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Pas de slips pour les flatulences des fourmis cosmiques

A l’origine de cette invention, un chef d’entreprise qui se qualifiait lui-même de « péteur frénétique ».
Le simple fait de s’agenouiller ou de se pencher déclenchait chez lui d’incontrôlables flatulences, et les moindres réunions et déjeuner d’affaires, étaient devenus des supplices.
Ne supportant plus cette situation, il s’est mis à chercher un remède à ce handicap.

Après avoir recherché sans succès du côté de son alimentation et de son hygiène de vie, il s’est dit : « si je ne peux pas les empêcher, je vais essayer de les contrôler ».
L’invention du « slip silencieux » est née de là.

Son principe est simple puisque qu’il consiste en un élément qui conjugue les effets d’anti-odeurs comme ceux que l’on trouve dans les semelles absorbantes de chaussures (pour essentiel à base de carbone) et ceux d’isolants phoniques comme le liège.
Non seulement ce produit très fin (3 mm) absorbe la majeur partie des odeurs émises même dans le cas de dégazages particulièrement méphitiques, mais en plus il attenue les bruits jusqu’à 35 décibels
Même si les ventosités les plus bruyantes ne peuvent être totalement atténuées, la grande majorité des pets qualifiés de bruyants (un pet est considéré comme bruyant à partir de 60 dB) deviennent ainsi quasiment inaudibles.
Avec cette invention, tout un chacun pourra désormais laisser aller son corps (ce qui, au passage, est excellent pour la santé) sans crainte d’être senti ou entendu.
Googland  

 

Oui, je sais, le sujet est plus que léger… Du moins en apparence. Car si nous pouvions avoir une invention inverse pour gonfler un peu les décibels de nos dirigeants, nous pourrions sans doute en savoir plus sur leurs flatulences. Une sorte de bâillon pour stopper les propos niais et épuisants des politiciens.

On peut toujours rêver. Ce qui leur sort par la bouche soulève davantage le cœur que les pets.

En réponse, dans une tentative d’explication aux casseurs de vitres dans les rues de Montréal, deux politiciens du même parti, ont donné l’explication suivante : ce sont des anticapitalistes.

Ah!

Ce qui signifie, en langage étouffé : des communistes, des anarchistes et des terroristes. On n’a plus que ce mot-là à la bouche, mais il ne faut surtout pas le dire pour être réélu.

Sartre disait que l’enfer c’est les autres… Vu d’un certain angle, c’est l’hypocrisie : celle de ces dieux qui passent dans l’Histoire en lucioles, le temps d’une lueur…noire. Un flash. Comme ceux des vieux appareils de photographies qui explosaient à chaque fois qu’on prenait une photo. Bang!

Je disais donc que nos politiciens voient des « anticapitalistes ». Dieu est mort, on l’a remplacée par un système de cerveaux passé au chlore.

Pathétique! Triste, en bon français…

Comment des spécialistes des affaires, de la politique, de l’économie peuvent-ils encore ne pas distinguer la volaille néolibérales qui assèche les humains, les Goebbelsises, et s’en vont dans les paradis fiscaux de la retraite se baigner dans des lavabos tout propres?

Pendant qu’en Occident, les hommes d’affaires sont gênés par les flatulences, le tiers des habitants de la planète crève de faim.

Un américain cultivé, dans une phrase en français, la seule qu’il connaît, dirait : « C’est la vie ».

Non, ce n’est pas la vie. Ce n’est pas celle de mon voisin, ni celle de l’ouvrier. Ni celle du jardinier ou du fermier.

Les assassins de gens simples, ceux qui travaille réellement au bien être de cette vie, eux, n’ont pas de médailles.

Ils n’écrivent pas de roman, ni ne se gargarisent d’idées. Ils travaillent… Ils sèment et moissonnent pour cette race de saigneurs qui ne cultivent que les guerres, tuant femmes et enfants, s’offusquent un moment, puis passent à un autre scandale.

Il n’y a jamais de coupables. Et si la justice n’était pas noyée dans le « droit », on pourrait en guillotiner quelques milliers pour avoir enfin la paix.

On n’a pas le « droit »… Faut être sage, purs… Purs comme du brun dans la couleur du diable.

 

La théorie des œufs et des poissons

Ce petit humain est assis là, sur cette planète, fier de ses drones, fier de ses théories sur l’économie, le derrière de la tête écrasé sur la théorie du Big Bang. Gros! Gros!  crapaud bouffi dans le grand étang de la Vie.

Fier jusqu’à tuer. Boulimique jusqu’à assassiner,  par ce qu’il nomme « dommages collatéraux »,  ses semblables.

La théorie du Big Bang?

J’en ai une pire pour vous.

Et si l’Univers n’était qu’une machine à fabriquer des œufs? Comme chez le poisson, il en sort des milliers, mais peu survivent. La planète ne serait alors qu’une couveuse d’âmes.

Un trie.

Nous croyez-nous si « grands »? Créature se prétendant unique et pensante dans l’Univers?

La conscience n’est peut-être qu’un cinéma 2 D dans un monde de D infinis…

Revenons sur Terre… Une chose est certaine. Si la Terre n’est qu’un œuf dans l’Univers, pour le moment, il ne risque pas de donner naissance à des « créatures » élevées dans ce mystérieux gâteau mille-feuilles.

La si chère formulation « sauvons la planète » des religiosés au vert est ridicule. Bel exemple d’humilité : notre homo sapiens à Ipad veut sauver une boulette dans l’Univers, mais il a été incapable de survivre, malgré toutes les richesses de celle-ci.

On se dirige vers un Bang-Bing. Une sorte d’implosion de la race humaine.

Et quand on ne sera plus là, il restera des nids de fourmis, des cancrelats, toutes ces écoles du savoir réel.

