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RECHERCHE MÉDICALE: UTILISATION D’AUTEURS FANTÔMES

Lettre au journal Le Devoir, 04 septembre 2009

Si on se fie à l’article d’un vrai «scientifique», la recherche médicale est souvent une tricherie organisée.

À vous de juger des pratiques de ce monde dont dépend notre santé. La corruption ne semble pas seulement en politique…

http://www.ledevoir.com/2009/09/04/265495.html

Marc-André Gagnon, Chercheur postdoctoral pour le Centre des politiques en propriété intellectuelle de l’Université McGill

Le New York Times et la revue PLoS Medicine dévoilaient plus tôt ce mois-ci comment tout un système de ghostwriting avait été mis en place par la compagnie Wyeth dans le but de promouvoir l’hormonothérapie pour les femmes ménopausées. Le ghostwriting (utilisation d’auteurs fantômes) consiste, pour une firme, à produire une étude favorable à ses intérêts puis à la faire signer par un expert reconnu afin qu’elle soit publiée «comme si» elle avait été produite de manière indépendante.

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La communauté scientifique québécoise a été indignée d’apprendre qu’une chercheuse reconnue de McGill, Barbara Sherwin, avait signé une de ces études favorables à l’hormonothérapie et produites par Wyeth. Le geste est évidemment condamnable, mais il faut le savoir: il est devenu d’une banalité déconcertante dans le monde de la recherche médicale.

Articles rédigés

Quatorze grandes firmes pharmaceutiques se partagent les deux tiers d’un marché mondial de 850 milliards de dollars et dépensent normalement deux fois plus en promotion qu’en recherche. Le problème s’aggrave lorsqu’on constate que la recherche scientifique est organisée comme des campagnes promotionnelles visant à produire des arguments de vente pour les produits.

Ainsi, des documents internes de Pfizer obtenus par le chercheur David Healy ont permis de révéler qu’entre 1998 et 2000, pas moins de 85 articles scientifiques sur la sertraline (l’antidépresseur Zoloft) avaient été rédigés à l’initiative directe de Pfizer. Durant cette période, l’ensemble de la littérature scientifique comptait seulement 211 articles sur cette molécule. Pfizer avait ainsi produit une masse critique d’articles favorables au médicament, ce qui lui a permis de noyer les études critiques.

En janvier 2008, on apprenait que l’industrie avait systématiquement «omis» de publier les études défavorables sur la nouvelle génération d’antidépresseurs, y compris sur le Zoloft. Sur 74 essais cliniques consacrés aux antidépresseurs, 38 étaient favorables au médicament, tandis que 36 considéraient le médicament douteux ou inutile. Néanmoins, 94 % des études favorables avaient été publiées, 15 % des études défavorables avaient été publiées dans un langage laissant croire que les résultats étaient favorables, et à peine 8 % des études défavorables avaient été publiées telles quelles.

En lisant les études disponibles, un médecin ne peut qu’avoir une opinion subjective des bienfaits de la nouvelle génération de médicaments, ce qui explique la grande facilité avec laquelle les médecins en sont venus à prescrire les antidépresseurs de manière systématique.

Fausse revue médicale

Pour orienter la recherche en faveur de son antidépresseur Paxil, on apprenait la semaine dernière que GlaxoSmithKline avait organisé une campagne secrète pour publier des études favorables au produit. La campagne de ghostwriting avait été nommée, non sans humour, Case Study Publication for Peer-Review, ou CASPPER, en référence au célèbre «friendly ghost». Pour promouvoir son tristement célèbre Vioxx, Merck avait aussi monté une campagne de ghostwriting, omettant de mentionner la mort de certains cobayes durant les essais cliniques.

Au cours des audiences d’un recours collectif contre le Vioxx en Australie, on apprenait en mai que Merck avait aussi mis sur pied une fausse revue médicale, l’Australasian Journal of Joint and Bone Medicine, publiée par l’éditeur scientifique Elsevier, laissant croire que les articles publiés étaient revus par les pairs.

Ces pratiques sont omniprésentes et corrompent la recherche médicale. Pire: une firme qui refuserait de jouer le jeu par souci éthique perdrait rapidement ses parts de marché. Les profits pharmaceutiques ne reposent pas sur l’innovation thérapeutique améliorant la santé des patients, mais plutôt sur la capacité de modeler le savoir médical pour se créer des niches de marché. Le professeur Sherwin soutient qu’elle n’a pas été payée par la firme qui a produit l’étude de Wyeth, et que l’étude publiée était scientifiquement correcte et ne contenait aucun mensonge. Fort bien; mais là n’est pas la question.

Résultats

Il faut comprendre comment se construit le savoir médical. Supposons que dix recherches portant sur la même molécule soient toutes menées selon des protocoles de recherche approuvés. Les résultats divergeraient selon que l’on mettrait l’accent sur certains éléments ou sur d’autres. Supposons que sept de ces recherches obtiennent des résultats défavorables, et trois des résultats favorables. Le savoir médical devrait se construire en tant que synthèse de ces dix recherches.

Toutefois, par des ententes de partenariat avec les universités, les firmes sont parties prenantes de la recherche et dirigent leurs fonds vers les recherches dont les résultats sont les plus susceptibles de leur être favorables, empêchant même parfois la divulgation des résultats défavorables. C’est là une des raisons fondamentales qui expliquent qu’il y ait si peu de littérature portant sur les dangers liés aux effets secondaires des médicaments, des dangers que l’on ne peut trouver que si l’on obtient les moyens de les chercher.

Maintenant, supposons qu’un chercheur produise des études et des interprétations scientifiquement correctes, mais présentées d’une manière sympathique aux intérêts des firmes. Obtenant, sur la base de cette sympathie, plus de fonds de recherche, il jouira en conséquence d’un plus grand prestige et aura une voix plus importante dans la communauté scientifique. Un plus grand financement lui apportera aussi une plus grande reconnaissance de son université et plus de tribunes lui seront ouvertes, ce qui fera de lui un expert plus influent.

Savoir médical

Que se passe-t-il toutefois si un chercheur interprète (aussi correctement) les résultats de manière plus critique et soutient qu’un produit est peu efficace ou encore dangereux, comme l’ont fait plusieurs avant le scandale du Vioxx? Dans des courriels internes de la firme Merck, divulgués en cour, on constate que la firme avait dressé une liste noire de chercheurs «voyous»: «Discredit, Neutralize, Destroy!», explique l’un des courriels.

Les chercheurs critiques, ou pas assez complaisants envers l’industrie, sont souvent marginalisés dans la communauté scientifique et deviennent incapables d’obtenir des fonds pour poursuivre leurs recherches. Ce fut le cas du Dr Olivieri, de l’Université de Toronto, qui avait publié les résultats défavorables pour un médicament d’Apotex, grand donateur pour cette université. Le Dr David Healy, quant à lui, a perdu le poste qu’il avait obtenu à l’Université de Toronto à la suite d’une conférence trop critique sur le Prozac. Le fabricant du médicament, Eli Lilly, était aussi partenaire de l’université.

En fait, le problème est peut-être là: tant que les firmes tiendront les cordons de la bourse de la recherche médicale et académique, le savoir médical se construira de manière sélective, comme un argument de vente, et non pas comme un savoir critique visant à améliorer la santé et le bien public. Et tant que les universités, chroniquement sous-financées, encourageront de tels partenariats avec des firmes subventionnaires, la porte restera grande ouverte pour la poursuite de la corruption de la recherche scientifique.

La diarrhée du citoyen : entre la merde des États et la toilette à grands pas…

J’ai commencé à détester le travail le jour où on m’a demandé de travailler plus vite que mon ombre. Mais pire encore, c’est au moment où j’ai pris conscience que le travail n’était plus une tâche partagée entre les sociétaires, mais une tâche vile pour des intérêts tout à fait étranger à ce …NOUS.

J’en suis à me demander si le monde n’a pas inventé les toilettes pour satisfaire au va vite, sorte de diarrhée constante qui fait courir les gens qui commencent à avoir mal au ventre avant de se suicider.

Le stress…

Une invention de cette ère de suicidaires qui cherchent à s’accommoder à la norme : cette « réussite » factice martelée et vendue par des cravatés. Je me méfie de ces « propres » déguisés porteurs de saletés. Ils ont les dents plus blanches que leurs cheveux. Mais en dedans, ils sont plus crasseux qu’une cheminée qui n’a pas été ramonée.

Les métiers du stress

Avec tous ces éclopés de l’âme est apparue une série de nouveaux métiers : psy, travailleurs sociaux, conseillers, redresseurs patentés. Vous être coupable d’être normal. Vous devez courir au travail, mais pas à la toilette.

On se croirait dans un vestiaire d’équipe d’une équipe de hockey avec ses soigneurs, ses docteurs, ses psys…

Le mental. Le mental.

Et les cuisiniers qui préparent des livres de recettes pour panser les « maux » de vivre.

Les trois tyrannies

La tyrannie du profit. L’exploitation est au cœur de la contradiction capital-travail. Le capitalisme n’existe que s’il génère du profit ; mais l’exacerbation de la concurrence en raison de la mondialisation des marchés a accéléré la course aux profits en accentuant les exigences de rentabilité et les pressions sociales qui lui sont liées. A France Télécom, la remise en cause du statut du personnel qui s’est traduite par 22000 suppressions de postes, sur 100 000 en 3 ans et 14000 « mobilités « internes », obtenues de gré ou de force, a beaucoup rapporté aux actionnaires qui, malgré la crise, ont obtenu 4 milliards de bénéfices. Quand la privatisation tue les uns, elle enrichit les autres.

