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Pas de slips pour les flatulences des fourmis cosmiques

A l’origine de cette invention, un chef d’entreprise qui se qualifiait lui-même de « péteur frénétique ».
Le simple fait de s’agenouiller ou de se pencher déclenchait chez lui d’incontrôlables flatulences, et les moindres réunions et déjeuner d’affaires, étaient devenus des supplices.
Ne supportant plus cette situation, il s’est mis à chercher un remède à ce handicap.

Après avoir recherché sans succès du côté de son alimentation et de son hygiène de vie, il s’est dit : « si je ne peux pas les empêcher, je vais essayer de les contrôler ».
L’invention du « slip silencieux » est née de là.

Son principe est simple puisque qu’il consiste en un élément qui conjugue les effets d’anti-odeurs comme ceux que l’on trouve dans les semelles absorbantes de chaussures (pour essentiel à base de carbone) et ceux d’isolants phoniques comme le liège.
Non seulement ce produit très fin (3 mm) absorbe la majeur partie des odeurs émises même dans le cas de dégazages particulièrement méphitiques, mais en plus il attenue les bruits jusqu’à 35 décibels
Même si les ventosités les plus bruyantes ne peuvent être totalement atténuées, la grande majorité des pets qualifiés de bruyants (un pet est considéré comme bruyant à partir de 60 dB) deviennent ainsi quasiment inaudibles.
Avec cette invention, tout un chacun pourra désormais laisser aller son corps (ce qui, au passage, est excellent pour la santé) sans crainte d’être senti ou entendu.
Googland  

 

Oui, je sais, le sujet est plus que léger… Du moins en apparence. Car si nous pouvions avoir une invention inverse pour gonfler un peu les décibels de nos dirigeants, nous pourrions sans doute en savoir plus sur leurs flatulences. Une sorte de bâillon pour stopper les propos niais et épuisants des politiciens.

On peut toujours rêver. Ce qui leur sort par la bouche soulève davantage le cœur que les pets.

En réponse, dans une tentative d’explication aux casseurs de vitres dans les rues de Montréal, deux politiciens du même parti, ont donné l’explication suivante : ce sont des anticapitalistes.

Ah!

Ce qui signifie, en langage étouffé : des communistes, des anarchistes et des terroristes. On n’a plus que ce mot-là à la bouche, mais il ne faut surtout pas le dire pour être réélu.

Sartre disait que l’enfer c’est les autres… Vu d’un certain angle, c’est l’hypocrisie : celle de ces dieux qui passent dans l’Histoire en lucioles, le temps d’une lueur…noire. Un flash. Comme ceux des vieux appareils de photographies qui explosaient à chaque fois qu’on prenait une photo. Bang!

Je disais donc que nos politiciens voient des « anticapitalistes ». Dieu est mort, on l’a remplacée par un système de cerveaux passé au chlore.

Pathétique! Triste, en bon français…

Comment des spécialistes des affaires, de la politique, de l’économie peuvent-ils encore ne pas distinguer la volaille néolibérales qui assèche les humains, les Goebbelsises, et s’en vont dans les paradis fiscaux de la retraite se baigner dans des lavabos tout propres?

Pendant qu’en Occident, les hommes d’affaires sont gênés par les flatulences, le tiers des habitants de la planète crève de faim.

Un américain cultivé, dans une phrase en français, la seule qu’il connaît, dirait : « C’est la vie ».

Non, ce n’est pas la vie. Ce n’est pas celle de mon voisin, ni celle de l’ouvrier. Ni celle du jardinier ou du fermier.

Les assassins de gens simples, ceux qui travaille réellement au bien être de cette vie, eux, n’ont pas de médailles.

Ils n’écrivent pas de roman, ni ne se gargarisent d’idées. Ils travaillent… Ils sèment et moissonnent pour cette race de saigneurs qui ne cultivent que les guerres, tuant femmes et enfants, s’offusquent un moment, puis passent à un autre scandale.

Il n’y a jamais de coupables. Et si la justice n’était pas noyée dans le « droit », on pourrait en guillotiner quelques milliers pour avoir enfin la paix.

On n’a pas le « droit »… Faut être sage, purs… Purs comme du brun dans la couleur du diable.

