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Pas de slips pour les flatulences des fourmis cosmiques

A l’origine de cette invention, un chef d’entreprise qui se qualifiait lui-même de « péteur frénétique ».
Le simple fait de s’agenouiller ou de se pencher déclenchait chez lui d’incontrôlables flatulences, et les moindres réunions et déjeuner d’affaires, étaient devenus des supplices.
Ne supportant plus cette situation, il s’est mis à chercher un remède à ce handicap.

Après avoir recherché sans succès du côté de son alimentation et de son hygiène de vie, il s’est dit : « si je ne peux pas les empêcher, je vais essayer de les contrôler ».
L’invention du « slip silencieux » est née de là.

Son principe est simple puisque qu’il consiste en un élément qui conjugue les effets d’anti-odeurs comme ceux que l’on trouve dans les semelles absorbantes de chaussures (pour essentiel à base de carbone) et ceux d’isolants phoniques comme le liège.
Non seulement ce produit très fin (3 mm) absorbe la majeur partie des odeurs émises même dans le cas de dégazages particulièrement méphitiques, mais en plus il attenue les bruits jusqu’à 35 décibels
Même si les ventosités les plus bruyantes ne peuvent être totalement atténuées, la grande majorité des pets qualifiés de bruyants (un pet est considéré comme bruyant à partir de 60 dB) deviennent ainsi quasiment inaudibles.
Avec cette invention, tout un chacun pourra désormais laisser aller son corps (ce qui, au passage, est excellent pour la santé) sans crainte d’être senti ou entendu.
Googland  

 

Oui, je sais, le sujet est plus que léger… Du moins en apparence. Car si nous pouvions avoir une invention inverse pour gonfler un peu les décibels de nos dirigeants, nous pourrions sans doute en savoir plus sur leurs flatulences. Une sorte de bâillon pour stopper les propos niais et épuisants des politiciens.

On peut toujours rêver. Ce qui leur sort par la bouche soulève davantage le cœur que les pets.

En réponse, dans une tentative d’explication aux casseurs de vitres dans les rues de Montréal, deux politiciens du même parti, ont donné l’explication suivante : ce sont des anticapitalistes.

Ah!

Ce qui signifie, en langage étouffé : des communistes, des anarchistes et des terroristes. On n’a plus que ce mot-là à la bouche, mais il ne faut surtout pas le dire pour être réélu.

Sartre disait que l’enfer c’est les autres… Vu d’un certain angle, c’est l’hypocrisie : celle de ces dieux qui passent dans l’Histoire en lucioles, le temps d’une lueur…noire. Un flash. Comme ceux des vieux appareils de photographies qui explosaient à chaque fois qu’on prenait une photo. Bang!

Je disais donc que nos politiciens voient des « anticapitalistes ». Dieu est mort, on l’a remplacée par un système de cerveaux passé au chlore.

Pathétique! Triste, en bon français…

Comment des spécialistes des affaires, de la politique, de l’économie peuvent-ils encore ne pas distinguer la volaille néolibérales qui assèche les humains, les Goebbelsises, et s’en vont dans les paradis fiscaux de la retraite se baigner dans des lavabos tout propres?

Pendant qu’en Occident, les hommes d’affaires sont gênés par les flatulences, le tiers des habitants de la planète crève de faim.

Un américain cultivé, dans une phrase en français, la seule qu’il connaît, dirait : « C’est la vie ».

Non, ce n’est pas la vie. Ce n’est pas celle de mon voisin, ni celle de l’ouvrier. Ni celle du jardinier ou du fermier.

Les assassins de gens simples, ceux qui travaille réellement au bien être de cette vie, eux, n’ont pas de médailles.

Ils n’écrivent pas de roman, ni ne se gargarisent d’idées. Ils travaillent… Ils sèment et moissonnent pour cette race de saigneurs qui ne cultivent que les guerres, tuant femmes et enfants, s’offusquent un moment, puis passent à un autre scandale.

Il n’y a jamais de coupables. Et si la justice n’était pas noyée dans le « droit », on pourrait en guillotiner quelques milliers pour avoir enfin la paix.

On n’a pas le « droit »… Faut être sage, purs… Purs comme du brun dans la couleur du diable.

 

La théorie des œufs et des poissons

Ce petit humain est assis là, sur cette planète, fier de ses drones, fier de ses théories sur l’économie, le derrière de la tête écrasé sur la théorie du Big Bang. Gros! Gros!  crapaud bouffi dans le grand étang de la Vie.

Fier jusqu’à tuer. Boulimique jusqu’à assassiner,  par ce qu’il nomme « dommages collatéraux »,  ses semblables.

La théorie du Big Bang?

J’en ai une pire pour vous.

Et si l’Univers n’était qu’une machine à fabriquer des œufs? Comme chez le poisson, il en sort des milliers, mais peu survivent. La planète ne serait alors qu’une couveuse d’âmes.

Un trie.

Nous croyez-nous si « grands »? Créature se prétendant unique et pensante dans l’Univers?

La conscience n’est peut-être qu’un cinéma 2 D dans un monde de D infinis…

Revenons sur Terre… Une chose est certaine. Si la Terre n’est qu’un œuf dans l’Univers, pour le moment, il ne risque pas de donner naissance à des « créatures » élevées dans ce mystérieux gâteau mille-feuilles.

La si chère formulation « sauvons la planète » des religiosés au vert est ridicule. Bel exemple d’humilité : notre homo sapiens à Ipad veut sauver une boulette dans l’Univers, mais il a été incapable de survivre, malgré toutes les richesses de celle-ci.

On se dirige vers un Bang-Bing. Une sorte d’implosion de la race humaine.

Et quand on ne sera plus là, il restera des nids de fourmis, des cancrelats, toutes ces écoles du savoir réel.

Chaque insecte, chaque oiseau, chaque plante, tout ce qui nous apparaît petit, insignifiant, dégueulasse, sont en fait des lettres d’un langage qui nous parle.

Nous n’avons pas su écouter.

Alors, les 60 décibels du pet réduits par un slip à 35, dans l’histoire de l’Univers sont assez insignifiants.

Je me dis, que pour sauver son cul, il faut se méfier des hommes qui font trop de bruit dans l’Histoire…

 

Gaëtan Pelletier

Mai 2012-05-29

 

La « réalité » à la manière Ikea

Image : Udner Blogspot

La réalité, c’est ce qui continue à s’imposer à vous quand vous cessez d’y croire.