La tyrannie technologique. Nous sommes entrés dans une société de surveillance et de contrôle permanente où notre temps est mis en coupe réglée, en dehors de toute instance de régulation. Ce flicage permanent des gens, ces laisses électroniques, ont engendré une tyrannie technologique qui nous grignote de l’intérieur. Le métier n’existe plus, il n’y a plus que des process. L’emprise des écrans, du « on line », du tout internet, en un mot, l’impérialisme numérique, tue non seulement le lien social, engendre la dépossession des individus, mais appauvrit les savoir-faire. Le métier c’était un savoir-faire : une seule chose dans la durée après un temps long de formation. On s’attachait à ce métier, on en était fier. Aujourd’hui, l’employabilité a remplacé le métier. La qualité du produit a été remplacée par le zapping de la production et le culte de l’éphémère. Le travail parcellisé est devenu hors-sol, sa dématérialisation du travail dans de nombreux secteurs engendre des accidents d’un nouveau type : les accidents psychiques du travail.

La tyrannie de la vitesse. Il faut aller de plus en plus vite, dans tous les domaines. Il n’y a plus de temps mort. Vivre sans temps mort et jouir sans entraves, un des slogans de mai 68 est devenu l’étendard du nouveau capitalisme. Il se traduit par un nouveau rapport au travail. Travailler tout le temps, plus et de plus en plus vite détruit l’organisation traditionnelle du travail. La vitesse engendre la fuite en avant perpétuelle, pour gagner du temps, pour le maîtriser, mais elle revient à sa dictature sur nos existences. Stress, souffrance et suicide: le management de la terreur

Avant c’était mieux…

Vous vous dites que c’est de la nostalgie?

Bien non… Car le cerveau humain a passé des milliers d’années à suivre la lente nature. Il était dans l’obligation de la suivre, d’attendre. Mais elle et ce NOUS étions liés, semblables, de la même souche.

Jusqu’à ce qu’un génie décide de faire pousser les légumes plus rapidement. Il ne les trouvait pas assez pressée  pour son compte en banque. Ou alors, il s’était dit que la nature ne faisait pas de profits à court terme. Vite! Un coup de pouce…

Cette rupture avec la nature a fait en sorte que nous sommes devenus des esclaves  du syndrome du petit coin.

J’ai compris cela à 14 ou 15 ans.

La question est de savoir – dépouillé de toute illusion, conscient – de ce que nous devons amasser en  cours d’existence entre l’âge zéro et le compteur de la mort qui fait retomber à zéro cette machine humaine.

Erreur! Ce n’est pas une machine humaine… C’est une créature intégrée à la création. Elle est en vacances de lumière pour l’aventure de la chair. « L’Homme est supérieur aux anges ».

Un petit coup de bible?

Et quel est le  but de cette  vie ?

Vivre! Mais on ne sait plus vivre. Toutes les pubs sur le « futur », votre futur sont trafiquées.

Personne ne se soucie de votre futur. Ceux qui s’en soucient se rongent les ongles sur leurs tableaux de gains et pertes monétaires.

Vous êtes donc la petite pépite que l’on frotte . On vous soigne pour vos bras… Un esclave mort ne vaut pas cher.

Un esclave éméché ne donne pas grand lumière….

La clef

Il est presque déjà là le jour où le citoyen préfèrera rester chez lui et à ne plus participer au NOUS trafiqué par des ombres d’humains. Cette eau de javel de l’existence.

Je vois tous les jours des analyses profondes, parcellaires, des étancheurs de craquelures, de fentes, de rides, de systèmes.

Ils s’inquiètent de la machinerie humaine.

En fait, ces carcasses d’humais – grand amateurs de calculs – n’ont pas compris que la bêtise est la somme de toutes leurs bêtises. Ce qu’a rapidement flairé le citoyen. Le supposément dupe – ne pouvant changer le « système » préfère migrer en d’autres états d’âmes.

Du fait que la méthode des savants (sic) a toujours été celle du scalpel, ils s’évertuent à régler par tranches le « malade global ».

La foi au compte en banque fait de ce dieu un diable plus noir que les ombres qu’il détruit en jetant par terre les humains.

Couché, plus personne n’a d’ombre…

Il faut un ébouriffant illuminé pour croire qu’un baril rempli d’eau qui coule peut être « réparé » par des avocats payés pour la lenteur des procédures.

L’intelligence  n’est pas de savoir des « choses », c’est de savoir les êtres à travers son milieu, son âme et la dynamique de la chaleur humaine.

Quand cette flopée de « connaisseurs » dits rationnels, aura compris que l’humain est un baril rempli d’eau, et qu’il n’est fonctionnel que dans sa structure matérielle et son contenue limpide, délié et souple, on aura fait un pas…

En attendant, courons tous aux toilettes…

Pas assez responsables, les cadres de la santé ?

Si les dépenses de la santé explosent au Québec, c’est parce que les cadres du réseau ne sont pas assez responsables, dit le Conseil pour la protection des malades.

L’organisme a réagi mercredi à l’ampleur de l’organigramme du système public de santé révélé hier par TVA, d’autant que depuis les cinq dernières années, 2000 gestionnaires de plus ont été embauchés dans le réseau, une augmentation de 19 %.

Selon le directeur général du Conseil Me Paul Brunet, plus on diminue le niveau de responsabilité des gestionnaires, et plus il en faut pour effectuer le même travail. « Si personne n’a à répondre légalement, il faut plus de monde pour que la machine fonctionne », précise-t-il.

Il cite en exemple le cas du plan d’hygiène des hôpitaux, qui doivent être approuvés par le ministre lui-même. « On vous dit quoi faire et comment le faire. Allez-vous vous sentir responsable ? »

Canoë – Argent - Pas assez responsables, les cadres de la santé – 17 mars 2010

L’orginigramme  : l’inflammation du surplus

Selon l’étude sur 800 participants, environ 35 % de ces cadres se disent insatisfaits par un «faible pourcentage de contribution

Des gens qui ne participent pas aux décisions ? Avec une moyenne de salaires de 78,167 $ Une moyenne… !!!  C’est le salaire d’un député à l’Assemblée nationale.

À ce salaire-là, on s’attendrait à ce qu’ils soient noyés de travail pour le «rendement». Et les salaires les plus élevés de tous ? Participent-ils aux décisions ? Ils se plaignent que non… Que font-ils alors ? Ils figurent ?

Charge et décharge

Qu’on prenne le temps d’aller sur le terrain voir ceux qui ne figurent pas sur l’orginigramme.  Voir ce qu’ils font, les décisions qu’ils doivent prendre, les responsabilités qui leur incombent et le salaire qui vient avec. On risque d’être drôlement surpris.

Ce ne sont pas les mieux payés qui en font le plus, ni ceux qui supportent les responsabilités (=risques). Leur salaire est souvent inversement proportionnel à leur charge de travail et à leur sens des responsabilités. Y’a qu’à voir comment certains ministres ont tôt fait de se «décharger» des leurs [responsabilités] sur le dos du «fonctionnaire qui n’a pas bien fait sa job». L’art d’esquiver un scandale !

Maintenant qu’on commence à admettre (dans l’opinion publique s’entend) qu’il y  a trop de chefs et pas assez d’indiens, on comprend mieux qu’ils se plaignent de leur faible contribution, en tout cas, ça paraît mieux que se laisser traiter de «bonrien» sans réagir. Mais de là à voir des démissions, des mises à pieds… il y a tout un monde. Ils fabriquent des images, pas des solutions.

Ça me fait penser, lorsque je travaillais au gouvernement du Québec, à une certaine époque (plus ça change plus c’est pareil) après divers épisodes de délire alcoolique «sur la job» et autres incapacités flagrantes (et trop longues à détailler), un gérant de bureau (aujourd’hui appelé: gestionnaire ou line) a été réaffecté à des tâches plutôt cléricales. On lui faisait inscrire sur des petites fiches, les coordonnées des nouveaux clients (nom, adresse…). Du travail pour un auxiliaire de bureau. Le plus bas niveau de la hiérarchie des fonctionnaires, et le plus bas salaire… of course. Mais on n’a jamais amputé son salaire de gestionnaire.

Et le type se plaignait de se sentir sous-utilisé. Bin oui, tu m’étonnes ! Devant les fonctionnaires que tu «bossais» hier encore… t’as intérêt.

Malgré tout ce qu’on pouvait lui reprocher, on ne le congédiait pas. Pour l’empêcher de trop nuire, on l’intégrait simplement à des fonctions moins… stressantes disons.

Qui a intérêt à se plaindre de ne pas participer avec un tel salaire ?

Revenons à nos cadres de la santé, ils sont bien 35% qui malgré leur gros salaire, se «plaignent» de ne pas participer suffisamment aux décisions et d’être sous-utilisés.

Si d’aventure un cadre est en désaccord concernant certaines politiques de gestion qu’il juge inopportunes ou nuisibles au bien-être de la collectivité et au rendement du système de santé… quel sort lui réservera-t-on ? On l’écartera dans l’action tout en sauvegardant son poste ? (sois beau et tais-toi) Mais la plupart du temps ceux qui sont montés jusque là savent très bien ce qu’on attend d’eux. On ne les entendra pas se plaindre. Ils «encaissent» sans rien dire.

Ça expliquerait la continuelle progression du nombre de cadres. À chaque changement de gouvernement il faut créer des entités, des postes et du même coup, des dettes pour les générations futures.

