Archives mensuelles : septembre 2009

La météotite

S’il y a une chose polluante dans la vie, c’est bien la météo. Cette science de malheur qui fait les humeurs avant qu’elles n’arrivent.

Tant qu’à interdire la cigarette, le gras, les insalubrités qui nuisent «à l’ensemble de la société». On le sait, les vaches et les obèses qui pètent sont responsables du réchauffement de la planète.

Pour la froideur, c’est le financier, l’homo-cravatus,  les pharmacies, les lois stupides des clôtures dikatatisées des propriétaires de maisons.  Bientôt, il faudra les peindre toutes en blanches.

Beuhhhh ! Non… Je fais ma vache qui rit.

J’envie ceux qui  dans le «bon temps» n’avaient pas de météo à toutes les heures : il y avait le printemps, l’été, l’automne et les fêtes..

Dans son igloo de bois, le québécois est le roi des râleurs. Les quatre murs de sa maison sont ses murs de lamentations. Têtu comme mulot, il passe des heures… en dedans, devant son écran, pour savoir s’il fera beau demain et dans les semaines à venir.

C’est pour ça qu’il est moutonneux, et qu’il garde sa petite laine sur le dos quand les problèmes de société passent. Il n’ira pas dans la rue à -15 degrés l’hiver faire une marche au parlement. Je le comprends, moi non plus…

Il vote comme le temps… Pour le beau, l’ensoleillé, mais à court terme.

Son cerveau est un peu comme son costume de bain…terni par le chlore. Décoloré et bien chloré.

Et toutes les belles petites dames qui annoncent la météo en sont rendues mal à l’aise… Quand il va pleuvoir. Ils ont des nuages dans les yeux et des fissures dans le sourire.

La météotite est une maladie qui frappe à toutes les saisons.

La raison est simple : on ne vit plus dans la réalité, mais dans les grandes attentes. Les journées, les pensées, les cerveaux, sont «inondées» de grandes attentes. On vit dans une culture de déception. On la fertilise d’une brume d’état d’esprit.

C’est que, voyez-vous, nous sommes à l’ère de la planification. Alors les bonheurs se planifient… Mais pas les malheurs.

Ce qui fait chier c’est qu’on ne peut contrôler le temps. Parce qu’on vit dans un monde qui est certain de pouvoir tout contrôler.

L’expression ahlamode ! était de prendre le temps de vivre. Maintenant on veut que le temps se plie à notre vie.

Les enfants sont comme ça : ils ne veulent pas de la réalité. Ils sont heureux à Noël parce qu’ils vont recevoir une partie de l’irréalité pour calfeutrer les grands rêveurs qu’ils sont.

L’homo cellularus n’arrive plus à communiquer avec le petit dieu qui l’habite.

Savoir le temps qu’il fera demain c’est comme connaître les cadeaux que vous aurez à Noël.

Alors pourquoi se plaindre, puisque la surprise est dévoilée ?

C’est ça…

Il n’y a plus de spontanéité.

Le mauvais temps n’existe pas… Il existe un temps donné par la nature. Et quand il fait chaud à crever, en canicule, c’est encore du mauvais temps.

J’ai une sainte horreur de la planification. Parce que j’aime que Noël soit au jour le jour…

C’est de déballer la surprise qui est beau. Même si c’est un verre d’eau dans une boîte.

Il n’y  a pas encore de site météotite point comme… Genre…

Ça viendra.

RÉSULTAT SONDAGE: PEUR DE LA H1N1?

GRIPPE SONDAGE

Résultat publié sur Cyberpresse, 19 sept 2009.

Tout de même assez surprenant cette absence de peur. Après tout le boucan fait autour d’un virus – ou d’une combinaison de virus -sévère.

A (H1N1): Entrevue avec Tom Jefferson

TOM JEFFERSON

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AVANT PROPOS

Suite à un article paru sur le site de Radio-Canada, dénonçant délire et l’ignorance des personnes qui s’interrogent sur la grippe H1N1  et le vaccin, les lettres qui circulent, etc, je constate que les journalistes n’ont pas trop creusé le sujet.

EXTRAIT

Ce texte(UNE LETTRE)  est aussi un exemple… exemplaire, si j’ose dire, de désinformation, avec l’affirmation que les vaccins seraient en fait des armes bactériologiques et qu’ils n’auraient aucune efficacité.