Philip K. Dick

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J’jusqu’alors, se croyant éperonné par l’action, il ne s’était accordé que des accointances sensuelles qui laissaient la tête libre. Mais maintenant il lui fallait connaître les subtilités du cœur qui après tout aiguisent l’esprit.
P. Drieu La Rochelle, Rêveuse bourgeoisie, 1939, p. 205.

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« Affordable solutions for better living »

Slogan Ikea

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Ikea a fait fortune en donnant à chacun les pièces et les plans pour « bâtir » ses propres meubles. Tournevis fournis, dans bien des cas. Au point ou la formule, aujourd’hui, est si répandue qu’il est difficile d’acheter une bibliothèque sans avoir à la monter nous-mêmes…

En tant qu’individus, nous sommes tous un peu Ikea…

Je ne cherche pas à définir une « réalité cosmique », mais plutôt à nous questionner sur notre perception de la réalité de nos sociétés, et du grand vent des intellectuels, dont les gaz, après un bon repas du bric-à-brac,  prend l’ascenseur et s’en va ballonner le cerveau.

Et c’est comme ça depuis près d’un demi-siècle puisque l’on n’a pas produit que des choux, des ordinateurs, ou des armes sophistiquées… C’est comme ça depuis que l’on a distribué à tout le monde des morceaux des « savoirs ».  Ce qui a permis à monsieur et madame tout le monde de se monter un beau meuble de « connaissances » qui, un peu attisé par la somme des pièces, des visses, et des plans tout faits, de se tracer « une idée »… De la vie, de l’Univers, des sociétés, des « grands »…

On a des opinions « rationnelles » sur tout…

Rationnelles…

Leurre et drame…

Les piranhas gris et le perce-oreille

Si vous vous jetez dans l’eau d’un site pour commenter ou pour écrire,  souvenez-vous des scènes de films dans lesquelles les piranhas dévorent un humain en quelques minutes.

Ces piranhas du net se nourrissent de toutes les eaux qui polluent maintenant la « connaissance humaine » sur la toile.  À se demander ce qu’elle a d’humain – cette connaissance – si elle ne sert pas à l’humain?

Une autre accointance entre la civilisation nombriliste du « Me, Myself and Die » (sic).

On ne meure qu’une fois. Les fabricants de déluges foisonnent, mais peu  d’élus  pour fabriquer des arches.

Les « destructeurs » d’humanité ne sont pas bien nombreux… Mais ils disposent d’un pouvoir dangereux : l’argent. Ils peuvent donc se payer deux variétés de la race humaine : les pauvres et les vaniteux. Comme dirait l’anglophile : The big piece of cake…

En fait, nous voilà à l’ère de la méthode du perce-oreille :

Contrairement aux grands animaux et aux humains qui produisent généralement peu de rejetons mais leur prodiguent ensuite des soins, les insectes optent presque tous pour une stratégie différente qui consiste à produire davantage de descendants, mais à ne pas investir d’énergie pour s’en occuper. Infestation.ca.

Réalité et perception : la Tour de Babel

Cette histoire est parfois vue comme une tentative de réponse des hommes au mystère apparent de l’existence de plusieurs langues, mais est aussi le véhicule d’un enseignement d’ordre moral : elle illustre les dangers de vouloir se placer à l’égal de Dieu, de le défier par notre recherche de la connaissance, mais aussi la nécessité qu’a l’humanité de se parler, de se comprendre pour réaliser de grands projets, ainsi que le risque de voir échouer ces projets quand chaque groupe de spécialistes se met à parler le seul jargon de sa discipline. Ce récit peut aussi être vu comme une métaphore du malentendu humain; où contrairement aux animaux, les êtres humains ne se comprennent pas par des signes univoques, mais bien par l’équivocité du signifiant. Tour de Babel

Après avoir passé une journée pédagogique – la meilleure, sans doute, de ma « carrière »-  nous sommes sortis tous ébranlés par cette expérience qui consistait,  à partir d’un texte ou d’une image, à donner notre version de ce que nous pouvions percevoir. Et les mettre en commun…

Pénible.

Les plus secoués furent les mathématiciens. Sans doute parce que plus on verse dans la rationalité, plus les résultats sont certains et concrets, voire vérifiables.

Et là, ils étaient perdus…

Le syndrome de la porte fermée…

Il est évident que l’on peut tout comprendre dans un système où on a choisi les pièces pour procéder à un montage et se  bricoler un résultat.

Le danger des gens dits « intelligents » est qu’ils finissent par croire – tient,  une foi n’est pas coutume – que tout peut être compris.

Devant un candidat souffrant du syndrome, j’ai rétorqué, un jour :

- Quand tu ne comprends pas, tu acceptes.

- Qu’est-ce que tu veux dire par là?

Il n’avait pas compris.

Je voulais simplement signifier que toute connaissance est une série de gommages d’ignorances passagères. Mais plus encore : tout n’est pas saisissable.

Pour moi – c’est une conception personnelle – un être intelligent  c’est quelqu’un qui a une poignée d’eau dans la main et un océan d’ignorance devant lui. Son érudition consiste en la prise de conscience de la vastitude de cet infini et à constater avec une certaine fierté ce qu’il a pu cueillir dans sa vie. Avec une certaine humilité…

Surtout devant une « poignée » de mains sèches…

Amour et acceptation

Déjà qu’avec le mot « amour », on devient confus : attirance affective et principe d’union universelle.

C’est là ou se piègent le plus aisément les adeptes dudit « rationnel ».

Pas d’ouverture. Pas de ventilation.

Exaltés, frénésiques, (sic), fiévreux.

Il n’y a qu’une potion : le doute.

Le doute est la congélation des notions ou des idées. C’est la raison pour laquelle vous vous retrouvez parfois devant une sorte de pierre morte…

On n’évolue pas sans ce doute nécessaire pour parfaire son « idée », sa vision.

Sans lui, nous sommes morts.

Bref, évoluer.

Et que faire de l’amour quand il n’y a ni attirance affective ni union universelle? C’est qu’il n’existe pas de volonté ni de compréhension- ni désir de comprendre ou d’accepter dans cette dormance d’esprit solide.

Une pierre en dormance, mais solide dans sa rationalité. Si dans la chanson country le cowboy fait le tour de la montagne, les dépeceurs d’idées en sont que des bouchers pour la race humaine, et ils font sans cesse le tour de leur nombril.

Belle chanson!