Les anguilles et les serpents

Il y a anguille sous roche quand on porte attention à la tiédeur de Me Brunet du Conseil de la protection des malades. Y-a-t-il trop de serpents qui font « glisser » les amateurs d’échelles dans le grand jeu des prises de décisions ?

Dans la grande tourmente du présent gouvernement du Québec, c’est à se questionner si dans l’art de la politique, on n’essaye pas de peindre tous les cadres avec du rouge recyclé ?

C’est une question que chaque citoyen se pose quand il jette un œil à l’orginigramme obèse d’un système qui a les artères bouchées : le tiers du sang du malade ne passe pas.

Quand l’organigramme est malade, que les employés même en souffrent, si c’est là (dans cette représentation surchargée et labyrinthique) le cerveau (sic) de notre système de santé, nous avons affaire à une masse grise cancéreuse.

Ce cerveau cancéreux, il faudrait l’opérer, le ponctionner… malheureusement dans ce type d’intervention, ce sont probablement les plus honnêtes qui passeront d’abord au siphon.

Quel parti politique a la chasteté de choisir l’honnêteté avant la servitude de la ligne de parti ?

Un monstre est né

Le grand problème c’est qu’avant la santé, il y a la politique. Et la politique, c’est un monstre informe qui engendre des robots (cadres) nés «in vitro», auxquels on a greffé un nombril, à la place du coeur.

Nous avons pourtant le pouvoir de «déclencher les contractions» pour la naissance d’un nouveau bébé (l’administration), un bébé qui aurait les organes essentiels à la survie d’une espèce menacée par ses pathologies propres (sic).

Suzanne Bissonnette, Rester en vie

L’agriculture industrielle: 10 pommes le matin pour éloigner un médecin

Une pomme le matin éloigne le médecin.

Nous sommes ce que nous mangeons.

( Dictons populaire)

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Dans les années 80, je travaillais dans un département de fruits et légumes. La culture hydroponique était la découverte du siècle… Sauf, que la pauvre, une fois dans le frigo, et souvent arrosée, s’amollissait au bout de deux ou trois jours, alors que l’autre – cultivée selon une méthode dite traditionnelle était « difficile à abattre ».

Pire encore étaient les tomates. Les cultures printanières de l’Ontario arrivaient tôt au printemps. Elles aussi s’affaissaient trop vite. Encore de l’élevage en serre.

Arriva alors un jeune producteur avec une méthode ancienne : il enrichissait sa terre avec du fumier et du compost.

« À la main.. »… m’avait-il-dit.

Et pendant que mouraient les tomates de l’Ontario, une à une, les siennes restaient plantées là, solides, délicieuses. Pas de pertes…

C’était le début de la grande tentation de faire de la culture industrielle.

Une tomate comme la Ford-T : à la chaîne.

Faudra-t-il dix pommes pour éloigner un médecin?

Vitamines A, B ou C, Oméga 3, oligo-éléments, fer… Les nutriments sont indispensables à notre organisme et à sa longévité. Plusieurs études nous alertent sur la faiblesse des fruits et légumes « modernes » en nutriments. Alors qu’une pêche suffisait en 1950 pour absorber une bonne ration de vitamine A, il faudrait aujourd’hui en croquer une vingtaine ! Où sont passées ces vitamines ? Bastamag

Les fruits et les légumes se sont détériorés depuis plus de 50 ans. Si en 1950, il fallait une orange, une banane et une pêche pour avoir sa dose de vitamine A, aujourd’hui, avec les méthodes industrialisées, il faut 5 bananes, 10 oranges, et 26 pêches.

La pomme de terre a perdu 100% de la vitamine A, 50% de la vitamine C, etc. Bref, pour sauver des Irlandais de la famine, il faudrait un amoncellement de pommes de terre…

Les causes? Les méthodes agricoles,  l’utilisation intensive de pesticides et d’herbicides, les excès d’engrais qui augmentent la vitesse de croissance des plantes et diminuent proportionnellement le temps de fixation des micronutriments. Bastamag .

En plus de se taper une moyenne de 2,500 kilomètres.

L’an dernier, on a fermé la dernière usine qui emboîtait des tomates au Canada.

Pour ceux qui chantent vert à longueur de journée, le petit refrain est un poison bien caché.

L’enquête de CTV

En 2002, CTV mena une enquête sur la qualité des aliments. Elle conclut l’enquête avec le tableau suivant. Je ne vous en présente qu’une partie, le reste pouvant être visionné sur le site  CTV.ca

Les tableaux et les graphiques suivants montrent les changements qui sont survenus dans les niveaux de certaines vitamines et oligo-éléments dans notre alimentation de plus de 50 ans.

Certains fruits, cueillis trop tôt, n’ont pas le temps de développer les nutriments liés à l’ensoleillement, comme les anthocyanines ou polyphénols, ces composants qui nous protègent contre le cancer ou la détérioration des cellules du cerveau. Quant au taux de vitamine C dans les pommes et abricots cueillis verts : il est proche de zéro ! Certains fruits, cueillis trop tôt, n’ont pas le temps de développer les nutriments liés à l’ensoleillement, comme les anthocyanines ou polyphénols, ces composants qui nous protègent contre le cancer ou la détérioration des cellules du cerveau. Quant au taux de vitamine C dans les pommes et abricots cueillis verts : il est proche de zéro ! Bastamag

L’industrialisation de la nourriture

On ne parle pas que de « malbouffe », car selon William Reymond, la manière de faire industrielle est responsable.

Il a fallu plus de cinquante ans pour que la vérité sur la cigarette éclate. Pas par ignorance, mais du fait d’une stratégie de manipulation de l’information par des « génies » des relations publiques. Aujourd’hui, l’industrie agroalimentaire – dont le chiffre d’affaires est en France de 163 milliards d’euros, deux fois plus que le secteur automobile ! – s’inspire de ces méthodes pour camoufler sa responsabilité dans l’énorme crise sanitaire en cours, qui dépasse largement le cadre de la prise de poids. Notre alimentation crée le diabète de type 2, qui touchait jadis les vieillards et frappe aujourd’hui des enfants. Certains cancers comme ceux du colon, de la prostate, du sein – y compris chez l’homme – sont partiellement liés à notre mode alimentaire. Nous le savons d’autant mieux que les pays qui ne s’alimentent pas comme nous, ne sont pas confrontés à ces maladies. On a pu l’observer en Chine. Les zones rurales, pas concernées par notre modèle alimentaire, ne sont pas affectées. Pas les régions qui ont adopté notre régime alimentaire. Entretien avec William Reymond

La valeur nutritionnelle d’un fruit ou d’un légume, ce sont les vitamines, minéraux et autres éléments essentiels qu’ils contiennent. Or, nous savons qu’elle est en baisse. Concrètement, cela veut dire que si vous voulez consommer la même quantité de vitamine C contenue dans une orange cultivée en 1960, vous devez aujourd’hui en manger… six. Aucun produit n’est épargné par cet appauvrissement directement lié au mode de culture intensif. La viande est devenue plus grasse et moins riche. Les produits laitiers, plus gras aussi, ont vu leur taux de calcium chuter. Tout décroît, sauf un élément : l’eau. Entretien avec William Reymond

Les générations à venir

Il semblerait que nous ayons atteint le summum en termes d’espérance de vie. L’apparition de diabète de type deux chez les adolescents est un phénomène apparemment lié à des facteurs autres que « allez jouer dehors ».

Si nous ajoutons – en termes de synergie – toute la panoplie de médicaments pour « réparer » les dommages, il n’est pas sûr que le remède ne soit pas meilleur que la nourriture.

L’Homme de demain risque de voir son espérance de vie ramenée à celle d’il y a un siècle. Pire encore, d’être un malade à vie…

Une laitue qu’on arrosera chaque soir pour la vendre le lendemain.

C’est déjà commencé.

En 2020, la dépression constituera la première cause d’invalidité au travail, déclarait il y a deux ans l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport alarmant. À l’hiver 2005, IMS (Canada), un organisme spécialisé dans l’information sur la santé, révélait que la consommation d’antidépresseurs a augmenté de 104 % au pays en quatre ans et que le nombre de consultations pour des problèmes de dépression a grimpé de 60 % entre 1995 et 2003. En fait, cette maladie constitue aujourd’hui le problème que les psychologues canadiens, voire occidentaux, traitent le plus fréquemment. Est-elle devenue endémique? Magasine Elle

C’est ce qu’on annonce pour le diabète…

Pour être cynique, il semblerait qu’il y a là quelque chose de positif : on ne se plaindra plus du vieillissement de la population.

On geindra sur autre chose…

Un petit corps mal foutu dans une grand une grande maison…

Un Homme hydroponique.

Chittagong: vivre de bateaux morts

A Chittagong au Bangladesh, nous pouvons retrouver le plus grand cimetière de Bateau au monde. D’immenses pétroliers et autres bateaux gigantesques, sont échoués partout sur les plages. Plus de 20 milles ouvriers y travaillent à dépecer ces énormes machines pièce par pièce .On les appels les Briseurs d’épaves. Malgré le fait que l’histoire de ses ouvriers reste très caché par les autorités il y a beaucoup de controverses autours de ses ouvriers maltraités.

Ses ouvriers travaillent sous une température d’une chaleur épuisante et ne portent pratiquement pas de protections. Ils n’ont que des sandales en caoutchoucs dans les pieds, s’ils ne sont pas pieds nus. Ils n’ont que des vulgaires bouts de tissus sur le corps et ne portent ni gants, ni casques, ni lunettes protectrices. Pourtant les matériaux avec lesquels il s travails sont hautement dangereux .

