lucien Bouchard explique aux québécois les avantages du gaz de schiste

 

L’industrie du gaz de schiste change de porte-parole. L’ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard prendra les rênes de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ).

Les membres du conseil d’administration de l’Association ont entériné cette décision mardi matin. Lucien Bouchard entrera officiellement en fonction le 21 février prochain comme président du C.A. de l’APGQ en succédant à André Caillé, dont le mandat était arrivé à terme.

M. Caillé demeurera membre du conseil d’administration et du comité exécutif.

Lucien Bouchard espère convaincre les Québécois de la nécessité d’aller de l’avant avec l’exploitation du gaz de schiste.

Je vois la découverte au Québec de volumes importants de gaz naturel comme un atout très important pour notre développement économique et le financement des missions de notre État.

— Lucien Bouchard, ex-premier ministre du Québec RC