Sainte-Anne-de Beaupré

Il y a eu un reportage, ce soir sur la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, où des milliers pèlerins,  venus de tous les coins du monde hurlaient leur foi devant les caméras.

Risible!

Les « rationnels » ne comprennent pas. Et ils n’acceptent pas… Ils n’acceptent pas le ridicule qu’ils voient.

C’est qu’ils sont victimes de la méthode Ikea qui consiste à ne vivre que dans un montage Ikea.

Ils appellent cela la foi…

Qui peut juger de la démarche d’un humain? Qu’a-t-il de si singulier et hautain ce« j’ai raison » devant un tel phénomène?

Posez-vous la question…

Un intellecto-ikea… Ça sert à quoi?

Il n’y a pas de morceaux ou de pièces en dehors de son « achat » …

Dieu en trois personnes

On en arrache des neurones… Ouach! Ça écorche l’ego, au point d’éviter la question.

Mais nous vivons avec chacun notre  Dieu,  et nous sommes toujours dans une bouillie qui nous stérilise.

Il y a trois paliers :

  1. La connaissance pour soi, de notre développement spirituel, par notre singularité Non partageable.
  2. L’élaboration d’une vision de la Vie dans une tentative de se situer dans l’Univers en tant qu’unicité, tout cela barbouillé d’émotions, de craintes, d’effroi face à la survie après la vie… Semi-partageable.
  3. La volonté d’être participatif à un « bonheur océan » avec sa petite poignée d’eau.

Obligatoirement partageable.

Finalement, notre amateur de meubles Ikea est pire que celui du meuble Dieu en trois personnes. Il a foi en son système rationnel…

Alors, il mène  une guerre de religions terroristes avec deux personnes : lui et son nombril.

L’athéisme est une foi.

Elle est sans doute née d’un montage de formules rationnelles « choisies ».

D’où l’expression revue et corrigée : mauvaise foi.

C’est juste qu’avec sa poignée d’eau il croit détenir l’océan.

Il est dommage que l’on mélange religion et société.

Dans le doute, il vaut mieux faire abstinence d’une certitude morte que d’un doute mouvant.

Les piranhas ne savent pas d’où provient l’eau dans laquelle ils nagent. Ils ignorent également qu’ils sont le produit de cette eau.

Ce serait une belle histoire que de raconter celle de la goutte orgueilleuse. Car une fois l’océan éteint, dans quoi vivront-ils?

Gaëtan Pelletier

Les prêtres du chaos

“Ca va prendre du temps de restaurer le chaos?
” George Walker Bush
***

Une église intérieure brisée, anéantie par désagrégation, culture d’une foi matérialiste et division…

Le chaos.

Comment parler de réussites de sociétés quand les citoyens sont en guerre contre leurs gouvernants et que le véritable pouvoir est dans les mains des « marchands du temple »?

L’entourloupette consiste à n’utiliser qu’une partie de votre être pour en faire « votre être » au service « d’humains » qui ne cultivent qu’une part d’eux-mêmes : avoir pour être.

Alors, toute réussite est la somme de LEUR réussite à vous soustraire à votre âme, votre esprit, le petit dieu qui dort en vous.

La division par dons de connaissances ciblées vers la connaissance seule des tricots et des malversations des sociétés fait de l’être humain un rameur sur une galère qui ne va nulle part. Sauf, peut-être, aux banques… Ces îles passagères, frileuses au plus infime tsunami.

C’est la raison pour laquelle tout le monde se sent brisé…

Si trop de gens en puissance ou cherchant cette puissance de conduire, de diriger, de malmener un nombre de gens par l’argent, le pouvoir, l’individualisme exacerbé, toute supposée réussite est anéantie.

Réussite sociale.

Réussite de soi.

Car chacun est une œuvre à parfaire. Chacun est un brouillon ou un tableau sur lequel les autres peuvent inscrire LEURS LOIS.

Et patiemment ils sculptent votre être comme on écrit en tapant sur un clavier : lettre par lettre, phrase par phrase.

Alors, on devient le petit clavier qui rêve d’être …EUX.

Vous oubliez que vous êtes uniques.

Ils vous coulent, vous cimentent lentement à leur religion destructrice. Destructrice de tout : de l’humain, de la planète, des terres, de l’eau et ils vous chantent la grande et superbe chanson du vert.

Vous recyclez un boulon pendant qu’ils fabriquent un porte-avions.

Et vous y croyez…

Pourtant, vous vous déclarez ouvertement « athée ».

Victoire du diable : il n’a pas besoin de dieux, il désire s’en débarrasser.

Vous vivez alors dans une sorte de Shoah mondialiste, où les compagnies multiples bouffent  les travailleurs comme un aspirateur bouffe un nid de fourmis.

Mais vous y croyez…

Mais vous êtes athée…

On vous a disjoints de l’ensemble. Ensemble vous travaillez pour eux, ces gens qui n’ont plus de pays, plus de culture – sauf celle de la culture de l’argent pour l’argent, qu’ils enferment quelque part et qui est totalement inutile.

Le mal vient d’eux…

Mais il vient aussi de vous, de nous, de moi, puisque nous avons soustrait à un contrat social sans trop d’âme…

Et nous prétendons être conscients… En fait, nous sommes lessivés. Notre participation à la vie est réduite à une réunion de machinistes, de soudeurs, de bureaucrates contents d’être descendus de l’arbre.

La solution finale est de détruire la beauté de la différence des humains.

On essaie tout simplement d’enterrer 6 milliards d’humains dans des fosses.

Et nous sommes tous fiers de participer à la construction du bulldozer…

C’est là notre seule force. Et notre illusion…

Du moins, c’est bien ce qu’on voulut les prêtres du chaos.

Peu importe que vous achetiez un Ipad ou un écran à 1080HD.

Les seules images qui sont vraies sont celles qui dorment en vous. Si la réussite technologique n’est pas la réussite de votre être, vous n’avez rien réussi.

C’est de ça qu’on est en train de mourir. Emportant tout ce qui nous nourrit véritablement.

La malbouffe de l’âme et de l’esprit…

L’Occident bouffe du congelé…

Les réformes sociales ne sont là que pour bricoler la brisure des échecs sociaux.

Personne ne vous le dira…

C’est le syndrome du bus : « Avancez en arrière »…

Gaëtan Pelletier, 13 avril 2012

Le miroir des démunis

J’étais à l’école ce matin. L’école… Pendant que certains se défonçaient pour essayer d’écrire quelques lignes, Le yeux plissés… À tenter de percer le mystère de ces mots savants dans les consignes. Les mots des grands projets, des grands orgueils, des enfermés dans leurs tours à écrire des programmes pour l’apprentissage.

