Archives quotidiennes : 23-août-2009

GUANTANAMO: L’INCINÉRATEUR PORTABLE

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We look forward to the time when the Power of Love will replace the Love of Power. Then will our world know the blessings of peace. ~ Gladstone

MISE À JOUR LE 23 AOÛT 2009

P.S.Cet article avait été publié le 6 janvier 2009. La «vérité» au sujet des prisonniers «terroristes» ou présumés tels ne sera sans doute jamais connue. C’est grâce à la Croix-Rouge que certaines informations seront divulguées. Mais cela n’efface en rien le passé… Un pays comme les États-Unis représentant la DÉMOCRATIE et la «vendant» dans le monde, la LIBERTÉ, et la «vendant» dans le monde, devrait agir à titre d’exemple, et non pas se comporter comme un État totalitaire, ou présumé totalitaire – phrase pour les «avocats» qui souvent ont tout à gagner à nous faire perdre du temps…

Gaëtan Pelletier

Des prisons un peu moins secrètes ( Radio-Canada)

Le Pentagone a changé son fusil d’épaule et commencé à communiquer au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) les identités de militants détenus dans des prisons secrètes situées en Irak et en Afghanistan.

Il s’agit d’une première selon le New York Times qui cite, dans son édition du samedi, des responsables militaires.

La Croix-Rouge peut ainsi entrer en contact avec des dizaines de présumés terroristes et de combattants étrangers qui ont été arrêtés dans ces deux pays et qui sont détenus dans des camps du corps des Opérations spéciales.

Cette nouvelle politique, qui est entrée en vigueur au cours du mois d’août, n’avait pas été annoncée publiquement. Le Pentagone maintenait jusqu’ici que la divulgation d’informations sur les détenus des opérations spéciales pouvait mettre en péril les missions visant à lutter contre le terrorisme.

Il faut préciser que l’administration de Barack Obama révise ces temps-ci les politiques américaines en matière de détention et d’interrogatoire.

Jusqu’à présent, la Croix-Rouge pouvait se rendre auprès de la plupart des détenus des forces américaines en Irak ou en Afghanistan, à l’exception de ceux emprisonnés dans les camps des opérations spéciales.

Le Pentagone, tout comme le CICR, n’a pas voulu commenter les informations publiées par le quotidien de New York.

L’ARTICLE DU NY TIMES:

http://www.nytimes.com/2009/08/23/world/middleeast/23detain.html

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« Nous ne les torturons pas, nous les humilions…»

LES TECHNIQUES D’INTERROGATIONS PERMISES PAR M.RUMSFELD ( AGRANDIR EN CLIQUANT)

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Comment garder les yeux fermés?

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BAGRAM

J’étais à visionner le documentaire Taxi to the dark side qui relate l’histoire de Dilawar, jeune chauffeur assassiné à la base de Bagram en Afhghanistan  Assassiné est un bien grand mot, car il est clair, selon les haut-gradés que les États-Unis ne torturent pas les prisonniers ou les tuent, ils les humilient. Ce qui ne déroge pas à la Convention de Genève…

On dirait que le jeune chauffeur est mort humilié.

Mais son corps était curieusement abîmé.

Ce serait par légitime défense que procéderait les États-Unis.

Interrogatoires musclés et fermes

Selon les directives de M. Rumsfeld.


GUANTANAMO


Le film nous dirige par la suite à Guantanamo où l’on inflige des traitements inhumains et dégradants… sans aller jusqu’à la torture.  C’est du moins ce que prétend M. Bush et son indolent Rumsfeld qui, en souriant, souligne que rester debout pendant des heures ne constitue pas une torture. Et il se donne en exemple debout devant son bureau.

