Archives quotidiennes : 26-septembre-2009

SARKO COCORICO

Je viens de trouver un vieux livre dans ma bibliothèque. Ça s’appelle La Bible. On y parle entre autres d’un certain Jésus qui aurait multiplié les pains aux noces de Cana.

Da.

Je connais oui, en russe. Mais si…

« Le troisième jour, il y eut une noce à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi fut invité à la noce ainsi que ses disciples. Le vin venant à manquer, la mère de Jésus lui dit « Ils n’ont pas de vin ». Jésus lui dit « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore venue ». Sa mère dit aux serviteurs : « Faites ce qu’il vous dira »Évangile selon St-Jean.

On connaît la suite : l’eau se transforma en vin et les pains furent multipliés.

Deux mille ans plus tard arrive M. Sarkozy.

Le miracle du financement Le Calcul de Sarko

Le troisième jour, après que Sarko eut décoré une pléthore de célébrités de la légion d’honneur, Sarko dit :

«Que veux-tu France?»

France répondit :

– Ils n’ont pas de liquidités…

– Tassez-vous. Mon heure est venue.

Et c’est ainsi que naquit Le Calcul de Sarko.

Après Wikipedia, un film devrait suivre : A Beautiful French Mind.

L’histoire d’un homme qui a décrypté le monde de la finance.

Il s’agit de prêter de l’argent aux banques à un taux de 4% en empruntant 360 milliards d’Euros à 2.7% ou 3.5%. Et de temps en temps à 8%.

Simple, selon M. Sarko.

«Cela n’a pas coûté un centime d’euros aux français, a ainsi martelé le président. Et cela rapportera 1,4 milliards d’intérêt, pour financer des mesures sociales».

Personne ne s’entend sur Le Calcul de Sarko.

Il y a des sceptiques.

Au 4 février, l’Etat avait mis à disposition des banques 28,6 milliards d’euros sous forme de prêts et 10,5 milliards d’euros sous forme de fonds propres remboursables. Si on utilise la base de 25 milliards citée par Sarkozy, on obtient un gain net (c’est-à-dire intérêts perçus à 4%, moins le coût de l’endettement) pour l’Etat de l’ordre de 320 millions d’euros. Si on reprend la somme effectivement versée, on arrive à un profit net de 900 millions. Dans les deux cas, une différence de taille avec les 1,4 milliard de Sarkozy. Libération

Le théorème de Nash

Prix Nobel d’économie, atteint de schizophrénie paranoïde, John Nash élabora une théorie nommée L’équilibre de Nash.

On vulgarise la théorie de Nash par l’exemple des marchands de glaces :

Deux marchands de glace doivent choisir un emplacement sur une plage de longueur donnée. Les prix et les produits étant les mêmes, chaque client ira vers le marchand le plus proche de lui.

On notera la présence des lettres S pour Sarko. C’est à se demander si Sarko n’est pas né avant Nash et qu’il n’aurait pas été à la source du théorème.

Je n’y comprends rien. Si j’y comprenais quelque chose je serais président d’un pays.

Supposons que nous doutions des capacités de Sarko en économie. Pour cette raison nous nous tournerons donc vers une méthode en lien avec des sources divines :

Le miracle.

Le miracle du pendu-dépendu

En 1130, Hugonel, jeune pèlerin germanique en route avec ses parents vers Saint-Jacques-de-Compostelle, passa la nuit dans une auberge de Santo Domingo de la Calzada. Une jeune servante lui fit des avances, qu’il repoussa. Éconduite, elle cacha dans son bagage de la vaisselle d’argent. Au moment du départ, elle l’accusa du vol du plat. Il fut condamné et pendu pour ce vol qu’il n’avait pas commis.

Les parents éplorés continuèrent leur pèlerinage et prièrent saint Jacques. À leur retour de Compostelle, ils l’entendirent leur dire du haut du gibet qu’il vivait, car saint Jacques le protégeait. Émerveillés, ils s’adressèrent à l’alcalde, (de l’arabe al cadi : le juge) qui était en train de déguster un coq et une poule rôtis, leur répondit avec ironie : « Si votre fils est vivant, cette poule et ce coq se mettront à chanter dans mon assiette. » Ce qu’il advint, le coq chanta et la poule caqueta. L’alcalde bouleversé fit dépendre le jeune homme et pendre à sa place la fautive.

Avouons que c’est assez surprenant comme miracle.

Pour signaler aux pèlerins celui-ci, on placa un coq et une poule dans la Cathédrale de Santa Domingo.

Or, la nature humaine étant ce qu’elle est, on se rendit compte que les pèlerins arrachaient les plumes des bêtes pour ramener chez eux cette relique.

On éloigna donc les bêtes des pèlerins.

Et Sarko?

Sarko a fait des pèlerinages à travers les grands de ce monde et leur a arraché à chacun une plume pour s’emparer de leur pouvoir.

C’est ainsi que Sarko est devenu le coq plumé qu’il est.

Sarko marche sur l’eau

Une rumeur circule présentement : M. Sarkozy ne prendrait pas de voiture pour traverser la Seine.

Sarko marche sur l’eau.

Nous, au Québec, nous pouvons le faire une grande partie de l’année grâce aux glaces.

En France, c’est plus dangereux.

La Seine risque de se retrouver dans le rouge…

Souvenons-nous des Noces de Cana…