 

La théorie des œufs et des poissons

Ce petit humain est assis là, sur cette planète, fier de ses drones, fier de ses théories sur l’économie, le derrière de la tête écrasé sur la théorie du Big Bang. Gros! Gros!  crapaud bouffi dans le grand étang de la Vie.

Fier jusqu’à tuer. Boulimique jusqu’à assassiner,  par ce qu’il nomme « dommages collatéraux »,  ses semblables.

La théorie du Big Bang?

J’en ai une pire pour vous.

Et si l’Univers n’était qu’une machine à fabriquer des œufs? Comme chez le poisson, il en sort des milliers, mais peu survivent. La planète ne serait alors qu’une couveuse d’âmes.

Un trie.

Nous croyez-nous si « grands »? Créature se prétendant unique et pensante dans l’Univers?

La conscience n’est peut-être qu’un cinéma 2 D dans un monde de D infinis…

Revenons sur Terre… Une chose est certaine. Si la Terre n’est qu’un œuf dans l’Univers, pour le moment, il ne risque pas de donner naissance à des « créatures » élevées dans ce mystérieux gâteau mille-feuilles.

La si chère formulation « sauvons la planète » des religiosés au vert est ridicule. Bel exemple d’humilité : notre homo sapiens à Ipad veut sauver une boulette dans l’Univers, mais il a été incapable de survivre, malgré toutes les richesses de celle-ci.

On se dirige vers un Bang-Bing. Une sorte d’implosion de la race humaine.

Et quand on ne sera plus là, il restera des nids de fourmis, des cancrelats, toutes ces écoles du savoir réel.

Chaque insecte, chaque oiseau, chaque plante, tout ce qui nous apparaît petit, insignifiant, dégueulasse, sont en fait des lettres d’un langage qui nous parle.

Nous n’avons pas su écouter.

Alors, les 60 décibels du pet réduits par un slip à 35, dans l’histoire de l’Univers sont assez insignifiants.

Je me dis, que pour sauver son cul, il faut se méfier des hommes qui font trop de bruit dans l’Histoire…

 

Gaëtan Pelletier

Mai 2012-05-29

 

Les esclaves consentants….

Les mouches en dedans…

Tu sais, quand j’ai vu ta photo, je me suis dit que tu étais mal en point. Et je me sentais coupable… Tu n’as rien à manger. Mais les mouches, oui…

Je ne sais pas trop qui t’a fait plus de mal… Les mouches? Nous? Le hasard?

Je me suis dit qu’il y a des milliers d’années il n’y avait probablement pas de singes avec autant de mouches sur le dos.

Pourtant, nous sommes allés sur la lune… Tu ne me croiras pas, mais c’est vrai. Celle que tu regardes chaque soir, comme un biscuit de lumière. Tout simplement. Tu gobes des images.

Nous aussi.

Si tu es comme ça, c’est que nous nous avons les mouches en dedans. Et plus on est savant, plus on va sur la lune, plus on est important, plus on crée de mouches.

Il y a des jours où je te dirais que j’aimerais t’envoyer non pas quelque chose à manger, mais quelqu’un. Mais c’est méchant de penser ça… Avant ça me faisait du bien de penser comme ça. Mais plus aujourd’hui… Car je me suis rendu compte que lorsqu’on a le ventre plein, et que les grands savants remplissent leurs montres en or de temps, d’éternité – celle d’ici-bas – on devient méchant sans le savoir, sans s’en rendre compte.

Ici, on ne cultive pas les autres, on se cultive, soi…

Je sais que tu ne me croiras pas, mais penser, ici, peut faire vivre. Nous sommes payés pour penser. Et plus on pense, plus on est payés. Et plus on mange… De sorte qu’on finit par oublier ce qui nous nourrit. En fait, nous sommes nourris par la vomissure… On se vomit les uns sur les autres.

Un vrai régal.

Chacun est une lune en soi. Et on s’entre-mange comme des biscuits d’ego. Tout lumineux… Mais sombres. Car pendant que tu vis avec ce corps … « minimaliste », nous, on essaie de se restreindre…

Il est minuit. Je me dis que tu dois être mort, déjà.

Ici, on meure aussi à minuit… Mais en gros carrosse… Car des fois, les gens sont tellement sombres que c’est la lune noire. Ils tentent de mettre fin à leurs jours.

