Vivre et mourir dans la dignité

Au Québec on assiste présentement à une tournée sur la question de l’euthanasie et du suicide assisté, une commission spéciale «Mourir dans la dignité» sous la présidence du député libéral Geoffrey Kelley.

Déjà 216 mémoires ont été déposés à Québec et, du nombre, 144 proviennent de citoyens. La secrétaire de la Commission, Anik Laplante, explique que «de mémoire il n’y a jamais eu un tel soulèvement pour une consultation et que d’habitude, la majorité des mémoires proviennent plutôt d’organismes

La Presse – Sarah Champagne - Pour ou contre l'euthanasie? 7 sept. 2010.

Les travaux de cette commission devraient nous permettre de démêler et de définir les nouvelles obligations légales, morales et éthiques du «mourir dans la dignité». Mais au final, ce qu’on espère, c’est peut-être de donner à l’euthanasie le statut de «soin de fin de vie».

Par compassion, on propose une aide active aux personnes en phase terminale de maladies incurables ou dans un état de déchéance incompatible avec leur dignité.

On cherche à démontrer qu’il n’est pas criminel mais au contraire charitable d’«aider» un malade à «mourir dans la dignité». Encore faudrait-il définir le mot «dignité» dans ce contexte…

Qu’est-ce qu’on appelle ici « dignité »? En quoi le fait de ne pas vouloir souscrire à la douleur ou à la souffrance ou même à une certaine déchéance liés au processus de mourir relève-t-il de la dignité?

centpapiers - Logique euthaNAZIE – Yan Barcelo – 18 sept 2010

On entend les témoignages de personnes vivant des souffrances (morales et physiques) atroces. Certains intervenants soutiennent qu’ils se soucient bien plus de leur qualité de vie que de sa prolongation. Parmi eux, quelques-uns ont pris des dispositions pour un suicide assisté à l’étranger.

Actuellement dans le code criminel canadien, le suicide assisté est criminel, alors que le suicide ne l’est pas. Et la distinction n’est pas si évidente.

Faire la différence

Il faut d’abord faire la différence entre ce qu’on pourrait appeler: «agonie» d’un patient en phase terminale et «maladie chronique dégénérative», causant autant sinon plus (parce qu’elle dure plus longtemps) de souffrances et d’angoisses au malade (et à l’entourage).

Pour une personne en fin de vie, on parle d’euthanasie; dans le deuxième cas (maladies chroniques dégénératives), on devrait parler de suicide assisté (pour les malades aptes et consentants) ou de meurtre au premier degré (décision prise par un tiers en cas d’inaptitude).

Il faut bien différencier deux types d’euthanasie  : l’euthanasie active et l’euthanasie passive. La passive consiste à arrêter un traitement curatif, un respirateur artificiel ou tout autre produit qui maintient un patient en vie. L’active est un acte qui abrège volontairement et prématurément la vie du patient. Il ne faut pas autoriser, de quelque manière que ce soit, l’euthanasie active lorsqu’il s’agit de personnes « inaptes » à prendre une décision. On s’en irait sur une pente extrêmement glissante, vers l’eugénisme, c’est-à-dire qu’on risque de sélectionner des gens et de les tuer en invoquant que leur vie n’était pas bonne.

Me Jean-Pierre Ménard - avocat - Quartier libre - 18 novembre 2009

Il y a les contre

Les médecins, ceux-là mêmes à qui on demandera d’«intervenir», sont divisés. Certains sont clairement contre l’euthanasie :

Appuyé par la signature d’une centaine de médecins, le Dr Joseph Ayoub [oncologue et médecin en soins palliatifs au CHUM] a soutenu que le «médecin a toujours le devoir de faire mourir la douleur, et non pas de faire mourir le patient. Il y a même la sédation palliative pour les pires douleurs. Mais avant tout, a-t-il ajouté, la solution demeure dans l’approche palliative compétente, le respect, l’accompagnement et la tendresse envers ces personnes.»

La Presse - Euthanasie: des médecins craignent des dérapages – 8 sept 2010

On pratique déjà l’euthanasie

Parlons-en pour ne pas «alimenter l’hypocrisie»

L’euthanasie est déjà pratiquée chez nous (à la discrétion du médecin traitant et de ses principes moraux) sous forme de «sédation palliative» ou «sédation terminale» selon le texte choisi.

Amir Khadir a affirmé que les sondages auprès des médecins et des spécialistes ont démontré, par une forte proportion, qu’une forme de mort assistée est déjà pratiquée dans les hôpitaux.