Si loin d’eux… Si loin de la misère…

Et sur un présentoir, de beaux livres, de beaux rêves, des écoles au loin, encore des écoles, et des métiers présentés comme les plus beaux du monde.

Papier glacé.

Jeunesse sanguine et rêveuse, forte, mais pas très réelle. Comme des bulles de savons sur un lit d’eau d’un bain bien bullé…

C’était leur monde de papier glacé.

Leur monde de faussetés. Tout est faux en ce monde. Il n’y a pas de mouches, pas de sueurs, chez ces jeunes ouvriers de plantation d’arbre. Pas dans ces livres présentés comme des livres de recettes de la réussite et du bonheur.

Sauf le grand air.

Hitler avait fait pareil avec sa jeunesse hitlérienne.

Sauf que la nôtre est livrée à une image encore plus martelée.

Les riches de la richesse d’investissement ont besoin de main-d’œuvre. Pas les petits riches… Les grands… Ceux qui en ont tant qu’ils ont aux doigts plus de ficelles que de bagues.

Il faut apprendre à voir. Je ne sais comment on développe ce réflexe ou ce savoir-faire qui mène au savoir-être…

C’est comme se faire dire à toutes les images : « Je suis minable ».

Il n’y a personne de minable en ce monde. Surtout pas les démunis. Ils n’ont rien, même pas l’arme des mots pour se défendre.

Ils ont foi en la recette. C’est tout… Ils ne se croient pas assez intelligents pour juger des choses, de démêler la démesure des saigneurs d’âmes. Les vrais minables sont ceux qui pensent dépasser les autres. À coups de trouvailles, de subtilités dans le grand vide des mots…

En plus de cette misère d’apprentissage, il y a celle de la vie trop rude : celle de la maladie, du passé familial, de l’injustice de ce dont avec quoi on est né.

La monoculture, comme celle du palme…

Je reconnais la misère intérieure, invisible, parce que, sans doute, je l’ai vécue.

Alors, il s’est assise une jeune femme, une misère, une plaie dans l’âme.

Un ulcère aux yeux bleus apeurés.

Je sens les vibrations éparpillés, nerveuses, comme si elle allait se désintégrer soudainement.

Un déséquilibre total d’émotions.

Encore un monde à deux richesses… Celle qui est exploitable et celle qui ne l’est pas. Mais qui donc peut juger de la « valeur » d’un être humain? Qui?

À voir la jeune femme me raconter son calvaire, dans des trémolos de corps qu’elle tentait de cacher. Eh! Oui. On les caches ses émotions, on ne sort pas avec ses émotions dans un monde ou le cerveau marche sur une seule patte. Mais la bonne, pour certains.

— Tu devrais écrire de la poésie…

C’est à ce moment que j’ai commencé à lui parler de mon « expérience » : Écrire pour vidanger son âme… Ce n’est pas très bien vu dans un monde où écrire est un pas vers la gloire. Mais la gloire n’est que celle que l’on se fait, que l’on se trace. Car au bout de la vie, la gloire de ses victoires, est sans doute la seule que l’on emporte. Celle des médailles est terrestre et passagère. C’est un puits de diamant pour les sociétés de riches – autant munis, soumis au moule, vaniteux. Dits savants…

Personne ne donne de médaille sans recevoir quelque chose en retour. Et plus les États en donnent, plus elle fête sa réussite – pas même sociale – mais celle des investisseurs.

La politique est une culture de médailles subventionnée par la racaille…

***

La jeune femme est revenue quelques heures plus tard.

Avec un poème.

Bien sûr, les gens des universités, « culturés », diront qu’il n’y a rien de vraiment bon. C’est qu’ils n’ont pas compris que les techniques n’ont rien à voir avec la vie. Ce n’est qu’une partie… Et, à mon sens, la moindre.

La première chose à faire dans la vie, c’est de se refaire une beauté. Se regarder dans l’âme et se dire qu’on est beau. Il faut un peu de savoir de la laideur des autres et de l’authenticité.

Il ne faut se comparer souvent qu’à soi… Mais comment se reconnaître dans un miroir tellement falsifié que l’on vous flanque dans le visage chaque jour?

Oublier un peu l’océan…

Authentique.

Pas facile…

Mais j’espère qu’elle continuera d’écrire, parfois dans une saignée d’encre noire ou bleu étouffante.

Pour cesser de trembler devant ceux qui vous présentent un monde « parfait » et qui créent ces moules maudits où les démunis ne trouvent pas leur place.

La place de ceux qui font les moules…

Gaëtan Pelletier

Une frappe israélienne mettrait en péril la minorité religieuse en Iran

Le bahaïsme aussi connu sous le nom de religion bahá’íe (prononcer baˈhaːʔiː), béhaïsme ou de foi bahá’ie est une religion monothéiste indépendante dont le but est d’unir l’humanité dans sa diversité (cette perspective se retrouve déjà chez le poète Kabir né au XVe siècle en Inde). Elle a été fondée par le Persan Mirzâ Husayn ‘Alî (1817-1892) en 18631. Ce nom est dérivé du surnom donné à son fondateur : Bahá’u'lláh (en arabe, « Gloire de Dieu » ou « splendeur de Dieu »). Les bahá’is sont les disciples de Baha’u'llah. Ils s’organisent autour de plus de 100 000 centres (répertoriés par le centre mondial de Haïfa) à travers le monde, et leurs écrits sont publiés en plus de 800 langues. En 2011, cette religion compte environ 7 millions de membres appartenant à plus de 2100 groupes ethniques, répartis dans plus de 189 pays2. Son centre spirituel (lieu de pèlerinage) et administratif est situé à Haïfa et Acre, en Israël.

(***)

Les écrits Baha’is mettent l’accent sur l’égalité essentielle des êtres humains, et sur l’abolition des injustices. L’humanité est vue comme unique, bien que très variée : la diversité des ethnies et des cultures sont dignes d’appréciation et de tolérance. Le racisme, le nationalisme, les castes et les classes sociales sont considérées comme des barrières à l’unité de l’humanité. Les enseignements baha’is déclarent que l’unification de l’humanité est un sujet primordial dans les conditions politiques et religieuses présentes 4. Wikipedia

Roméo Dallaire
Sénateur, l’auteur est un lieutenant-général à la retraite et un ancien commandant de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda.