Selon plusieurs rapports publiés par des ONG, il y a en moyenne 1 blessé grave par jours et un mort chaque semaine. Ils meurent suffoqués, écrasés, ou brûlés par des explosions trop fréquentes. Beaucoup de travailleurs sont des jeunes adolescents qui habitent sur les chantiers. Ils doivent ramasser de l’argent pour leurs familles dont ils sont éloignés depuis un très jeune âge. Les travailleurs sont payés un peu moins d’un dollar par jours ce qui est considéré comme un bon salaire au Bangladesh.

Les dirigeants gardent ses faits cachés et les journalistes sont leurs pire ennemies .Pour pouvoir entrer sur les sites certains journalistes doivent soudoyer les agents de sécurités en leurs donnant quelques dollars qu’ils acceptent rapidement. Le marché de l’acier des bateaux compte comme 80% des besoins du pays et est utilisé pour construire des ponts et des bâtiments. Le Bangladesh à un urgent besoin d’acier c’est pourquoi les autorités du pays laissent entrer des bateaux pollués bourrés d’amiantes qui tuent des ouvriers sur le coup ou à petit feu.

Heureusement, l’organisation du travail a lancé un projet pour instaurer de meilleures conditions de travail d’ici 2015,mais pour les aidés il serait important de faire des moyen de pression ou simplement contacter des leurs des gants ou des botte de travail ce qui pourrais leurs sauver la vie car en attendant 2015 il sera déjà trop tard pour plusieurs de ces travailleurs.

http://multimedia.cyberpresse.ca/bangladesh/index.html

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Il s’agit d’une cité de recycleurs de bateaux (shipbreakers). Lorsque des bateaux vont mourir ( des gros bateaux de plusieurs milliers de tonnes) ils viennent s’échouer ici. Le cimetière est visible dans Google Maps.

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LES DÉSOSSÉS

Derrière tous ces problèmes de santé publique, on retrouve les choix productivistes d’une poignée d’entreprises qui contrôlent l’approvisionnement de centaines de millions de personnes. Ces entreprises déploient des trésors d’imagination et de marketing pour maintenir en vie le mythe selon lequel ce que l’on mange vient directement de la ferme.
Une ferme avec une gentille vache cornue (appelons-la Marguerite), de l’herbe grasse et des barrières joliment peintes en blanc ! Mais les ingrédients de base proviennent en réalité d’exploitations agricoles aux méthodes industrielles, et sont transformés dans de gigantesques usines. Le soja a été génétiquement modifié pour résister à des doses massives d’insecticide, et les tomates, pour être transportées et conservées des mois sans perdre leur belle robe rouge. Les animaux quant à eux sont « calibrés » pour devenir plus gros, plus vite et pour s’adapter sans perte de temps ni d’argent aux abattoirs géants où ils finissent leur vie. Nous ne sommes plus très loin du poisson carré… Les alimenteurs

 

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Progrès : Le poulet meure debout

Elle   est déjà là la tomate carrée… Plus facile pour l’emballage et pour les sandwiches. Sauf que pour l’instant, elle ne se vend qu’aux amateurs d’horticulture qui s’adonnent à la culture de  l’étrange.

La bonne nouvelle : on mange moins de fast-foods. La mauvaise… L’agriculture industrielle vient de nous gâcher le plaisir pour  faire grossir les profits. On le savait, sauf que Monsanto a louvoyé à travers toutes les règlementations de la FDA pendant la dernière décennie  pour en arriver à produire 90% du soja… Et les droits d’auteur… Ne cherchez plus Dieu…

Les épiceries sont maintenant des vendeurs d’images.  Et avec de beaux dessins comme dans Sesame Street .

Nous nous perdons de plus en plus dans la dentelle de la menterie…

Si vous adorez les quatre services au restaurant ou à la maison, vous apprécierez grandement le documentaire Food Inc. ( Les alimenteurs ). On peut y voir comment la technologie de l’élevage peut vous créer un poulet en le sculptant selon les goûts du consommateur : 48 jours au lieu de 70, avec … poitrine assortie.

Le résultat de cette « innovation » n’est toutefois pas sans inconvénient : le poulet n’a pas le temps de se bâtir une ossature assez solide pour soutenir cette rapide et démesurée poitrine qui fait l’envie du consommateur. Imaginez Pamela Anderson élevée selon cette technique…. Vous aurez les yeux tellement grands que vous ne pourrez plus marcher.

Elle non plus…

Bon!

Le poulet meure debout… On enterre quelques carcasses… Mais certaines ne sont pas tout à fait mortes. Et on ne demande pas un doctorat en triage de poulets… Il y a comme un petit doute qui persiste…

Pas à pas, sur les traces de papa…

Stella McCartney, la fille du célèbre Paul, aurait créé une chaussure « végétarienne ». Une lectrice se demande si la chaussure  ne mange pas de viande. Mais non, madame. Non. Cyberpresse. Des chaussures sans cuir, tout simplement. Là où le bât fait bobo, c’est que Mme Stella a un contrat qui la lie avec Adidas jusqu’en 2010. On veut bien sauver les animaux, être pour la vertu et la verdure, mais Adidas s’est tracé  un parcours « racailleur » dans le cas du travailleur, des conditions de travail,  et du reste…  C’est le genre de compagnie, très adroite, qui fabrique un soulier gauche dans une usine et le droit dans l’autre… pour ne pas que les travailleurs se sauvent avec leurs « running shoes ». Exploitation dans les usines d’Adidas en Asie

Comme disait Elvis :

One for the money…

Two for the show

Il y a quelques années, papa McCartney était venu au Canada s’étendre sur une banquise, glacée pour défendre les phoques. En se plantant devant une belle paire d’yeux bleus, tout mouillés… Pas son ex, le phoque…

On aurait dit un bébé langé dans du poil de Dieu. Tellement beau! Dire qu’on les tue à coups de gourdins cloutés ! …. Ils n’ont même pas droit à l’injection intra veineuse. Je sais, c’est cruel… Un jour, on apprendra que le céleri parle…

Tout ça pour dire qu’il est bien difficile d’être vert verdure et de chauffer son  poêle aux cure-dents recyclés.

On fait des efforts… Mais la route est longue…

Avant de se jeter sur une banquise pour sauver le tamandua, il faudrait s’entendre sur un ordre de priorités.

Un végétarien n’ayant pour seul fournisseur que Monsanto, risque de finir sa vie avec une main au bout du tibia. Ou de passer du rose au vert… Son rêve enfin réalisé…

Du poulet au citoyen

 

Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

 

Ferrat, c’est loin… Mais le poulet de TYSON ( Food Inc )   ou la tomate « à murissement à l’éthylène »  ( Tomate, OGM, Gouvernement canadien )   , c’est encore une fois un progrès… Un progrès vers la charcuterie d’un animal de plus en plus élevé par un nombre limité d’éleveurs et de profiteurs d’une race en voie de perdition: l’humain. Il existe maintenant un monopole de quelques compagnies qui font signer des contrats- selon leurs conditions – avec des éleveurs piégés dans l’endettement.

Les poulets de la Cie Tyson sont élevés dans le noir. Pas un poulet n’a vu la lumière du jour à partir du moment où il a dirigé vers l’engrossoir (sic). Et pour ce qui est d’essayer de garder en « vie » cette poulaille, et surtout de faire en sorte qu’il reste debout pendant au moins 48 jours, la recette n’a rien de vert. Certains  employés de  « fermes » sont des sans papiers. Alors, ils ne se plaignent pas à ramasser les carcasses. D’autres travailleurs sont… loués. Et les éleveurs réussissent parfois à gagner un maigre 18,000$ annuellement.

Entassement. Caca. Surpopulation. E-Coli., nouvelles souches… Et autres…

On n’entre pas sans masque. Ni avec une caméra…

Le bardeau et la maison…

Quand tous les besoins que l’on éprouve spontanément ont pu être comblés, le système industriel a continué sur sa lancée et nous en a créés d’autres, artificiels. Il en est résulté la constitution presque obligée, par chaque citoyen qui se veut respectable, d’un invraisemblable patrimoine d’objets matériels hétéroclites dont l’utilité est souvent douteuse, mais le potentiel d’embarras bien évident. Dans un monde où la mobilité s’affirme comme condition de succès, mais aussi de joie, l’industrie en déclin a imposé, par un conditionnement incessant, le modèle pervers de l’accumulation. La masse des choses que l’on possède – et dont il faut prendre soin – occupe une place démesurée dans la vie de l’individu moyen. C’est une contribution non négligeable de l’industrie à la menace qui pèse sur chaque être humain de limiter sa vie à gérer l’insignifiance. On a créé une société obèse. . LA SOCIÉTÉ OBÈSE, Pierre JC Allard, NS

 

Ce n’est qu’un bardeau du pan de mur de la maison (société) dans laquelle nous vivons.

La vérité est que nous vivons comme les poulets de Tyson… À l’abri de la lumière…  On peut bien bomber le torse au bout de quelques années  de vie…À se demander comment nous pouvons être debout avec tout ce que nous avalons comme nourriture intellectuelle autant que celle de l’assiette.

C’est l’ère du  Kapo qui lance  des os aux animaux d’élevage que nous sommes devenus.   Tant et tant de semailles d’illusions, de miroirs aux alouettes, que nous finissons par croire que nous vivons dans le plus merveilleux des mondes.