On nage ici entre délire et ignorance.

Délire, ne serait-ce que sur un point: pourquoi les grandes méchantes conspiratrices que sont les compagnies pharmaceutiques auraient-elles intérêt à tuer massivement leurs clients? Car à qui pourront-elles continuer à vendre leurs produits si tout le monde se retrouve six pieds sous terre?

Et ignorance, parce que les vaccins ont permis d’éradiquer des maladies comme la variole et (presque) la polio, et parce qu’ils permettent d’endiguer de nombreuses maladies infectieuses — à preuve, le nombre de cas de maladies comme la rougeole ou la coqueluche augmente dès que le niveau de vaccination diminue. Ce sont des faits dûment établis, et continuer de les ignorer relève soit d’une obstination aveugle, soit d’un aveuglement obstiné, comme vous préférez. (Entre délire et ignorance).

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LE SONDAGE

Le dernier sondage au Québec, montre que 63% des gens ne veulent pas du vaccin.

Il n’est pas question ici de dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire, mais de continuer de parler ouvertement du phénomène – que trop répandu – de la vaccination.

LA RELIGION DE LA «SCIENCE»

Les petits prêtres du nouveau catéchisme de la croyance en la GRANDE et belle science seront déçus.

L’intérêt de cet entrevu est qu’il est posé, simple, et qu’il démontre à travers les propos d’un spécialiste que nous savons peu de choses et que, surtout, nous ne contrôlons  vraiment pas les problèmes viraux.

J’ai refait la traduction de cette entrevue qui a paru sur des sites. La raison étant que les versions françaises ne rendent malheureusement pas bien le contexte et les propos. La mienne n’est pas parfaite, mais bien plus proche – et de loin – de celles que j’ai pu entrevoir sur des sites tels que Alterinfo.

C’est un ajout quasi obligé d’un article souvent consuté : Guerre: scientifiques VS citoyens .

Nous avons droit ici à une réponse provenant d’un spécialiste.

À vous de juger. Car ce spécialiste nuance très bien la nature des virus, l’efficacité des vaccins, et les moyens simples de lutter contre ces virus. Pour le reste, la Nature nous dépasse.

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A propos de Tom JEFFERSON
Tom Jefferson, 55 ans, a travaillé pour la Collaboration Cochrane pendant 15 ans. En collaboration avec  une équipe internationale de scientifiques, il évalue toutes les publications, études, reliées à la grippe.  Avant d’occuper son poste actuel, il exerçait la médecine générale dans l’armée britannique. Il vit près de Rome.

Entrevue du 17 juillet 2009

Toute une industrie en attente d’une pandémie de grippe ‘

Le monde est en proie à la crainte de la grippe porcine depuis des semaines. Dans une interview avec SPIEGEL, épidémiologiste Tom Jefferson parle craindre une  exploitation  de la peur, mal orientée, la recherche axée sur l’argent et pourquoi nous devrions tous nous laver les mains beaucoup plus souvent.


SPIEGEL: M. Jefferson, le monde vit dans la peur de la grippe porcine. Et certains prédisent que, d’ici l’hiver prochain, un tiers de la population mondiale pourrait être infectée. Êtes-vous personnellement inquiet? Êtes-vous et votre famille en prenant des précautions?

Tom Jefferson: je me lave les mains très souvent – et ce n’est pas tout à cause de la grippe porcine. C’est probablement la précaution la plus efficace, il est contre tous les virus respiratoires, et la majorité des virus gastro-intestinal et les germes aussi.

SPIEGEL: Estimez-vous que la grippe porcine est particulièrement préoccupante?

Jefferson: Il est vrai que les virus de la grippe sont imprévisibles, donc il ne appel à un certain degré de prudence. Mais l’une des caractéristiques extraordinaires de cette grippe – et la saga de l’influenza son ensemble – est qu’il ya des gens qui font des prédictions année après année, et ils obtiennent de pire en pire. Aucun d’entre eux jusqu’à présent se sont produits, et ces gens sont encore là faire ces prédictions. Par exemple, ce qui s’est passé avec la grippe aviaire, qui était supposé nous tuer tous? Rien. Mais cela ne s’arrête pas à ces personnes de faire toujours leurs prédictions. Parfois, vous avez le sentiment qu’il existe toute une industrie attendu près d’une pandémie de se produire.

SPIEGEL: Qui voulez-vous dire? L’Organisation mondiale de la santé (OMS)?

