Archives mensuelles : juin 2010

BP… Massacre

BP et son épandage de …café

Les brûlots sont sourds…

Au Québec, moustique dont la piqûre provoque une sensation de brûlure.

Brûlot

Je sens en moi l’âme enfantine
D’Homère, vieux musicien.
Je vis aux champs; j’aime et je rêve;
Je suis bucolique et berger;
Je dédie aux dents blanches d’Ève
Tous les pommiers de mon verger.
Hugo, Les Chansons des rues et des bois, 1865, p. 67.

À tous les ans, ou presque, je vais à la pêche. Celle sauvage des petites rivières du Québec. Sauf l’an dernier où il a plu tellement qu’il aurait pu passer de la truite sur notre petite pelouse. Au lieu de… je me suis livré à un nouveau sport : la moto-eau, simplement baptisée ( c’est le cas de le dire ) tondeuse à gazon. C’est comme une poussette à bébé, sauf que les excréments sortent par le côté.

Alors, ce matin, je me suis levé boulimique d’une aventure de pêche, tout excité.  Comme pour revivre celles de mon enfance, à courir sur les rochers gris, cherchant les cavernes sombres de l’omble de fontaine. La savelinus fontinalis…

Ah! La culture googoooolienne!

L’abucolique (sic)

Pour la pêche, il faut des vers. Alors j’ai bêché pendant une heure pour en démasquer une quarantaine.

J’ai vérifié mon appareillage de pêche comme un douanier américain fouille un barbu aux yeux pers.

Et l’attirail :

–          un panier

–          des hameçons de rechange

–          de l’huile pour les moustiques

–          de l’eau ( ???? , la rivière était gorgée)

–          un couteau

–          mon permis à 19.95$

–          un filet qu’on enfile sur la tête pour empêcher les moustique de vous ravager le facies

–          un sifflet

Le sifflet de la peur

On m’a dit qu’il y avait des ours près de la rivière. Pas de panique : j’achète un sifflet jaune qui émet un son de 115 décibels et des ultrasons qui font fuir les animaux.

Je me le suis attaché au cou.

Le bucolique

De toute beauté! Et d’une musique, tel un OM vibratoire qui vous dévisse les nerfs tendus dans un monde où tout le monde travaille dans un bureau : c’est du moins ce qu’on dit dans les horoscopes.

Et l’air tout chaud. Et les courants de la rivière qui se tortille en un long serpent d’eau, désireuse d’aller au fleuve et à la mer.

Une rivière ambitieuse…

L’effet Karlheinz Schreiber

Malgré le filet, il est arrivé une horde de brûlots qui se sont immiscés par je ne sais où. De sorte qu’en quelques minutes je suis devenu comme M. Schreiber, le visage cloqué, «gaufré de cloques diverses», et brûlantes.

Le brûlot et le «brûlant» finissent par se ressembler.

Les piranhas volants

Le territoire de Saint-Bruno aurait été nommé ainsi à cause des brûlots, justement. Et d’une façon sarcastique par les bûcherons : Saint-Brûlot.

Je m’étais demandé quel était l’effet de vision à travers ce filet vert : au début, c’était comme porter des verres fumés.

Après une demi-heure, toutefois, c’était comme porter des verres fumés mais avec une épaisseur de moustiques. Et vu de près, ça m’a rappelé le film LA GUERRE DES MONDES.

Première prise :

Un truite longue comme ça…

J’ai ouvert le filet pour bien la voir.

Je n’aurais jamais dû…

J’ai sifflé, sifflé et re-slifflé.

Les brûlots sont sourds.

L’acné retour

Quand je suis arrivé à la maison, j’avais le corps d’un fibromyalgique en détresse… Quant au visage, le miroir, m’a rappelé mes 16 ans.

J’étais devenu une créature hybride…

La recette pour soulager ces boursoufflures de feu est de passer un tampon imbibé d’alcool à friction. En théorie, ça désenfle les bobos. En pratique, on a envie de le boire… Pour noyer le poisson… Que l’on est…

J’ai pris une bonne douche.

Demain, on annonce de la pluie et un temps froid.

Je vais lire les dépêches des journaux.

Ma femme a décidé de mettre la truite dans le frigo. Elle a ouvert le sac et l’a regardée. La truite était picotée, comme moi.

Elle m’a regardé d’un drôle d’air…

Dans la vie tout se rejoint. M. Schreiber est en train de mordre quelqu’un qui est allé à la pêche…

Il essaie d’en attraper un long comme ça…

La démocratie c’est comme la pêche : après une bonne prise, il ne faut jamais ouvrir son filet pour la voir.