Le progrès se concentre maintenant dans les innovations techniques, comme ces 20 000 «bébelles» que dévoileront cette semaine à Las Vegas les quelque 2500 exposants du Consumer Electronic Show. Le Devoir

Le gadget électronique. Voilà un des os sur lequel nous rongeons pendant qu’une élite nous engraisse à la charogne se gavant  du  meilleur de ce monde.  Toute l’organisation de nos sociétés fait en sorte qu’il ne nous reste plus qu’une peau fragile et tendue. Car, voyez-vous, le danger ne provient pas  de  ne produire que  des « accrocs » à l’électronique ou autres produits – sceau de progrès apposé –,  mais de l’essentiel : Nourriture, logement, travail. Et, bonheur relatif… . En poursuivant ce pouvoir et en l’affermissant dans son mode de corruption libre, nous finirons par ne plus avoir accès à cette richesse dite élémentaire.

La sournoiserie va jusque là : on nous peinturlure de vernis en  minant la couche du solide qui nous fait tenir debout.

Plus d’os… On est comme le poulet : mort avant d’être cuit. Mais avec quelques médailles à la poitrine.

Le cochon de la décennie

J’ai souvent parlé de l’intelligence des porcs (L’Âmographe: les cochons ne meurent jamais ). On a découvert récemment que 8 ou 9 cochons sur 10 se reconnaissent dans un miroir. Les politiciens ne prennent pas de chance : ils s’affichent à tous les poteaux…

Au lieu d’aller tracer des X  inutiles sur des bulletins de vote, nous aurions intérêt à faire passer nos élus devant un miroir en guise de  test aux candidats.

Toujours bien élevés et bien greffés à  la finance, pensant  que c’est un bien privé au service du collectif. Calife au pays des merveilles!… Goscinny avait raison : «  Ils sont tous bêtes et je suis leur chef »…

En ce qui concerne la décennie, il suffit de faire un tour de table sur le Net pour constater jusqu’à quel point on a voulu nous enfariner, nous concocter des virus « adéènés », des finances gonflées, des guerres « d’occasion », et le reste… Je passe les tours du WTC…

Ah! J’avais oublié qu’il faudrait 500 ans avant de reconstruire Gaza.

Si on donnait des médailles à tous les porcelets carrés, dénaturés, qui sont passés durant la dernière décennie, il faudrait les faire frapper en Chine pour avoir de bons prix. Ou pour rembourser de vieilles dettes…

Se taire aveuglément

Nous vivons dans un système dans lequel s’engraissent des cochons carrés. Après, on dira que le monde ne tourne pas rond. Si on manque d’imagination pour améliorer la société, on n’en manque pas pour le but final camouflé : « produire » de l’argent.

Le grand drame est de saisir çà et là des fragments d’un univers éclaté qui nous échappe. Et plus encore… Une manière de faire qui s’est accentuée depuis deux décennies dans un « développement » exponentiel, et qui se répand partout. Un laisser-aller et une concentration de pouvoir économique dus à une organisation qui nous estropie.  Autant de l’âme que du corps. Comme les tomates…

On a fait l’analyse de la décennie passée. Le vernis, toujours le vernis. L’irritant vernis…

Avant, c’était simple : si on vous demandait d’où provenaient les poules.

-          La ferme.

-          D’où proviennent les vaches?

-          La  ferme.

-          D’où provient le maïs?

-          La  ferme.

Maintenant, si je vous donnais la recette de l’élevage des poulets, du bœuf, du maïs, de ces répugnantes organisations qui fomentent  notre nourriture et que je vous  racontais   48 jours de vie de ce bétail, vous auriez le cœur qui ferait du bungee… Et si je vous demandais, après, d’où ils proviennent :

-          LA FERME!

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Pour jouer à Qui va acheter qui ? : Profil des éleveurs ,  Gouvernement du Canada.

Les alimenteurs , Daily Motion… Potion : 10 minutes longtemps après les repas.  Éviter de conduire de la machinerie lourde.

 

SOURCE DE LA «GRIPPE ESPAGNOLE»

La grippe porcine de 2009 est la grippe espagnole de 1918 ! Une arme bactériologique ?

Par le Dr. Alma. True OTT 27, PhD, ND

La pandémie de grippe « espagnole » de 1918-1919 qui a tué entre 20 et 50 millions de personnes a été la pandémie infectieuse la plus terrible de l’histoire humaine.

Comprendre les origines du virus de 1918, ainsi que les raisons de son exceptionnelle
virulence peut nous aider à prédire ce que pourront être les futures pandémies.

Le rapport initial de Taubenberger 28 a pu déterminer que le virus mortel de 1918 était un nouveau virus porcin qui s’était « recombiné » avec des fragments de virus aviaire (H5N1) et humains (H3N2) dans la structure même de leurs ARN.

Taubenberger a utilisé un programme d’ordinateur très complexe pour pouvoir permettre la combinaison des structures ADN et ARN. C’est ainsi qu’il est parvenu à reproduire, à « ressusciter » et à faire du « tueur » de 1918 une puissante arme biologique six années plus tard, en 2003. Et comme l’avait effectivement prévu Taubenberger en 1997, des conspirationistes scélérats haut placés pourraient non seulement prédire de futures pandémies de grippe, mais aussi les déclencher a volonté à partir de fioles de laboratoires, aux fins de pouvoir réaliser leurs programmes socio-économiques. Tout homme, femme ou enfant aux Etats-Unis et dans le monde entier devrait se sentir hautement concerné par le fait que la soit disant « grippe porcine » ayant infecté et tué des êtres humains à Mexico, ainsi qu’en Amérique du Nord au cours de ce printemps et de l’été est un nouveau sous-type du virus A/H1N1 qui n’avait jamais été détecté chez les porcs, ni chez les humains, comme l’ont d’ailleurs confirmé l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les Centres de contrôle des Maladies (CDC) à Atlanta, Géorgie. Ce nouveau virus de la grippe H1N1 est un triple recombinant qui comprend des segments de gènes d’origine humaine, porcine et aviaire.

(Source : http://www.ncsl.org/?tabid=17089).

La pandémie virale de 1918 a été la résultante directe de la vaccination contre latyphoïdeinjectée à des millions de soldats au cours de la 1ère guerre mondiale.

Ce sont les laboratoires Rockfeller et des usines de Chine qui ont produit ces vaccins contre la typhoïde (= typhus abdominal) en 1916 après avoir récolté le pus de personnes infectées. Ces éléments infectieux ont été injectés à des porcs puis ont été mélangés à de l’albumine d’œufs de poule en vue d’être finalement injectés sous forme de vaccins à des êtres humains.

Rockfeller qui a toujours été un homme d’affaires astucieux a fourni aux deux camps (les allemands et les armées alliées) son cocktail vaccinal toxique et mortel. Immédiatement après les vaccinations, de très nombreux soldats tombèrent malades. Ils souffraient d’une maladie baptisée à l’époque : infection para-typhoïdique. Ils souffraient de nausées, de vomissements, de diarrhée et de pneumonies mortelles. La maladie s’est ensuite répandue dans le monde entier tuant pratiquement 50 millions d’innocents. (Source : The horrors of vaccinations – Higgins, 1921.) Ce n’est que plus tard que l’establishment médical a faussement baptisé « grippe espagnole » le virus recombinant mortel répandu par accident par le vaccin de Rockfeller de la grippe aviaire de 1918. Il est évident que l’empire pharmaceutique multimilliardaire de Rockfeller ne pouvait se permettre d’étiqueter cette pandémie pour ce qu’elle était en réalité : « la maladie des vaccins de 1918. »

Aujourd’hui, tout est en place pour des mesures eugéniques génocidaires à grande échelle. Le monstre Frankenstein Taubenberger a été lâché. On a, en fait produit des centaines de millions de sérums de la grippe de 1918. Pour 1918 on peut parler d’accident. Cependant, les camouflages qui ont suivi ont été et sont impardonnables. Ce qui se passe aujourd’hui est totalement inexcusable et criminel. Notre Mère Nature ne recombine jamais « naturellement » des virus de grippe aviaire et porcine avec 3 virus de la grippe humaine. ( Il n’existe pas d’échanges de fluides corporels entre les humains, les porcs et les oiseaux au cours de relations sexuelles…Seuls des scientifiques malades, corrompus et pervers peuvent créer pareilles monstruosités (Source : Science Magazine Report, 21 mars 1997. Dr Jeffrey Taubenberger et al.) A. True OTT 29, PhD, ND

http://educate-yourself.org/cn/ottswinefluweapoized1918spanishflu02jun09.shtml

Des virologues américains ont identifié un groupe de trois gènes qui expliquent l’extrême et inhabituelle virulence du virus responsable de la grippe espagnole de 1918, la pire pandémie connue de l’histoire humaine qui a fait de 20 à 50 millions de morts, selon des travaux publiés lundi.

Ces gènes ont surtout permis à ce virus de se reproduire dans les tissus pulmonaires, caractéristique particulière de ce pathogène qui a tué plus de personnes que toutes les batailles réunies de la Première Guerre mondiale.

«Les virus conventionnels responsables de la grippe se multiplient principalement dans la partie supérieure des voies respiratoires, la bouche, la gorge et le nez, alors que le virus de la grippe espagnole était aussi capable de se reproduire dans les poumons, provoquant des pneumonies», explique le Dr Yoshihiro Kawaoka, virologue et professeur à la faculté de médecine vétérinaire de l’université de Wisconsin-Madison, un des deux principaux co-auteurs de cette étude.

Article de La Presse du 30 décembre 2008, confirmant que l’on a bel et bien «ressuscité» le virus à partir d’un cadavre d’une victime.

Et à quoi cela va-t-il servir ? À expliquer ????