Tandis que les pays du monde concentrent leur attention sur les ambitions nucléaires de Téhéran, un vif débat s’amorce concernant les avantages et les inconvénients d’une attaque préventive par l’armée israélienne.

Sans égard au fait qu’elle puisse être imminente, comme l’a mentionné le secrétaire américain à la Défense, l’idée d’une telle attaque me déplait particulièrement, et ce, non seulement parce qu’elle serait prématurée et inefficace et entraînerait inévitablement des représailles dans la région et dans d’autres pays, mais aussi parce qu’elle pourrait mener à des incarcérations en masse et à des massacres par vengeance visant les 300 000 Bahá’ís qui constituent la plus importante minorité religieuse d’Iran.

Depuis des décennies, les Bahá’ís d’Iran sont victimes de raids brutaux, d’arrestations arbitraires, de tortures et d’exécutions. On les empêche systématiquement d’accéder au marché du travail et de poursuivre des études supérieures, et le simple fait de s’afficher en tant Bahá’ís leur vaut de subir une dure répression de la part de l’État.

Le régime ne se contente pas de tolérer ce génocide idéologique, il le soutient, ce qui est totalement inadmissible.

Ce qui m’inquiète le plus est le fait que cette répression exercée par l’État est alimentée par une guerre de propagande vicieuse - elle?même orchestrée par les médias contrôlés par l’État – qui vise à diaboliser et à dénigrer les Bahá’ís.

Au cours des 16 derniers mois, les médias iraniens ont produit plus de 400 articles, rapports et documentaires dans lesquels on accuse les Bahá’ís de tenter de renverser l’Islam, d’être des conspirateurs sionistes et d’effectuer de l’espionnage pour le compte d’Israël. Les articles s’accompagnent souvent de dessins de la grande faucheuse et d’autres images visant à susciter la peur et la méfiance.

Tel un souffle attisant les braises de l’intolérance chez les éléments les plus extrémistes de la société iranienne, cette propagande fait en sorte d’inciter à la haine.

J’ai déjà vu ce scénario dans le passé, et ça ne s’était pas bien terminé.

En 1991, Kangura - le tabloïd rwandais appartenant à des Hutus – avait publié l’image d’une machette à la une, accompagnée de la question suivante : « Quelles armes allons?nous utiliser pour vaincre les cafards pour de bon? »

L’histoire nous a enseigné - et j’en ai été le témoin direct - que les campagnes de propagande visant à inciter à la haine jouent un rôle clé dans le massacre d’innocents.

Nous devons toujours nous rappeler de la propagande contre les Juifs dans l’Allemagne nazie, de celle contre les musulmans dans la Yougoslavie de Milosevic, ou de celle contre les Tutsis et les Hutus modérés au Rwanda. Dans tous les cas, on a ciblé des minorités ethniques ou religieuses, et on les a dépeints comme des rats, des serpents et des cafards afin de les déshumaniser.

Pour que les violences éclatent, il faut également un élément déclencheur, quelque chose qui catalyse la peur et la haine que distille la propagande dans la population.

Après des centaines de rapports des médias iraniens accusant les Bahá’ís d’être des conspirateurs sionistes souhaitant la destruction de l’Iran, que croyez-vous qu’il arrivera à ces gens si Israël décide d’attaquer? Compte tenu de la longue campagne de haine dont ils sont la cible, les Bahá’ís d’Iran pourraient subir une vague d’attaques violentes.

Le premier ministre Harper et le chef libéral Leader Bob Rae ont eu raison de ne pas approuver l’action militaire, lors de leur réunion avec Benjamin Netanyahu, la semaine passée. Cela ne signifie pas pour autant qu’on doive fermer les yeux sur la menace nucléaire posée par l’Iran. En tant que l’une des principales puissances intermédiaires du monde, le Canada peut jouer un rôle important.

En premier lieu, nous devons mener avec dynamisme une stratégie globale en matière d’affaires étrangères à l’égard de l’Iran, en utilisant tous les outils économiques et politiques à notre disposition pour essayer de faire avancer les mesures diplomatiques.

En second lieu, nous devrons faire appel au nouveau Bureau de la liberté de religion quand il aura été établi, et nous assurer que la question des Bahá’ís se situe au premier rang de ses priorités.

En troisième lieu, nous devons tabler sur la nouvelle position du président de la Russie à l’égard de la Syrie et l’inviter - outre ce qui concerne la fin des massacres à Homs - à prendre la parole et à tenter de faire entendre raison à l’Iran.

Enfin, nous devons veiller à ne pas fermer notre frontière aux Bahá’ís - ainsi qu’aux défenseurs des droits de la personne et des dissidents iraniens - qui demandent le statut de réfugié au Canada. Depuis une cinquantaine d’années, le Canada est reconnu comme un pays qui accueille des personnes persécutées de partout dans le monde. Nous devons faire honneur à notre réputation en ce qui concerne les Bahá’ís d’Iran également.

Après le génocide au Rwanda, les responsables du message de haine véhiculé dans les médias ont été trouvés coupables par le Tribunal pénal international pour le Rwanda d’avoir, comme l’a formulé un témoin, « verser de l’essence sur l’étendue du territoire, goutte après goutte, de telle sorte qu’un jour, ils puissent allumer le feu et embraser tout le pays ».

Bien qu’il soit impossible de prévoir ce qui attend les Bahá’ís, nous savons qu’ils n’ont aucun droit en Iran. Nous savons que les médias les déshumanisent et qu’ils servent depuis toujours de boucs émissaires quand les choses se corsent. S’il fallait qu’une attaque israélienne déclenche des actes violents contre les Bahá’ís, nous ne pourrions plaider l’ignorance ni les abandonner à leur sort.

Roméo Dallaire

http://www.bahai.com/lesbahais/pp5.htm

EMAIL À JÉSUS

 

Jésus3.1417@brûlemalle

Je ne sais pas trop qui tu es. Mais à ce que je peux voir, tes droits d’auteur sont bafoués. Tu devrais  en parler à Allah… Il doit bien y avoir une certaine consanguinité de lumière entre vous.

Vous êtes tous pour la paix, vous les dieux. C’est obsolète… Les américains mettent ton œuvre sur leurs fusils, et ton nom sur leur monnaie : In God We Trust. Et les autres s’attachent des bombes au ventre.

J’ai lu tous tes emails qui sont sur un blog nommé Bible.

Tu as beaucoup parlé d’amour. Ben, on dirait que tes  emails ont été bloqués sur un serveur. Un gros serveur!

