Archives quotidiennes : 9-octobre-2010

Hitler, Bush et Bosch

« Il y a deux histoires : l’Histoire officielle, mensongère,
qui nous est enseignée, et l’Histoire secrète
où se trouvent les vraies causes des évènements :
une Histoire honteuse. »
Honoré de Balzac

Bill Gate « vaut » $ 100 000 000 000…. mais 40 000 enfants dans le monde meurent de faim chaque jour. « 2,3% des intérêts que rapporte la fortune de Bill Gates suffirait à nourrir ces 40 000 enfants… ». C’est un sophisme, et les intérêts de Bill Gates ne sont que des chiffres dans un ordinateur, alors que les enfants se nourrissent d’aliments bien réels qu’il faut travailler pour produire.  Nouvelle Société PJCA

L’évaluation du règne de Bush

Oliver Stone a intitulé son film W. Tout simplement. On dirait une note d’évaluation… Son portrait est celui d’un homme jovial, naïf, manipulé par un entourage approximant   la clique hitlérienne de  deuxième grande guerre mondiale.

Dans le film, Josh Brolin copie la démarche de ce Texan

Une démarche à la John Wayne

L’histoire de la démarche de John Wayne est celle-ci : un jour de tournage, un réalisateur, excédé de le voir marcher comme un navet, lui montra comment il devait le faire. Cette démarche est passée à l’Histoire : un déhanchement à la Elvis, et les pieds en dedans. Loin du naturel…

John Wayne débarquait de son cheval, M. Bush de son Air Force One.

M. Bush a constamment gardé  un œil sur le terrorisme et l’autre sur le pays. Hélas, le cerveau n’a pas su jamais pu suivre la vitesse du nerf  optique. S’il a pu éviter le soulier  qu’on lui a lancé, c’est qu’il n’était  habitué  qu’à ne voir que les siens. Des dix, dira-t-il, en blaguant.  Ce n’est sûrement pas un pointage qui lui convient. Pour note, on lui donnerait plutôt le titre du film : W.

Hitler et son œuvre de peintre raté

Comme Hitler, M. Bush et son administration ont appliqué le principe de la   guerre éclair pour envahir l’Irak. Cependant, on  n’avait pas prévu de véritable plan B… De sorte que l’Irak  s’est retrouvé dans un brouillamini  indescriptible, totalement désorganisée, avec des pertes civiles bien   plus élevées que celles  calculées.

Hitler n’a laissé qu’un pays en ruines  avant de se suicider. Et son cher Goebbels, lui, s’en est allé, emportant sa femme et ses six enfants âgés de 4 à 12 ans.

L’Europe à sang, et le reste du monde éclopé.

Ce conflit fut le plus coûteux en vie humaine de toute l’histoire de l’humanité. On recense environ 60 millions de morts (dont 45 millions à cause des combats et des bombardements) avec plus de victimes civiles que militaires. L’URSS a payé le plus lourd tribut avec de 20 à 30 millions de victimes, civiles et militaires. Bilan Source Wiki

Bush le Ponce-Pilate

M. Bush, lui,  n’a laissé qu’un goût amer  à l’intérieur même de son pays. Et dans le reste du monde, il a peinturluré  une image défigurée, un ordre mondial froissé, divisé, laissant en héritage une dette record et des  dépenses militaires qui frôleraient les 3000$ milliards.

Environ 4000 pertes de vie en soldats américains, et plus de 29.314 Américains  blessés depuis le début de la guerre (soit un tué pour neuf blessés), dont un tiers resteront mutilés et infirmes. Sans compter les effets psychologiques. Il n’y a pas encore de prothèses pour les blessures internes et les vies détruites de «l’intérieur».

Une autre enquête, publiée en octobre 2006 par la célèbre revue médicale britannique The Lancet, estime pour sa part qu’en juin 2006, plus de 600 000 Irakiens étaient morts de façon violente. Un chiffre faramineux qui équivaut à 2,5 % de la population, soit 500 morts par jour depuis le début de l’opération « Iraqi Freedom »

Des femmes et des enfants, pour la plupart. Dommages dits collatéraux…

La maison est blanche, le lavabo également…

La seule réussite de M. Bush : l’industrie de la prothèse

Je voudrais bien ne pas être cynique, mais la seule industrie que M. Bush a pu sauver est celle des prothèses… Les handicapés de la guerre d’Irak sont revenus de leur «day alive» déchiquetés. Et les coûts, en 2007 seulement, s’élèveraient à 83$ milliards.

Finalement, l’intérieur du pays, n’est pas mieux que la vieille Allemagne de 1945 : Les ruines sont debout, mais à vendre…

Le tableau final : la quadrature du cercle

Bosch fut peintre de génie. Dans son tableau intitulé «Vanité», on peut y voir cet entrecroisement dédaléen insensé.

Qu’a donc laissé M. Bush comme œuvre ? Il reste à reluquer les images des guerres, des victimes en sang, pour se rendre compte que les peintres-politiciens n’utilisent qu’une seule couleur : le rouge.

Tableau désolant et lugubre qui démontre que dans les démocraties actuelles, la perte de contact avec la réalité du peuple est navrante : on distingue à peine les régimes dictatoriaux de ceux qui se qualifient de démocrates et libres.

Et s’il demeure une question, une dernière, ce serait celle-ci : la démocratie présente n’est-elle qu’un visage grimé, masqué, sous lequel se cache le vrai pouvoir? Et ce pouvoir cryptique n’est-il pas celui d’un diktat bien camouflé des intérêts de groupes de financiers avides et lugubrement déshumanisés?

Alors le peuple n’a plus de vrai  pouvoir : son vote en X passe, selon l’ordre d’un alphabet pipé. Tous les W. des pays avalent les X…

Lorsqu’un politicien en remplace un autre, il ne perpétue que ce génome de néo-libéralisme avide qui cultive l’argent virtuel. Et c’est pourquoi nos enfants sont charcutés, sans avenir, autant dans la chair que dans l’âme : l’argent n’a pas de pays ni de chaleur. De plus, il ne nourrit personne,  sauf certains  adultes secs, défunts  à la Vie, trop occupés à crayonner  leur autoportrait dans l’œuvre du monde.

Alors, on se demande si la majorité des dirigeants  ne devraient pas être déclarés inaptes à conduire un pays, une planète.

Quand on regarde l’œuvre de Bush, on se dit, comme Éluard,  que «les enfants devraient être élevés par des enfants».

On devrait limiter l’âge du vote de 0 à 18 ans…