Et tous se demandent pourquoi… Sans doute, que sans le savoir, on nous nourrit à quelque chose qui n’est pas essentiel en nous faisant croire que c’est important.

C’est étrange de t’écrire, parce que tu ne sais probablement pas lire. Mais ici, on a tellement lut, tellement appris, qu’on ne sait pas trop ce qui est bon pour nous. Chaque petite lettre peut être une mouche noire qui nous recouvre l’âme.

Mais on n’est pas différent de toi…. Sauf en apparence…

Nous, on a les mouches en dedans… Et bien cultivées…

P.S. : Il n’est pas important que tu comprennes… Nous non plus, on ne comprend rien. On essaye très fort. Au point où le prix qu’on paye à essayer et à faussement réussir pourrait te garantir un peu de vivres.

C’est drôle, on n’avait pas pensé à ça….

Gaëtan Pelletier , 2009

Blattaria

Les blattes vivent en petits groupes de type familial. Ces groupes se composent d’individus du même âge et probablement nés de la même mère. Dans les habitations, ces groupes se rassemblent pour former des grandes communautés de plusieurs centaines ou même de milliers d’individus. Cependant, le concept de hiérarchie ou de spécialisation des tâches est inexistant. Chaque individu est autonome. Wikipedia

Depuis 400 millions d’années…

Chez l’humain, on retrouve l’équivalent dans la sphère des affaires et de la politique. Si la blatte peut ruiner, anéantir un appartement, la blatte « humaine » est apparue il y a longtemps et est en train de désintégrer une planète.

Nourrie  au « grand » savoir, venimeuse, hypocrite, mielleuse, menteuse, grimacière, elle est un individu autonome, sans scrupule, crépusculaire, c’est une sorte de chien dressé aux idées reçues, dénué d’empathie.

Zombie!

Fecal Focal Point

Des abris où leurs excréments sont abondants apparaissent (en anglais un Fecal Focal Point). A cet endroit, les insectes sont en sécurité. Wikipedia

Elles sont en sécurité dans un grand building créé par la masse accroupie et silencieuse, dont la seule écriture est un X, seule arme pour le protéger dans les guerres du 21e siècle entre gouvernements et peuples.

La BP, ou blatte politique, nouée à la BF ( blatte financière), a charpenté des armées de BS – blattes-soldats -, pour affermir son pouvoir. Après avoir créé le phénomène de la mondialisation, consistant à abattre les murs de la maison Terre, rendant ainsi friable la défense « compartimentale » ou cellulaire à la base de la résistance de tout être vivant.

Réalisations de la blatte humaine

Une fois les murs désagrégés des pays, la blatte a poursuivi sa randonnée de destruction dans une série de manigances en empruntant de manière subconsciente toutes les formes de camouflages que l’on peut retrouver dans la nature.

Pour ne pas être identifiée, une blatte BP ou BF empruntera le déguisement pastoral de la religion de l’avoir : la cravate.

Exemple – au hasard – de Blatte-Politique

Se servant d’organismes gouvernementaux sous maints maquillages, la BP, se livre à une série de nœuds géopolitiques, afin d’ouvrir les frigos de la Planète et de s’emparer des ors noirs, ou tout autres richesses appétissantes, sous une facture de bienfait à la masse en décomposition qui finira dans le Focal Fecal Point du but déguisé.

Le Blattaria a jusqu’à maintenant réussi à dépecer la moitié de la Maison-Terre en présentant l’économie comme un nœud gordien.

En format « troc », 100 vaches vivantes = 100 vaches réelles.

En format boursier, 100 vaches invisibles peuvent être achetés en format  PCAA par des génies de la finance qui s’y connaissent en économie.

100 vaches de papiers ne nourriront jamais personne, mais elles serviront à engranger de l’avoir invisible transformé en visible par les BF ( blatte financière).

 

L’avenir du Blattaria

L’avenir du Blattaria est énorme en potentialité : les avocasseries et les longueurs, ainsi que les sommes fournies par les masses populaires, finira par rendre brune une planète bleue avec quelques riches angoissés de perdre leur pouvoir et leur avoir. Mais la blatte étant résistante, et son succès datant de milliers d’années, on ne peut pas espérer tuer la bête à coups d’armes blanches.

