A(H1N1) : LA GUERRE DES MONDES

La  Guerre des mondes est un film que j’adore. Surtout la version 1953. Quoique la version de Spielberg est excellent…

Les extra-terrestres venus de Mars envahissent la Terre en usant de « rayons ardents », d’armes chimiques et de tripodes. Après avoir facilement défait la résistance humaine, les Martiens dévastent l’est de l’Angleterre, Londres incluse. N’étant pas immunisés contre les maladies terriennes, ils finissent par mourir. La narration est faite par un journaliste rescapé des premières attaques, qui cherche à retrouver son épouse en errant à travers un pays désert et désolé. Guerre des mondes

Ces «monstres» venus de l’espace, je ne vous cacherai pas la fin, ont été éliminés par un simple virus de rhume… C’est l’envers des blancs venus conquérir l’Amérique qui tuèrent bien des «aborigènes», étant porteurs de virus qui n’existaient pas dans «la nature».

La Nature a eu raison de l’énorme techno, cette fabulatrice qui nous mène depuis la fin des saignées et la grande aventure de la «petitesse» des bibittes qui nagent à longueur de journée dans notre corps : bactéries et virus.

Malgré toute la panoplie de médicaments, des génies chercheurs, des laboratoires sophistiqués… On n’a pas encore vaincu le rhume.

À vos souhaits!

C’est bien joli. Mais si on faisait la somme de toute l’argent dépensée depuis un siècle pour éradiquer cette malice qui a tendance à muter plus vite qu’un chef de pupitre à Radio-Canada, on aurait de quoi nourrir les enfants du Tiers-Monde … et leur donner de l’eau pour se laver les mains… Un peu de nourriture.

Grippe A(H1N1) : le ministère de la Santé fait des réserves Cyberpresse, Pascale Breton

Mis en place en 2006, dans la foulée de la grippe aviaire, le plan de préparation de Québec prévoyait que 35% de la population serait touchée. Il fallait donc tenir compte que la pandémie ferait 2,6 millions de malades, nécessiterait 34 000 hospitalisations et entraînerait 8500 décès.

Ainsi, 53 millions de paires de gants ont été achetées, 37 000 unités de gel antiseptique, 2,5 millions de blouses non stériles, 23 millions de masques, 15 millions de seringues, 12 000 contenants pour entreposer les seringues usagées.

Stéthoscopes, lits, respirateurs, visières ou thermomètres, la liste de matériel est longue. Elle inclut également 70 sortes de médicaments différents que l’on retrouve habituellement dans les hôpitaux, principalement des antibiotiques.

À cela s’ajoute également l’achat de 15 millions de doses d’antiviraux comme le Tamiflu et le Relenza. L’approvisionnement est constant puisque le ministère doit s’assurer que les médicaments ne sont pas périmés.

Si j’étais né de la dernière pluie, je serais flabbergasté (sic). (ébloui, pantois, syncopé, etc).

Je ne sais si vous avez noté, comme c’est la mode, on vire le gilet à l’envers.

Ils ne viennent plus de l’espace, mais de nous.

Les envahisseurs sont tout menus. Si petits qu’ils se font un monde de vos mains.

C’EST NOUS QUI SOMMES HYPER TECHNO!

Puis-je rappeler, qu’il y a à peine quelques heures, un article de journal nous conseillait qu’il était préférable de se laver les mains au lieu d’utiliser des gels antiseptiques?

Raison : ils risquent de rendre les bactéries et les virus résistants.

Ce doit être la raison pour laquelle la bactérie mangeuse de chair et autres bestioles microscopiques ont tant de plaisir à vivre dans des hôpitaux : c’est le meilleur endroit pour se payer une petite mutation.

Il y a quelques années, une famille de souris s’est installée dans la maison.

Depuis, je me suis procuré 144 pièges au  Dollarama

Bienvenue les souris!

C’est l’heure de la bonne nouvelle

C’est le titre d’une vieille émission qui parlait de Jésus, avec un type moustachu qui saccadait ses phrases. Celui qui marchait sur les eaux… Pas le présentateur, Jésus…

La bonne nouvelle c’est qu’à l’envers des années 60 où on craignait la bombe atomique, les dirigeants, en secret, se fabriquaient des terreaux de luxe : les abris anti-nucléaires  pour l’élite.

Il fallait que l’élite survive pour «remettre à flot» ce monde… qu’ils avaient eux-mêmes floués par leur jeu de guerres.

C’était secret.

Je ne suis pas naïf. Je sais qu’on veut notre bien… Au prix où ça coûte, on l’a déjà.

J’en conclu que le secret de cette élite a encore trouvé le moyen de se démarquer :

Elle se lave les mains.

Et pour faire un jeu de mots à la Pérusse : Nous le savons.

Y a pas de secrets, y a pas de complots. Il n’y a que des crétins. Les crétins c’est comme les cultures en éprouvettes : si vous lui accordez un diplôme de Dr, et que vous le laisser se cultiver dans un laboratoire, il risque de boursouffler, de muter vers la direction, de cultiver les placements pour les actionnaires.

Même si c’est «nous le savons», il vous vendra du gel.

7 réponses à “A(H1N1) : LA GUERRE DES MONDES

  1. C’est en effet une histoire d’inversions.

    Pourtant, H. G. Wells devait bien connaître la réalité des épidémies ammenées par les virus des européens et qui ont décimé les amérindiens.

    Il est encore plus surprennant qu’en 2005 Spielberg sent le besoin de refaire le film de 1953, qui pourtant était très bien, sans y changer grand chose de fondamental.

