Archives quotidiennes : 11-avril-2010

L’écriture

C’est un moyen
de s’exprimer
Sans parler,
sans sacrer
On écrit
pour se libébrer
Pour s’abandonner
Pour confier
Ce qu’on ne peut
pas dire
On écrit
ce que l’on pense
Comme si
on était en transe

S’exprimer
Sur un bout de papier
Ça nous permet
de nous libérer
De nos mauvaises
pensées
De nos peines
De notre haine
De nos joies
De nos ébats

Pour tout oublier
On doit s’exprimer
Mais parfois
Parler est
très compliqué
L’écriture
nous entraine
Dans de folles
aventures
Qui nous permettent
de nous évader
Comme
dans nos pensée

Ève Bolieu
2009

BUSH ET BOSCH : DEUX PEINTRES, COMME HITLER…

Bush et sa jumelle

« Il y a deux histoires : l’Histoire officielle, mensongère,
qui nous est enseignée, et l’Histoire secrète
où se trouvent les vraies causes des évènements :
une Histoire honteuse. »
Honoré de Balzac

George W. Bush a dit jeudi envisager un discours d’adieux dans lequel il pourrait partager les leçons de huit années de présidence et appeler à rester vigilant face au terrorisme.

Source : Cyberpresse

S’autobilander  ( ou faire son propre bilan)

J’aurais des doutes sur la capacité intellectuelle, et cela dans le sens des formes d’intelligences «découvertes» par un certain chercheur de Harvard en 1998.

On en avait identifié huit à l’époque.

Quand je suis revenu au travail pour une autre année scolaire, un spécialiste, tout fier, nous a dit qu’on en avait identifié une autre.

Non, ce n’était pas le président des États-Unis.

Désolé.

À quel bilan positif aurions nous droit?

M. Bush semble se proposer comme spécialiste à la lutte anti-terroriste. S’il l’avait été, les deux tours du WTC  seraient sans doute encore là.

À sa place, j’irais plutôt dans le sens de «dégâts».

Comment créer autant de dégâts en huit ans.

Hitler vs Bush

Comme Hitler, M. Bush et son administration ont utilisé la  guerre éclair pour envahir l’Irak.  Sauf qu’ils ont oublié qu’ils gagneraient… De sorte que le pays s’est retrouvé dans un marasme indescriptible, totalement désorganisé, avec des pertes civiles bien plus élevées que celles non pas appréhendées, mais calculées.

Hitler n’a laissé que des ruines de son pays avant de se suicider. Et son cher Goebbels, lui, s’en est allé  emportant sa femme et ses six enfants âgés de 4 à 12 ans.

L’Europe à sang, et des millions de juifs…

M. Bush n’a laissé qu’un goût amer de L’Amérique ( du moins cette partie nommée  les U.S.A), même à l’intérieur de son pays. Un ordre mondial froissé, divisé, et un record en ce qui concerne les dépenses militaires.

Pour le bilan : pertes humaines et dommages collatéraux.

Le bilan de l’Irak

Environ 4000 pertes de vie en soldats américains, et plus de 29.314 Américains  blessés depuis le début de la guerre (soit un tué pour neuf blessés), dont un tiers resteront mutilés et infirmes. Sans compter les effets psychologiques. Il n’y a pas encore de prothèses pour les blessures internes et les vies détruites de «l’intérieur».

Une autre enquête, publiée en octobre 2006 par la célèbre revue médicale britannique The Lancet, estime pour sa part qu’en juin 2006, plus de 600 000 Irakiens étaient morts de façon violente. Un chiffre faramineux qui équivaut à 2,5 % de la population, soit 500 morts par jour depuis le début de l’opération « Iraqi Freedom ».

Le Monde

Des femmes et des enfants, pour la plupart. Dommages dits collatéraux… Beau terme pour nommer un lavabo… M. Bush est un Ponce-Pilate…

La vraie réussite de M. Bush

Je voudrais bien ne pas être cynique, mais la seule industrie que M. Bush a pu sauver est celle des prothèses… Les handicapés de la guerre d’Irak sont revenus de leur «day alive» déchiquetés. Et les coûts, en 2007 seulement s’élèveraient à 83$ milliards.

On pourrait également noter celle de l’armement. Mais les coûts sont sans doute plus élevés que les gains.

Le pied champion : Une démarche à la John Wayne

L’histoire de la démarche de John Wayne est celle-ci : un jour de tournage, un réalisateur, excédé de le voir marcher comme un navet, lui montra comment il devait le faire. Cette démarche est passée à l’Histoire : un déhanchement à la Elvis, et les pieds en dedans. Loin du naturel…

John Wayne débarquait de son cheval, M. Bush de son avion.

M. Bush louche : un œil sur le terrorisme et l’autre sur le pays. Hélas, le cerveau n’a pas su suivre la vitesse des nerfs optiques. S’il a pu éviter les souliers qu’on lui a lancé, c’est qu’il est habitué à ne voir que les siens. Des dix, dira-t-il. Ce n’est sûrement pas un pointage qui lui convient. Pour note, on lui donnerait plutôt 3/10.

Quant à la réussite sur le plan économique, il laisse au monde entier le cadeau d’une récession liée à une inflation montée de toute pièce par d’ambitieux cravatés de la haute finance, mixée à un laxisme honteux,   contrit mais tardif… À  l’image du dirigeant  de leur pays. Contrit, mais tardif… Contrit de quoi? Un saint qui se trace une auréole est-il un saint?

Finalement, l’intérieur du pays, n’est pas mieux que la vieille Allemagne de 1945.

Les ruines sont debout, mais à vendre…

Le tableau final : la quadrature du cercle

Bosch est un peintre de génie. Dans son tableau intitulé «Vanité», on peut y voir cet entrecroisement dédaléen insensé.

Comment un homme peut-il s’auto-féliciter d’un règne aussi minable?

M. Bush laisse un tableau noir… Qui sera- espérons-le –  effacé par un noir. C’est sa plus belle réussite.

Son auto-gloriole est la quadrature du cercle.

Comme Hitler, M. Bush est un peintre raté.

Il n’est pas celui qui a peint, mais celui qui se retrouve, avec son peuple, à l’intérieur de la peinture.

Huit ans à peindre, M. Bush.

Je regarde votre dessin, et je me dis, comme Éluard que «les enfants devraient être élevés par des enfants».

Voici votre portrait dessiné par un enfant :

Adieu, Monsieur le professeur

On ne vous oubliera jamais…

Gaëtan Pelletier