Les blattes peuvent rester un mois sans manger ni boire. Une blatte décapitée peut survivre plusieurs jours (il est à rappeler que le système nerveux central des insectes est constitué d’une chaîne de ganglions le long du corps, et non centré autour d’un cerveau comme pour les vertébrés), la respiration s’effectuant par des trous disséminés dans son corps, les spiracles et son abdomen pouvant stocker de l’énergie pour cette durée1. Wikipedia

La BP et la BF représentent en ce début de 21e siècle le défi le plus grand pour la survie de l’Humanité.

Gaëtan Pelletier

8 avril 2012

 

 

Érosion : le massacre « rose »

Effritement.

Tous les pays du monde, tous les citoyens, tous les humains – si ce mot existe encore dans le paysage de la nature humaine- sont en train de revenir au moyen-âge.

C’est une sorte de mort sans douleur ou la perte de la qualité de vie s’en va peu à peu. On se fait mordiller par les rapaces de la finance, pas les requins, les piranhas… Ils ont la dent aiguisée comme des dents de scie.

Granule par granule, cellule par cellule, cellule grise par cellule grise.

Rongés

Granulés.

La défaite lente mais insidieuse.

La Terre aura donné ses beaux fruits à cet étalon en ratages. Il aura tout bouffé… Même ses semblables.

L’avenir,  c’est le trou du fromage gruyère.

Bienvenu aux illusionnés ayant fois en les illusionnistes. Nous avons élus des magiciens naïfs. Ils s’y connaissent dans l’art du cirque. Les chevaux étaient utiles avec des œillères. Ils en ont plein les yeux.

Il suffit d’emprunter les autoroutes :

Barack-Obama

Nicolas-Sarkozy

Stephen-Harper

Jean-Charest

Oui, on leur donne un nom d’autoroute. Étonnamment, car ils nous ont mené à l’abattoir lent. La petite mort morose, la destruction lente d’un monde et de ses habitants.

La Terre est un énorme Guantanamo.

Le supplice de la goutte des taxes, des impôts, des entreprises qui se délocalisent et de l’argent rendu invisible, les syndicats assassinés.

Boum!

Stress, maladies, « médecine-banquière », pollution, etc.

C’est l’érosion engourdie… Effritement garanti…

Vous savez ce qu’on fait avec les vieilles maisons?

On les jette à terre et on recommence avec du matériau neuf.

Ici, c’est le matériau de l’esprit qui nous manque.

On dirait un chirurgien qui vient d’inventer une nouvelle peau. On est tous engourdis devant les labos, les banques, les dirigeants.

On a changé de régime :

Avant, le pouvoir venait de « Dieu ». Maintenant, il vient de l’argent invisible qui sert à ramasser nos biens  « communs ».

Encore une « belle formule »…

Ça fait deux décennies qu’on nous dit : « Demain, ce sera trop tard ».

Ah!

Nous voilà demain…

Gaëtan Pelletier

Mars 2012

Ne reste plus que la poésie… Qui dit tant…

Compagnon des Amériques
Québec ma terre amère ma terre amande
ma patrie d’haleine dans la touffe des vents
j’ai de toi la difficile et poignante présence
avec une large blessure d’espace au front
dans une vivante agonie de roseaux au visage
je parle avec les mots noueux de nos endurances
nous avons soif de toutes les eaux du monde
nous avons faim de toutes les terres du monde
dans la liberté criée de débris d’embâcle
nos feux de position s’allument vers le large
l’aïeule prière à nos doigts défaillante
la pauvreté luisant comme des fers à nos chevilles

mais cargue-moi en toi pays, cargue-moi
et marche au rompt le coeur de tes écorces tendres
marche à l’arête de tes dures plaies d’érosion
marche à tes pas réveillés des sommeils d’ornières
et marche à ta force épissure des bras à ton sol
mais chante plus haut l’amour en moi, chante
je me ferai passion de ta face
je me ferai porteur de ton espérance
veilleur, guetteur, coureur, haleur de ton avènement
un homme de ton réquisitoire
un homme de ta patience raboteuse et varlopeuse
un homme de ta commisération infinie