Trois gènes expliquant  la virulence de la grippe

espagnole isolés

Cyberpresse, 30 décembre 2008

«Et nous voulions savoir pourquoi la grippe espagnole de 1918 provoquait des pneumonies aussi dévastatrices», ajoute-t-il.

Les nombreuses autopsies de victimes de cette pandémie révélaient souvent des poumons remplis de liquide et gravement endommagés par des hémorragies importantes.

Les virologues ont avancé l’hypothèse que la capacité du virus de la pandémie de 1918 à envahir les poumons s’expliquait par une virulence exceptionnelle. Toutefois, les gènes responsables de cette virulence restaient inconnus, expliquent les auteurs de ces travaux parus dans les Annales de l’Académie nationale américaine des sciences datées du 29 décembre.

La découverte des trois gènes responsables et de leur rôle dans le développement de l’infection dans les poumons est importante car elle pourrait ouvrir la voie à une identification rapide de la virulence potentielle d’une nouvelle souche virale d’une pandémie, relève le Dr Kawaoka.

Ces trois gènes pourraient aussi devenir la cible d’une nouvelle classe d’anti-viraux à développer d’urgence, car des vaccins ne pourront probablement pas être produits suffisamment rapidement au début d’une pandémie pour arrêter sa propagation, ajoute le virologue.

Ces chercheurs ont recréé le virus de la grippe espagnole de 1918 à partir de matériaux génétiques provenant de tissus pulmonaires de trois victimes de la pandémie, grâce aux travaux du Dr Jeffery Taubenberger de l’Institut de pathologie des forces armées américaines.

Celui-ci a recouru aux techniques de la génétique inverse et a pu identifier les huit gènes du virus de 1918. ( Suivre l’article à partir du lien indiqué sous le titre)

L’enfer et le paradis…

Auteur: André Faber

Voici une histoire que j’avais postée sur mon autre blog. Non pas que je fasse de la récup., mais je l’aimais bien et elle reflète bien ma façon de voir la vie. Alors la voici :

Lors d’un de mes innombrables voyages en Asie, je suis tombé un jour sur un vieux businessman chinois à l’Holiday Inn de Beijing. Comme il était féru de français, qu’il maîtrisait d’ailleurs parfaitement, je n’ai pas eu de problèmes pour lier la conversation avec lui.

Autour d’une table garnie d’échantillons délicats de la cuisine orientale, à la saveur aigre-douce (doux au palais, aigres lors de la rédactoin de ma note de frais), il me raconta un jour l’histoire suivante :
<<- Vous savez, j’ai toujours apprécié la gastronomie. J’aime la cuisine française également, mais je trouve notre cuisinie beaucoup plus parfumée et raffinée.
- Personellement, j’apprécie toutes les saveurs de la planète avec le même appétit>>, lui répondis-je (toi qui commence à me connaître, cher lecteur, tu ne me contrediras pas!)
<<- Ho, votre cuisine est beaucoup trop riche pour nous !
- En effet, on risque moins l’infarctus avec vos plats qu’avec nos plats en sauce !
- Ne croyez pas cela ! J’ai eu personellement à souffrir de mes excès de fourchette !
- Ha oui ?
- Triple pontage coronarien, et une semaine dans le coma !
- Ho ? Vraiment ? Un coma ?
- Oui, j’ai cru ma dernière heure arrivée, à tel point d’ailleurs que je me suis retrouvé au ciel.
- …>>
Je me suis alors tu, laissant mon ami poursuivre son récit.
<<Figurez-vous qu’en face de moi se trouvait un être merveilleux. Un être semblant être fait totalement de lumière. “Suis-je au paradis, lui demandais-je ?
- Non, tu n’es ni au paradis, ni en enfer me répondit-il. Tu es dans les limbes, car ton sort n’est pas encore fixé. On ne sait pas encore si tu vas vivre, ou mourir. Mais les chirurgiens qui s’occupent de toi en ce moment y mettent tout leur coeur. Je pense que tu vas vivre.
- Quelle chance ! Je vais pouvoir retrouver mon épouse bien aimée”>> Il me confia plus tard que son mariage n’était pas une réussite, et qu’il fallait prendre cette déclaration avec toute la subtilité orientale de l’expression de l’ironie. D’ailleurs l’être de lumière, étant par définition parfait, avait lui saisi cette nuance. Mais laissons le continuer.
<<L’ange (car que pouvait-ce être d’autre qu’un ange) me regarda avec l’air mystérieux d’un sphinx. “Mais puisque tu es parmis nous, je vais t’emmener et te montrer ce qu’est VRAIMENT l’enfer !” me glissa-t-il doucment à l’oreille.
Et là, l’ange m’emmena dans une caverne où des milliers d’hommes et de femmes étaient rassemblés. Il étaient tous horriblement maigres, ce qui ne les rendait pas moins colériques. Ils se battaient continuellement. A un moment, une cloche retentit, et une immense table apparut au milieu de la pièce. Elle était garnie de plats tellement somptueux mon ami, que les plats qui sont là devant nous conviendraient à peine à nos chiens et chats.>>
- Ces plats ne conviendrait pas à vos chiens et chats, mais vos chiens et chats conviendraient à vos plats>> hasardais-je témérairement, je n’ai jamais résister à faire un bon mot, même si je risquais là de froisser mon hôte. Il ne m’en tint pas rigueur et poursuivis avec un sourire en coin.
<< Mais l’accès à la table était interdit par une barrière située à un mètre. Aussi chacun d’entre eux était muni d’une paire de baguette de deux mètres de long. Ils saisissaient des morceaux dans les bols, mais aucun n’arrivait à les porter à sa bouche. Ils pestaient, juraient, et finalement toute la nourriture se retrouvait gaspillée et inutilisable.
“Voilà l’enfer”, sussura l’ange.
- Et le paradis ?
- L’ange m’amena alors dans une autre pièce, toute semblable à la première. Dans cette pièce se trouvaient également des gens, mais beaucoup moins nombreux. Cependant, ils étaient tous replets et heureux. Tous se saluaient poliment et devisaient gentiment. Soudain, la même cloche retentit et la même table, avec les mêmes plats et la même barrière apparût. Munis des mêmes baguettes de deux mètres de long, ils saisissaient la nourriture, mais au lieu d’essayer de l’avaler, ils l’ammenaient à la bouche d’un de leurs compagnons situé à deux mètres d’eux, et tous faisaient de même. Aucun n’avait à souffrir de la faim.
- Ca alors!>> M’exclamais-je. Et je restais un instant pensif.

Le repas et le reste de la soirée se poursuivit, mais comme je ne veux pas abuser de ton temps, je te raconterais plus tard d’autres histoires qu’il me confia pendant ce repas. Mais je voulais te raconter ça, parce qu’à bien y réfléchir, l’enfer, ou le paradis d’ailleurs, ça n’est pas les autres, mais son point de vue par rapport aux autres. Même si il n’y avait qu’un seul pigeon en enfer pour nourir tous les autres, l’enfer ne serait plus l’enfer. Certes, ça serait toujours le pigeon de service, mais comme j’imagine l’organisation bien faite là haut, je suis sûr que ce brave type irait au paradis.

Source: News of Tomorrow

BIP! BIP!

Source de l’image: Slauroblogpacajob 2008

Hélas! hélas! En vain comme des chassieux
Qui marchent à tâtons et clignent les deux yeux,
Nous nous efforçons tous, pilotes sans boussole,
De lire dans les feux de la grande coupole
Vers quel noble avenir vogue le genre humain;

Barbier, Satires, Le Dernier temple, 1865, p. 273.

Carnivorous slobbius : carnivore vulgaire

C’est le nom railleur  «latinisé» d’un personnage de  dessins animés.  On dirait toutefois une dénomination d’un  de requin de la  finance,  du pouvoir, ou des deux, Bref, tous ces ostrogoths  qui régissent notre vie pour notre bien dans en oeuvrant dans la construction d’une quincaillerie à grande surface sur  une boule ronde et bleue.

À chercher la signification du monde et sa direction, rien de mieux que les dessins animés qui n’ont rien à vendre, sauf de l’«entertainment». On s’amuse, on rigole… mais à la fin, on ne rigole plus.

C’est sérieux les dessins animés.

Le Roadrunner

Coyote n’aura alors de cesse d’inventer des stratagèmes loufoques (du patin à réacteur à la catapulte géante) pour capturer son repas. Il verra ses idées se retourner les unes après les autres contre lui. Pétard mouillé, élastique capricieux ou enclume facétieuse, Coyote se fera prendre à chaque fois à son propre piège dans l’amusement du téléspectateur tandis que Bip Bip, farceur et malin, nous gratifie d’un panneau à l’humour grinçant pour commenter la situation avant de repartir en lâchant un « bip bip ! » provocateur. Bipbip et Coyotte

Toutes les discussions du monde se heurtent à une sorte de dessein animé de l’intérieur dont nous ne contrôlons pas vraiment les personnages. Nous vivons dans une schizophrénie à fragmentation continue dérivant de facteurs qui pourraient maintenant  être représentés  par un nombre infini comme le    N-track Studio qui permet un nombre de pistes selon la capacité de l’ordinateur ainsi que de  l’imagination du compositeur. À tel point que le programme lui-même, qui  à ses débuts pouvait représenter une certaine réalité, dépasse aujourd’hui le «besoin», à cause même de ce N infini devenant inutile puis que l’on ne peut plus matérialiser cet infini… Un million de pistes sonores ne donneront pas une meilleure chanson

Et il en est ainsi  dans la vie : on dépasse nos besoins, de sorte que l’illusion du pouvoir est représentée par un infini devenu obsolète par notre capacité à gérer la réalité. Et vivement enterré dans le mitraillage des produits de consommation qui est un prolongement de N.  Nous nous sommes égarés dans un infini de non besoins : les gadgets illusionnistes ayant créé un écran sur les réels besoins : travail, famille, éducation, et paix, et toutes les nécessités d’un quotidien lui aussi brisé.

