COMMENT FABRIQUER UN ABAT-JOUR AVEC UN PAUVRE

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La semaine dernière, c’était au tour de ceux du Mouvement Desjardins d’y aller de leurs suggestions au gouvernement Charest à la veille de son budget. «Frapper tôt et fort» pour arrêter la chute de la consommation qui alimente la crise, disaient les économistes du mouvement coopératif.

Et leur proposition avait un caractère audacieux certes, mais aussi terriblement ambigu. Elle suggère à la ministre des Finances rien de moins que de remettre aux moins bien nantis des «bons de consommation» pour doper momentanément la consommation. Gillse Boivin, Le Soleil

Certains nazis se firent des abat-jour, des lampes de chevet, des collections de têtes réduites , avec les organes, la peau des « juifs » ou autres déportés morts. Les camps

Étirer les peaux minces : nouvel art des banquiers

Coupons peut avoir bien des sens… Coupons comme nom, ou coupons pour couper. Mais on coupe où? Comme on ne sait pas comment couper, on s’en va vers le «coupon». C’est ce qu’on donnait pendant la deuxième guerre mondiale pour «rationner».

On dirait que le pauvre  à la peau longue. On veut l’étirer pour s’en faire une toile de tente. Sorte de juif du néo-libéralisme. On se souviendra que les Nazis avaient – pour ne rien perdre –  fabriqué  des lampes avec la peau des juifs. Et bien d’autres objets.

Comme ça. Juste pour voir ce qu’on pouvait faire avec des restes d’humains. Ou peut-être qu’ils recyclaient «avant la lettre», comme on dit.

La  Caisse épargne sa matière grise

C’est une «idée», ça, de fouetter encore le pauvre pour le sommer de ramer?

On parle, bien sûr, en sourdine de la «classe moyenne»  mitoyenne : les 45,000$ et moins de revenus. Finalement, ceux qui paient le plus d’impôt. Ceux qui sont capables de s’offrir du pain brun au lieu du pain blanc à 99 cents, cet «allongé» boursouflé comme les bulles des crédits forcés… Ce qui nous a menés à la crise.

La pâte à tarte de la société

Si vous voulez rouler une pâte à tarte, votre rouleau devra passent 50 fois sur celle-ci, sauf qu’à cent fois, vous risquez d’avoir des trous dans la pâte et de recommencer, et de rater.

Le problème de la pâte à tarte des sociétés, c’est que l’ensemble du Capital d’un pays, comparé à la masse de pâte, fait en sorte que les riches se sauvent avec une grande partie de la pâte des citoyens.

Les impôts sur le revenu : arnaque?


En théorie peut-être, mais en pratique? Dans la réalité les riches gagnent du fric n’est-ce pas? Oui… mais ils ne gagnent pas du fric comme vous et moi. Ils font des « gains en capital », ils font des « profits non distribués », ils font des placements à l’étranger… et, quand ils contribuent, ce n’est pas par le biais d’une retenue à la source. Ils « créent des emplois », ils font des « pertes fiscales », ils donnent des oeuvres d’art qui leur valent des déductions … Quand les riches payent un impôt sur leur revenu tel que déclaré, leur revenu, même si leur déclaration est honnête, n’est pas du tout dans le même rapport au revenu des contribuables de la classe moyenne que leur richesse l’est aux maigres biens que ces derniers possèdent. Nouvelle Société, PJCA

Il y a eu des débats sur ce célèbre impôt. Est-ce que les riches sont «producteurs» de richesse dans les sociétés néolibérales?  Pour la plupart, la réponse était positive : ils créent de l’emploi.

Ils en créent, oui. Mais souvent, quand ça coûte trop cher ils cherchent leur main-d’œuvre dans d’autres pays. Le coût moindre=davantage de profits.

Les riches, capables d’investir, n’ont plus de pays.

Ils se servent du pays et de sa main-d’œuvre. Et ils savent louvoyer à travers les systèmes d’impôt. Et vive les paradis fiscaux!…

Dans la grande noirceur des crises, ils finissent par se faire des abat-jour des pauvres. Bien sûr, ils ne se servent plus tellement de leur peau. Ils ont «peaufiné» leur approche : c’est leur âme qui en souffre. C’est la raison pour laquelle on vend tant d’antidépresseurs et que les sociétés occidentales sont les champions des maladies dites «de travail».

La machine, je le répète, consomme des travailleurs.

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