 

l’homme artériel de tes gigues
dans le poitrail effervescent de tes poudreries
dans la grande artillerie de tes couleurs d’automne
dans tes hanches de montagne
dans l’accord comète de tes plaines
dans l’artésienne vigueur de tes villes
dans toutes les litanies
de chats-huants qui huent dans la lune
devant toutes les compromissions en peaux de vison
devant les héros de la bonne conscience
les émancipés malingres
les insectes des belles manières
devant tous les commandeurs de ton exploitation
de ta chair à pavé
de ta sueur à gages
mais donne la main à toutes les rencontres, pays
toi qui apparais
par tous les chemins défoncés de ton histoire
aux hommes debout dans l’horizon de la justice
qui te saluent
salut à toi territoire de ma poésie
salut les hommes et les femmes
des pères et mères de l’aventure
Merci à Emmanuel Dor qui nous a fait parvenir ce poème

Gaston Miron, L’Homme rapaillé

La diarrhée du citoyen : entre la merde des États et la toilette à grands pas…

J’ai commencé à détester le travail le jour où on m’a demandé de travailler plus vite que mon ombre. Mais pire encore, c’est au moment où j’ai pris conscience que le travail n’était plus une tâche partagée entre les sociétaires, mais une tâche vile pour des intérêts tout à fait étranger à ce …NOUS.

J’en suis à me demander si le monde n’a pas inventé les toilettes pour satisfaire au va vite, sorte de diarrhée constante qui fait courir les gens qui commencent à avoir mal au ventre avant de se suicider.

Le stress…

Une invention de cette ère de suicidaires qui cherchent à s’accommoder à la norme : cette « réussite » factice martelée et vendue par des cravatés. Je me méfie de ces « propres » déguisés porteurs de saletés. Ils ont les dents plus blanches que leurs cheveux. Mais en dedans, ils sont plus crasseux qu’une cheminée qui n’a pas été ramonée.

Les métiers du stress

Avec tous ces éclopés de l’âme est apparue une série de nouveaux métiers : psy, travailleurs sociaux, conseillers, redresseurs patentés. Vous être coupable d’être normal. Vous devez courir au travail, mais pas à la toilette.

On se croirait dans un vestiaire d’équipe d’une équipe de hockey avec ses soigneurs, ses docteurs, ses psys…

Le mental. Le mental.

Et les cuisiniers qui préparent des livres de recettes pour panser les « maux » de vivre.

Les trois tyrannies

La tyrannie du profit. L’exploitation est au cœur de la contradiction capital-travail. Le capitalisme n’existe que s’il génère du profit ; mais l’exacerbation de la concurrence en raison de la mondialisation des marchés a accéléré la course aux profits en accentuant les exigences de rentabilité et les pressions sociales qui lui sont liées. A France Télécom, la remise en cause du statut du personnel qui s’est traduite par 22000 suppressions de postes, sur 100 000 en 3 ans et 14000 « mobilités « internes », obtenues de gré ou de force, a beaucoup rapporté aux actionnaires qui, malgré la crise, ont obtenu 4 milliards de bénéfices. Quand la privatisation tue les uns, elle enrichit les autres.

La tyrannie technologique. Nous sommes entrés dans une société de surveillance et de contrôle permanente où notre temps est mis en coupe réglée, en dehors de toute instance de régulation. Ce flicage permanent des gens, ces laisses électroniques, ont engendré une tyrannie technologique qui nous grignote de l’intérieur. Le métier n’existe plus, il n’y a plus que des process. L’emprise des écrans, du « on line », du tout internet, en un mot, l’impérialisme numérique, tue non seulement le lien social, engendre la dépossession des individus, mais appauvrit les savoir-faire. Le métier c’était un savoir-faire : une seule chose dans la durée après un temps long de formation. On s’attachait à ce métier, on en était fier. Aujourd’hui, l’employabilité a remplacé le métier. La qualité du produit a été remplacée par le zapping de la production et le culte de l’éphémère. Le travail parcellisé est devenu hors-sol, sa dématérialisation du travail dans de nombreux secteurs engendre des accidents d’un nouveau type : les accidents psychiques du travail.