Chaque insecte, chaque oiseau, chaque plante, tout ce qui nous apparaît petit, insignifiant, dégueulasse, sont en fait des lettres d’un langage qui nous parle.

Nous n’avons pas su écouter.

Alors, les 60 décibels du pet réduits par un slip à 35, dans l’histoire de l’Univers sont assez insignifiants.

Je me dis, que pour sauver son cul, il faut se méfier des hommes qui font trop de bruit dans l’Histoire…

 

Gaëtan Pelletier

Mai 2012-05-29

 

Le sucre, cause des guerres ?

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Comme on le voit sur cette image, ce soldat ayant perdu son char – on voit ce qui reste par la roue – porte un âne sur lui.

Il a mangé trop de sucre, enfant.

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Les études sont les choses les plus «scientifiques» mais en même temps les plus stupides au monde. On peut montrer n’importe quoi. Dire que les citoyens payent des impôts pour que des chercheurs fassent des études et en arriver à des résultats parfois surprenants.

Surtout, très pleins de bon sens…

Selon une étude, trop de bonbons durant l’enfance favorise la violence. On ne parle pas des crétins de dirigeants qui sont à la tête des pays et qui envoient de jeunes soldats sucrés pour les grandes causes….

Les armes de destruction en Irak : du bonbon pour les assoiffés de terres, d’argent, de pouvoir.

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SUÇON POUR ENFANT

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SUÇON POUR ADULTE: BALLES DE AKK47

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L’ARTICLE

 

Trop de bonbons dans l’enfance favorise

la violence à l’âge adulte

Agence France-Presse
Londres

Les enfants qui mangent des sucreries tous les jours présentent plus de risques de devenir des adultes violents, selon une étude de chercheurs de l’université de Cardiff (pays de Galles) publiée jeudi.

L’étude, publiée dans le numéro d’octobre du British Journal of Psychiatry, est la première à examiner les effets de l’alimentation des enfants sur la violence à l’âge adulte.

L’analyse portant sur plus de 17.415 Britanniques nés en 1970, qui participent à une étude interdisciplinaire à long terme, a conclu que les enfants de 10 ans qui mangeaient des sucreries de façon quotidienne ont un taux de condamnation pour violences plus élevé entre 29 et 34 ans.

Les scientifiques ont observé que parmi les individus violents dans cette tranche d’âge, 69% avaient mangé des sucreries et des chocolats presque tous les jours dans l’enfance, tandis que chez les adultes non violents, seulement 42% avaient reçu une dose quotidienne de sucreries.

«Notre meilleure explication est que donner aux enfants des sucreries et des chocolats régulièrement pourrait les empêcher d’apprendre à patienter avant d’obtenir ce qu’ils veulent» et les pousser «à un comportement impulsif, étroitement associé à la délinquance», a indiqué Simon Moore, responsable de l’équipe scientifique. Cyberpresse ( Agence France Presse).

Et le reste…

 

 

 

La violence étatique: L’humain réduit à une monnaie de glace

Je viens de trouver cette “lettre” analysant la situation québécoise. Or, c’est loin d’être uniquement québécois. C’est la violence des États – guerre de citoyens contre leurs “élus”.

***

Je ne comprends pas pourquoi on parle toujours des dérapages de quelques casseurs/provocateurs qui infiltrent le mouvement étudiant, pendant qu’on laisse passer la violence systémique de l’état, sans jamais le critiquer.

Qu’appelle-t-on la pauvreté du tiers de la population québécoise ? N’est-ce pas de la violence ? Les malades qui n’ont pas de place dans les hôpitaux, parce que les politiciens veulent privatiser par derrière ? Les enfants qui vont à l’école sans avoir déjeuné ? Les logements insalubres et infestés de rats où les pauvres doivent se loger ? Les écoles contaminées de moisissure où nos enfants doivent étudier ? Notre nourriture empoisonnée par un surplus de sucre, de gras et d’OGM nocifs pour la santé, et ceci pour enrichir une poignée de propriétaires ? Le saccage de nos ressources, non renouvelables, pour le compte de quelques amis riches de nos élus ? Les minières qui ne payent que 4 % en redevances ? Les multinationales qui ferment leurs usines mettant à la porte des milliers de travailleurs, après avoir reçu des subventions substantielles, payées par les contribuables ? Les aînés qui n’ont pas de pensions de retraites, parce que leurs employeurs les ont gaspillées ? Les écarts entre riches et pauvres de plus en plus grandissants ? Les prête- noms que les corporations utilisent pour contourner la loi électorale ? La corruption municipale en matière de construction ? La souffrance des aînés maltraités qui vivent dans les CHSLD, sans dignité, après avoir contribué au budget communal pendant toute leur vie ?

L’imposition d’une fiscalité régressive qui fait que les millionnaires paient le même montant que les salariés, pour les mêmes services, et la réduction des paliers d’impôts de 16 à 3 ? La spéculation des financiers sur le casino qu’on appelle la bourse ? La rémunération exagérée des PDG de plus de 8 millions par année ? Les pots de vins habituels chez SNC Lavalin et les autres entreprises privées ? Le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux pour les riches qui ne veulent pas payer leur juste part ? Ce sont toutes ces atrocités commises par nos gouvernements qui font que les étudiants sont dans la rue, et qu’il faut appeler, eh oui, « de la violence étatique. »

Une petite imposition de 1 % sur les banques, les corporations et les minières, qui font des profits faramineux, pourrait être utilisée pour la gratuité universitaire, si la volonté de nos politiciens était au rendez-vous. Faire payer les pauvres n’est pas courageux, M. Charest, c’est plutôt lâche !

pressegauche.org

LES MANIFESTATIONS

Photo: François Rathé, Le Soleil

Manifestation au Chili

Athène

Et partout de par le “monde”….