La vanité est, elle aussi, «longue comme ça»…

P.S:

Correction: Je viens de recevoir une mise en demeure pour le titre. Veuillez lire: les brûlots sont des mal-entendants.

LA LITIÈRE DE NOS ÉLUS

Si les honneurs purs n’étaient achetés qu’au
prix du mérite, que de gens qui sont nus seraient
couverts, que de gens qui commandent seraient
commandés. »
Le Marchand de Venise ( W.Shakespeare )

Le salaire des élus

On se plaint tous des salaires des élus. Un  ministre – au Québec – gagne environ 150,000$.

Là où le bât fait bobo, c’est au niveau des frais liés aux tâches. Il y a une certaine désinvolture masquée  dans les choix de ces dépenses dites reliées au travail.

Comme le visionnement de films pornos…

Le beurre du salaire

Jacki Smith, la ministre de l’Intérieur (GB),  une dame intransigeante a réclamé des frais  de remboursement pour des films pornos visionnés par son mari.

Elle plaide l’inadvertance. Elle a payé ses frais de télévision… Point.

La même ministre aurait aussi touché 116, 000 livres d’indemnité logement au titre d’un logement secondaire, car elle avait déclaré comme résidence principale, le logement de sa sœur !

Son mari est également un de ses employés.

Pendant qu’elle est partie, il visionne des films. Pas tous 3 X, mais enfin!…

Elle affirme  qu’elle va tout rembourser.

Son mari n’a qu’à se brancher à un peer-to-peer. C’est gratuit, et on ne risque même pas d’être poursuivi. Du moins, pas pour le moment…

La culture des Élisabeth au Canada

Étant donné que nous avons hérité du système britannique, nous avons 10 provinces et dans chaque province il y a un ou une représentante de la reine : les lieutenants-gouverneurs. Et pour le pays, un autre : ce qui nous fait onze rois ou reines.

Pour les dépenses reliées aux fonctions, nous avons bien plus que des films pornos.

Et la fonction en est une de cosmétique.  On ne sait pas trop à quoi sert cette «fonction» sauf celle de représenter la monarchie. Les vedettes de cinéma sont payées grassement pour des pubs à dérider les visages mollassons. Les ersatz de la monarchie s’empiffrent de nos sueurs.

On est redevenus des terriens au service de majestés. Les sillons de nos terres sont des rides dans lesquelles nous fertilisons leur fortune.

On cultive les Élisabeth comme des oignons. Et ça nous fait brailler à chaque fois qu’on en voit une. La monarchie c’est comme la pelure d’une pelure d’une pelure.

Voici un exemple de dépenses que l’on a reproché à notre représentante de la monarchie, au Québec seulement. Le règne de Mme Thibault :

L’enquête de Mme Fraser observe que de 1997 à 2007, Mme Thibault a utilisé 239 000 $ à des fins personnelles. Par exemple, les fonds publics ont payé une facture de 4000 $ pour souligner l’anniversaire d’un membre de la famille de Mme Thibault. Deux repas privés à Québec ont coûté 2800 $. Un voyage de pêche a représenté une dépense de 3700 $ de fonds publics. Des séjours en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, sans activités officielles, ont coûté respectivement 2300 $ et 1600 $ -ce dernier périple s’est résumé à un voyage de golf.

Mme Thibault a bénéficié de plusieurs séjours à l’hôtel, une fois cinq nuits, une autre fois quatre, au mont Tremblant par exemple, sans que cela soit lié à ses fonctions. Chacun de ces séjours a coûté plus de 2000 $. On a aussi retrouvé des remboursements de repas sans justification pour 14 000 $, une réception sans objet, pour 4500 $ et un versement direct de 3500 $ à Mme Thibault sans explications. Denis Lessard, La Presse

Le salaire des figurants

La représentante de la reine  nous aurait coûté près de 10 millions de dollars en dix ans.

Ce qui équivaut au salaire d’environ 200 soudeurs travaillant sur une période de 10 ans. Ou de 400 plongeurs de restaurants.  Des gens qui produisent quelque chose…

Il y a de quoi se  questionner sur le «cosmétisme» du rôle de  reine, cette espèce de cintre à bijoux.

La parade des chapeaux nous coûte cher.

Sans compter que ça finit par faire des princes et des princesses. Comme dirait Benoît VI : «Il y a des condoms qui se perdent».