La tyrannie de la vitesse. Il faut aller de plus en plus vite, dans tous les domaines. Il n’y a plus de temps mort. Vivre sans temps mort et jouir sans entraves, un des slogans de mai 68 est devenu l’étendard du nouveau capitalisme. Il se traduit par un nouveau rapport au travail. Travailler tout le temps, plus et de plus en plus vite détruit l’organisation traditionnelle du travail. La vitesse engendre la fuite en avant perpétuelle, pour gagner du temps, pour le maîtriser, mais elle revient à sa dictature sur nos existences. Stress, souffrance et suicide: le management de la terreur

Avant c’était mieux…

Vous vous dites que c’est de la nostalgie?

Bien non… Car le cerveau humain a passé des milliers d’années à suivre la lente nature. Il était dans l’obligation de la suivre, d’attendre. Mais elle et ce NOUS étions liés, semblables, de la même souche.

Jusqu’à ce qu’un génie décide de faire pousser les légumes plus rapidement. Il ne les trouvait pas assez pressée  pour son compte en banque. Ou alors, il s’était dit que la nature ne faisait pas de profits à court terme. Vite! Un coup de pouce…

Cette rupture avec la nature a fait en sorte que nous sommes devenus des esclaves  du syndrome du petit coin.

J’ai compris cela à 14 ou 15 ans.

La question est de savoir – dépouillé de toute illusion, conscient – de ce que nous devons amasser en  cours d’existence entre l’âge zéro et le compteur de la mort qui fait retomber à zéro cette machine humaine.

Erreur! Ce n’est pas une machine humaine… C’est une créature intégrée à la création. Elle est en vacances de lumière pour l’aventure de la chair. « L’Homme est supérieur aux anges ».

Un petit coup de bible?

Et quel est le  but de cette  vie ?

Vivre! Mais on ne sait plus vivre. Toutes les pubs sur le « futur », votre futur sont trafiquées.

Personne ne se soucie de votre futur. Ceux qui s’en soucient se rongent les ongles sur leurs tableaux de gains et pertes monétaires.

Vous êtes donc la petite pépite que l’on frotte . On vous soigne pour vos bras… Un esclave mort ne vaut pas cher.

Un esclave éméché ne donne pas grand lumière….

La clef

Il est presque déjà là le jour où le citoyen préfèrera rester chez lui et à ne plus participer au NOUS trafiqué par des ombres d’humains. Cette eau de javel de l’existence.

Je vois tous les jours des analyses profondes, parcellaires, des étancheurs de craquelures, de fentes, de rides, de systèmes.

Ils s’inquiètent de la machinerie humaine.

En fait, ces carcasses d’humais – grand amateurs de calculs – n’ont pas compris que la bêtise est la somme de toutes leurs bêtises. Ce qu’a rapidement flairé le citoyen. Le supposément dupe – ne pouvant changer le « système » préfère migrer en d’autres états d’âmes.

Du fait que la méthode des savants (sic) a toujours été celle du scalpel, ils s’évertuent à régler par tranches le « malade global ».

La foi au compte en banque fait de ce dieu un diable plus noir que les ombres qu’il détruit en jetant par terre les humains.

Couché, plus personne n’a d’ombre…

Il faut un ébouriffant illuminé pour croire qu’un baril rempli d’eau qui coule peut être « réparé » par des avocats payés pour la lenteur des procédures.

L’intelligence  n’est pas de savoir des « choses », c’est de savoir les êtres à travers son milieu, son âme et la dynamique de la chaleur humaine.

Quand cette flopée de « connaisseurs » dits rationnels, aura compris que l’humain est un baril rempli d’eau, et qu’il n’est fonctionnel que dans sa structure matérielle et son contenue limpide, délié et souple, on aura fait un pas…

En attendant, courons tous aux toilettes…

666

C’est le débris total
Dans le formol
La danse fatale
La culture des bémols
 
Les riches fabriquent des pauvres
Les noient dans la sueur
Les font pourrir au grand soir
La léchure des plaies
C’est l’ère des grands flanqués mous
À bordure dorée
Les douleurs sont enterrées
Sous les morts des vers aspirés
 