La guerre des prix mène à celle des mal pris…

Le Fight Club ACME

La fausse surabondance cache celle qui disparaît lentement. Si un bonne paire de pantoufles représentent le confort, celui de l’état mental – après avoir assouvis les besoins primaires – est le plus important.

L’activité humaine, avec sa multitude d’actions, d’interactions, en est rendue à  un niveau où il est quasi impossible de créer une œuvre commune : c’est le grand chaos, et la fin du monde est proche. Rien n’a besoin d’être détruit, car nous le sommes un peu tous de l’intérieur par un massacre continuel et invisible d’une race sous tension, vidée, en surmenage constant. On se rafistole aux antidépresseurs et autres produits de calfeutrage.

La lutte a plus d’importance que le résultat qui nécessite des sacrifices de la part de nos êtres bouffie de l’égo. . Et c’est pourquoi, comme dans «les grandes inventions» de la Cie ACME, nous en sommes à suivre des cours de boxe par correspondance, à enfermer 300 chansons dans une boîte minuscule. Chacun a ses outils, chacun a son garage, chacun est enclos dans son petit domaine clôturé…selon les règlements de la ville, de la province, de l’État en passant par une multitude de «services» tampons qui finissent par filtrer la vie et robotiser l’humain.

Ajoutez à cela la frilosité des  ego  attelés  un orgueil de réacteur nucléaire, nous voilà forts et beaux  dans son «soi», mais laids dans la grande solitude de la société.

Malgré nos cinéma maison, tout se ramène encore au bon vieux chandail de laine : il faut mailler et démailler pour cette œuvre délicieusement anodine mais tellement pratique.

À l’heure où les moutons sont dans les champs, les grands projets vendent la laine – avec la grande hâte de tirer profit des bêêêêêtes. D’un côté, la société cultive la bête pour la laine, et dans cette fausse chaleur, nous sommes maintenant un peu perdus. À se demander si la fiction et la distance de nos rapports ne sont pas des illusions de mouvements que nous entretenons. Piétiner ne mène pas loin…

Ce qui fait l’affaire de la Cie ACME : elle ne vend que des gadgets. Et elle ne satisfait que les vendeurs de produits.

La société n’est plus pour l’Homme : elle est devenue celle de dirigeants rendus invisibles par le même procédé que la peinture de la Cie ACME : elle rend  invisible.

Qui donc dirige le monde? Et dans quel dessein?

La liberté par une démocratie tartufe?

On n’a jamais autant cultivé les petits rois et une noblesse décadente amorale, bien calée dans son fauteuil capitonné aux dollars.  Car, en fait, tous les gadgets et armes vendues son inefficaces comme celles du célèbre dessin animé.

C’est tout de même assez surprenant qu’un dessin animé nous en apprenne autant sur la conduite humaine. Car à défauts d’idées pratiques et réelles, le Roadrunner finit par créer une stratégie basée sur des inventions saugrenues, par tricherie,  par ambition,  pour une proie qui réussit à le narger … avec des pancartes. Le Roadrunner achète ou fabriques ses outils et ses armes à partir d’une seule compagnie : : ACME

En fin de compte, pour faire «universitaire» dans le modèle, on peut en conclure que la science, la politique, sous toutes ses formes, est un vaste échec que nous entretenons. C’est la fascination d’un tour  de  magie mis à jour qui nous leurre. De surcroît, il a tous les moyens de se renouveler en apparence pour nous leurrer davantage.

Encore une fois étrange que la méthode scientifique qualifiée de «prudente» nous offre les produits les plus farfelus pour attraper la proie que nous sommes. En fait, la réponse est encore dans les dessins animés et dans sa compagnie bidon :  ACME

L’univers ACME

À force de creuser, je me rends compte que cet univers de dessin animé est une représentation cachée d’une vérité bien profonde. C’est  assez désarmant, je l’avoue. Quand on pense à tout l’argent investi dans des livres, si une image vaut mille mots, un dessin, une fois multiplié par 23,97 fps ( frames par seconde)  vaut bien des images. Et ça bouge…

Sauf dans la vie, la réalité est en train de figer la planète dans un sable  de maniérisme  gras et pâteux qui entraînera la perte de cette merveilleuse espèce : la race humaine.

Et voyez la suite, Ô combien démonstratrice des États et de ses goinfres à cravates, enfermés dans leur élitisme souillé , créant des INC! INC!  à grande vitesse, égale  à la stupidité de sa «philosophie» et de ses produits :

L’activité de la compagnie n’est jamais clairement définie, mais elle apparaît comme un conglomérat pouvant manufacturer n’importe quel produit et offrir n’importe quel service imaginable, et ce peu importe leur extravagance ou leur inutilité. L’acronyme de la compagnie signifierait American Company Making Everything (Compagnie Américaine Fabriquant Tout) ou, selon d’autres, A Company that Makes Everything (Une Compagnie qui Fait Tout), ou encore Another Company Making Everything. En anglais, acme signifie acmé, il s’agit donc de rétroacronymes. L’acmé désigne le point extrême d’une tension, d’un propos ou d’une situation. Appliqué à une civilisation, le terme évoque son apogée.

Les produits ACME

LA MACHINE À ADDITIONNER : si simples à utiliser que même les chiens peuvent calculer la raison pour laquelle les souris détestent le fromage et pourquoi les chats veulent que les chats les massacrent.

LE BOOMERANG : ils sont garantis de toujours être renvoyés au lanceur.

LE KIT D’EXPLOSIFS POUR JUNIORS : Démarrez votre carrière comme expert en démolition avec notre kit.

LA PEINTURE INVISIBLE : peinturez-vous vous-même avec la peinture invisible et rien – incluant les roadrunners – seront capable de vous voir. Le catalogue

Les règles

À première vue, elles sont  stupides. Sauf qu’en avançant dans l’Histoire, on dirait qu’elles deviennent de  plus en plus …plausibles. Il n’y a qu’une compagnie de production… C’est comme ça que probablement, les drapeaux américains sont fabriqués dans un pays asiatique. En affaires, il n’y a plus de pays, on le sait.

D’où cette vieille prise de conscience d’un astronaute américain à quelques minutes du décollage : «C’est un peu inquiétant de partir avec une machine de 50 millions de pièces toutes fabriquées par des soumissionnaires aux prix le plus bas possible»…

Selon les commentaires de Chuck Jones dans Chuck Amuck: The Life and Times Of An Animated Cartoonist, l’auteur a obéi à des règles simples mais strictes :

  • Règle 1 : Bip Bip ne peut blesser Vil Coyote sauf en hurlant « Bip ! Bip ! »
  • Règle 2 : Aucune force extérieure ne peut blesser le Coyote – si ce n’est sa propre incompétence ou les produits ACME.
  • Règle 3 : Le Coyote pourrait s’arrêter à tout moment s’il n’était pas aussi fanatique. (Rappel : « Un fanatique est une personne qui redouble d’efforts en oubliant le but de sa poursuite » – George Santayana).
  • Règle 4 : Jamais de dialogue, excepté le légendaire « Bip ! Bip ! » ou, à l’occasion, une inscription laconique sur une pancarte au moment même où Vil Coyote réalise qu’il court douloureusement à sa perte.
  • Règle 5 : Bip Bip doit rester sur la route, pour la seule raison qu’il est un roadrunner.
  • Règle 6 : Toute l’action doit se dérouler dans le milieu naturel des deux personnages, le désert du Sud-Ouest américain.
  • Règle 7 : Tout outil, arme ou équipement mécanique doit provenir de la compagnie ACME Corporation.
  • Règle 8 : Utiliser aussi souvent que possible la loi de la pesanteur comme ennemi numéro un du Coyote.
  • Règle 9 : Le Coyote est toujours plus humilié que blessé lorsqu’il échoue.
  • Règle 10 (non officielle) : Le Coyote doit toujours recueillir la sympathie du public.
  • Règle 11 (vu dans l’encyclopédie des Looney Tunes) : Chaque cartoon de Bip Bip et Vil Coyote doit comporter 11 gags. Bipbip et Coyotte

Il ne reste plus de réponses à ces profiteurs,  exceptées le Bip ! Bip ! Ni  de dialogues. Comme dans la vie, il n’y en a pas dans cette bande dessinée. Il y a une légère progressions, les onze gags : nous étions à G8, nous sommes à G20. Le nombre de gags a tendance à enfler… on en a grandement besoin pour nous convaincre du sérieux d’une colonie  de sans desseins qui nous fait vivre du 2012 à tous les coins d’an.

Comme dans le cartoon, pour nous protéger, s’il ne reste plus qu’ une compagnie pour nous approvisionner, NOUS N’AVONS PLUS LE CHOIX DU PRODUIT, ni de la manière de contrôler notre production.

Le procès : Coyote VS compagnie ACME Corporation

Voilà notre Coyote détruit, anéanti  par son fanatisme et les mauvais produits de la Cie ACME. Il n’aura plus aucun recours que celle de la poursuivre en justice.