Jefferson: L’OMS et les responsables de la santé publique, les virologues et les compagnies pharmaceutiques. Ils ont construit cette machine autour de la pandémie imminente. Et il ya beaucoup d’argent en jeu, et leur influence, et la carrière, et les institutions entier! Et il a suffi d’un de ces virus de l’influenza à muter pour démarrer la machine de broyage.

SPIEGEL: Sur votre page d’accueil italienne, il ya un compte à rebours «pandémique» qui expire le 1er avril. Ne pensez-vous pas la situation appelle une gravité un peu plus juste?

Jefferson: Je suis simplement en utilisant ironie pour dénoncer la fausse certitude dont nous sommes nourris. Est-ce que un tiers de la population mondiale attrapera la grippe porcine? Personne ne peut dire avec certitude pour le moment.  Pour l’instant, au moins, je ne vois pas vraiment de différence fondamentale, aucune différence dans la définition entre ceci  et une épidémie de grippe normale. La grippe porcine aurait pu même rester  inaperçue  si elle avait été causée par un virus inconnu plutôt que d’un virus de la grippe.

SPIEGEL: Pensez-vous que l’OMS a déclaré une pandémie prématurément?

Jefferson: Ne croyez-vous pas qu’il ya quelque chose de remarquable le fait que l’OMS a modifié sa définition de pandémie? L’ancienne définition est un nouveau virus, qui a fait le tour rapidement, pour laquelle vous n’aviez pas l’immunité et qui a créé une forte morbidité et mortalité. Maintenant, les deux dernières ont été abandonnées, et que c’est comme la grippe porcine a été classé comme une pandémie.

SPIEGEL: Mais, année après année, 10,000-30,000 personnes dans la seule Allemagne meurent de la grippe. Dans le monde occidental, la grippe est la maladie infectieuse la plus meurtrière qui soit.

Jefferson: Tiens! Ces chiffres ne sont que des estimations. Plus que tout, vous devez faire la distinction entre un syndrome grippal et une grippe réelle, la grippe réelle. Tous deux ont les mêmes symptômes: une fièvre élevée subite, des maux de gorge, toux, douleurs rhumatismales dans le dos et les jambes, la bronchite et la pneumonie possible. Mais les vraies grippes  sont causés uniquement par des virus influenza, alors qu’il ya plus de 200 différents virus qui causent un syndrome grippal.

Quand il s’agit de chiffres concernant les décès dits  de la grippe , vous obtenez toujours d’autres causes de décès causés par d’autres virus mixtes . Maintenant,  dans le cas des personnes âgées qui meurent de pneumonie, personne ne voudrait faire une autopsie pour savoir si c’est vraiment  un virus grippal qui les a tués. Environ 7 pour cent des cas  pseudo-grippaux  de maladies sont causées par des virus influenza. C’est un très faible pourcentage. Ce que je sais, c’est que la grippe réelle  est systématiquement surestimée.

SPIEGEL: Et que dire des 200 autres types de virus?
Jefferson: Ils ne sont pas aussi populaires  que la grippe. Les chercheurs ne  sont simplement pas aussi intéressés à cela. Prenez les  rhinovirus, un dérivé des virus chevalins.  Il est l’agent le plus fréquemment isolé en cas de rhume commun. Il existe une centaine de différents types de ces rhinovirus. En général, ils ne causent qu’un écoulement nasal normal, mais ils peuvent être mortels  aussi. Ou celui nommé  le VRS, le virus respiratoire syncytial humain, qui est très dangereux  pour les nourrissons et petits enfants.

SPIEGEL: Alors, pourquoi ce ne sont pas des chercheurs qui s’en intéresse?

Jefferson: C’est simple: ils ne peuvent pas gagner d’argent avec ceux-ci. Avec les rhinovirus, le VRS et la majorité des autres virus, il est difficile de faire beaucoup d’argent ou une carrière . Contre l’influenza, cependant, il existe des vaccins, et il ya des médicaments que vous pouvez vendre. Et c’est là que les grosses sommes d’argent provenant de l’industrie pharmaceutique est  disponible . Il fait en sorte que la recherche sur la grippe est publiée dans les bons journaux  Et c’est pourquoi on porte plus d’attention là , et le champ entier de recherche devient intéressant  pour les scientifiques ambitieux.