Ces hommes figurent « au nombre des tueurs les plus dangereux de la planète », avait déclaré Donald Rumsfeld, secrétaire d’État américain à la Défense, pour justifier le centre de détention de Guantanamo. Pourtant, Jumah Al Dossari affirme avoir été arrêté par l’armée pakistanaise et « vendu pour quelques dollars » aux Américains. Journaliste, Sami Al Hajj a subi pendant trois ans des interrogatoires qui avaient pour but de lui « faire dire qu’il y a une relation entre Al Djazira et al Qaeda ». Le troisième, Abdulsalam, kidnappé par les autorités égyptiennes qui l’ont livré aux Américains, se dit lui victime d’une machination du régime égyptien. Conformément à la pratique des « enlèvements illégaux pour la CIA », il a été conduit en Afghanistan via l’Azerbaïdjan avant d’être transféré à Guantanamo. (Source , Humanite.fr 2006)

Voici ce qu’on sait officiellement de Guantanamo :

·  les détenus, lors de l’ouverture de la prison, ont passé la majorité de leur temps dans des cellules individuelles de 2 mètres sur 2, éclairées continuellement – des bâtiments en dur ont été construits depuis ;

·  les détenus peuvent être interrogés à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit ;

·  lorsqu’ils sont déplacés, les détenus ont les mains et les pieds menottés et un sac de toile est placé sur leur tête pour les empêcher de voir ;

·  les visites sont limitées (y compris celles des familles et des avocats ;

·  le dialogue entre prisonniers est restreint ;

·  des tortures (psychologique et physique) pèsent sur la prison. Des organisations non gouvernementales telles qu’Amnesty International en font régulièrement les échos

Et deux suicides… Du moins, pour l’instant ce sont des suicides.

Ils se sont suicidés, si tel est le cas, par «humiliation». Ce qui selon les hautes autorités de constitue pas une torture.

Humiliation  à volonté : c’est selon l’imagination, on dirait…

Une courte liste, non exhaustive des traitements infligés  «possiblement» à Guantanamo.

1. Déshabillage ( en fait, nu est le mot) et isolement

2. Utilisation de chiens afin de stresser le détenu…nu..

3. Contraindre le prisonnier à s’accroupir et à se relever…nu. Toujours le chien qui jappe.

4. Tenir le détenu en laisse…nu.

5. Humiliation sexuelle. On force le détenu à se masturber… Nu. Devant des soldats et des chiens…

6. Attacher le détenu, menotté à une grille au plafond… 20 heures ou moins…

7. Forcer le détenu à porter des vêtements féminins et à imiter les jappements des chiens.

8. Prisonniers cagoulés et privés de sommeil.

9. Froid et chaleur extrêmes, et privés du besoin d’uriner

10. Faux transferts pour stresser le prisonnier.

11. Injections… de substances …inconnues du prisonnier.

12. Supplice de la planche à eau  (le prisonnier est presque étouffé), de la température (la salle d’interrogatoire passe de 130° à -25°) ou du bruit (le prisonnier est exposé à un volume sonore insupportable pendant plusieurs heures).

13. Agenouiller le détenu sur des cailloux acérés

14. Utilisations de chanson en boucles AC/DC( Hell’s Bells) et Britney Spears, ou chansons pour enfants :  Le générique de Sesame Street.

(Christopher Cerf, qui a écrit des chansons pour l’émission de télévision pour enfants Sesame Street, a été horrifié d’apprendre que certaines avaient été employées dans ce but par l’armée. (Associated Press)

Vraie ou fausse électricité?

Guantanamo Guidebook

Tester l’efficacité des méthodes d’interrogatoires des GI sur les détenus de Guantanamo. C’est la dernière trouvaille de Channel 4 baptisée « Guantanamo Guidebook ». Pendant 48 heures, sept volontaires, dont trois musulmans, ont été enfermés dans des cages. Une version « light » des traitements infligés dans le camp américain.

En version «light», trois ont abandonné avant la fin.

Un seul Guantanamo?

