Si le pharmaceutique tenait la route

Si Big Pharma contrôlait l’industrie  automobile…

1.            Une intermédiaire coûterait plus de 2 millions $CA, avec une marge de profit de 15 000%

2.            La même voiture se vendrait au Mexique pour moins de 5 mille dollars.

3.            Les démarcheurs des grands manufacturiers inciteraient le Canada à intensifier le contrôle et la surveillance, sinon la répression, des vélos, des trains, des avions, des autobus, des gymnases, des souliers de marche, des métros.

4.            Ces autorités fermeraient les yeux sur l’absence de ceintures de sécurité, de sacs gonflables, de tests de collision rapportés avec transparence. Les fabricants organiseraient des campagnes de peur pour décourager l’usage des transports publics.

5.            Les instances fédérales, bénéficiaires des largesses de cette industrie, légiféreraient pour donner l’immunité juridique aux grands fabricants qui en ont assez d’être poursuivis, individuellement ou par recours collectifs, à cause de leurs voitures peu sécuritaires. On ne pourrait plus poursuivre un fabricant fautif.

6.            Les importations d’automobiles de l’étranger seraient bannies et on n’aurait pas le droit de les apporter de pays où elles coûtent moins cher.

7.            La promotion de modèles prétendument nouveaux continuerait, même si ces modèles n’offraient aucun avantage sur les modèles produits avant 1975.

8.            Les ingénieurs qui conduisent des essais de collision avec mannequins et en déduisent blessures et décès, seraient censurés et inscrits sur une liste noire pour les empêcher d’être financés pour poursuivre leurs études de sécurité. On ne trouverait dans les revues spécialisées que des articles favorables aux modèles de l’année.

9.            Les concessionnaires seraient visités par toute une armée de représentants leur offrant des enveloppes grises, des invitations, des boni sur les ventes, des vacances, des cours dans des villégiatures de luxe pour  les motiver, des séminaires sur les techniques agressives de vente, afin de promouvoir leurs nouveaux modèles au détriment des vieux modèles moins chers et tout aussi valables.

10.        Les cours de conduite seraient annulés dans tout le pays. Tout comme les cours de mécanique automobile. Au lieu d’enseigner comment éviter les accidents et comment réparer les voitures usagées, on ferait tout pour encourager l’achat des modèles de l’année et envoyer à la ferraille les voitures usagées. La date de péremption serait… péremptoire

11.        On encouragerait l’achat de plus d’une voiture, un modèle pour faire les courses, une autre pour les ados, une troisième pour le chalet de campagne; on cesserait la production des voitures les moins chères à l’achat et les moins gourmandes en carburant. On mousserait la vente d’accessoires parfaitement inutiles, après avoir convaincu les consommateurs qu’ils en avaient besoin, celle de moteurs dont la puissance excessive ne pourrait qu’augmenter le risque d’accident.

12.        Tandis que la publicité montrerait des conducteurs heureux parcourant des paysages époustouflants, les nouvelles voitures auraient autant de défectuosités que les anciennes, et après quelques années n’offriraient ni le confort, la performance, la fiabilité ou l’économie promises.

13.        Les dépliants multicolores vantant les vertus des nouvelles voitures seraient accompagnés d’un livre d’instruction, certes exigé par les autorités canadiennes,  décrivant les précautions à prendre, les risques à éviter, les pannes possibles, les réparations mineures, l’entretien périodique, la façon de reconnaitre un problème mécanique qui remettrait la sécurité en cause… mais il serait pratiquement illisible et inutilisable par le profane

14.        Certains modèles porteraient les conducteurs à avoir des comportements inattendus, dangereux, comme des colères au volant ou des conduites suicidaires

15. On vous vendrait des modèles dont les promesses ne se réaliseraient pas, incapables de gravir les côtes les plus ardues, de freiner dans des limites acceptables, d’économiser l’essence, d’accélérer tel que promis, de protéger les occupants en cas d’accident, dont les coûteux accessoires ne contribueraient que très rarement au plaisir de la conduite.

On ferait de chaque citoyen un conducteur…

Et on le traiterait comme un malade.

Une trouvaille de Pierre Biron, Cent Papiers

http://www.centpapiers.com/si-le-pharmaceutique-tenait-la-route/35943

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