Je ne sais trop ce que tu voulais dire par là, mais je pense que s’il y a de la lumière en chacun de nous, les civilisations, les pays, les finances, on dirait qu’ils auraient besoin de bougie pour s’éclairer. Et pour nous aussi…

Oui, je m’excuse de te tirer de ton bonheur et de ta paix éternelle, mais ici les secondes sont longues.

Je sais que tu ne reviendras pas.

Mais envoie cet email en une chaîne pour dire à tout le monde que la lumière du monde n’est pas sur un fusil, mais quelque part en notre âme.

Tu sais, il y a des jours ou je prie… Oui, encore. Mais je ne demande rien. Je demande seulement que dans tous les tisons d’étoile qui sont dans le ciel que – quand je les regarde – ils sont un peu de ton père. Et déjà qu’à les regarder c’est beaucoup.

Parlant des oiseaux, tu dis qu’ils ne sèment ni ne moissonnent.

Soit.

Mais fait une recherche sur les OGM.

Si tu tapes MONSATAN,  tu risques de te retrouver sur Monsanto. Si tes oiseaux mangent de ces graines, tu risques d’avoir des oiseaux qui marchent au lieu de voler.

J’espère que tu as un bon antivirus. Tu risques de te retrouver avec des fenêtres intempestives.

On te demandera de jouer au poker ou encore de parler à une fille aguichante. C’est pas Madeleine, c’est une sorte d’ombre de Madeleine.

Bon!

Je ne voudrais pas minimiser ton œuvre, mais si tu étais capable de multiplier les pains et les poissons, en ce moment, on fait déjà les deux. Même plus… On fait de l’argent invisible. Ça sert à faire des guerres… et à garder les gens pauvres dans la pauvreté.

Je ne demande pas de revenir, parce qu’il y a des décennies où c’est l’enfer ici.

Qu’est-ce qu’un dieu pourrait faire en enfer?

Mais nous on y vit…

Et on ne peut pas partir en volant.

Les âmes

amesjumellesmessoeurs

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La chair est comme une terre qui cache  les âmes. On naît tous aveugles. Voir est un art. Ceux qui peuvent voir la tendresse sont devenus les prêtres du petit temple dans lequel ils vivent. Ceux qui peuvent voir l’amour, en un instant, dans l’autre  redeviennent vivants. Car on est tous un Lazare: un mort enfermé dans une carcasse d’os enveloppées de chair.

Mais qui veut fouiller? Qui veut tuer le singe qu’il est? Qui veut s’éteindre à l’orgueil? C’est un feu si dense qu’il nourrit la chaleur dont nous avons besoin et consume en même temps l’être que nous sommes.

Avez-vous déjà remarqué la grandeur de la simplicité? Vous ne l’avez pas vue parce qu’elle est toute petite. Faites comme les enfants: plissez vos yeux, penchez vous, humez, regardez, questionnez vous.

Et souvenez-vous…

Souvenez-vous qu’avant de découvrir la plage, vous aviez déjà fait des châteaux des grains de sable. Vous avez soudé les grains et l’eau. C’était comme construire une pyramide. Mais sans esclaves…

On peut se construire à partir d’esclaves. En détruisant les autres…

Savez-vous regarder l’oeil d’un humain, d’une bête?

Vous y verrez un mica, comme sur les pierres. Mais vous y verrez un diamant et mille diamants. Des miroirS à n’en plus finir. La lumière qui s’est arrêté un moment. Une lettre de l’alphabet de l’éternité. C’est plus qu’un mica…

Que dire de l’oeil? C’est une planète dans un être sur une planète.

Un oeil est la Terre ou la Lune. Bleu, vert, tout en eau, avec des terres à peine visibles.

Attardez vous. Vous finirez par y voir une âme.

Vous finirez par apprendre à lire…

Ce sera le commencement qui ne finit plus de commencer…

Un dieu qui ne reconnaît pas un dieu est un peu un diable…

 

 

 

 

 

 

Business: arme de destruction massive

Source de l’image:itelegraph

« Les barbares n’ont pas de champs, le massacre est pour eux ce que le labour est pour nous »

— Li Po (701-762), in Quand les Chinois cesseront de rire le monde pleurera de José Frèches

Des mouches aux mains d’enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux ; ils nous tuent pour s’amuser.    Shakespeare, Le roi Lear.

***

Le dieu du 20e et 21e siècle : la trilogie du business, de l’État, et du matérialisme démesuré…

Au début du siècle dernier, les frères Wright « inventaient » l’avion, Ford, la production en chaîne,  et les banquiers suivaient de près… Voler à la vitesse des chaînes de production.

Depuis des siècles, le mal a détruit des civilisations, par les guerres, l’avidité, le pouvoir.

Pourtant, le 20e siècle était prometteur : il devait de par sa technologie et ses sciences enfin soustraire l’être humain à certaines tâches pénibles.

Le progrès. Un mot certain, une notion en charpie…

Après un siècle, c’est le constat d’un échec : celui d’une autodestruction possible et de plus en plus vraisemblable.

Dans le golfe du Mexique, le pétrole coule à flot… Un incident  (sic ) qui aurait pu être évité.

Le groupe pétrolier BP était sérieusement préoccupé par sa plate-forme Deepwater Horizon, mais a néanmoins violé ses propres règles de sécurité, a rapporté tard samedi le New York Times, citant des documents de la compagnie.

Le 22 juin 2009, des ingénieurs de BP estimaient que l’enveloppe métallique que la compagnie voulait utiliser pourrait céder sous une forte pression, selon la même source.

«Cela serait certainement le pire scénario», mettait en garde dans un rapport interne Mark Hafle, un ingénieur spécialiste en forage chez BP.

La groupe pétrolier a néanmoins maintenu sa décision d’utiliser ce coffrage, mais seulement après avoir obtenu la permission d’autres responsables de BP car une telle mesure violait les propres règles de sécurité de la compagnie, poursuit le journal citant le rapport. Cyberpresse

L’alliage venimeux

La cupidité a toujours fait partie de ce monde. Ce que l’on a détruit pour civiliser a laissé des traces dans l’Histoire: les Conquistadors espagnols, non seulement détruisirent les civilisations de la Mésoamérique , mais certains s’entretuèrent  pour l’or.

C’était au temps où briser une civilisation « barbare », au sens de différente, n’avait pas d’effet sur une planète. Des boutons d’acné dans le visage d’un humain adolescent.