SPIEGEL: Mais est-il une raison scientifique d’être intéressés par les virus de la grippe?

Jefferson: La priorité stricte sur la grippe est non seulement erronée, c’est aussi dangereux. Vous souvenez-vous quelque chose qui s’appelle le SRAS? Cette épidémie était vraiment dangereuse. C’était comme un météore: Il est venu et est reparti rapidement, et il a tué beaucoup de gens. Le SRAS nous a pris par surprise parce qu’elle a été causée par un coronavirus totalement inconnu. Où cela vient-il? Où est-il allé?  Ou est-il encore là? Nous ne savons toujours pas. Il ya beaucoup d’autres choses étranges comme celui-ci  qui  sortent. Chaque année, un nouvel agent est identifié. Par exemple, il ya quelque chose qui s’appelle bocavirus, qui peut entraîner une bronchite et la pneumonie chez les petits enfants. Et il ya quelque chose qui s’appelle métapneumovirus, qui révèlent des études est responsable de plus de 5 pour cent de toutes les maladies liées à la grippe. Donc, nous devons garder les yeux ouverts dans toutes les directions!

SPIEGEL: Mais la grande pandémie de 1918/1919 a été causée par un virus de la grippe, et il a tué près de 50 millions de personnes dans le monde. Ou est-ce que les scientifiques le contestent?

Jefferson: C’est très bien possible que c’est exact , mais il ya de nombreux aspects de la pandémie 1918/1919 qui continuent de nous troubler. Il y a seulement 12 ans que nous avons appris qu’il a été causé par  le virus H1N1. Mais il y avait aussi beaucoup d.’activité bactérienne  à l’époque. Et il est particulièrement difficile de comprendre pourquoi le taux de mortalité pour la grippe fortement diminué après la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui, vous obtenez seulement une fraction de ce qu’ était la norme avant la guerre. Quand il vient par la suite des pandémies, telles que la «grippe asiatique» de 1957 ou la « grippe de Hong Kong » de 1968/69, vous pouvez à peine les détecter comme des figures d’exception quand il s’agit de statistiques de décès dans l’entièreté.

SPIEGEL: Alors, pourquoi ne  devrait-on même pas parler de pandémie?

Jefferson: C’est quelque chose que vous devriez demander à l’Organisation mondiale de la Santé!

SPIEGEL: À votre avis, que pensez-vous qu’il faut pour faire un virus comme la grippe porcine une menace mondiale?

Jefferson: Malheureusement, nous ne pouvons que dire que nous ne savons pas. Je soupçonne que toute la question est beaucoup plus complexe que nous sommes même en mesure de l’imaginer aujourd’hui. Compte tenu de tous les virus qui produisent des symptômes pseudo-grippaux, peut-être que le postulat de  Robert Koch  selon lequel un agent pathogène particulier provoque une maladie en particulier ne va pas assez loin. Pourquoi, par exemple, n’attrapons nous  pas la grippe en été? Pourtant, l’agent pathogène est là toute l’année! Déjà au 19ème siècle, le chimiste allemand et l’hygiéniste Max von Pettenkofer avait élaboré une théorie sur la façon dont le contact avec l’agent pathogène de l’environnement peut modifier la maladie. Je pense que la recherche dans ce sens serait très utile. Peut-être que cela nous permettrait de comprendre mieux la pandémie de 1918/1919 le  ou serions  être en mesure d’évaluer les dangers de la grippe porcine.

SPIEGEL: Les êtres humains ont de meilleurs défenses  aujourd’hui qu’en 1918,  et ce ne sera probablement pas long  avant que nous disposons d’un vaccin contre la grippe porcine. La semaine dernière, le gouvernement fédéral allemand a annoncé qu’il voulait en acheter assez pour  30 pour cent de la population. Jusqu’à quel point cela va-t-il nous protéger, pensez-vous?

Jefferson: Quand on en en vient à une vaccination de pandémie, comme on dit en anglais, la preuve est dans le (dessert)  pouding. La preuve en est dans son utilisation. Nous verrons. Il  génère une réaction immunitaire, mais nous protège-t-il  vraiment contre la maladie?

SPIEGEL: Etes-vous pessimiste à ce sujet?

Jefferson: Non, je veux juste dire que je pense que nous sommes sur le point de savoir (rires). Reprenons  cette conversation à nouveau dans environ un an, d’accord?