Inutile d’en ajouter. La lutte citoyen contre État est en train de faire flamber la planète. Dans une perspective historique, l’accumulation à une telle vitesse et d’une telle ampleur, montre que tous les petits  feux allumés sur la planète  risquent  de faire basculer le GRAND pouvoir vers une réussite inattendue: on peut rêver, maintenant, que pour la première fois dans l’Histoire, l’humain sera vraiment d’égal à égal, et non sous la gouverne des égo à égo.

L’accaparement des terres paysannes, le détournement systémique des sueurs des peuples, les mensonges des politiciens et leur solution du Nouvel Ordre Mondial ( Sarko, dans son discours, disait qu’on ne pouvait pas y échapper), est en ce moment une fine mèche, une lueur vers une flambée, mais également une révolution qui pourrait virer à l’envers les prétentions des classes dirigeantes  qui avalent depuis des siècles  les richesses appartenant à l’individu,  aux peuples.

Il se pourrait, maintenant, que les peuples avalent les classes dirigeantes,  dont le jeu – absent d’humanisme et de compréhension de la Vie – constituait à transformer toute vie en somme monétaire virtuelle aux seules fins de pouvoir et de jeu de Monopoly avec des êtres de chair, d’émotion.

La bourse ne fait pas l’échange des émotions…

La plus cruelle des violence des États est d’avoir trafiqué les démocraties et d’avoir transformé le vivant en une monnaie frigide.

Personne n’est une monnaie…

Le grand oubli est la racine même de l’économie complètement transformée en simagrées. Une économie de masques…

Et c’est ce qu’on ne veut pas voir dans les rues.  Il suffit d’allumer son téléviseur sur les nouvelles.

NEWS: North,  East, West, South.

Gaëtan Pelletier

Mai 2012

Petit castor à banques

Ils ont les frissons accrochés
À des cordes à linge étirées
Finement  séchés, de menteries barbouillées
C’est le temps des fleurs de plastique
Et des chefs qui s’astiquent
Du soulier jusqu’au cerveau
Pour les semailles de  la carotte élastique
 
 
Ils mettent les truites en bouteille
Pour nous  électriser
La shoah de la merveille
Des rivières dérivées
 
Petit castor à banques
Ne te laisse pas voler
Ton barrage, ta maison
Ne les laisse pas bouffer
Tes arbres et ton eau
Pour une banque, un caveau
 
On fera tout pour  t’encoffrer
Dans des cages de glaçons
Le grillage manufacturé
Aux chants des chiffres ronds
 
Ne te laisse pas mourir!
Ne te laisse pas mourir! 
Réveille tes enfants
Cette mine de robots
De cuivre éclectique
Par où passe leur courant
 
 
 
 
Gaëtan Pelletier
Mai 2012
 
 
 

Évolution : le singe à mallette

Le corps humain a été construit pour marcher, courir, jouer, travailler… avec ses muscles.

Bien sûr, il a un cerveau.

Le 21e siècle est l’ère des singes assis… Il y a là une sorte de schizophrénie lamentable et pénible. De fait, l’Homme n’est pas fait pour travailler, il est construit pour se déplacer et ensuite lambiner, s’écraser et « jouir » des plaisirs simples de la vie.

Il est né pour cueillir des fraises, attraper des truites, pêcher, puis rentrer à la maison – bien en forme – faire l’amour comme un dieu, roter, se coucher et se réveiller avec comme cadran,  un coq.

En fait, ça aurait dû se passer comme ça. Son cerveau lui permettant de bâtir une société où le monde du travail – façonné avec son « génie »,  aurait pu lui permettre de vivre une vie décente, riche du potentiel interne de ses émotions, de ses relations avec autrui, et accepter la mort, l’inéluctable, tout en se disant qu’ici bas est une aventure et un beau film tridimensionnel de toute la féerie de la création.

C’est un athée, ou un lunatique, qui après quelques réussites scientifiques, d’organisation, s’est pris pour le centre du monde.

C’est un singe 2.00

Point.

***

Instruit?

Oui. C’est une partie de « l’évolution » : la création d’esclaves instruits. Au lieu de travailler, de roter, de faire l’amour, il travaille comme un défoncé pour se payer un peu de paresse.

Sans le savoir, il est devenu un mica qui se prend pour un diamant.

L’Histoire de l’humanité est l’Histoire de la recherche d’échapper au labeur.

Je souhaite la bienvenue à tous les athées qui trouvent le sens de leur vie, loin de la terre, loin des vaches, loin des arbres, loin des oiseaux, et qui ont tout fourré leur vision du monde dans un écran plat et dans leur carrière.

Il a acheté l’idée de la carrière : un bout de vie dans l’immensité.

Il a commencé à se plaindre de la bourgeoisie fainéante, changeant de « système » pour devenir le pire des fainéants rêvant de devenir un roi fainéant qui embrochera des serviteurs grâce à ses dons d’administrateur.

C’est un crapaud qui a trop fumé d’idées et qui va finir par exploser. Emportant avec lui ses semblables… C’est déjà commencé.

C’est l’âge de la bouffissure. Nos voisins américains en surpoids ne sont qu’un exemple externe des ballonnés de l’intérieur.

On se croirait à l’Église catholique, avec ses bâtisses-églises devenues en format social un stade olympique, des tours à bureaux, une tour Eiffel, et autres hyper accessoires de l’orgueil humain. Comme le catholicisme, on y retrouve la stratification des valeureux, saints, sous-saints, petits dieux guérisseurs, etc.

Rien n’a changé.

C’est toujours un gâteau historique à étages, jugeant du haut de leurs talons – maintenant fabriqués des écoles qui livrent des étagères sociales en format de diplômes, cette petite lettre de noblesse qui intellectualise permet de pontifier, d’établir des lois contre nature, etc.