Le secrétaire du Collège des médecins, le Dr Yves Robert, affirmait en juillet 2009 lors d’une entrevue accordée au Globe & Mail que le fait d’éviter le débat ne fait que contribuer à alimenter l’hypocrisie générale sur la question.

Dire que cela n’arrive pas parce que c’est illégal est complètement stupide. Nous devons arrêter de nous mettre la tête dans le sable.

Radio-Canada.ca Informations - L'euthanasie avec circonspection – 16 juillet 2009

L’euthanasie est un champ de compétence fédéral. Dans l’impossibilité de la décriminaliser, on ne pourra que contourner ses conséquences légales en limitant les poursuites judiciaires adressées aux professionnels de la santé.

Le candidat à la succession du Dr Yves Lamontagne à la tête du Collège des médecins du Québec, le Dr. François Desbiens déclare:

«Certains médecins craignent d’être poursuivis. Il y a un malaise, actuellement, a soutenu le Dr Desbiens. Pour sortir de cette ornière, il faut commencer par examiner la possibilité que les procureurs de la province n’intentent pas de poursuites.

Le Québec est relativement en avance sur le reste du Canada grâce aux nouvelles dispositions du Code civil sur l’arrêt de traitement, mais les médecins pratiquent dans un contexte difficile.»

La Presse - Euthanasie et suicide assisté: Québec «devrait laisser tomber les poursuites» 10 sept 2010

Prenons un peu de recul

Pour mieux comprendre ce nouvel engouement pour de telles mesures, il nous faut prendre un peu de recul face à des évènements parmi les plus émotifs de l’expérience humaine. Certaines questions philosophiques, médicales et pratique$ sont à considérer.

La mort: LE grand tabou

La mort est tabou. La mort fait peur, elle est perçue comme le «mal absolu», il suffit de la nommer pour provoquer une tension émotive qu’on voudrait chasser de notre quotidien.

On pourrait se demander si nous avons bien fait de l’évacuer de nos vies. Les différences sont énormes entre le rapport familier (avec la mort) qu’entretenaient les sociétés traditionnelles et celui de déni qu’on observe actuellement.

Cette peur de la mort et de la souffrance est mauvaise pour le débat, elle le déplace, elle pourrait être à la source de bien des dérives si on n’y prend pas gare.

Dans un contexte socio-culturel où la mort est évacuée du quotidien, reléguée aux chambres d’hôpitaux et aux mouroirs (CHSLD), elle est devenue une abstraction, une coûteuse et terrible abstraction.

«La fin de vie est vécue comme une surprise au Québec», expose le Dr Bernard Lapointe, directeur des soins palliatifs au Centre universitaire de santé McGill.

Le Devoir - Cancer et soins palliatifs - Mourir à l'urgence – 21 mai 2010

Non contents de la cacher, nous voulons en remettre la responsabilité au législateur ? aux médecins ? aux proches des malades ?

Au médecin ?

Oui. À celui-là même qui a prononcé un serment, celui de ne jamais rien faire pour écourter la vie d’un patient.

À la famille ?

Oui, les familles auront leur mot à dire, j’imagine, comme c’est déjà le cas présentement, mais sans risque de conséquences. Et des familles vous savez … c’est pas toujours jojo. Les pires chicanes de famille commencent autour d’un cercueil, ou dans une chambre d’agonie.

Vous avez des sous ? ah oui, vous êtes un heureux boomer, vous êtes en santé, vous voyagez… tant que vous pouvez fournir et suivre (tant que vous avez la santé), ça va bien. Êtes-vous certain que ça va durer toujours ?

Vous laisseriez à votre famille le choix de l’euthanasie par compassion ? Hum ? je vois des visages s’allonger.

Les indéniables risques d’abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d’exprimer leur volonté) et les risques d’érosion de l’ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l’euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l’euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l’encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :

«Il existe, tout d’abord, un danger réel que la procédure mise au point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier, et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un fardeau pour les autres ou pour la société.»

L’euthanasie avec circonspection – commentaire de Éric Folot

Une question de temps !

Il faudrait être devin pour être en mesure de se projeter dans l’avenir et savoir QUAND c’est le bon moment d’agir; savoir si le malade n’aura pas demain, un regain de vie, et le goût de vivre encore un peu.

Les malades peuvent l’être longtemps. Et il n’y a pas un médecin honnête qui vous dira que la science est capable de prédire quand viendra la fin. Tous les jours des mourants ressuscitent…

Une infirmière française expliquait sur un blogue:

[…]Dans les services de gériatrie, tout le monde connaît ces exemples de malades « mourants » ressuscités trois jours plus tard.