C’est l’envers du monde du cinéma : les figurants gagnent plus cher que les vedettes.

Si c’était un de  nous l’élu?

On serait tentés de faire comme eux. Chacun son choix, chacun-pour-soi.

Je passerais mes dépenses de la manière suivante :

– La collection de films de Charlie Chaplin

–  Une horloge du Titanic

–  Une petite culotte de Janis Joplin

– Une sculpture de Michael Jackson fabriquée par un Inuit

– Une paire de pantoufles «Obama» tricotée au noir par une Mexicaine

– Un Messerschmitt B-109.

–  Une litière à chats.

Pourquoi la litière à chats?

Nous  avons deux matous  qui coûtent très cher : ça mange comme des princes et ça se promène partout dans la maison, fiers et altiers.

Mais  quand ils vont au petit coin, le bouquet d’effluves n’est pas toujours royal.

De sorte que nous leur avons acheté la meilleure litière qui soit : couvercle fermé.

Et plus je la regarde, cette satanée litière,  plus je lui trouve des airs de parlement…

Sauf qu’elle est payée…

Codex Alimentarius, la dictature dans nos assiettes

Codex Alimentarius, la dictature dans nos assiettes

G8-G20 : Allez chier… à 20 kilomètres

(Ottawa) Stephen Harper a tenté mardi de justifier le coût des sommets du G8 et G20, qui auront lieu à Huntsville et à Toronto à la fin du mois, notamment par le fait qu’il s’agit d’une occasion unique de vendre le Canada comme une destination touristique de choix. Cyberpresse

… nous travaillons avec nos partenaires du G20 pour améliorer la situation de l’endettement très sévère de plusieurs pays», a rétorqué M. Harper.

Quand j’étais jeune, j’habitais chez ma grand-mère qui avait une belle bécosse en planches de planches de granges recyclées, brûlées par le soleil. Et les mouches le savaient…

Ça attire les mouches ce cabanon-là! Pas à peu près… Les bleues dodues, sifflantes, tenaces, vibrantes, persiflant, zigzagantes. Bref, des mouches à marde… Comme celles que l’on a collées  au derrière et pour qui la Terre est une bécosse.

Pour le G8-G20, on aurait dû montrer le Canada d’il y a 50 ans avec des bécosses à 20 kilomètres – tel qu’indiqué.

En espérant qu’ils puissent se retenir durant le parcours…

Je me demande pourquoi M. Harper veut « vendre » le Canada : ils sont tous là pour nous acheter un  à un.

À 1,100,000,000 $ pour la sécurité et des paysages de carton, le prix de « revient », je n’en reviens toujours pas , est d’au moins 30$ par habitant.

Comptez les gens de votre rue… Ici, il y environ 100 maisons. Faites un moyenne de 3 habitants par maison. Rien que notre petite rue : 9,000$.

Les prix des cadenas

Bilderberg en Espagne… Elle qui croule sous la dette s’est vu affichée d’une belle réunion du gratin. Du 3 au 6 juin 2010.

Coûts : 600,000 €.

Protéger qui? Des gens qui s’adonnent à des Hold-up dans une banque ronde : la Terre.

Parmi les participants de la réunion du groupe Bilderberg se sont retrouvé des hommes politiques de haut niveau et des dirigeants d’entreprises leaders dans le monde, avec une grande capacité d’influence. Les entreprises du secteur énergétique BP et Shell, pour ne citer que quelques noms, sont habituellement au rendez-vous. On y retrouve aussi les représentants des principales banques du monde et des géants du secteur des télécommunications, comme Google, qui était à Sitges cette année.

La reine d’Espagne, la reine Beatrix d’Hollande, le président autrichien Heinz Fischer, le premier ministre français François Fillon, Bill Gates et le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen sont quelques-unes des personnalités qui se sont rendues à Sitges. De même, le directeur de l’Organisation mondial du commerce, Pascal Lamy, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, le Britannique Peter Mandelson, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, l’ancien commissaire européen Pedro Solbes, le conseiller d’Obama Paul Volcker, l’ancien commissaire européen Pedro Solbes, ou encore les rédacteurs en chef de The Economist et du Financial Times étaient également présents. Mecanopolis

La question qui tue…

Si ces gens sont si importants et efficaces –se voulant de « sauver » le monde- par la finance – …ils auraient réussi.

Qu’attendent-ils pour « réussir »?

Encore plus d’argent.