Notre Homme a échappé au travail « musculaire ». Soit. Maintenant il fait du jogging, de la méditation, avale des pilules, consulte des psys, se lève à 5h le matin, embarque dans son vaisseau quadraroues, et s’en va pester dans les bouchons de circulation. On lui vend des voitures qui consomment moins, mais des acheteurs qui consomment plus.

?

Il ne fume plus, c’est mauvais pour la santé.

Il boit, c’est une activité sociale.

Il doit être vert dans un monde où le pétrole est dans les sables bitumineux.

Il ne doit pas désobéir.

Il doit marcher en silence et ne pas casser de vitres.

Mais il a le devoir d’aller tout saccager dans un autre pays…

***

Il ne croit à rien… Mais c’est un athée qui veut mourir riche.

Il porte une montre en or, mais il n’a plus de temps.

Le plus étrange est que tout le monde rêve de devenir « quelqu’un » ou de gagner à la loterie.

La Terre est devenue un immense Facebook : on a tous des amis virtuels qu’on ne connaît pas… Et des dieux virtuels auxquels on s’abonne.

La « solidarité » humaine mondiale a autant de valeur qu’un PCAA (1).

On ne va plus vers l’autre, on le twitte.

***

 

P.-S. Aujourd’hui, Facebook a été réévalué à 100$ milliards. Lors de la sortie du film relatant la fondation de Facebook, on a évalué (en 2007 ) la valeur de Facebook à 25$ milliards.

 

***

1-      PCAA . En termes financier, Papiers commerciaux adossés à des Actifs.

En termes humains, emprunts de faux amis, ou virtuels, n’ayant qu’une valeur  virtuelle.

Gaëtan Pelletier

 

 

 

Les flatulences des dinosaures…

Les flatulences des dinosaures sauropodes, des herbivores existant il y a 150 millions d’années, auraient été suffisantes par leur production de méthane pour entraîner un réchauffement climatique à l’époque préhistorique, selon une étude publiée lundi aux États-Unis.

Ces énormes animaux comme le diplodocus, dont le poids était en moyenne de 20 tonnes, avaient à l’instar des bovins d’aujourd’hui des microbes au sein de leur flore intestinale qui produisaient du méthane dans le processus de fermentation digestive de leur nourriture constituée de végétaux.

«Un simple modèle mathématique laisse penser que les micro-organismes qui vivaient dans le système digestif de ces dinosaures sauropodes pourraient avoir produit suffisamment de méthane –un puissant gaz à effet de serre– pour avoir un impact important sur le climat de l’ère du Mésozoïque» (-250 millions à -65 millions d’années), explique Dave Wilkinson, de l’Université de Liverpool, et principal auteur de ces travaux parus dans la revue américaine Current Biology datée du 8 mai. Cyberpresse

 

J’étais en train de « formater » mon potager quand j’ai su que Hollande avait été élu.

Ça m’a fait peur…

D’un côté, tout en remuant le compost, j’ai songé à tout le bienfait de ce caca gigantesque qui aurait pu servir à faire pousser les grosses légumes de mon jardin. Et plus tard, j’ai écouté le discours de Monsieur Sarkozy. Des femmes pleuraient dans la foule. Touchant M. Sarko…

On aurait dit le Jour D : «  Les violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone ». ( De mémoire…)

Vous savez ce qui ne va pas?

On a un problème de dinosaure… La mondialisation nous a apporté un amas de problèmes et il nous faudrait un héros de la taille de ceux des bandes dessinées américaines pour régler le sort du monde.

J’ai rêvé que ma terre glaiseuse pouvait être nourrie  par un pet de dinosaure : pas trop, car le jardin est somme toute, menu, mais assez pour que les carottes donnent un peu de vision aux aveugles.

Un rêve…

On n’a pas fini de pleurer. JP Morgan va perdre entre 2$ et 4$ milliards de dollars. Pauvre JP! Il s’est floué par son propre système de « flouage »… À vouloir être tous des dinosaures, on brasse du caca et on s’empoisonne avec ses « propres » gaz…

JP Morgan a décarcassé bien des banques… Source

Une vraie fable de Lafontaine où le corbeau perd son fromage de par un renard perché du haut du pouvoir.

La morale de l’histoire est que plus on est gros, plus le caca est gros…

Vous avez beau faire votre petit potager, jouer au petit vert qui « sauve la planète », tel qu’appris dans le petit livre mauve des étrangleurs d’humains. Plouf! Vous êtes vite piétiné avant que la subvention des états n’arrive.

***

Hollande a été élu…On lui a mis une cape sur le dos. Il va voler dans les airs, abattre les méchants, sauver la France…

Tant mieux…

Ce qui n’engraisse pas mon jardin, ni ceux de la France.

Pendant ce temps à Montréal, les étudiants sont en train de faire virer le gros bateau libéral à l’envers. La « crise étudiante », d’abord polie, assujettie aux règles des « parfaits états », commence à siffler des narines.

Violence!

Violence!

Casseurs de vitres!…

Le système est pur.

Les citoyens sont les « méchants »….

La  démocratie est l’art d’élire des princes cachés qui envoient à la guerre vos enfants…

On n’est pas violent. C’ est accidentel et collatéral…

***

Il y avait un jardin qu’on appelait la Terre

Je continue mon bonhomme de chemin, en Moustaki, en fabriquant mon propre compost. La chanson est trop longue pour mes oreilles qui avalent le même discours depuis des siècles.  Attendre la grosse machine de l’État? Elle a depuis longtemps été « méthaniée » par les géants style  JP Morgan et le copinage…

Les Amérindiens préparaient leur futur dans un comptage de 7 générations.

Aujourd’hui, c’est 7 ans : le temps de deux mandats.

L’accaparement des terres fait en sorte qu’on perd son jardin par monoculture et un petit montant d’argent, ou bien de  par l’utilisation de la force.

