Archives quotidiennes : 15-septembre-2010

La mauvaise route

Source : Calimerette

Image, Source:  Calimerette.com

L’ombre qui me colle jour et nuit,
me détruit
Je fais semblant d’aimer la vie,
malgré que la mort me suit

Plus capable de fuir ce chemin,
cette entité m’attend
Même en dormant et rêvant,
elle me tend la main


Son emprise endort l’univers,
me laissant seule dans mon calvaire
Route remplie de vautours,
mille et un détours


Espérant que la lumière reviendra,
avant que le fleuve meurt
Seul l’avenir le dira,
avant la dernière heure

Mental,aucune barrière inexplicable,
chercheur de vie introuvable
Cette âme à la fourche,me donne peur,
chaque seconde et minute sont terreur

L’évidence c’est un destin,
très dur et malin
Qui me tend les bras,
sans tracas

Quoi faire pour l’éviter,
j’en ai aucune idée
Je laisse la loi de la gravité,
faire le travail pour la chasser…

Ève Bolieu
septembre 2010

LES CORDONNIERS DU POUVOIR

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Lorsqu’ils n’ont pas avec eux la bonne pointure, ils prennent
la mesure et reviennent quelque temps après, avec les sabots tout faits.
Petite Histoire de la Nouvelle France.

Pour ceux qui se demandent où s’en va Pierre JC Allard, avec sa Nouvelle Société, il semble l’indiquer clairement dans un article  sur ce site précité  ainsi que sur celui des  7 du Québec, son billet Partir du pied gauche… me semble révélateur.

Si le PS préfère se mettre en ligne au centre, pour avoir épisodiquement accès au peu de pouvoir que peuvent avoir les gouvernements élus dans un régime néolibéral, ceux qui veulent de vrais changements ne pourront espérer un progrès lent, mais au moins constant vers la justice sociale par les voies de la démocratie. Tôt ou tard ces démunis, ces marginaux, ces précaires, ces irrécupérables dont le nombre et la colère augmenteront reviendront en force et par la force. Il est dommage qu’on ne lise plus l’Histoire. Partir du pied gauche…

Les dénis de l’agonie

Pour ne pas s’enfarger dedans, on passe les grandes analyses pour aller droit au but. Ce qu’on devrait faire et qu’on n’a pas le courage de faire. Car les partis sont des corpuscules frileux n’ayant même pas le courage d’entreprendre du nouveau. Même quand la société est en train de se «décrépitiser» d’assèchement comme les ruines grecques, mais toujours un pas en avant dans le déni de son agonie.

Plus on laisse la tour de Pise pencher, plus elle risque de ne plus être une attraction pour les touristes. Elle risque de les écraser…

Le «programme»

  1. Mettre en place un programme universel de recyclage/formation afin que TOUS puissent être réinsérés dans le processus de production ;
    2. Augmenter les salaires et le prix du travail, pour qu’ils coïncident avec le niveau de consommation compatible avec la production ;
    3. Éliminer toute sécurité d’emploi et la remplacer par une sécurité du revenu par paliers ;
    4. Modifier le système électoral pour que les élus représentent leurs électeurs et non des partis ;
    5. Nationaliser les banques et redonner à l’État le contrôle direct sur l’émission de monnaie ;
    6. Eliminer l’impôt sur le revenu et la TVA, ainsi que toute mesure fiscale à l’exception d’un impôt sur le capital;
    7. Rembourser la dette publique en la portant au patrimoine des contribuables au prorata de leurs avoirs;
    8. Restructurer la profession médicale et augmenter le nombre des ressources en santé pour en faire la première priorité
    9. Nationaliser la recherche médicale et l’industrie pharmaceutique ;
    10 Assurer la totale gratuité de tout processus judiciaire et universaliser l’arbitrage en matières contractuelles;
    11 Reconnaître la violence comme une pathologie et en tirer les conséquences sur le crime, la récidive et le système carcéral ;
    12 Rendre toute immigration conditionnelle à l’adhésion formelle à un “Contrat Social” explicitant les valeurs républicaines;
    13 Mettre fin à toute immigration illégale, en réservant l’accès aux services aux signataires de ce contrat social ;
    14 Alléger la fonction publique et en accélérer les processus, en réglant par Internet la plus grande partie des contacts avec les administrés ;
    15 Remplacer le mondialisme par un politique d’import-export en complémentarité avec l’optimisation de la production interne ;
    16 Reconnaître les effets négatifs de la colonisation et payer durant 50 ans aux ex-colonies une compensation annuelle à débattre ;
    17 Assurer la défense nationale, mais en réaffirmant les principes de non agression et de non ingérence ;
    18 Favoriser l’intégration à l’Europe et l’appartenance à des entités supranationales, en ce qui ne contrevient pas aux objectifs ci-dessus.Pierre JC Allard

Un peu d’édénisme…

J’ignore si on peut créer un paradis sur Terre. Je sais cependant qu’on peut se faire un peu pompier en jetant de l’eau à cet enfer. Les sociétés sont en train de flamber en brûlant les citoyens comme des cierges pieux. Il y a belle heurette que les artistes sont conscients de ces états tueurs d’âmes… Le capitalisme est toujours à sa grande tâche de créer des dieux éphémères à cravates.