Intoxiqués au plus haut point par leurs propres médicaments, ils sont finalement sauvés par le fait qu’ils deviennent incapables de les avaler et donc… se désintoxiquent en quelques jours. Sauf, bien sûr, si entre-temps, un soignant charitable n’a pas décidé de leur mort parce que «ça durait trop longtemps».

Et le contraire est aussi vrai; pensez à ces malades aux urgences, à qui on avait donné congé de l’hôpital et qui meurent dans le taxi qui les ramène chez eux. Pensez à ceux qui, dans un manque total de savoir-vivre élémentaire, meurent dans la salle d’attente (ou sur les listes d’attentes) comme pour faire honte à notre merveilleux système de santé. La médecine n’avait pas prévu ça non plus.

Dans ces conditions… à quel moment peut-on raisonnablement décider qu’il est «temps» d’aider l’autre à quitter ce monde ?

Sommes-nous capables de réfléchir sur le «mourir dans la dignité» alors qu’on n’arrive pas à exiger et prendre les moyens de «vivre dans la dignité» ? Hum… pas sûre moi.

Les faits

Les soins en fin de vie

Le Québec peine à offrir un soutien adéquat en soins palliatifs. À peine 5 % des patients décèdent dans une maison vouée à ces soins de fin de vie.

80 % des Québécois atteints d’un cancer souhaitent finir leurs jours à la maison, moins de 10 % voient cette dernière volonté exaucée. […]

Le Québec possède depuis 2004 une politique sur les soins palliatifs qu’on dit excellente. Ses objectifs sont nobles: équité d’accès aux services, continuité dans l’offre, qualité des soins et sensibilisation des intervenants. Cette politique donne aussi la priorité au maintien des patients à domicile, de même qu’au soutien destiné aux proches.

Sur papier, tout y est… depuis six ans. Manquent les ressources. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, souhaite doter chacun des 95 territoires desservis par un Centre de santé et de services sociaux d’une maison de soins palliatifs; il n’y en a actuellement que 23. Il faudra donc des moyens, mais aussi un changement de culture pour offrir aux Québécois en fin de vie mieux qu’un couloir d’urgence.

Le Devoir - Cancer et soins palliatifs - Mourir à l'urgence – 21 mai 2010

Les coûts

  • Une récente étude pancanadienne révèle que le coût lié à la décision d’une famille d’accompagner à la maison un proche en phase terminale est d’environ 5000 $
  • Le Canada est le second pays le plus cher au monde quant aux prix de détail de ses médicaments prescrits, et c’est le pays pour lequel les coûts annuels augmentent le plus rapidement, soit environ 10,5% par année depuis 1985.
  • Au Québec, les médicaments à eux seuls sont responsables de 22,2% de l’ensemble de la hausse des dépenses de santé depuis 1985.

De plus en plus hypocrite le serment !

Le serment d’Hypocrate est chose du passé… vous l’ignoriez ? moi aussi, jusqu’à cette semaine.

Vieux de 2 500 ans, toutes les Facultés de médecine réécrivent ce texte pour l’adapter à  nos mœurs. L’autonomie de la personne (et l’obligation morale de la respecter) n’avait pas en son  temps l’importance qu’elle a de nos jours.

Pour la petite histoire: (tiré du forum futura-sciences)

Le serment d’Hippocrate est un serment traditionnellement prêté par les médecins en Occident avant de commencer à exercer. Le texte original de ce serment, probablement rédigé au IVe siècle av. J.-C., appartient aux textes de la Collection hippocratique, traditionnellement attribués au médecin grec Hippocrate.

[…]

Le serment moderne, le plus souvent nommé serment d’Hippocrate même s’il s’en éloigne, s’inspire généralement du texte d’origine et a pour principal objectif de rappeler au nouveau médecin dans un cadre solennel qu’il est lié à des obligations légales, morales et éthiques.

Ça vaut la peine d’aller lire comment on répond à ce pauvre bougre, dès que sa conscience lui impose une lecture critique de ce serment:

Vous trouvez pas que les idées derrières ces phrases peuvent être antagonistes ?  Ils font comment les médecins pour ne pas prolonger les agonies sans donner la mort délibérément ?

http://forums.futura-sciences.com/ethique-sciences/231280-serment-dhippocrate.html

Le serment d’origine

Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s’ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l’enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre. »

« Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté.

Je ne pratiquerai pas l’opération de la taille1.

Dans quelque maison que je rentre, j’y entrerai pour l’utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.

Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l’exercice de ma profession, je tairai ce qui n’a jamais besoin d’être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. »

« Si je remplis ce serment sans l’enfreindre, qu’il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissè-je avoir un sort contraire. »

«Nouveau serment des médecins», utilisé notamment au Canada depuis 1982

« Au moment où je vais exercer le métier pour lequel j’ai eu le privilège d’être formé,

JE JURE de garder intacte la science qui m’a été transmise, et de la perfectionner autant que me le permettront mon temps et mes forces.

