Archives quotidiennes : 1-mars-2010

Crise financière: la logique Forest Gump

Now, for some reason, I fit in the
                         Army like one of them round pegs.
                         It's not really hard. You just make
                         your bed real neat and remember to
                         stand up straight.

                                     DRILL SERGEANT
                         That is one very intelligent
                         individual! You lock your scuzzy
                         bodies up behind that private and do
                         exactly what he does and you will go
                         far in this man's army!

                                     FORREST (V.O.)
                         And always answer every question
                         with "Yes, Drill Sergeant!"

Nous devrions tous suivre les billets de M. Yan Barcelo, musicien, humaniste et économiste.

L’élite financière et sa horde de flibustiers sataniques – hypocrites, salauds, psychopathes à cravate, est toujours à saccager les pays dans une grande « propreté ». Les gens de titres ont une image qui fait effet. Ils sont grands dans leur petitesse…

Ce sont des bouchers, et nous sommes la « viande » dont ils se nourrissent.

L’intarissable légèreté de cette race de zombies lustrés.

La fin du monde selon les méthodistes Forest Gump

Les idiots accomplissent de grandes choses. La mécanique de Forest Gump. Elle est appliquée partout, et nous l’applaudissons.

La planète, dans son euphorie, a trouvé ses 20 points G. De quoi « jouir »…

Les infos en langage de Gump, une ignorance ferme, bien étriquée…

La confection des « savoirs » comme une usine d’idées reçues.

Il se passe ici la même attitude de la part de la presse qu’il se passait dans les années 30. Ainsi que celle de la « pandémie H1N1 ». Encore une arnaque où les pays ont engouffré des milliards de l’argent du peuple… Il en est resté quelque 7 ou 8 de ces milliards dans les « mains » de compagnies pharmaceutiques, telles que GSK. Et bien d’autres…

Ceux qui ont vu et combattu pour crier haut et fort ce carambouillage monté en châteaux de cartes, avec une belle cohue de valets : les fidèles de la nouvelle église du monde parfait et lustré à l’Aqua-velva. L’eau de « colonne »…

Tous en rang…

Car combien l’ont vu venir et ont pu se dessiller un peu..

Caricature des preppers

Le 11 septembre, les apocalypses climatiques, les épidémies, la crise économique, la crainte que le «système» s’effondre tout à coup… Tout cela génère aux États-Unis une nouvelle vague de survivalisme, constate notamment le Newsweek (ici). C’est une troisième vague, ajoute-ton. La première ayant été celle des années 60 et de la peur de la guerre nucléaire totale. La seconde, celle née du bogue de l’an 2000.

Aujourd’hui, le survivalistes ne correspondent pas à la caricature de bêtes étranges -des marginaux un peu fêlés, lourdement armés, vivant dans le bois en mangeant des racines!- tels qu’on les voyait jadis. Ce sont des gens “normaux” qui prennent tout simplement quelques précautions au cas où tout s’effondrerait. Ils se donnent d’ailleurs le nom de “preppers”, de gens préparés (au pire, bien sûr), et accumulent des réserves d’eau, de bouffe, de médicaments, ainsi que des connaissances de survie.

La question est : pourquoi a-t-on peur tout le temps ? Et en particulier que le “système” (qui en a vu d’autres !) s’effondre ? Pourquoi est-ce si ancré dans la culture qu’on en a fait des téléréalités (Survivor , par exemple) et des quantités industrielles de romans et de films (tels 2012 ou The Road , photo) ?

De fait, j’ai connu jadis un homme qui, presque secrètement, accumulait chez lui des réserves au cas où… Cyberpresse, édito

Je voudrais bien adhérer à cette analyse à fleur de peau. Sauf que nous sommes loin des crises en points éparpillés et « recousables ».

Non.

Le système en a vu d’autres.

Avant de mourir, cet homme a vécu longtemps… Il peut vivre encore…

Beau raisonnement!