    H. G. Wells dû inventer son rayon pulvérisateur martien pour faire son inversion. Le virus venant des envahisseurs aurait été beaucoup plus problématique et destructeur pour les humains comme le démontre l’histoire réelle.

    Le problème à Wells et Spielberg est qu’ils ont produit et reproduit l’oeuvre du point de vue d’Empires mondiaux (Britannique puis Américain). C’est à dire du point de vue du réel envahisseur.

    Ce réflexe d’inversion se retrouve dans tous les aspects de la vie de Wells (socialiste), surtout en politique où il voyait même Staline comme un honnête homme et Hitler comme un monstre. Le rayon ou virus en ce cas étant le nationalisme, car ces deux dirigeants étaient socialistes.

    C’est son propre nationalisme que Wells rejettait, conscient des horreurs de l’impérialisme de son pays.

  2. Gébé,
    Je dois vous dire que je ne me souviens plus d’avoir lu le livre ou la nouvelle. Je me souviens d’avoir été un fan de G.H Wells ( Time machine, etc).
    Il n’y a pas longtemps, une équipe d’anthropologues je crois, a découvert une nouvelle tribu en Australie. Bilan: 3 ou 4 décès dans la tribu.
    Virus.
    Évidemment, les effets spéciaux.
    Un des plus ratés est TIME MACHINE. La version 1960 est superbe. Les monstres ne sont pas trop «effrayant», mais il y a quelque chose de touchant dans la façon d’amener l’histoire.
    Alors que la dernière version 2000??? n’a rien à voir, malgré tout le fatras d’effets.
    Bref, le premier est tellement bien fait qu’il est crédible.
    Le second est banal.

    «Le problème à Wells et Spielberg est qu’ils ont produit et reproduit l’oeuvre du point de vue d’Empires mondiaux (Britannique puis Américain). C’est à dire du point de vue du réel envahisseur.»
    Je l’aime ce passage…
    Je ne sais si vous êtes amateur de films…
    FLIGHT OF THE PHOENIX est encore un exemple de film refait raté.
    La vieille version nous tord les tripes. Refaire un avion avec des pièces… par un modéliste.
    Staline, honnête homme? Dans la théorie, sans doute… POur le reste, il a brûlé plus de récalcitrants qu’Hitler a brûlé des siens – les juifs y compris.
    Wells avait sa vision… comme en a une aujourd’hui. C’est à ça que sert l,Histoire.
    Malheureusement, on n’a pas l’air, dans les écoles, d’y tenir grande importance. Il faut en apprendre un tas par soi pour comprendre ce qui s’est passé et entrevoir ce qui peut se passer…
    Bonne journée!

  3. Time Machine
    War of the Worlds
    Flight of the Phoenix

    En effet, les nouvelles versions sont sans intérêt, à part les effets spéciaux.

    Les originaux des années 50 sont plus crédibles à cause des acteurs bien supérieurs et l’art qui était mis dans le film. On ne cherchait pas à nous faire croire, on nous invitait à s’engager émotivement dans l’histoire. Comme d’une excellente pièce de théâtre on oublie la salle et les rideaux.

    La Mouche, nouvelle version, est ridicule. De même que Planète des Singes. Journey to the center of the earth. The Thing. Et tant d’autres.

    Parcontre, il y a quelques productions modernes qui ont eu la créativité de reprendre les origineaux en les adaptant au contexte moderne. Par exemple, Time Machine se voit rammené au présent dans le film Time after Time. Là on retrouve le théâtral des acteurs, l’originalité et l’art.

    Mais il y a plein d’originaux moderne qui sont excellents. Le Prestige, par exemple.

  4. Le dernier King Kong (2005) est une nette amélioration à l’original.

  5. Bonjour Gaétan, très bon article.

    «««Les crétins c’est comme les cultures en éprouvettes : si vous lui accordez un diplôme de Dr, et que vous le laisser se cultiver dans un laboratoire, il risque de boursouffler, de muter vers la direction, de cultiver les placements pour les actionnaires.»»»

    SAVOUREUX !!!

    Me permettez-vous de vous citer sur mon blogue ?

  6. Suzanne,
    Allez-y… Je ne travaille pas pour la gloire. Je suis trop paresseux pour la gloire…
    Savoureux et vrai.
    Malheureusement!
    __________
    Il y avait une émission à la télé. Information, questionnement sur la grippe H1N1.
    Encore une fois, on va au pire et c’est la faute à l’internet et des gens qui peuvent dire n’importe quoi sur l’internet.
    Ben! OUi!
    Ça fait un siècle qu’on dit n’importe quoi dans les journaux et un demi siècle à la télé.
    Ce qui est choquant, c’est que l’on prend toujours le pire de l’internet en exemple.
    Alors je me dis que c’est d’une certaine manière malhonnête. Et «désinformant». Il y a de bons journalistes… Alors qu’ils creusent au lieu de gratter l’information avec leurs ongles.
    Bonne journée!

  7. On prend toujours le pire, et pas seulement d’internet. Quiconque tient un discours le moindrement discordant de l’«officiel» «admis» «peinturé» et «sponsorisé», se voit vilipendé sur la place publique avec aucun autre choix que de s’en retourner la queue entre les jambes ou de foncer et de continuer de dénoncer, au risque de perdre des plumes en chemin.

    Moi les plumes… «cot cot cot cot cot cot cocot» j’peux m’en passer. J’ai la couenne dure. C’que j’ai sur le dos ressemble plus à du poil de brosse à plancher, m’en sers pour nettoyer.

    cordialement,

    Suzanne

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