JE JURE de toujours avoir le courage de douter de moi-même et de ne jamais prendre, pour mes patients, le risque d’une erreur qui pourrait mettre leur santé en péril ; je ferai en sorte d’obtenir, par tous les moyens possibles, la confirmation d’un diagnostic dont je ne serais pas absolument sûr.

JE JURE de ne jamais divulguer, hors le cas où la loi m’en fera un devoir, les secrets dont j’aurais pu avoir connaissance dans l’exercice de ma profession.

JE JURE de toujours me souvenir qu’un patient n’est pas seulement un cas pathologique, mais aussi un être humain qui souffre. À celui qui entrera chez moi pour chercher simplement un réconfort, ce réconfort ne sera jamais refusé.

Je n’oublierai pas que la prévention est la meilleure des médecines ; et si je n’y participe pas moi-même, JE JURE de ne jamais considérer l’action préventive avec négligence ou hostilité.

Je prends acte de ce que la Médecine devient de plus en plus sociale à la fois parce qu’elle a pour destinataire la collectivité humaine tout entière et parce quelle peut désormais être exercée sous des formes non individuelles. Si je ne pratique pas moi-même ces formes sociales et collectives de l’exercice de mon Art, JE JURE de ne pas entrer en lutte contre ceux qui les auront choisies. Qu’à la fin de ma vie, je puisse me dire que je n’ai jamais enfreint ce serment. »

Et l’ultime dilution…

Serment professionnel des médecins, en usage au Québec depuis le 15 décembre 1999

J’affirme solennellement que :

Je remplirai mes devoirs de médecin envers tous les patients avec conscience, loyauté et intégrité ;

Je donnerai au patient les informations pertinentes et je respecterai ses droits et son autonomie ;

Je respecterai le secret professionnel et ne révélerai à personne ce qui est venu à ma connaissance dans l’exercice de la profession à moins que le patient ou la loi ne m’y autorise ;

J’exercerai la médecine selon les règles de la science et de l’art et je maintiendrai ma compétence ;

Je conformerai ma conduite professionnelle aux principes du Code de déontologie ;

Je serai loyal à ma profession et je porterai respect à mes collègues ;

Je me comporterai toujours selon l’honneur et la dignité de la profession.

Pas besoin de vous dire que les deux dernières lignes ne m’impressionnent guère.

Un débat qui en cache un autre

Les images d’affreuses agonies dans les films et aux infos font dire à plusieurs: «En tout cas moi, je ne veux pas vivre comme ça… je veux mourir avant». Peut-on les en blâmer ? certainement pas. Les médias communiquent très bien sur le registre de l’émotion, de la peur, de la souffrance, comment ne pas y être sensible ?

On demande au citoyen en santé, payeur de taxes, pressé par ses obligations, de mettre un pansement sur «sa propre peur de la souffrance et de la mort», on lui propose de s’assurer contre la souffrance. Pire si ça se trouve, on l’invite à participer à l’effort de diminution des budgets de la santé.

Cette commission en fin de compte, me fait penser à un genre de gros sondage, pour prendre le pouls de la population sur un sujet qui en cache un autre (fort délicat c’est le moins qu’on puisse dire) : avons-nous encore les moyens de mourir si longtemps ?

Des boomers en sur-nombre, des agonisants qui n’en finissent plus d’agoniser, des ressources déjà sur-exploitées et une capacité de payer qui fond plus vite que la calotte polaire… on n’en demandait pas tant !

L’euthanasie peut-elle diminuer la pression sur «la santé des finances publiques» ?

Si oui, on ferait mieux d’y réfléchir à deux fois avant de donner le feu vert.

J’ai beaucoup de respect pour ceux qui traitent les humains avec compassion, j’en ai moins pour l’hypocrite dérive que ce débat risque d’engendrer.

Nous pouvons redonner un visage plus humain à cette ultime étape de la vie qui fait si peur.

En nous prononçant CONTRE l’acharnement thérapeutique; en EXIGEANT des soins palliatifs de qualité POUR TOUS; en refusant de remettre nos vies entre les mains de tiers qui n’ont rien à voir avec cette mort «individuelle» qu’on cherche à baliser collectivement. Ce faisant, nous pouvons espérer au jour de notre dernier jour, dans un dernier souffle, affirmer fièrement: «j’ai vécu dans la dignité».