C’est la supériorité technologique qui permit ces « victoires ». C’était là le commencement de la « preuve faite » de la supériorité du développement technologique, ce dieu si cher à l’Occident.

Si l’idée de  Civilisation fut longtemps liée à celui de religion et d’organisation selon un modèle « précis et fermé »,  la nouvelle religion de l’argent pour l’argent est en train d’avaler une planète. Car l’alliage d’une finance corrompue avec celles de développements  technologiques vient de souder le diable à la machine.

Le monde ne sera plus jamais le même…

Connaître et savoir : l’eau de javel au service du barbarisme cravaté

Le barbarisme actuel est la censure de la différence appuyé par le rouleau compresseur des machines à produire des Inc. par procédé de robotisation.

Le « piton »…

Dès lors, les responsables n’ont plus de nom, mais seulement des acronymes : BP, GS, PC, PLC, ONE, ONU, et le reste… On a les Attila techno-monétarisés virtuels… Des Attila de claviers…

On ne sait plus trop qui pendre…

Pendre des lettres ou les passer à la guillotine?

On n’a jamais autant dormi dans un monde ou l’on vend de la « connaissance » pour camoufler le savoir…

Le savoir se distingue par divers traits d’un ensemble de connaissances en particulier par la dimension qualitative : l’acquisition d’un savoir véritable suppose un processus continu d’assimilation et d’organisation de connaissances par le sujet concerné, qui s’oppose à une simple accumulation et rétention hors de toute volonté d’application. Au niveau individuel le savoir intègre donc une valeur ajoutée en rapport avec l’expérience vécue et de multiples informations contextuelles. Savoir, Wiki

Il est important de faire la différence puisque nous vivons de plus en plus sur une accumulation de connaissances fascinantes, mais confuses, désordonnées, chaotiques…

Le « spécialiste » est le Satan du siècle…

On est loin du petit amérindien catholicisé, tiré de sa tribu, rasé et civilisé selon UN code. Nous voilà en face de pays, de continents, et d’une boule bleue…

Mais toujours UN code…

Les squeegees fluo

Quand les barbiers de la finance vous font une coupe, soyez sûr que vous vous retrouverez avec le crâne d’un squeegee, non plus au coin d’une rue, mais sur un blog ou dans le Golfe du Mexique à décrasser les macules mondialisées.

Nous sommes devenus les « femmes de ménage » de la saleté des banquiers, des requins aux dents en or… C’est ce qui nous pâme… Ils jouent de l’argent comme Jimmy Hendrix jouait de la guitare.

Des requins rock : avec la distorsion qui s’ensuit…

On ne mâche pas les proies, on les dépèce du corps à l’âme : Monsanto, BP, GS, … Fabuleux! Hitler avait Éva comme couverture… Les amours des avaricieux ont tous des amants acronymes. Ils sèment entre eux et se récoltent entre eux… Un monde Monsanto capable de créer un plante résistante  aux poisons.

Satan n’a d’intérêt que pour les ombres…  Les noirs, jadis, n’avaient pas d’âme… Nous voilà à l’ère des nègres fluo à laver des vitres grandes comme les océans.

Peut-on aller aussi bas dans « l’acceptation »?

Peut-on aller aussi loin dans l’auto tricotage des chaînes?

Je pense que oui…

Le « rôle » de la démocratie

Théoriquement, la démocratie serait efficace.

Comme les rois de jadis. Mais elle s’est trouvé une religion : « la banquise ». C’est froid, inhumain, mais ça a l’effet d’un stroboscope : on est étourdi et on perd de vue l’essentiel.

Regarde avec tes oreilles, disait Shakespeare. Sinon c’est la brisure  entre le savoir et la connaissance.

La démocratie?

La voilà devenue un château de pierres dormantes, une catatonie (forme de schizophrénie caractérisée par des périodes de passivité et de négativisme alternant avec des excitations soudaines) dans une soutane blanche comme un lavabo de PDG.

La démocratie est l’ombre de la finance. On ne peut pas être plus « volatile » et léger… Elle ne marche que si la finance « marche »… C’est un crédo souffreteux qui nous empoisonne l’existence.

C’est une reine qui vit dans un château, mais qui n’a plus de pouvoirs.

Il est minuit moins cinq…

Nos « représentants » portent maintenant le ridicule de leur attribut.

Comme les vendeurs de « brosses »….

L’argent soûle…

Sagesse et technologie

C’est là le drame… On a cultivé, en un siècle, une technologie enivrante – et ce dans de nombreux domaines – sans y lier le « savoir » nécessaire.  De sorte que nous nous retrouvons avec des dirigeants et « spécialistes »  en culottes courtes, les poches bourrées d’argent, comme les enfants avec des jeux vidéo.

Nos dirigeants  sont niais et ignorants,  joufflus pourprés, les jambes blanches comme la tête, à sautiller devant leur réussite sans faire le lien avec  le phénomène de la naissance du « Je » fabriquée par un « Nous ». Tout est relié… On appelle cela la socialisation… Ni conscients  des forces de la Vie. Des « supérieurs » répugnants avec un discours d’eau de Cologne. Les rois de jadis ne se lavaient pas, ils se parfumaient…

On n’a jamais autant camouflé les odeurs de la pestilence de ce dieu qui passent dans nos vies comme les lucioles que nous attrapions, enfants, et placions dans des bocaux.

***

La « machine » vient de surpasser l’Homme incapable de la contrôler ou de s’en servi à bon escient.

Tout cela peut se résumer dans le film Avatar que plusieurs critiques ont dénigré. « Avatar, n’est pas un grand film! ».

Non, ce n’est pas un grand film pour les non-voyants de l’Histoire.

Pourtant, il la résume en 162 minutes : refuser de voir la grandeur de la différence, de la Nature,  et de l’humanité  dénuée de technologie : des  nègres bleus à convertir…  Il ne peut y avoir de cohabitation entre les humains  si les humains perdent le lien qui les unit : l’échange, le don de soi, la fraternité.

Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité pour la survie.

Tout le « mouvement » humain est désormais soumis à une technocratie de paperasse, de lois à contourner, de règlements. Nous voilà « machines issues de la machine »…

Prenons cinq minutes de silence, comme si quelqu’un d’important allait mourir…

Nous.

Les simples, les travailleurs, les éclopés, les croyants naïfs… Les gens qui luttent contre cette  trilogie de poisons organisés qui se prennent pour des dieux.