À mon avis, c’est une culture de flatulences…

On vote pour des gaz.

On a trop bouffé d’orgueil, cette bibite de l’âme.

Vaudrait sans doute, à l’avenir, voter pour des abeilles.

Faudrait sans doute ne pas trop attendre…

C’est la démocratie des bourdons stéroïdés…

Bleurk!

Avalés!

Gaëtan Pelletier

 

L’hémoroïdocratie

Avant-propos

J’ai écrit passablement sur Sarko. On pourrait s’en ennuyer… Voici un “vieux” texte sur M. Trône…

La légion d’honneur, c’est comme les hémorroïdes, aujourd’hui n’importe quel cul peut l’avoir. Jean Yanne

Si le roi te reçoit et que tu es mal à l’aise, c’est que le roi est mal élevé.

Marc-Gilber Sauvageon
Extrait de Les enfants d’Edouard

***

Que l’on  s’entre-médaille  à qui mieux-mieux, ça peut toujours aller.  Mais nous voilà à une ère non pas nouvelle, mais de plus en plus  dévoilée. On  ne devrait plus se poser la question : nous sommes dirigés par qui? Non, maintenant, c’est… par quoi?

Où sont les vrais dirigeants qui ont de la classe?

Ils sont là à se tortiller comme des anguilles sous roche pour aller enfouir leur avoir dans des paradis fiscaux.

Sarko le TGV

Sarko sur l’Afrique :

…le problème principal de l’Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. (…) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (…) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès Sarkozy

Sarko est un train qui essaie de rouler à haute vitesse mais qui déraille en …marchant.

Les trains font du bruit.

Comme disait le haïtien au sujet d’un chroniqueur : «Il vit au dessus de ses moyens intellectuels, et il risque de faire faillite».

Sarko sur le Québec :

les aspirations du Québec ne sont que « sectarisme », « enfermement sur soi-même » et « détestation de l’autre ».

Démocratie ou monarchie d’affaires?

La question est la suivante : ce qui a été créé pour le pays – les honneurs, les récompenses, sont-ils devenu   l’apanage d’une clique qui se « médaillent » sans respects envers  les   citoyens de leur pays? Et quand ils ne se médaillent pas, les coulisses sont potelées de couleuvres.

On est « dirigés » par des couleuvres…

Photo: “Trium vrais rats” modernes et mondialistes.

Hémorroïdes

Les hémorroïdes sont une dilatation des veines de la zone anale (anus et rectum) et du tissu qui les entourent ; ce phénomène est semblable aux varices qui peuvent apparaître sur les jambes. Situées au niveau de la sous-muqueuse du canal anal, elles jouent un rôle physiologique dans la continence en  contribuant à la fermeture de l’orifice anal. Source

Une enflure… Mais située à un endroit plutôt critique… Essayez de vous asseoir tranquillement dans la vie pendant que les peuples sont dans le rouge parce qu’on se soigne aux onguents un peu forts dans les hautes et moyennes sphères?

Le dernier « scandale » est ici :

Claire T., qui a travaillé pour la famille de mai 1995 à novembre 2008, soutient :

  • que Mme Bettencourt donnait souvent de l’argent aux politiciens de droite, et qu’elle a notamment donné 150 000 euros (200 000 $) à Éric Woerth en mars 2007;
  • que cet argent lui a été demandé par le conseiller financier de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre. Ce dernier aurait déclaré qu’il donnerait « discrètement » l’argent à Éric Woerth lors d’un dîner. Ce dîner, dit-elle, a eu lieu peu après;
  • que Nicolas Sarkozy a lui-même reçu des enveloppes d’argent au moment où il était maire de Neuilly, en banlieue de Paris, entre 1983 et 2002.  Radio-Canada

Scandale?  On en a tellement au Québec et ailleurs que les juges n’ont pas le temps d’aller uriner pour passer d’une cause à l’autre… Même en «  miniaturiserant »  les enveloppes brunes comme les amateurs de modèles réduits d’avion, plusieurs passent les filtres engourdis par les tubes à onguents qui font de beaux chapeaux à nouvelles, soit à la télé ou sur le net.

Sarko? Pas plus ou moins intéressant qu’un autre. Chacun a son style et vogue dans un canevas distinct. Ce qui n’arrange pas le pauvre citoyen qui se croit investi d’une mission dans un monde  où tout va mal… Ou de mal en pis, comme dirait la vache… Laissons-nous tirer le pis, même si ça fait mal.

Le lait est une nourriture liquide pour enfants…

Où en sommes-nous avec la démocratie?

Nous en sommes à l’ère de la consommation de la « nouvelle »… La « nouvelle » qui en enterre une autre le lendemain. On fait Ô! On en parle, puis plouf! Le grand trou noir les avale. Le stand-up cosmique…

S’il existait un ritalin pour soigner l’Histoire, on pourrait se concentrer un peu.

Non.

All Zheimer..

Pour un portrait de l’humanité? Ouvrez une boîte de sardines… Bien cordées, têtes et queues bien alignées.

Le cauchemar climatisé

Un livre  Henry Miller Portrait de l’Amérique sous cellophane, énorme pamphlet contre le confort et la bourgeoisie, le meilleur exemple de ce qu’est la vie pour Miller.

Suffit de faire un copier-coller « mondialisé » pour afficher le portrait des sardines que nous sommes devenues. Et l’autre belle expression de Miller : La Crucifixion en rose…

Travaillez plus fort, le monde va mal… Mais il est beau en même temps qu’il fait mal.

Mais pour qui?

C’est comme ça qu’est née l’Hémoroïdocratie…

Vous avez le feu au derrière mais vous êtes les pompiers du « monde qui va mal ».

Ça chauffe, et plus ça chauffe, plus il y a de vendeurs d’onguents.

Mais pour que les vendeurs d’onguents roulent sur l’or, il faut que ça chauffe.