Lors de mes recherches sur le sujet, je suis tombée sur des références très intéressantes touchant divers aspects que je n’ai pas développés ici. Je vous invite à continuer votre lecture en visitant ces pages:

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Références pour ce billet

  1. La Presse – Sarah Champagne – Pour ou contre l’euthanasie? 7 sept. 2010
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201009/06/01-4313020-pour-ou-contre-leuthanasie.php
  2. centpapiers – Logique euthaNAZIE – Yan Barcelo – 18 sept 2010
    http://www.centpapiers.com/logique-euthanazie/36602
  3. Me Jean-Pierre Ménard – avocat – Quartier libre – 18 novembre 2009
    http://quartierlibre.ca/archives0810/L-ultime-soin-pour-les-patients
  4. La Presse – Euthanasie: des médecins craignent des dérapages – 8 sept 2010
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201009/08/01-4313628-euthanasie-des-medecins-craignent-des-derapages.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4313020_article_POS4
  5. Référence n°5
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2009/07/16/001-medecins-quebec-euthanasie.shtml
  6. La Presse – Euthanasie et suicide assisté: Québec «devrait laisser tomber les poursuites» 10 sept 2010
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201009/10/01-4314414-euthanasie-et-suicide-assiste-quebec-devrait-laisser-tomber-les-poursuites.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4313329_article_POS2
  7. Le Devoir – Cancer et soins palliatifs – Mourir à l’urgence – 21 mai 2010
    http://www.ledevoir.com/societe/sante/289339/cancer-et-soins-palliatifs-mourir-a-l-urgence
  8. Veuillez mourir poliment, s’il-vous-plaît
    http://www.centpapiers.com/veuillez-mourir-poliment-s%E2%80%99il-vous-plait/35073/comment-page-1
  9. http://forums.futura-sciences.com/ethique-sciences/231280-serment-dhippocrate.html
    http://forums.futura-sciences.com/ethique-sciences/231280-serment-dhippocrate.html
  10. «L’euthanasie n’est pas un prétexte pour libérer des lits» La Presse 9 septembre 2010
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201009/09/01-4314025-leuthanasie-nest-pas-un-pretexte-pour-liberer-des-lits.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4313329_article_POS3
  11. EUTHANASIE – Bibliographie sélective – Claudette Robillard – Janvier 2010
    http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/01/mono/2010/01/1019711.pdf
  12. Archéologie de la médecine et de l’éthique – Thomas De Koninck, Gilbert Larochelle et André Mineau – Juin 1999
    http://www.erudit.org/revue/LTP/1999/v55/n2/401233ar.pdf
  13. Le professionnalisme et l’engagement des médecins envers la société – Avis – Conseil médical du Québec – avril 2003
    http://www.csbe.gouv.qc.ca/fileadmin/www/Archives/ConseilMedical/Avis/2003_01_av_fr.pdf
  14. L’euthanasie et le suicide assisté : pourquoi pas ? Novembre 2009
    http://www.colf.ca/mamboshop/index.php?option=com_content&task=view&id=200&Itemid=209&lang=frc

RESTER EN VIE, SUZANNE BISSONNETTE

3 réponses à “Vivre et mourir dans la dignité

  1. Salut Gaétan, merci pour la publication de mon billet sur ton blogue.

    Sujet délicat s’il en est un. Difficile de réfléchir à quelque chose qu’on nie farouchement.

    Cordialement,

    • En effet, tout le monde semble confus.
      Il n’est pas question de tuer les gens contre leur volonté, mais d’une aide. Et ne plus considérer les aidants comme des meurtriers.
      Tu as raison de dire qu’il s’en pratique.
      Certains ont déjà peur de « l’acte » quand le patient qui l’a demandé est déjà un légume ou dans un coma qui ne mène à rien. Ou d’autres situations.
      Les criminels de la haute finance en tuent plusieurs, mais on ne les voit pas.
      Nous sommes hypocrites.

  2. en ce moment une femme médecin se trouve devant ses juges après avoir euthanasié une patiente démentifiée ,dont elle était devenue la confidente,arrivée au terme de son existence mais incapable de boire elle-même le breuvage ,cette femme médecin fit le geste pour elle,naturellement tollé général,pour les uns le médecin a eu un geste humain,pour d’autres c’est intolérable,c’est alors que j’ai écris à ceux qui étaient contre et qui se permettaient de porter un regard accusateur envers cette femme médecin ,de toutes manières vous jetez vos personnes âgées comme des jouets usés,alors pourquoi critiquer,c’est trop simple et si vous aimez l’acharnement thérapeuthique inscrivez vous chez Novartis comme cobayes,les personnes âgées pourront alors mourir dignement ,sur le coup les commentaires se sont tus!
    bien le bonjour de suisse

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