SPIEGEL: Pour un certain nombre d’années, dans le cadre de la Collaboration Cochrane, vous avez fait une évaluation systématique de toutes les études sur la vaccination contre la grippe saisonnière. ? Jusqu’à quel point cela a été bon?
Jefferson: pas particulièrement bon . Un vaccin contre la grippe ne marche  pas pour la majorité des maladies de type grippal, car il est uniquement conçu pour combattre les virus de la grippe. Pour cette raison, les vaccins ne changent rien pendant les périodes de mortalités accrues pendant les mois d’hiver.  Et, même dans le meilleur des cas, le vaccin est efficace seulement contre les virus de la grippe, à un degré limité. Entre autres choses, il y a toujours le danger que le virus de la grippe en circulation aura  changé venu le temps du vaccin comme produit fini,  avec le résultat que, dans le pire des cas, que  le vaccin sera totalement inefficace. Dans le meilleur des cas, les quelques études décentes  qui existent montrent que le vaccin fonctionne principalement avec des adultes sains jeunes. Avec les enfants et les personnes âgées, elle permet seulement un peu, voire pas du tout.

SPIEGEL: Mais ne sont pas ces deux groupes pour lesquels les vaccins sont recommandés?

Jefferson: En effet. C’est une des contradictions entre les conclusions scientifiques et les pratiques, entre la preuve et les politiques de pratique.

SPIEGEL: Donc, ce qu’il ya derrière cette contradiction?

Jefferson: Bien sûr, que cela a affaire avec l’influence de l’industrie pharmaceutique.  Mais cela  a aussi à voir avec le fait que l’importance de la grippe est complètement surestimée. C’est une question de  fonds de recherche, de pouvoir, d’influence et la réputation scientifique!

SPIEGEL: Donc, pour le moment est-il raisonnable de maintenir la vaccination contre la grippe saisonnière?

Jefferson: Je ne vois aucune raison pour cela , mais je ne suis pas un décideur.

SPIEGEL: Et qu’en est-il le Tamiflu et le Relenza, deux des médicaments anti-grippe qui sont déployés contre la grippe porcine? Sont-ils  vraiment efficaces?

Jefferson: Si elles sont prises au bon moment, en moyenne, le Tamiflu réduit la durée d’une grippe réelle d’un jour. Une étude a également démontré  que cela diminue le risque de pneumonie.

SPIEGEL: ce que ces médicaments réduisent les taux de mortalité associés à la grippe?

Jefferson: C’est possible, mais ça n’a pas encore été scientifiquement prouvé.

SPIEGEL: Et qu’en est-il des effets secondaires?

Jefferson: Tamiflu peut provoquer des nausées. Et il ya des choses qui pointent des effets secondaires psychiatriques. Il ya des reportages en provenance du Japon montrant  les jeunes qui ont pris de Tamiflu ont eu des réactions psychotiques aigus semblables à celles constatées chez les schizophrènes.

SPIEGEL: Alors, est-il raisonnable d’utiliser de tels médicaments pour tout?

Jefferson: Quand il s’agit de maladies graves, oui. Mais en aucun cas, le Tamiflu doit être utilisé pour des écoles entières, comme c’est actuellement  réalisé couramment. De tels cas existant,  cela ne me surprend pas du tout ce que nous entendions  déjà des rapports sur les souches résistantes de la grippe porcine.

SPIEGEL: En Allemagne, le gouvernement est censé stocker les médicaments contre la grippe pour 20 pour cent de la population. Ne voyez-vous cela comme étant sensé?

Jefferson: Bon, au moins il existe des moyens bien moins coûteux d’accomplir beaucoup plus. Par exemple, les écoliers devraient apprendre à se laver les mains régulièrement – de préférence après chaque classe! Et les aéroports devraient installer quelques centaines de lavabos. Qui que ce soit qui descend de l’avion et ne se lave  pas les mains doit  être immédiatement stoppé. Vous pourriez le savoir,  par exemple en mettant un colorant, invisible, neutre dans l’eau. Et portant des masques peut être raisonnable, aussi bien.

SPIEGEL: il a vraiment été démontré que ces mesures fonctionnent?

Jefferson: Il ya plusieurs bonnes études sur ce qui était arrivé pendant l’épidémie de SRAS. Ils sont ce qu’on appelle les études cas-témoins,  les personnes étudiées qui avaient été en contact étroit avec le virus du SRAS. Ils ont comparé les caractéristiques des personnes qui avaient été infectés par le virus à travers ce contact avec ceux des personnes qui n’avaient pas été infectées. Ces études ont abouti à des résultats très clairs.

