Archives quotidiennes : 29-mars-2009

LA JEUNE NOIRE BAMBOOZLÉE

bamboozle – conceal one’s true motives from especially by elaborately feigning good intentions so as to gain an end; « He bamboozled his professors into thinking that he knew the subject well »

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J’ai toujours aimé les mots. Avec eux, on a presque l’heure juste. Et des petits à côté coquets ou monstrueux de par leurs synonymes. Avec un seul mot, on en perd un peu, avec plusieurs, on y gagne à comprendre ce que signifie un mot. Surtout quand il mène à une action, qui mène à une crise, qui mène aux gens qui mènent le monde à coups de  leurres et de fraudes pendant que nous dormons du sommeil du juste.

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Ça se passe à Détroit.

Une jeune noire mange dans une soupe populaire. Pourtant, elle a un travail. Mais ça ne suffit pas. Elle est là avec son fils… Et tout autour, des noirs, pauvres, éclopés.

Elle vient de perdre sa maison.

Les Étatsuniens et le business

Comme disait l’ami Pierre JC Allard  : «Les Étasuniens se blousent entre eux». Bref, ils s’entre-abusent, ils se fraudent entre eux, la liste est longue…  Le trou noir pourrait bien nous avaler tout rond, comme ceux de l’espace…

Les shylocks nous font virevolter dans l’hyperespace du crédit au bord d’un trou noir. Un jour ou l’autre, ceux qui croient savoir quand quitter gagnants les vaisseaux en péril joueront  la baisse plutôt que la hausse une heure de trop. On prendra conscience que le vrai « plancher » du Dow-Jones n’est pas à 10 000 ou à 5 000, mais qu’il n’a jamais existé ailleurs que dans la tête des vrais croyants qui ce matin-là n’y croient plus. On choira dans ce trou noir de l’incrédulité et tout le système implosera.

Un toit sans «moi»

On se moque de l’humain.

Je reviens à cette jeune femme toute naïve qui s’est acheté une maison. Au bout de quelques mois, les paiements ont grimpé. Au bout d’un certain temps…

–          On m’a dit que j’avais changé de banque… Et ça a grimpé encore.

On lui a vendu un toit qu’elle n’avait pas le moyen de se payer.

Le petit génie a eu l’idée de vendre son hypothèque à une autre banque avide. Les Étasuniens mettent du savon dans le bain et vendent la bulle avec.

Et c’est comme ça qu’à force de se vendre du vent le système s’est effondré.

Du pyramidal aux algues marines…

Pas plus finaud, l’autre banquier s’est dit : «Je trouverai bien une banque qui va racheter le tout, bulles comprises ».

Global Business Corruption: principal obstacle à l’avenir de la vie

July 1, 2008

Cet article date de juillet 2008.

Business Case

  • Les estimations montrent que le coût de la corruption équivaut à plus de 5% du PIB mondial (US $ 2.6 billions), avec 1 billion de dollars US versés en pots-de-vin chaque année.
  • La corruption représente 10% du total des coûts des entreprises au niveau mondial, et jusqu’à 25% du coût de d marchés dans les pays en développement.

*  Déplacer des affaires d’un pays avec un bas taux de corruption vers un pays à moyen taux de corruption ou haut taux de corruption se trouve à être l’équivalent d’un impôt de 20% sur les entreprises étrangères.

(·  Moving business from a country with a low level of corruption to a country with medium or high levels of corruption is found to be equivalent to a 20% tax on foreign business. )

La corruption à l’échelle mondiale

La corruption dans notre société, c’est comme les gâteaux mille-feuilles : certaines couches sont toutes petites et friables, d’autres sont énormes.

La corruption, la petite, est devenue une manière de faire. Appelez un plombier, un menuisier, ou un petit entrepreneur, il vous fera un rabais si vous consentez une mode de paiement en deux étages : une facture coupée et un montant en argent.

Partout. Dès que l’occasion se présente… Même dans la fonction publique.

Il n’y a plus d’enfer! Pourquoi on se priverait? C’est tout petit…

Le crétin mondialisé et son sirop d’ego

J’adore les  finauds qui se prennent pour des êtres intelligents et qui ont l’idée du siècle. Quand un humain a une idée, des millions d’autres peuvent l’avoir aussi. Mais là où ça gratouille, c’est que notre chimpanzé évolué se croit le seul à être descendu de l’arbre.

C’est comme ça que la fibre de crétins a tressé une toile d’araignée globale avec les petites gens, à travers les grandes entreprises.

Le voilà un peu dégrisé de sa brosse après avoir avalé trop de sirop d’ego.

Mais ça ne l’arrêtera pas…

L’humanité, pour lui, c’est une somme de gens qui peuvent encore acheter. Et il est assis tranquillement à essayer de vous faire mouvoir vos petits avoirs.

Les chats font ça avec les souris : il tapent dessus, s’amusent avec tant qu’elles bougent.

Après, c’est sans intérêt… Pour le chat

L’engin invisible, Yan Barcelo

Un article sur les 7 du Québec. Allez visiter, vous comprendrez ce qu’on nous cache…

Le château de cartes des acteurs de l’économie est devenu une sorte de jeu dangereux dont nous ignorons les conséquences.

On injecte des sommes astronomiques ici et là. Mais rien n’est garanti.

C’est tout simplement parce qu’on a joué longtemps avec des gens comme  la dame de Détroit rendue à la soupe populaire.

Littéralement, nous avons affaire à un château de cartes en voie de s’écrouler. Enlevez une carte n’importe où dans un château de cartes et tout l’ensemble s’écroule. C’est – on peut le supposer – ce qui est en train de se passer.(…)

La crise actuelle n’a qu’une cause : l’engin détraqué des produits financiers dérivés. Il faudra bien un jour attaquer directement le monstre au lieu de l’alimenter systétiquement comme le font à l’heure les gouvernements.

Il n’y a pas d’avenir dans le sirop d’ego pour l’Humanité.