Henry Miller, dans le Le colosse de Maroussi, écrit ceci :

« La Grèce est la patrie des dieux ; ils ont eu beau mourir, leur expérience se fait toujours sentir. Les dieux étaient de proportions humaines (…) Il faut que le monde redevienne petit, comme l’était le monde grec, autrefois. Assez petit pour inclure chacun de nous. Tant que les hommes, jusqu’au dernier, n’y seront pas inclus, il n’y aura pas de véritable société humaine. »

La Grèce c’est aussi le vieillot de nos sociétés. Le capitalisme est une sorte de patrie des dieux… Ou des diables…

On y brûle l’argent avec la fonction «delete» d’un clavier.

Magie noire…

La culture du bois mort et son cinéma

Voici  ce que j’ai donné comme commentaire sur le site des 7 du Québec :

@Pierre JC,
J’ai visionné un film sur la vie de Françoise Sagan. L’auteur, on le sait, de Bonjour tristesse…
Ici, ce serait«genre» Adieu élitisme…
Remarquez que je n’ai aucun problème avec votre «résumé» de NS. D’aucuns vous traitent d’idéaliste. Moi aussi je suis maltraité d’idéaliste.
Votre programme risque de faire peur… Ça me rappelle une chanson des années 60 qu’on adorait:
Passe- moi ta face pour un soir
Je veux faire peur aux enfants
En version PJCA:
Passe- moi ton programme pour un temps
Je veux faire peur aux adultes
Je fais mon drôle, c’est sûr. Je vais risquer même le sarcasme: dans certains domaines on parle de «résistance au changement». Le plus drôle est que ceux qui ont crée cette formule sont ceux qui ne changent rien et qui ne veulent pas que vous vous mêliez de changer des choses.
On dit alors que vous perdez votre temps.
Si nous prenons un seul exemple – que vous avez d’ailleurs traité dans NS, ou ailleurs – on s’acharne encore à créer un «modèle» de médecin qui est de plus en plus dépassé.
Pourquoi ces médecins «surhommes» qui travaillent souvent 80 heures par semaine ou plus? L’un d’entre eux – qui a voulu s’alléger un peu la tâche ( pour sa propre santé) s’est vu traité de je ne sais quoi par ses confrères.
On vient de couper l’entrée de nouveaux patients (enfants) à Ste-Justine. Pour la santé du personnel… Il est épuisé…
Côté éducation, on fête ces temps-ci les 10 ans de la réforme… Grande manif contre…
Mais la ministre dit qu’elle préfère corriger point par point… J’ai l’impression qu’elle s’adonne à la résistance au changement…
M. Ryan, avec son grand rire, nous en avais promis. Plouf! Avalé par je ne sais quoi…
En 89, nous avons eu droit à un nouveau programme en anglais. Après des mois et des mois de discussions, l’auteur étant convaincu qu’il avait raison, «se chamailla» avec le ministère de l’éducation et le groupement des enseignants qui prétendaient que le programme n’était pas applicable dans certaines régions.
Il arriva alors une chose étrange: le ministère prit le «squelette» du programme, des feuillets brochés, et en fit des livres en couleur.
Le squelette… Après 20 ans, les enseignants travaillent toujours avec ce squelette. 20 ans…
Et ce qui est en train de se produire est complètement à l’envers de la logique de l’éducation des adultes: des cours dits magistraux.
Tellement étrange qu’on se demande si le ministère ne le fait pas pour les subventions assises, puisque cette forme – imposée – nuit aux élèves qui arrivent à 35 ans et veulent en sortir à 37.
20 ans pour passer du noir et blanc à la couleur.
Ce n’est pas de l’éducation, c’est l’histoire du cinéma. Invention attribuée (passons les nuances) aux frères Lumière.
24 images par seconde
24 ministres par décennies
On va finir par se rendre compte que la politique est un long métrage d’une histoire qui ne tient pas debout.
Welcome in Politicwood… Un boisement de 2X4…
P.S.: Désolé de la longueur, mais ça défoule…

Sabotiers ou saboter?

Pendant longtemps, les chaussures demeurent des articles coûteux que l’on entretient

avec soin pour les conserver le plus longuement possible. Cela est d’autant plus vrai chez les gens du peuple. Ceux-ci considèrent les chaussures pratiquement comme une richesse que l’on transmet parfois à la génération suivante, comme en témoignent certain sinventaires après décès. En Nouvelle-France, au 17esiècle, les souliers de cuir à la mode française sont l’apanage des riches bourgeois. Le paysan moyen se contente des souliers de bœuf , des mocassins(empruntés à la mode amérindienne) et des sabots. Ces derniers sont très répandus parce qu’ils sont imperméables, contrairement aux souliers de cuir, et parce qu’ils sont bon  marché. On les porte seuls ou avec des souliers, pour les protéger quand les sols sont détrempés. Portés seuls, on les bourre avec de la paille pour plus de confort. Par temps froid, on les remplit de cendres chaudes pendant quelques minutes, avant de les porter  pour travailler à l’extérieur. Petite Histoire de la Nouvelle France.

Pour durer longtemps…

Les artisans sont plus éclairés que les politiciens : ils ont su transformer le sabot de bois en quelque chose de plus confortable en utilisant des matériaux plus doux et malléables.

Ils n’ont su que le transformer en sabot à talons hauts…

Alors, on «sabote», clopin-clopant…

Et à  chaque fois qu’on vote on essaie de les   truffer de paille…

Et ça marche…

« Faire des pieds de nez » a donc le sens de « symboliser une distance en mettant ses mains sur son nez », comme pour figurer malicieusement à une personne qu’on l’a bernée et que l’on a volontairement mis une distance entre ses espoirs et la réalité.

Et ça marche…