SPIEGEL: Vous semblez très impressionné.

Jefferson: je le suis. Ce qui est formidable à propos de ces mesures n’est pas seulement qu’ils sont peu coûteuses,  mais aussi qu’ils peuvent aider davantage contre   un simple virus de la grippe. Cette méthode peut se battre contre les 200 agents pathogènes qui provoquent des symptômes de la grippe ainsi que contre les virus gastro-intestinaux  et les germes complètement inconnus. Une étude menée au Pakistan a montré que le lavage des mains peut même sauver des vies d’enfants. Quelqu’un devrait obtenir un prix Nobel pour ça!

SPIEGEL: M. Jefferson, nous vous remercions pour cette interview.

Entretien réalisé par Johann Grolle et Veronika Hackenbroch.

Songe d’espoir

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Seul le courage

Me pousse à vaincre

les flammes de l’enfer

cet enfer

Dans lequel,je me suis plongée

Plongée pour l’éternité

La terre n’est qu’un monde

de cruauté

Pourquoi nous lamenter

C’est nous qui l’avons crée ainsi

Sans nous en rendre compte

On nous a ensevelis

Sous le règne des armes

et des déchets

Sauvegardons nos vie

Pour vaincre la misère et la guerre

Enterrons notre soif de déchéance

et de souffrance

Et retrouvons la soif de l’espérance

À ceux qui y croient encore

Pour ceux qui comme moi

Ont eux leur dose de déboires

Êve Bolieu

2005

Dieudonné Emission Spéciale Grippe H1N1

Sous la cheminée

Body_Bags

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Un sac vide tient difficilement debout.

Benjamin Franklin

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Les sacs avant le vaccin…

Imaginez qu’on vous annonce un vaccin pour l’automne… mais que l’on vous envoie par la poste des sacs mortuaires, communément nommées «body-bags» aux U.S.A. C’est encore plus apocalyptique en anglais qu’en français.

30 sacs. Du modèle à peu près semblable à celui de la photo. Pour bémoliser cette frayeur, on vous le fait parvenir, bien sûr,  en blanc. On veut gommer vos pensées de «veuvage»…

Aussi bien nommer Dieudonné… un non-blanc.

J’ai toujours prétendu que l’hypocrisie est la prothèse des esprits faibles mais d’une vanité creuse et insipide. Toujours ce crapaud stéroïdé,  sans idées, mais avec des techniques de blanchiment de formules qu’il cultive pour nous faire avaler son produit.

Dentiste.

Derrière ce décor d’excuses, les préparatifs –fort louables – ont tout de même secoué les Premières Nations qui se sont rendues à Ottawa, offusquées.

On les comprend… Déjà que l’on reçoit un bon nombre de comptes à payer par la poste.

C’est l’enveloppe de retour…

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La ministre de la Santé du Canada, Leona Aglukkaq, a présenté ses excuses mercredi pour l’envoi, par Santé Canada, de sacs mortuaires dans des communautés autochtones du nord du Manitoba.

Tout cela est très perturbant. Il s’agit d’une affaire grave qui me préoccupe beaucoup.

— La ministre Leona Aglukkaq

La ministre a ajouté qu’elle avait ordonné à son sous-ministre adjoint de faire immédiatement enquête sur la question.

Au moins quatre Premières Nations ont en effet reçu des dizaines de sacs mortuaires. Ces objets ont été envoyés en même temps que du désinfectant pour les mains et des masques pour le visage en vue d’une deuxième éclosion du virus de la grippe A (H1N1). Source: Radio-Canada

Les autorités ont tenu à se faire rassurantes en répétant que tout sera prêt pour commencer la campagne de vaccination au début de novembre. Elles rappellent aussi qu’il y aura assez de doses de vaccins pour immuniser tous les Canadiens qui le souhaiteraient. La ministre Aglukkaq a rappelé qu’Ottawa avait commandé près de 50,4 millions de doses de vaccins. Priorité vaccins

On vient de créer –format santé – le AK-47. On mitraille le malade…

Le poulet aux hormones

On voit bien qu’il s’agit là d’une bévue des employés. Le fonctionnariat peut bien se passer de bon sens, tout est mécanisé. Même la paperasse.  Mais il doit bien y avoir quelque part un chef d’orchestre qui sait lire un peu  la partition de la nature humaine…

Ferrat parlait de l’élevage des poulets aux hormones… Il y a longtemps…

Les fonctionnaires semblent  élevés de la même manière.