La répétition des coups le long d’un axe vertical a produit une série de plis réguliers horizontaux dans les tissus corporels de M. Coyote,  mettant M. Coyote dans une  condition rare et douloureuse, caractérisée par une suite d’élongations et de compressions verticales alternatives, lui faisant émettre à chaque pas une suite de fausses notes, telles celles produites par un accordéon désaccordé. La nature gênante et embarrassante de ces lésions a empêché  M. Coyote de suivre une vie sociale normale.

Comme la Cour doit sans doute le savoir, le Défendeur a le quasi-monopole de fabrication et de vente de marchandises, nécessaires aux activités de M. Coyote. Nous affirmons que le Défendeur a fait usage d’une position dominante, au détriment du consommateur, quant à la vente de produits spécialisés tels que poil à gratter, cerfs-volants géants,  pièges à tigres birmans, enclumes et longues bandes de caoutchouc de deux cents pied de long.
Comme il se méfie à présent des produits du Défendeur, M. Coyote n’a plus aucun autre fournisseur auprès duquel il puisse s’approvisionner. On peut seulement se demander ce que feraient dans une telle situation nos partenaires commerciaux en Europe de l’Ouest ou au Japon, alors qu’on permet à une société géante de transformer un client en victime, de la façon la plus insouciante et injustifiée, à maintes reprises.

M. Coyote demande avec respect que la Cour prenne en compte les implications économiques et fixe le montant des dommages et intérêts à dix-sept millions de dollars.
De plus, M. Coyote estime les dégâts réels (repas manqués, dépenses médicales, jours perdus dans ses activités professionnelles) à un million de dollars, les dégâts généraux (cruauté mentale, atteinte à sa réputation) à vingt millions de dollars, et les honoraires d’avocat à sept cents cinquante mille dollars.
Soit au total : trente huit millions sept cents cinquante mille dollars.
En attribuant à M. Coyote la totalité de la somme, la Cour blâmera ainsi le Défendeur, son Conseil d’administration, ses dirigeants, ses actionnaires, ses héritiers et l’assignera à réparation, en une langue qu’il comprendra, et réaffirmera alors le droit du prédateur individuel en le mettant sous la protection de la Loi.
Coyote VS ACME

L’inutile à l’agréable

J’ai essayé de retracer une revue, celle de la célèbre  Popular Mechanics qui faisait le bilan des pires inventions du siècle dernier, n’incluant pas la tentative de créer un steak artificiel, bien sûr. Il y en a des centaines, voire des milliers…

Genre comme… Une machine à rayons X, la Shoe-Fitting Fluoroscope (1927), vendue à 10, 000 exemplaires dans les magasins de souliers en Amérique et en Europe…Fabriquée pour trouver le bon ajustement.  Jusqu’à se qu’on se rende compte de ses dangers pour la santé : une femme s’y brûla et dut se faire amputer la jambe…

L’histoire ne parle pas des autres cas ni des poursuites contre la compagnie.

En passant, c’est scientifique. Genre comme… sans danger. Tsé veu dire…

P.S. : C’est du passé? Ah! Informez-vous auprès des techniciens en radiologie sur la fréquence et laissez-les calculer pour vous l’usage que l’on fait encore du Rayon-X aujourd’hui. Radio-Canada.

En 2001, 1500 décès par année. Sans compter les maladies provoquées, reportées à plus tard. De 1927…. à N.

Au fait, vous chaussez quelle pointure? Vérifiez, la machine est ici…

C’est sans danger : la médecine peut vous amputer en un rien de temps.

Merci médecine!

Pesticides partout, santé nulle part…

Une étude inédite de l’Institut national de veille sanitaire (INVS) vient de révéler que les Français ont plus de pesticides agricoles dans le sang que les Américains et les Allemands. Dix jours plus tôt c’est une étude de l’Inserm qui soulignait l’impact de l’atrazine sur le développement du foetus. « L’environnement, ça commence à bien faire… »

Les Français devancent les Allemands et les Américains au concours de celui qui a le plus de pesticides dans le sang.

Les concentrations biologiques de plusieurs substances chimiques ont été mesurées, entre 2006 et 2007, par l’Institut national de veille sanitaire (INVS), sur un échantillon représentatif de la population (2000 adultes pour les métaux, 365 pour le mercure, 400 pour les pesticides et les PCB) : les trois conclusions qui en découlent sont alarmantes.

Si les niveaux de plomb, cadmium, mercure, arsenic organique, sont stables ou en baisse, les pesticides, eux, sont présents dans notre sang à des niveaux au moins trois fois plus élevés que dans celui des Américains ou des Allemands.

Ces pesticides sont largement utilisés en agriculture, en horticulture et pour un usage domestique (pour se débarrasser des insectes à la maison, désherber les allées, protéger les plantes du jardin, en finir avec les tiques et les puces de nos animaux de compagnie, ou les poux chez l’enfant).

Par ailleurs, il va peut-être falloir apprendre à aimer les trous dans les vêtements ou changer la ventilation dans les toilettes.

En effet, les substances que l’on retrouve dans les produits antimites ou les désodorisants pour toilettes, véhiculent d’autres types de pesticides, dits “organochlorés”. Or le taux de ces produits chimiques dans notre sang est dix fois supérieur à celui trouvé dans le sang des Allemands !

Pire encore, les PCB. Malgré leur interdiction totale dès 1979, ils sont encore largement présents dans notre environnement. Ils se sont disséminés dans l’air, le sol, l’eau, les sédiments, contaminant les plantes, les animaux et enfin les hommes.

Présents à l’époque dans les encres d’imprimerie et les adhésifs, le site du ministère de l’Ecologie rappelle qu’ils ont aussi été utilisés comme huile pour les transformateurs et les condensateurs, ainsi que dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Ils ont servi de lubrifiant dans les turbines et les pompes, le traitement du métal, les soudures, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone…

Toujours selon cette étude, la concentration des PCB dans le sang des Français est également plus élevée que chez nos voisins allemands et américains.

La synthèse de l’étude de l’INVS :

Exposition de la population française aux polluants de l’environnement

L’Inserm souligne l’impact de l’atrazine sur le développement du foetus

C’était l’herbicide le plus utilisé, aux Etats-unis comme en Europe, pour maîtriser les mauvaises herbes dans les champs de maïs. Il a été interdit en Europe, et en France, depuis 2003.

Mais des traces d’atrazine et d’un de ses métabolites (atrazine mercapturate) étaient pourtant présentes dans les urines de 5,5% de 579 femmes enceintes ayant participé à l’étude Pélagie, pilotée par de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), publiée le 2 mars 2011 dans la revue Environmental Health Perspectives

Cette étude a été réalisée entre 2002 et 2006 auprès de plus 3400 femmes enceintes en début de grossesse en Bretagne.

Elle visait à étudier l’impact de l’atrazine ou d’un de ses métabolites (atrazine mercapturate, desethylatrazine, hydroxyatrazine, ou hydroxydesethylatrazine) sur le déroulement de la croissance intra-utérine.

Résultats : des traces de métabolites de desethylatrazine et d’hydroxyatrazine auraient également été respectivement retrouvés dans 20% et 40% des échantillons.

L’étude épidémiologique a permis d’établir qu’une présence marquée d’atrazine dans les urines était accompagnée d’une diminution du poids de naissance et de périmètre crânien.

Une quantité élevée de pesticides dans l’air peut également avoir un impact sur la croissance intra-utérine.

Selon l’enquête, les femmes ayant des traces d’atrazine ou d’un de ses métabolites dans les urines ”avaient 50% de risque supplémentaire d’avoir un enfant ayant un faible poids à la naissance et 70% de risque supplémentaire d’avoir un enfant ayant une faible circonférence crânienne à la naissance”, s’inquiète l’association Générations Futures (ex MDRGF) suite à la publication de l’étude.

D’autant que malgré son interdiction, l’atrazine “reste le pesticide le plus présent dans les eaux en France”, souligne l’ONG.

Si les concentrations restent assez faibles, elles ont malgré tout un impact sur le développement intra-utérin. Il n’existe toutefois “pas d’association évidente entre la présence d’atrazine et le développement d’anomalies congénitales majeures”, précisent les chercheurs de l’Inserm.

Pour François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, ”cette étude nous montre clairement que des doses très faibles d’un herbicide perturbateur endocrinien peuvent avoir des effets dommageables sur le développement du foetus et donc sur le futur état de santé de l’enfant”.

L’ONG demande ”que tous les pesticides pour lesquels un effet perturbateur endocrinien aura été caractérisé soient retirés du marché”.

L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a également lancé en octobre 2009 une étude pour déterminer les effets sur la santé de l’atrazine (cancer, malformation des bébés naissants, insuffisance de poids des nouveau-nés et des prématurés).

Pesticides : une augmentation inquiétante des dérogations

Selon deux associations (“Pesticides action network” et “Générations futures”), l’Union européenne accorde des dérogations en nette augmentation pour l’usage de pesticides interdits.

Les règles européennes permettent en effet à un produit non autorisé d’obtenir une dérogation pour 120 jours en cas de “danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens” pour les cultures.

Alors qu’elles étaient au nombre de 59 en 2007, les dérogations sont passées à 321 en 2010 en Europe, dont 74 pour la France.

Les pesticides agricoles infiltrent les maisons
Selon le MDRGF, une nouvelle étude scientifique américaine montre que les pesticides agricoles utilisés dans un rayon de 1250 mètres autour d’habitations finissent par contaminer l’intérieur de ces maisons.
L’équipe menée par Mary H. Ward, du National Cancer Institute, a collecté des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89 résidences en Californie et a ensuite analysé les résidus de 7 pesticides très utilisés en agriculture et soupçonnés d’être cancérigènes

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