Le Québec : méchoui et tok-tokkie

C’est de la folie de vouloir punir son voisin en mettant le feu chez lui lorsqu’on habite juste à côté.

Publius Syrus

Il est faux de dire que l’argent permet de tout obtenir. On peut acheter de la nourriture, mais non l’appétit; des médicaments, mais non la santé; des connaissances, mais non la sagesse; du clinquant, mais non la beauté; du plaisir, mais non la joie

Arne Garborg

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L’art culinaire  du snobisme Islandais

Eytor Halldorsson qui a ouvert son restaurant il y a un an est un passionné. Il explique que la plupart des viandes sont d’abord fumées selon la méthode ancestrale utilisée pour conserver la nourriture. Mais pour le requin c’est différent. Le squale est enterré sous des caillous pendant deux mois pour drainer les acides provenant de l’urine puis il est pendu pour une autre longue période. Cyberpresse

Il semble qu’en Islande  la chair de requin faisandée, décomposée pendant plusieurs mois est un mets fort apprécié. On l’enferme dans un petit bocal pour ne pas que les odeurs débordent…

Le magazine Maclean’s, qui  a tenté d’enfermer un Québec malodorant  dans l’habit du Bonhomme Carnaval a humé  la fragrance du « parfum » politique québécois,  qui serait de trop près liée aux hommes d’affaires, voire au crime organisé,  nécessiterait qu’on ébranche  cette  camarilla  souterraine.

En plus des mièvreries de nos élites financières en culottes courtes dans les tribunaux.

Le québécois est devenu un gastronome qui s’ignore. En une génération, il est passé des fèves au lard aux requins marinés et guindés.

Le hakarl

Répétons en chœur : Le requin pourri, bien mariné est un plat prisé en Islande.

Pour l’enchantement des clients qui très vite les découvrent, ces charmants arômes sont un mélange d’ammoniac et de camembert en décomposition. Ils se dégagent d’une chair qui a bien une texture de poisson mais qui picote et brûle la langue. Cyberpresse

Le québécois a déjà été friand de la langue de porc marinée. C’est écœurant, mais c’est bon.

Ce plat est nommé le « hakarl »… Rien à voir avec Péladeau. Le « hakarl » , au Québec c’est la langue de Lafrance , le vice-président des services français de Radio-Canada. On sait que M. Péladeau poursuit le VP pour diffamation. Car(L), selon lui, les propos du VP auraient  terni sa réputation.

La bourse du Dors John

Au Québec, on devrait considérer le système judiciaire comme une industrie. Et la coterie en bourse… Le dors John… Ti-Jean dort. Les autres aussi, remarquez, car au Québec, le blanc beige a ses petites urnes de cendres enfouies sous le passé de tous les partis au pouvoir… Et de bien des politiciens.

C’est devenu un sport que de déterrer les cadavres. Les morts s’entre-déterrent.

La seule façon d’aller à la pêche aux requins, c’est de sortir le gros bateau des commissions d’enquête. Pas de marins, rien que des avocats. Si ça continue, l’industrie du papier va reprendre du poil de la bête. On imprime plus que jamais.

Avant de « déparagrapher », j’aimerais souligner que l’affaire Villanueva nous a   jusqu’à maintenant, coûté 1.2 $ million, minimum.  Et on ne sait pas encore qui est le « voyou »…

C’est justement le mot sur lequel piochent les avocats. On ne sait pas ce qu’est un voyou.

Voyou

Dans le procès en diffamation intenté par Pierre Karl Péladeau, le linguiste Jean-Claude Corbeil a pour sa part insisté, hier, sur le fait qu’un mot est dans sa phrase, et que la phrase est dans son contexte. Cyberpresse, Christiane Des jardins

Selon M. Corbeil, le mot «comme» démontre que ce n’est pas l’homme qui était traité de voyou, mais plutôt la conduite d’un homme. «Il y a une certaine analogie entre la conduite d’une personne et celle qu’on pourrait éventuellement attribuer à un voyou.» Selon lui, c’est le contexte qui détermine le sens du mot, pas le dictionnaire. «Les dictionnaires ne sont que le matériel brut dans lequel un locuteur puise pour exprimer sa pensée», a-t-il dit. Il a donné en exemple le terme d’«État voyou», et «compagnie voyou».

Cyberpresse, Christiane Des jardins

J’ignore combien coûte un linguiste en cour, mais c’est certainement plus cher qu’une « accueilleuse » de Wal-Mart. Celle qui vous offre un petit salut en entrant.

Dire qu’on a tout ça sur le net.  Voyou :

Gamin des rues mal élevé, malpropre; p. ext., enfant, adolescent qui se conduit mal.

lexicographie, voyou

Les scarabées québécois

Je tiens ma franchise de mon grand-père Grane,

le dentiste de Salt Lake City. (Giraudoux, Siegfried et Lim).