De quoi nous rassurer…

Dire que le bouillon de poulet nous guérissait, jadis…

Maintenant on est pressés. Surtout chez les grosses compagnies pharmaceutiques : on teste sur huit souris, trois furets, et on Fed-ex le tout chez le client :

Le dindon.

Ne reste plus qu’à faire cadeau à nos élus des restants de stock de ces «balles». Envoyez-les-leur à Noël en cadeau. Des milliers de «bouteillettes».

L’emballage? Un sac mortuaire avec un chou rouge ou vert. Mais je suggère le vert, car pour être maintenant à la fine pointe de l’écologie et à l’égal des biberonneurs de thé vert, un «body-bag» vert.

Comme le sapin qu’on nous passe…

P.S. : Pour faire un jeu de mot, changez le titre : Sous l’acheminé.

LA MÉLODIE DU BONHEUR

J’étais assis avec ma fiancée – comme dirait Foglia – en train de regarder Legault expliquer sa démission. Je ne suis pas un grand fan de la politique. J’y ai toujours vu de la magouille. Mais devant un Legault, ému, comment ne pas croire en la politique? Il y avait là un moment presque historique : Paul Crête, la veille avait perdu dans le comté de Rivière-du-Loup. Le parti québécois s’effritait… Si ce n’était que de la politique qui s’écaille, on pourrait passer outre. Si ce n’était que du grenouillage, on peut s’en passer également.  Mais on ne peut pas se passer d’humanisme. Et le P.Q. avec son ex. tendance sociale démocrate, représente tout de même un certain espoir. L’espoir d’un monde plus juste, ou la répartition de la richesse doit être une priorité pour un monde meilleur.

–          On n’a plus rien de la sociale démocratie, dis-je. On vient de perdre  quelque chose….

–          Pour la sociale démocratie, m’a-t-elle répondu, il faut de l’argent à distribuer.

Et pour les budgets à venir, rien de très affriolant. Un petit chapelet de catastrophes, toujours imprévisibles… Comme le budget de Madame Sacoche. Avec du sirop comme ça, on risque de ne pas se guérir de ne pas aimer la politique.

Et puis, déclic.

Je venais de visionner les deux films de Richard Desjardins L’erreur Boréale et le Peuple Invisible. Documentaires qui démontrent  que les politiciens ont vendu notre richesse collective… Très tôt. Vers 1910, les bons «canadiens français» bûchaient pour des compagnies américaines du bois canadien vendu ou donné «pas cher».

Ce qui me touche,  c’est que les autochtones du Canada sont aussi des conquis. Ce sont aussi des gens à qui on a accordé des territoires qu’on a violés par la suite.

Le néo-libéralisme «sauvage»  qui par sa crise de l’automne dernier,  nous a épluchés, déplumés.

Alors, ce paon de la civilisation est devenu un charognard.

Les arnaqueurs mondialistes

La vision «idéale» du néo-libéralisme est que les entreprises privées s créent de l’emploi, créent de la richesse,  Jusqu’ici, tout va. Mais dans la réalité, ces gens-là ne sont que des «compagnies-nombrils» prêtes à avaler toutes les richesses du monde, sans égards à l’humain. Et surtout à ne pas la partager, mais à l’engranger.

De la richesse pour la richesse. Et aussi concentrée que le jus d’orange en boîte. Suffit d’ajouter de l’eau. Mais on est trop avare ou –belle expression – fesse-mathieu. Mais qui donc  fournit la matière première à ces accapareurs qui n’ont aucune peine à saigner les peuples?

Les politiciens.

Mais ce n’est pas aussi simple… Les politiciens, surchargés, se créent une structure étagée pour déléguer. Ça, on le comprend. Du ministre aux sous-ministres, du haut-fonctionnaire au petit fonctionnaire, c’est un  modus operandi qui fait partie de la manière de faire, où la frange de l’honnêteté et de la malhonnêteté n’est pas traversée … Sauf que pour la plupart ils s’en vont tous dans le secteur privé. Qui a les moyens d’acheter un bon sous-ministre ou un haut fonctionnaire bien efficace?