«Pas une, mais 17 Guantanamo. Avec des prisonniers enfermés non pas sur une île mais sur 17 navires de guerre. La dénonciation provient de l’ONG «Reprieve», d’après laquelle des navires de guerre étasuniens seraient utilisés comme prisons pour détenir, interroger -avec des méthodes proches de la torture- et déplacer de par le monde une partie des prisonniers capturés pendant la « guerre à la terreur ». Washington a immédiatement démenti le rapport.

L’utilisation de navires prisons aurait commencé fin 2001 (au début donc de la campagne contre l’Afghanistan des talibans). Le rapport de Reprieve sera publié dans les prochains jours mais a été anticipé hier par le quotidien britannique Guardian.

Il avait déjà été question dans ces dernières semaines de la possibilité que les USA exploitassent des navires de guerre en déplacement pour cacher des détenus illégaux. Selon les éléments recueillis par l’ONG, au moins 200 cas de rendition – transferts illégaux dans des prisons secrètes délocalisées dans des pays où il est possible de pratiquer la torture – auraient été vérifiés depuis 2006. Et pourtant, il y a deux ans, le président Georges Bush avait assuré que de telles pratiques étaient finies. Clive Stafford Smith, le responsable juridique de Reprieve, a déclaré au Guardian que les Etats-Unis « ont choisi les bateaux afin de garder leurs méfaits loin des yeux des médias et des avocats des associations humanitaires; mais à la fin nous arriverons à réunir tous ces détenus fantômes et à faire valoir leurs droits ». « Les Etats-Unis – poursuit Smith- détiennent en ce moment, de leur propre aveu, 26.000 personnes dans leurs prisons secrètes, mais nos estimations sont qu’au moins 80.000, à partir de 2001, sont passées dans l’engrenage du système. Il est temps que l’administration Us montre un engagement concret à respecter les droit humains ». Parmi les nombreux témoignages recueillis dans les documents de l’ONG britannique on peut lire celui d’un prisonnier de Guantanamo (où environ 300 musulmans restent prisonniers en régime de détention administrative, sans accusation formelles à leur charge) qui rapporte l’expérience d’un de ses voisins de cage : « Il me raconta qu’ils étaient une cinquantaine sur ce navire, enfermés au fond de la cale, et qu’ils étaient plus tabassés qu’à Guantanamo ».( Source : Reprieve, de l’ONG).

La cueillette

Certes, il doit bien y avoir des terroristes à Guantanamo. Quelques prisonniers ont été relâchés, faute de preuves, et souvent sous une avalanche de protestations. Mais combien de vrais terroristes les États-Unis ont-ils capturés?

La cueillette valait-elle cette «recette» d’humiliations qui ne serait pas de la torture?

Combien?


Malheureusement, tous ces gens n’ont pas droit à un visage. Si nous pouvions avoir accès à toutes les photos des «humilié» à tort et de celles des membres de leur famille – que l’on qualifie dans le jargon de dommages collatéraux -, le «scrapbook» serait énorme.

La clandestinité est la grande horreur de ce début de millénaire.

Redéfinir le mot «torture», ou tenter de le camoufler par des formules adoucies ne change rien.

Au contraire, il nous indique à quel point nous nous enfonçons de plus en plus dans ce que nous avons longuement condamné.

On n’enterre plus les cadavres, il suffit d’enterrer les documents.

Et ce n’est là que la pointe de l’ Iceberg…

Les glaciers fondent, certes, mais notre chaleur humaine tend à disparaître un mot qu’il faudrait peut-être adoucir : HUMANITÉ.

Avons-nous le droit de garder au pouvoir des gens soupçonnés de crimes de guerre?

La liberté relaxe…

Fermer Guantanamo

Le président Obama a demandé la fermeture de Guantanamo. On peut fermer Guantanamo, mais on ne pourra pas refermer les plaies de Guantanamo ni, surtout, la honte d’un pays qui se prétend le modèle de notre planète.

On peut brûler les documents de Guantanamo.

Répandre les cendres?