Le téléroman Virginie disparaît des ondes en 2011… D’après ce que j’ai pu voir, on y a traité de tout : ne manquait plus que les mœurs sexuelles du scarabée africain le tok-tokkie qui,  pour attirer le mâle,  se tape la bedaine sur le sol dans un bruit de toc-toc-toc.

Avec tous les combats des arénaires politiques,  qui exhument leur passé, le mot menteur va bientôt passer à l’histoire. Et on en fera un téléroman : vierge et nie.

Tout le monde est vierge, et tout le monde nie.

Toc-Toc-Toc.

C’est pas les mâles qui viennent, c’est les avocats…

Comme le tok-tokkie, le politicien québécois a intérêt à s’enfoncer dans le sable quand il fait trop chaud.

De retour à la cuisine

Baleine, renne, cheval, testicule de bélier, tête de mouton et même macareux, ce palmipède au bec multicolore, sont aussi au menu. Ce ne sont pas des plats pour des petites natures mais des mets anciens dont Eytor Halldorsson estime qu’ils ont leur place à table aujourd’hui. Cyberpresse

C’est quoi un macareux? Un pingouin d’Islande…  Oiseau palmipède des mers boréales (de la famille des Alcidés), noir, au ventre blanc, qui se distingue du pingouin par son gros bec court, aplati, jaune, bleu et rouge.

Aplati, jaune, bleu et rouge.

En politique, c’est un québécois mêlé qui a des ailes  pour voler et des jambes  pour marcher, sauf qu’il hésite tellement entre les deux qu’il préfère se faire définir par un avocat et ramper….  L’identité québécoise est passée de la chemise à carreaux au macareux phraseur coloré du bec.

Le jaune  ADQ, le bleu PQ, et le rouge PLQ.

Image : deux macareux tentant de se séduire à l’aide d’un mélange de culture de littérature et de cinéma.

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Resto Québec et rotes au Québec

Il est plus facile d’ouvrir une huître sans

couteau que la bouche d’un avocat sans avance.

Barten Holyday

Finalement, au Québec, on est des gourmets : on marine le requin pour le faire puer à la sauce avocat, on les entretient, et on les camoufle dans de petits bocaux pour ne pas que s’échappent les odeurs.

Le squale est enterré sous des cailloux  pendant deux mois pour drainer les acides provenant de l’urine puis il est pendu pour une autre longue période. Cyberpresse

Des acides provenant de l’urine… Dire que la langue de porc marinée me soulevait le cœur! Un baiser mariné, c’est plutôt débectant….

Construction, municipal, opération marteau, procès « mitraillette kalachnikov », pétitions à répétitions, des partis de gauche maladroits, et des adroits gauches.

Sur le plan de la gastronomie, nous avons tout au Québec pour battre l’Islande.

Si un jour les requins se mettent à table, on va les bouffer.

Si ça ne vous fait rien, je vais les laisser se snober entre eux.

Pour ceux qui sont plus simples, je vais vous donner ma recette de rôties au beurre d’arachide.

Et c’est sérieux…

  1. Faites rôtir deux tranches de pain – fabriqué avec de la farine sur meule de pierre de  Saint-Roch-des-Aulnaies.
  2. Étendre du beurre d’arachide, de préférence bio, sans sel, sans sucre, sans « stabilisateurs ».
  3. Le passer à la micro-onde environ 10 secondes.
  4. Pour rehausser le tout, si non satisfait, ajouter des lamelles de bananes en rond sur les tranches carrées.

Toute la simplicité québécoise du gars acheté pour des « peanuts » et la banane qui pousse dans les hauteurs,  avec son régime de « monkey business » . Les singes s’échangent leur monnaie entre eux. Ce qui leur permet tout de même de le transformer en quelque chose de  tangible.

Le huitième jour…

Le meilleur menteur est celui qui fait servir le même mensonge le plus longtemps possible.
Samuel Butler

Tous des descendants de la créature simiesque à grandes mâchoires.  L’univers s’est construit en 7 jours,  avant que le diable n’arrive… Pour le CHUM et autres grands projets, c’est 30% de plus. Les routes, les rues, les condos… Pour ce qui est des contrats du fédéral, c’est une autre paire de manchots.

J’oubliais ma recette…

Déguster avec un laid tiède sortant de la vache. Sinon, faites-le chauffer un peu.

Avertissement : ne pas faire chauffer la vache pour avoir du laid chaud. Sinon, c’est un méchoui, ce qui signifie un mouton condimenté et passé à la broche.

C’est bien là l’erreur de la société québécoise : on fait chauffer la vache au lieu de faire chauffer le lait. C’est pour ça que le citoyen   ne bouille pas trop… Tout tiède et lentement grillé, au chaud avec son foyer à combustion lente, nourri à l’érable, il casse du sucre en regardant le défilé des factures salées.

Le Québec, c’est   l’envers de la cuisine Islandaise : c’est le requin qui se fait un méchoui du mouton.

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