Il leur faut du bois, du pétrole, et du pouvoir…

Quant aux « allégations », plus il en passe, plus on oublie.

Gouverner est devenu un art entre mettre le feu et l’éteindre.

Les esclaves consentants….

La « réalité » à la manière Ikea

Image : Udner Blogspot

La réalité, c’est ce qui continue à s’imposer à vous quand vous cessez d’y croire.

Philip K. Dick

***

J’jusqu’alors, se croyant éperonné par l’action, il ne s’était accordé que des accointances sensuelles qui laissaient la tête libre. Mais maintenant il lui fallait connaître les subtilités du cœur qui après tout aiguisent l’esprit.
P. Drieu La Rochelle, Rêveuse bourgeoisie, 1939, p. 205.

***

« Affordable solutions for better living »

Slogan Ikea

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Ikea a fait fortune en donnant à chacun les pièces et les plans pour « bâtir » ses propres meubles. Tournevis fournis, dans bien des cas. Au point ou la formule, aujourd’hui, est si répandue qu’il est difficile d’acheter une bibliothèque sans avoir à la monter nous-mêmes…

En tant qu’individus, nous sommes tous un peu Ikea…

Je ne cherche pas à définir une « réalité cosmique », mais plutôt à nous questionner sur notre perception de la réalité de nos sociétés, et du grand vent des intellectuels, dont les gaz, après un bon repas du bric-à-brac,  prend l’ascenseur et s’en va ballonner le cerveau.

Et c’est comme ça depuis près d’un demi-siècle puisque l’on n’a pas produit que des choux, des ordinateurs, ou des armes sophistiquées… C’est comme ça depuis que l’on a distribué à tout le monde des morceaux des « savoirs ».  Ce qui a permis à monsieur et madame tout le monde de se monter un beau meuble de « connaissances » qui, un peu attisé par la somme des pièces, des visses, et des plans tout faits, de se tracer « une idée »… De la vie, de l’Univers, des sociétés, des « grands »…

On a des opinions « rationnelles » sur tout…

Rationnelles…

Leurre et drame…

Les piranhas gris et le perce-oreille

Si vous vous jetez dans l’eau d’un site pour commenter ou pour écrire,  souvenez-vous des scènes de films dans lesquelles les piranhas dévorent un humain en quelques minutes.

Ces piranhas du net se nourrissent de toutes les eaux qui polluent maintenant la « connaissance humaine » sur la toile.  À se demander ce qu’elle a d’humain – cette connaissance – si elle ne sert pas à l’humain?

Une autre accointance entre la civilisation nombriliste du « Me, Myself and Die » (sic).

On ne meure qu’une fois. Les fabricants de déluges foisonnent, mais peu  d’élus  pour fabriquer des arches.

Les « destructeurs » d’humanité ne sont pas bien nombreux… Mais ils disposent d’un pouvoir dangereux : l’argent. Ils peuvent donc se payer deux variétés de la race humaine : les pauvres et les vaniteux. Comme dirait l’anglophile : The big piece of cake…

En fait, nous voilà à l’ère de la méthode du perce-oreille :

Contrairement aux grands animaux et aux humains qui produisent généralement peu de rejetons mais leur prodiguent ensuite des soins, les insectes optent presque tous pour une stratégie différente qui consiste à produire davantage de descendants, mais à ne pas investir d’énergie pour s’en occuper. Infestation.ca.

Réalité et perception : la Tour de Babel

Cette histoire est parfois vue comme une tentative de réponse des hommes au mystère apparent de l’existence de plusieurs langues, mais est aussi le véhicule d’un enseignement d’ordre moral : elle illustre les dangers de vouloir se placer à l’égal de Dieu, de le défier par notre recherche de la connaissance, mais aussi la nécessité qu’a l’humanité de se parler, de se comprendre pour réaliser de grands projets, ainsi que le risque de voir échouer ces projets quand chaque groupe de spécialistes se met à parler le seul jargon de sa discipline. Ce récit peut aussi être vu comme une métaphore du malentendu humain; où contrairement aux animaux, les êtres humains ne se comprennent pas par des signes univoques, mais bien par l’équivocité du signifiant. Tour de Babel

Après avoir passé une journée pédagogique – la meilleure, sans doute, de ma « carrière »-  nous sommes sortis tous ébranlés par cette expérience qui consistait,  à partir d’un texte ou d’une image, à donner notre version de ce que nous pouvions percevoir. Et les mettre en commun…

Pénible.

Les plus secoués furent les mathématiciens. Sans doute parce que plus on verse dans la rationalité, plus les résultats sont certains et concrets, voire vérifiables.

Et là, ils étaient perdus…

Le syndrome de la porte fermée…

Il est évident que l’on peut tout comprendre dans un système où on a choisi les pièces pour procéder à un montage et se  bricoler un résultat.

Le danger des gens dits « intelligents » est qu’ils finissent par croire – tient,  une foi n’est pas coutume – que tout peut être compris.

Devant un candidat souffrant du syndrome, j’ai rétorqué, un jour :

- Quand tu ne comprends pas, tu acceptes.

- Qu’est-ce que tu veux dire par là?

Il n’avait pas compris.

Je voulais simplement signifier que toute connaissance est une série de gommages d’ignorances passagères. Mais plus encore : tout n’est pas saisissable.

Pour moi – c’est une conception personnelle – un être intelligent  c’est quelqu’un qui a une poignée d’eau dans la main et un océan d’ignorance devant lui. Son érudition consiste en la prise de conscience de la vastitude de cet infini et à constater avec une certaine fierté ce qu’il a pu cueillir dans sa vie. Avec une certaine humilité…

Surtout devant une « poignée » de mains sèches…

Amour et acceptation

Déjà qu’avec le mot « amour », on devient confus : attirance affective et principe d’union universelle.