Courez   pour  vous procurer des iPad…

Le grand problème est qu’on ne peut y déplacer des nappes d’huile avec un doigt. La planète n’est pas « virtuelle »…

C’est le miroir du 21e siècle pour les indigènes aux  cerveaux stérilisés et manipulés.

En jetant un œil « en arrière » sur l’Histoire, c’est à se demander si elle n’est pas  davantage une destruction « chanceuse » mais persistante.

La survie n’est pas une réussite, c’est un échec de la Vie.

Pourtant, on avait tout pour réussir… La cupidité à la Ponzi est une arme atomique…

J’ai toujours trouvé que la cravate ressemblait à une épée suspendue au cou de ces gens « propres »…

Nuage

Enfant, j’étais fasciné par les nuages. La fascination c’est de voir qu’il y a quelque chose de génial que les yeux – du moins ceux qu’on a à ce moment – ne peuvent pas voir vraiment.

Je regardais avec les yeux de quelqu’un qui n’était jamais venu ici. C’est comme l’amour : d’abord on regarde les formes, ensuite…

Les nuages, c’est l’amour entre la terre et le ciel. Ils se nourrissent les uns les autres. La terre en chaleur laisse monter au ciel les vapeurs, comme des sueurs de son visage plissé, puis, comme par miracle, ils forment un tout. Tout ça de façon invisible.

Je ne sais pas comment toutes ces particules se réunissent. Ils ne font pas de réunion, comme dans les grosses compagnies. Pas de papier, pas de crayon, pas d’anagrammes. Et ils prennent toutes les formes. Sans doute qu’aucune n’est pareille, même si parfois ressemblantes.

Les particules se réunissent en secret, sans faire de plan, puis se promènent. Il y a les cumulus, les nimbus et les lapsus.

Quand on donne un nom à un nuage on ne sait pas vraiment ce qu’est un nuage. Il en est qui disent qu’un nuage c’est la pluie qui s’en vient.

Un nuage ne sait pas qu’il mourra en pluie. Il va se défaire, se briser, et toutes ses formes belles,  disparaître. Mais d’autres reviendront. Car une fois les gouttes éparpillées dans le sol, enterrées, apparemment mortes, ils revivront de la chaleur du soleil, de la sécheresse, et monteront au ciel se refaire un corps.

Les jardins ne sont pas des fidèles qui attendent les nuages. Ils n’ont pas d’attentes. Puis un jour, quand la canicule est attaquée par un petit courant froid, ils sont comme enfoncés d’épées de lumière qui déchirent leurs ventres.

Parfois de petites ondées. Des gouttelettes parsemées. De la brume.

Tous les moyens sont bons.

Le translucide nourrit la terre.  

Comme l’âme nourrit la chair.

***

Hier, le jardin avait soif. Il priait la pluie. La laitue pieuse et penchée. Un peu triste. Le jardin n’a pas d’église, ni de croyance, pas de religion ni de cérémonies.

La laitue qui prie ne sait pas qu’il ne sert à rien de prier. Il n’y a pas d’horloge dans les nuages.

Puis il s’est apaisé un peu. Il a cessé d’attendre. Parfois la pluie arrive, d’autres pas.

Quand le nuage « décide » de faire l’amour à la terre, rien n’est programmé.

L’amour n’a pas d’attente. Même si il en souffre. Comme la soif de la terre.

Mais il reste toujours des endroits, des fruits, des légumes, des humains. Des forêts, des marais, des déserts.

La première tomate sortie du jardin est le fruit de cet ensemble que certains expliquent sans comprendre.

Comprendre qu’en cultivant un peu de chaleur, tout monte au ciel pour nous revenir.

 ©Gaëtan Pelletier

Lettre à un regard

Bonjour regard,

J’ai toujours aimé les regards… On dirait que c’est un fragment d’un dieu éclaté… Il y a tellement de lumière que j’ai honte parfois d’être triste… Au fond, il n’y a rien pour être triste… J’ai tout, ou presque…

Sauf ton regard…

Je voyais comme ça quand j’étais enfant… Je regardais le ciel, les plantes, les insectes, l’eau, le mica, les chats, les souris.  J’étais tous les regards…

On dirait que la vie m’a parfois mis des capuchons sur les yeux.

J’aimais tant la Terre, tant la Vie, et j’avais une soif énorme de savoir la lumière des autres.

Mais les autres, on dirait, quand ils ont tout, n’ont plus faim de rien…

Surtout pas des autres.

On ne peut voir Dieu qu’à travers les yeux des tout petits dieux… Les enfants. Ou les adultes restés enfants…

Tout ça pour dire que j’ai vu un regard aujourd’hui.

Un peu comme le tien.

Pas de capuchons sur la lumière.

Franc comme un vent du Sud… Tout chaud, comme un humain sorti du four de la Vie.

C’était tellement beau que je suis arrivé à la maison comme si elle m’avait donné une autre paire d’yeux. Et ses cils comme des battements d’ailes…

Je voyais double… Et je volais..

Je vis avec plusieurs yeux, plusieurs regards. Et quand j’en rencontre, je les prends dans mes yeux, à lumière ouverte.

Je sais… Je dois être cinglé… Qui donc dans sa vie a écrit une lettre à un regard? Personne, probablement… C’est juste qu’ils ne savent pas à qui écrire. Ni comment l’écrire…

Même s’il n’y avait pas de mots pour le dire, ni de lettres pour l’écrire, ça ne changerait rien.

Peut-être…

On peut le garder, s’en imprégner, mais jamais capables de le dire pour qu’il reste.

Alors, je me suis dit qu’en le disant aux autres qu’ils allaient ouvrir les yeux…

Comme ça, on ne sera pas seuls à se regarder et à se dire qu’on ne se voit pas. On se voit, mais personne ne sait lire les regards, on dirait.

C’est trop loin dans le temps, un regard.

C’est un clin d’œil d’éternité.

Et quand c’est celui d’un enfant – et qu’on voit ce qu’on fait aux enfants – on se dit qu’il ne faut pas laisser les enfants dans les mains de certains adultes.

Pas tous.

Je sais que tu peux voir un frisson… Avec des yeux. Profites-en!

Beaucoup trop ont oublié.

Bon! Je te laisse.

Je vais aller fermer les yeux pour la nuit.

Pour mieux voir demain.

Les yeux, ça s’aiguise dans le noir.

Tu ne sais pas pourquoi?

Parce que c’est de la lumière cachée.

Gaëtan Pelletier

Janvier 2010