Une réunion de flatulents de l’égo… J’espère qu’ils ont apporté leur boîte de sardines… Ça sent le pêcheur, et la morue qui s’est fait dorer sur une plage à 34 degrés C.

Le retour du roi

On se croirait dans un bal vieux de 400 ans, au temps où la noblesse réglait les comptes du cerf autour d’une table bien garnie.

Elle est où la démocratie?

Et pour protéger qui?

Au fond, s’il en disparaissait  quelques uns, ce serait sans doute une bonne chose pour l’Humanité.

Ce secret entourant ces rencontres de « grands » donne l’impression que d’importants enjeux qui nous concernent y sont discutés. Le secret n’est jamais rassurant. D’ailleurs, il y a quelques jours, au Parlement européen, Daniel Estulin, journaliste d’enquête, a présenté sa recherche de longue haleine : « Le groupe Bilderberg, la véritable histoire ». http://infoguerilla.fr/?p=2152

Déjà en novembre 2009, le député Mario Borghezio s’était insurgé contre le secret de cette organisation. Il exigeait plus de transparence de la part du groupe pratiquement « occulte ». Voir son intervention : http://realinfos.wordpress.com/2010…

On constate qu’il y a un réel embargo sur ce groupe de Bilderberg. Nous devons rechercher des gens comme Mme Flore Vasseur, http://blog.florevasseur.com/ pour avoir quelques informations sur le déroulement de ces rencontres secrètes. Mme Vasseur a décidé d’aller visiter Sitges, où a lieu la fameuse rencontre Bilderberg 2010. Il faut lire son journal : « Tout près du groupe Groupe Bilderberg… » Flore Vasseur – Auteur | Jeudi 3 Juin 2010 à 11:01 http://www.marianne2.fr/Tout-pres-d…

Oui, ce groupe comme celui de la Commission Trilatérale ou du Council for Foreign Relations sont pour le moins « mystérieux ».

Outre les patrons médiatiques, on y trouve les patrons des plus grandes banques de la planète ainsi que les chefs militaires de l’empire de l’Occident. Il y a aussi les plus grands actionnaires-propriétaires-directeurs-PDG des plus grosses compagnies capitalistes du monde. Et pour compléter le tout, les plus grands politiciens de droite du monde sans oublier plusieurs représentants des monarchies européennes. Serge Charbonneau

Netanyahou et les fauteurs de paix

Un texte de Pierre JC Allard sur

Les 7 du Québec

On parle parfois – discrètement –  d’une « exception ashzkénaze ». Un segment de la population juive dont l’intelligence, mesurée par les tests conventionnels, serait significativement supérieure à celle des autres groupes humains qu’on peut identifier. Pourquoi discrètement? Parce que, compte tenu de l’envie bien ancrée dans la nature humaine, se faire dire qu’on est plus doué peut être gratifiant, mais peut être tout aussi nuisible que de se faire traiter de pauvre cloche.

Personne ne se presse donc au portillon aller vérifier si les Ashkénazes sont vraiment si intelligents… et ça reste une légende. Ce qu’on peut vérifier sans études complexes, toutefois, c’est que ceux qui se réclament de la culture juive ont apporté à l’humanité une contribution hors de toute proportion avec leur nombre. Sans remonter bien loin, avoir Marx, Freud et Einstein dans une même cuvée en fait indéniablement un crû exceptionell par ses effets, qu’on aime ou non le communisme, la psychanalyse et la bombe atomique…

Pourquoi le souligner ? Parce qu’il est improbable que les Israéliens soient bêtes, alors que le massacre de pasagers d’un flotllle de sympathisants pro-palestinins en haute mer au large de Gaza apparaît comme une évidente bêtise. Il y a donc une incohérence à résoudre. Dans quelle problématique plus large cette opération apparemment stupide peut-elle s’inscrire qui, à défaut de la justifier, la rendrait compréhensible ? Le plus vraisemblable, c’est qu’il s’agit d’un pion avancé dans une partie qui se joue entièrement aux USA. Beaucoup veulent voir Israel comme la queue qui meut le gros molosse USA, mais cette vision repose, à mon avis, sur deux fausses prémisses.

La première, c ‘est celle d’une population en Israel bénéficiant de lourds sacrifices financiers consentis par la diaspora juive américaine… La réalité, si on voit les choses plus objectivement, c’est qu’on a déplacé vers Israël une population qui y est assiégée, vivant depuis 60 ans dans l’équivalent de tranchées sur la ligne de feu. Les USA ont ancré au Moyen Orient un gros porte-avions « Israel » défendant les intérêts USA. On donne de l’argent aux Sabras, bien sûr, mais c’est peu pour les services qu’ils rendent.