C’est là ou se piègent le plus aisément les adeptes dudit « rationnel ».

Pas d’ouverture. Pas de ventilation.

Exaltés, frénésiques, (sic), fiévreux.

Il n’y a qu’une potion : le doute.

Le doute est la congélation des notions ou des idées. C’est la raison pour laquelle vous vous retrouvez parfois devant une sorte de pierre morte…

On n’évolue pas sans ce doute nécessaire pour parfaire son « idée », sa vision.

Sans lui, nous sommes morts.

Bref, évoluer.

Et que faire de l’amour quand il n’y a ni attirance affective ni union universelle? C’est qu’il n’existe pas de volonté ni de compréhension- ni désir de comprendre ou d’accepter dans cette dormance d’esprit solide.

Une pierre en dormance, mais solide dans sa rationalité. Si dans la chanson country le cowboy fait le tour de la montagne, les dépeceurs d’idées en sont que des bouchers pour la race humaine, et ils font sans cesse le tour de leur nombril.

Belle chanson!

Sainte-Anne-de Beaupré

Il y a eu un reportage, ce soir sur la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, où des milliers pèlerins,  venus de tous les coins du monde hurlaient leur foi devant les caméras.

Risible!

Les « rationnels » ne comprennent pas. Et ils n’acceptent pas… Ils n’acceptent pas le ridicule qu’ils voient.

C’est qu’ils sont victimes de la méthode Ikea qui consiste à ne vivre que dans un montage Ikea.

Ils appellent cela la foi…

Qui peut juger de la démarche d’un humain? Qu’a-t-il de si singulier et hautain ce« j’ai raison » devant un tel phénomène?

Posez-vous la question…

Un intellecto-ikea… Ça sert à quoi?

Il n’y a pas de morceaux ou de pièces en dehors de son « achat » …

Dieu en trois personnes

On en arrache des neurones… Ouach! Ça écorche l’ego, au point d’éviter la question.

Mais nous vivons avec chacun notre  Dieu,  et nous sommes toujours dans une bouillie qui nous stérilise.

Il y a trois paliers :

  1. La connaissance pour soi, de notre développement spirituel, par notre singularité Non partageable.
  2. L’élaboration d’une vision de la Vie dans une tentative de se situer dans l’Univers en tant qu’unicité, tout cela barbouillé d’émotions, de craintes, d’effroi face à la survie après la vie… Semi-partageable.
  3. La volonté d’être participatif à un « bonheur océan » avec sa petite poignée d’eau.

Obligatoirement partageable.

Finalement, notre amateur de meubles Ikea est pire que celui du meuble Dieu en trois personnes. Il a foi en son système rationnel…

Alors, il mène  une guerre de religions terroristes avec deux personnes : lui et son nombril.

L’athéisme est une foi.

Elle est sans doute née d’un montage de formules rationnelles « choisies ».

D’où l’expression revue et corrigée : mauvaise foi.

C’est juste qu’avec sa poignée d’eau il croit détenir l’océan.

Il est dommage que l’on mélange religion et société.

Dans le doute, il vaut mieux faire abstinence d’une certitude morte que d’un doute mouvant.

Les piranhas ne savent pas d’où provient l’eau dans laquelle ils nagent. Ils ignorent également qu’ils sont le produit de cette eau.

Ce serait une belle histoire que de raconter celle de la goutte orgueilleuse. Car une fois l’océan éteint, dans quoi vivront-ils?

Gaëtan Pelletier

Université gratuite: mauvais combat

 

 


“Il faudrait vivement doubler les frais de scolarité ! Au moins pour commencer… Ensuite, il faudrait les augmenter sérieusement…”  (
 pierre jc allard, circa 2005 … )
Je m’étais fait des ennemis en 2005, en contrariant ainsi la sagesse conventionnelle de la Gauche.  On a dit que mon commentaire était “inopportun”. Je suis souvent inopportun. Je suis un “in-opportuniste” littéralement invétéré qui préfère la vérité à Platon… Je sens que je vais me faire encore des ennemis.

Je sens déjà des milliers de petites aiguilles transpercer mon portrait et pas question que je laisse traîner une mèche de cheveux ou une rognure d’ongle. Je sens que tous les pouvoirs de la pensée magique vont s’activer contre moi. C’est comme ça que réagissent les tenants de la pensée magique quand on les contredit.

La pensée magique, c’est celle qui croit et affirme que ce qui est gratuit ne coûte rien, alors que ce qui est gratuit, en fait, est payé par quelqu’un d’autre. Parfois votre voisin, mais bien souvent par VOUS. Quand on comprend que la moitié du revenu brut des citoyens va à l’État bienfaiteur qui, directement ou indirectement, le redistribue, il ne reste qu’à sortir de la pensée magique pour comprendre, aussi, que c’est vous et moi qui payons ce qui est gratuit.

« Eux » aussi – les riches – payent une part de ce qui est gratuit, mais si vous croyez qu’ils en absorbent la grosse part, c’est que vous êtes sous hypnose. Ils sont peu, nous sommes nombreux et c’est surtout nous qui payons. Les choses pourraient être autrement, mais c’est une autre histoire. Hic et Nunc , Here and Now, “Icitte et Astheure,’stie”, c’est surtout le monde ordinaire qui paye. Il paye, entre autres, l’éducation.

Le monde ordinaire, c’est ceux qui gagnent le revenu moyen. Disons le revenu moyen plus ou moins 100 %, pour ratisser large. Disons, encore plus largement, tous ceux qui gagnent entre rien du tout et 100 000 $ par année. Ils sont nombreux. Vous vous sentez chez-vous ? C’est eux – nous – qui payons l’éducation gratuite. On paye toute l’éducation de tout le monde. Oh, on peut demander des frais de scolarité, mais on ne couvre ainsi qu’une petite part des frais réels de l’éducation, l’équivalent d’un ticket modérateur.

