Archives quotidiennes : 17-septembre-2008

HARPER, LAYTON, DION, DUCEPPE : LE SYNDRÔME DE LA PRINCESSE AUX PETITS POIS.

Il était une fois une princesse toujours insatisfaite.

Au moment du coucher, elle se plaignait continûment des petits pois sous son matelas qui la géhennaient, lui causant des douleurs et des insomnies.

À chaque jour on ajoutait un matelas. De sorte qu’elle se retrouva sous une dizaine de matelas, ressentant toujours les petits pois sur le plancher.

C’est l’histoire que je lisais à ma fille quand elle avait sept ans.

Le peuple est une princesse sans château, sans reine – sinon qu’une relique de la monarchie. Comme une vieille paire de chaussettes dans le fond d’une garde-robe.

Bon !

Ben voilà que nos fournisseurs de matelas se présentent pour nous soulager, nous, le peuple. Ils ne vantent que la douceur de leurs matelas sous des épaisseurs et subtilités d’économie, de vert, de solidarité sociale, d’égalité des sexes et une foule d’etcétéra.

On se croirait dans un garage.

Ben la Terre est un garage où on veut vous vendre un voyage confortable dans la vie que vous menez. Un teuf-teuf tout neuf.

Moi itou !

Sauf que…

Manque de duperie, ou l’œil trop apert, je me suis penché sur la question.

Comme dans LA PRINCESS AUX PETITS POIS, pas un seul d’entre les vendeurs de matelas n’a offert d’enlever les petits pois.

Ils cooptaient pour la vente des matelas. C’est pas de la mauvaise volonté, c’est juste qu’on est habitué à tout régler en termes d’ajout de matelas.

En Andragogie on appelle ça «plus de la même chose».

La morale de l’histoire ?

Dans un monde de marchands d’illusions, la fabrication et la vente de matelas est plus importante que réflexion clairvoyante.

On ne distingue plus la vente et l’intérêt premier …pratique en solution finale en regard de la réalité.

De sorte qu’on se retrouve avec quatre petits pois sous notre matelas.