Pourquoi peut-on se permettre de leur donner si peu ? Parce qu’ils sont surtout motivés par un message religieux… dont la crédibilité est celle de tout autre message religieux, c’est à dire objectivement nulle. Les Juifs déplacés vers Israel sont utilisés. Instrumentés par une légende. Il faut donc être de mauvaise foi pour s’étonner qu’il y ait tant de fanatiques en Israel. S’ils n’étaient pas fanatiques, bien peu seraient en Israel ; ils seraient à Grossinger et à Miami.

La deuxiàme fausse prémisse, c’est celle d’une diaspora juive en Amérique qui serait monolitiquement unie dans son soutien a Israel. Il n’est pas sûr du tout que Quidam Lambda de la diaspora juive aux USA soutienne vraiment Israel autant qu’on veut nous le faire croire. Ceux qui parlent au nom de cette diaspora, oui, soutiennent Israel, bien sûr, mais ils sont un establishment dont je doute fort de la ferveur religieuse. Ne joueraient-ils pas de leur judéité comme d’un atout, dans un pinochle dont les enjeux sont des contrats, de l’influence politique et du fric ?

C’est une partie qui se joue aux USA. Contrairement aux idées savamment entretenues, l’establishment juif américain est d’abord américain. Le Juif américain moyen aussi, d’ailleurs, qui est BIEN aux USA et s’y sent chez-lui. Il souhaite naturellement que l’Amérique reflète de plus en plus les valeurs juives qui sont les siennes, mais il ne voudrait sous aucun prétexte partir pour Israel ! Je parierais gros que son indéfectible souten à Israel est d‘abord une peur terrible de la pression sociale exercée par ses élites dominantes et qu’il serait bien soulagé que la paix en Palestine vienne enlever de sa chaussure cet ennuyeux grain de sable qui ne lui rapporte RIEN.

Obama et son équipe aussi, d’ailleurs… et c’est la que ça devient intéressant. La gouvernance américaine veut la paix en Palestine. Netanyahou, non: le pouvoir en Israel repose sur la guerre. Netanyahou rue donc dans les brancards quand on parle de paix et met Obama dans l’embarras, lui faisant sérieusement perdre la face… alors que la bataille politique contre les Républicains fait rage. Exaspérant.

Pour la première fois, il y a une divergence d’intérêt sérieuse entre la Présidence démocrate aux USA … et ceux qui gouvernent en Israel et leurs alliés d’un certain grand capital. Pas question pour les Démocrates d’affronter directement le lobby juif, mais on peut saper son influence. J-STREET – dont J-Call en Europe est le reflet médiatique – sort donc tout a coup sur la scène politique américaine, comme un lapin d’un chapeau.

Qu’est-ce que J-Street ? Des fauteurs de paix. Un mouvement qui met en lumière l’opposition jusque là muette des Juifs américains pacifistes aux bellicistes du lobby juif dominant.. J –Street est là pour rallier les éléments pacifistes de la diaspora qui voudraient assumer pleinement leur américanité, sans céder plus longtemps au chantage d’une faction au sein de la communauté juive qui s’enrichit d’une guerre qui est pour l’ensemble de cette communauté totalement néfaste.

Serait-il surprenant que ce soit Obama qui ait choisi de faire financer et organiser discrètement J-Street ? Si, apuyés par le pouvoir aux USA, les pacifistes de la diaspora n’ont plus peur de se manifester et découvrent qu’ils sont une majorité, les fanatiques d’Israel, Netanyahou en tête, pourraient devoir adopter une toute autre attitude. Une attitude de paix.

Grave menace pour ceux en Israel qui ne pensent que plaies et bosses. Quoi de mieux qu’une vague d’antisémitisme pour conjurer la menace des fauteurs de paix ? Une synagogue brulée, un cimetière profané… et hop, le reflexe de peur peut jouer pour ramener le Juif américain moyen dans le giron des fauteurs de guerre.

Massacrer quelques pro-palestiniens, n’est pas cher payer pour obtenir cette réaction antisémite… Quand on voit cette dynamique, on comprend pourquoi l’antisémitisme, qui est toujours un crime, serait aussi aujourd’hui une erreur. Un dossier bien délicat à gérer pour Obama… Mais tous les espoirs sont permis.

Pierre JC Allard