Vous en êtes heureux ? Vous êtes d’accord avec cette proposition socialement progressiste ? Tout va bien ?  Tout va bien… Tout va bien… Tout… va… bien….  bbbzzzzzzzzz…     1, 2, 3 Click ! SNAP ! Sortez de la transe.

Ouvrez les yeux. Voyez-vous que, lorsque vous payez l’éducation gratuite du futur ingénieur, du futur MBA, du futur médecin spécialiste, vous êtes en train de financer à fond perdu le fond de commerce que constitue le diplôme du futur professionnel, lequel, dans 5 ou 10 ans et jusqu’à sa retraite, exploitera ce fond de commerce à SON profit ?

À SON profit et non au vôtre, car le futur spécialiste à 200 000 $ par année ne fera de cadeaux à personne. C’est l’État – vous, encore un fois – qui lui payerez alors, bon an mal an, 3, 4, 5 fois le revenu moyen de la population. Vous êtes bien bon. Seriez-vous prêt à payer aussi de vos deniers la construction de stations-services qu’on donnerait clef-en-main à des pompistes, lesquels vous vendraient ensuite l’essence au prix fort ? Non ? Où est la différence ?

Je suis un homme de gauche depuis bien longtemps, mais je nevois pas ce qu’il y a de socialement progressiste à faire payer par la classe moyenne la formation d’une élite qui gagnera plusieurs fois le salaire moyen de cette classe moyenne. Il y a ici un équivoque entre éducation et formation qu’il faut courageusement dissiper. Une vache sacrée à abattre.

-  Il est BON qu’une société paye à tous, toute l’éducation qu’elle donne à tous. Il est socialement progressiste que l’on augmente l’investissement dans ce tronc commun de l’éducation à la hauteur de nos moyens collectifs et en accord avec le consensus social.  Mais…

- Il est MAUVAIS qu’une société prenne sur elle – et fasse donc porter par tous – le coût de la formation spécifique dont l’acquisition bénéficiera à quelques uns seulement.

Une générosité d’autant plus perverse, que les bénéficiaires se situeront dans les classe les plus élevées de revenu. On a ainsi un transfert systématique de richesse, direct ou en moins prenant, des pauvres vers les riches de la société. Ce n’est pas le seul de ces tranferts, hélas, mais celui-ci n’est pas plus vertueux, du seul fait qu’il se camoufle derrière l’étudiant impécunieux pour enrichir à terme le professionnel bien nanti.

On devrait doubler, peut-être tripler, les frais de scolarité pour toute formation professionnelle qui excède du tronc commun. On devrait, en fait, vendre cette formation à l’étudiant au prix qu’elle coûte. Pas plus, pas moins. On ne devrait rien donner à celui qui poursuit des études professionnelles supérieures, car il n’étudie pas pour nous, il étudie pour lui. Il est à bâtir SON avenir. Il travaille activement à SON enrichissement.

Cela dit, même si collectivement ces compétences nous seront ensuite vendues et non données, la société, vous et moi, avons intérêts à ce qu’elles soient disponibles. . Nous devons donc faire en sorte qu’elles soient acquises. Comment pouvons nous faciliter la préparation des ressources humaines compétentes dont nous aurons besoin demain ? En PRÊTANT aujourd’hui à ceux qui ont prouvé leur aptitude et leur ferme volonté à suivre des études universitaires.

Il ne faut pas donner, mais prêter aux étudiants. Il n’y a rien de scandaleux à ce que le jeune professionnel entre dans la carrière avec une dette, tout comme commencerait ses activités avec une dette le fabricant ou le commerçant qui lancerait une affaire aussi rentable qu’un cabnet de dentiste… s’il pouvait trouver aussi facilement qui le finance !

Il faut prêter à l’étudiant, pour poursuivre ses études supérieures, les sommes nécessaire pour qu’il puisse non seulement payer des frais de scolarité qui deviendront beaucoup plus onéreux quand on vendra la formation à son coût, mais aussi pour vivre au-dessus du seuil de la pauvreté durant ses études sans faire autre chose qu’étudier. Etudier est son travail.

Dans une société vraiment juste et socialement progressiste, ce travail d’étudiant pourrait être rémunéré, comme tout autre travail, mais, comme nous l’avons dit, ceci est une autre histoire. Aujourd’hui, il est malsain qu’une caste de travailleurs-entrepreneurs – les étudiants – jouissent d’avantages disproportionnés dont le coût est assumé par les autres travailleurs qui ne sont pas plus riches qu’eux et qui ne sont pas, eux, sur une voie royale vers la bourgeoisie.

Que j’ai tort ou raison, ça se discute. Mais ça ne se discutera sans doute pas.  Il est typique de notre  société couillonne, que le débat sur les frais de scolarité – qui n’est qu’un aspect d’un problème plus large qu’est la garantie de revenu! –  ait été déjà détourné de son thème et s’en écarte de plus en plus.

On est d’abord venu à discuter du “droit” de bruler des voitures pour contester… puis au droit d’un quidam de discuter du droit de l’individu à se révolter contre un pouvoir qui l’opprime… puis au droit du journaliste de dire qu’un  quidam l’a dit…  et on en est aux discussions  sur les droits et les devoirs du journaliste…

Toutes ces dérivées en cascade ne disent pas que des bêtises, au contraire, mais il est emblématique de la pensée erratique divergente  ( voir le concept populaire: “noyer le poisson” ) – qui est devenue le mode mental prédominant au Québec – que rien n’en sortira, puisque ni le sujet initial du débat si les autres auxquels il aura donné lieu ne seront discutés jusqu’à une conclusion.   Tout sur tout se règlera finalement en petits comités… et le peuple causera toujours.

Pierre JC Allard

Nouvelle Société