Le texte de Yan Barcelo

Fragile planète financière 2

Yan Barcelo, 26 février 2010

La semaine dernière, je faisais état des échafaudages financiers qui sont inquiétés par la crise grecque. Je poursuis cette semaine avec un bref tour d’horizon, cette fois,  de l’endettement des pays.

À présent, voyons un peu la géographie d’endettement dans laquelle circulent tous ces actifs de la finance virtuelle. On nous parle de pays où le taux d’endettement est immense, par exemple en Italie, où la dette du gouvernement s’élève à 115% du PIB. Mais ces chiffres « officiels » qu’on nous lance à la figure sont passablement aseptisés. Car le vrai niveau de la dette en Italie n’accapare pas 115% du PIB de ce pays, mais bien plutôt 364%, comme le révèle une étude de 2009 du National Policy for Financial Analysis, à Washington (http://www.ncpa.org/pdfs/st319.pdf). Ce que les chiffres habituels négligent d’indiquer c’est tout l’endettement dénué de provisions que représentent en Italie les fonds de pension, les systèmes de santé et quoi encore. C’est ainsi qu’en Allemagne, l’endettement total atteint 418% du PIB, en France, 549%, en Grèce, 875%, en Pologne, 1500%! Aux Etats-Unis, l’endettement total, tel que le calcule la firme de Toronto Sprott Asset Management, s’élève à 110 trillions $US, soit environ 730% du PIB. Quel sera le prochain pays à ne pas pouvoir honorer la part de ses dettes venant à échéance à court terme?

Peut-être qu’un prochain choc ne viendra pas d’un pays souverain incapable d’honorer ses dettes. Peut-être que ce choc viendra de la Chine, par exemple, où plusieurs observateurs voient une bulle immobilière et financière de proportion homérique se gonfler depuis quelques années déjà. Et c’est sans compter la course d’investissement dans laquelle le gouvernement chinois a lancé son économie avec des rendements qui vont décroissant de plus en plus. C’est ainsi qu’on trouve en Chine une ville comme New Ordos, construite pour accueillir environ 1,5 million de citoyens, mais où personne n’habite. On trouve aussi le South China Mall, un centre commercial à peu près dix fois plus gros que n’importe quel centre commercial dans le monde – pratiquement désert. Toute cette frénésie de construction a contribué à tenir dans la stratosphère la croissance du PIB chinois, mais il viendra inévitablement un moment où les coûts de soutien de ces installation et infrastructures inutilisées vont faire imploser les finances chinoises. Ce jour-là, un choc venant d’Orient se répercutera dans des réseaux bancaires et gouvernementaux surendettés. Par exemple, la Chine n’achètera plus les bons du Trésor américain, forçant la Réserve fédérale à augmenter démesurément son taux directeur, un geste qui enfoncera l’économie américaine dans un gouffre plus profond encore.

Pour l’instant, ces montagnes de dette sont bien dissimulées, et peuvent le demeurer un bon moment encore. Mais un jour, elles ne pourront qu’éclater au grand jour. Le jour, par exemple, où quelques gouvernements, en Europe ou aux Etats-Unis, s’avéreront incapables de payer les versements de pension de leurs citoyens. Ou qu’ils devront hausser les taxes de façon prohibitive simplement pour continuer à faire fonctionner quelques services publics devenu rachitiques.

Allons-nous passer au travers de tous ces écueils qui s’accumulent à l’horizon? C’est possible. Mais très-très peu probable. Nos jours d’abondance sont comptés.

Yan Barcelo, Les 7 du Québec

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La « Master Card » est à un point limite…

On peut bien se moquer de la peur, des preppers, comme d’un comportement ancien et « répétitif ». Mais il y avait, dans ces « crises » et époques des moyens de s’en sortir.

Le mur de l’espace terrien a ses limites, surtout dans une mauvaise volonté de changements et d’une élite qui devient riche à la Forest Gump avec une philosophie aussi « profonde »…

Les petits pois et les carottes… C’est vrai qu’ils vont bien ensemble.