Travaillent-ils pour le peuple ou les compagnies?

Borderline

Le chantage

Nous sommes soumis à un chantage régulier : pour «attirer» ces compagnies ou ces «créateurs d’emplois et de richesses» nous devons faire des concessions : abaisser les impôts, accorder des «faveurs», etc. Pour la simple raison que nous craignons de devenir pauvres. Et plus nous nous faisons arnaquer, plus nous devenons pauvres en terme de peuple.

C’est comme ça que les amérindiens, malgré les compensations, malgré, les territoires accordés (mais déflorés –c’est le cas de le dire) ont perdu leur identité et leur façon de vivre. Aucun respect. On a détruit leur environnement. Les animaux quittent, les autochtones n’ont plus de moyen de survie à leur manière : on aura beau leur donner des antennes paraboliques et tous les gadgets, habiller les jeunes en rappeurs, c’est toujours le bon vieux miroir qui séduit. Une vieille méthode qui a fait ses preuves.

Les dépossédés n’ont pas de pouvoir. Ils survivent. Ils ne vivent pas, ils survivent. Ils ne vivent pas, ils sont des esclaves. Les enfants qui travaillent dans le tiers-monde n’ont pas le choix : se nourrir. Souvent, le plus souvent, des résidus d’un monde riche qui niche sa richesse dans des paradis fiscaux. Et il y en a des milliers qui meurent de faim chaque jour. Nous, nous sommes là à débattre de théories, à regarder cette lutte de moulins-à-vent contre moulins-à-vent sans pouvoir rien faire.

Même si on adoucit le mot coupable à responsable, ça ne change rien. Dans cette hiérarchie compliquée – qui perd le contrôle – on se retrouve avec un tas de compost à l’envers : le mélange brut du dessus est celui que l’on voit en premier. Avec la corruption qui se brasse et bouillonne dans ce défilé d’égos où tout le monde prend le meilleur pour «soi», il ne reste que la poubelle du dessus pas encore mûre pour nourrir le petit jardin humain.

Ajoutez à cela la pauvreté des choix, on se retrouve pauvres en idées et en liberté. Car le système politique à deux PP ( partis politiques) est désuet au point de nous avoir donné 4 élections en 5 ans. Rien que pour retourner la veste à l’envers…

L’épandage

Après avoir brassé le tas de compost et l’avoir épandu dans le champ, il ne nous reste qu’une couche chétive. Plus elle est mince, plus nous avons froid. Notre avoir commun c’est notre couverture…

Nous sommes en État de chantage depuis des décennies. Quelqu’un prend le meilleur et l’empoche. Et de nos petits déchets servant à nourrir le compost, nous n’avons plus grand chose. Le verbe taxer est passé au mot «taxage» qui signifie «obliger une prostituée à réaliser un gain minimum». Pour qui?

Alors nous sommes là, devant la télé, à regarder ces «daydream believers», de bonne foi, mais nous n’avons pas de coupables à pendre. C’est qu’au long de ce filoutage rendu invisible, nous sommes devenus un peuple aussi invisible que celui dont parle M. Desjardins.

Plus le riche affine ses moyens de flouer l’individu et le peuple, plus le pauvre – ce qui inclut les petits salariés – n’a les moyens de lutter.

Ce qui fait que dans les années qui viennent nous serons condamnés à vivre de la poubelle des «grandes compagnies» créatrices d’emplois et de richesses.

Nous vivons dans un système bicéphale ou le lobe gauche ignore ce que fait le lobe droit.

Alors pour ce qui est du «luxe» de la social-démocratie», on dirait que nous avons été enlevés…

Nous avons payé la rançon. Sauf qu’elle est éparpillée dans le monde…

Quant au pouvoir politique, c’est la belle illusion : eux aussi ont leurs maîtres-chanteurs. Mais la facture nous est refilée…

La note coûte cher. Étant donné que nous sommes dans une ère de mondialisation, la chanson est partout pareille.

Comme dans ce vieux  film «La mélodie du Bonheur».

do : le dos, il a bon dos
ré : rayon de soleil d’or
mi : c’est la moitié d’un tout
fa : c’est facile à chanter
sol : l’endroit ou nous marchons
la : l’endroit où nous allons
si: c’est siffler comme un pinson
Et nous revenons à do, do do do DO !

Le politicien, c’est du bas de gamme…