Qu’on tue ces coiffés et cravatés
Ces petites Bastilles de coin de banques
Ces blancs nègres des idées
Qu’on les pende avec les lacets de leurs souliers
Il n’y a plus de pays
Ni de terre
Rien que du sang imbibé d’argent
J’arracherai vos dents de pouvoir
Comme un dentiste précautionneux
Vous laissant les gencives pourpres
Saignantes
Pour tous les mourirs lents qu’on a semés lentement
Toile de Bush, toile de Bosch, toile de toi
Qu’on les cloue comme des Antéchrist
Qu’on les asperge d’essence et de bouillon acides
Qu’on les laisse se tortiller aux flammes de la colère
 
Gaëtan Pelletier
Mars 2012
 
 

Le miroir des démunis

J’étais à l’école ce matin. L’école… Pendant que certains se défonçaient pour essayer d’écrire quelques lignes, Le yeux plissés… À tenter de percer le mystère de ces mots savants dans les consignes. Les mots des grands projets, des grands orgueils, des enfermés dans leurs tours à écrire des programmes pour l’apprentissage.

Si loin d’eux… Si loin de la misère…

Et sur un présentoir, de beaux livres, de beaux rêves, des écoles au loin, encore des écoles, et des métiers présentés comme les plus beaux du monde.

Papier glacé.

Jeunesse sanguine et rêveuse, forte, mais pas très réelle. Comme des bulles de savons sur un lit d’eau d’un bain bien bullé…

C’était leur monde de papier glacé.

Leur monde de faussetés. Tout est faux en ce monde. Il n’y a pas de mouches, pas de sueurs, chez ces jeunes ouvriers de plantation d’arbre. Pas dans ces livres présentés comme des livres de recettes de la réussite et du bonheur.

Sauf le grand air.

Hitler avait fait pareil avec sa jeunesse hitlérienne.

Sauf que la nôtre est livrée à une image encore plus martelée.

Les riches de la richesse d’investissement ont besoin de main-d’œuvre. Pas les petits riches… Les grands… Ceux qui en ont tant qu’ils ont aux doigts plus de ficelles que de bagues.

Il faut apprendre à voir. Je ne sais comment on développe ce réflexe ou ce savoir-faire qui mène au savoir-être…

C’est comme se faire dire à toutes les images : « Je suis minable ».

Il n’y a personne de minable en ce monde. Surtout pas les démunis. Ils n’ont rien, même pas l’arme des mots pour se défendre.

Ils ont foi en la recette. C’est tout… Ils ne se croient pas assez intelligents pour juger des choses, de démêler la démesure des saigneurs d’âmes. Les vrais minables sont ceux qui pensent dépasser les autres. À coups de trouvailles, de subtilités dans le grand vide des mots…

En plus de cette misère d’apprentissage, il y a celle de la vie trop rude : celle de la maladie, du passé familial, de l’injustice de ce dont avec quoi on est né.

La monoculture, comme celle du palme…

Je reconnais la misère intérieure, invisible, parce que, sans doute, je l’ai vécue.

Alors, il s’est assise une jeune femme, une misère, une plaie dans l’âme.

Un ulcère aux yeux bleus apeurés.

Je sens les vibrations éparpillés, nerveuses, comme si elle allait se désintégrer soudainement.

Un déséquilibre total d’émotions.

Encore un monde à deux richesses… Celle qui est exploitable et celle qui ne l’est pas. Mais qui donc peut juger de la « valeur » d’un être humain? Qui?

À voir la jeune femme me raconter son calvaire, dans des trémolos de corps qu’elle tentait de cacher. Eh! Oui. On les caches ses émotions, on ne sort pas avec ses émotions dans un monde ou le cerveau marche sur une seule patte. Mais la bonne, pour certains.

— Tu devrais écrire de la poésie…

C’est à ce moment que j’ai commencé à lui parler de mon « expérience » : Écrire pour vidanger son âme… Ce n’est pas très bien vu dans un monde où écrire est un pas vers la gloire. Mais la gloire n’est que celle que l’on se fait, que l’on se trace. Car au bout de la vie, la gloire de ses victoires, est sans doute la seule que l’on emporte. Celle des médailles est terrestre et passagère. C’est un puits de diamant pour les sociétés de riches – autant munis, soumis au moule, vaniteux. Dits savants…

Personne ne donne de médaille sans recevoir quelque chose en retour. Et plus les États en donnent, plus elle fête sa réussite – pas même sociale – mais celle des investisseurs.

La politique est une culture de médailles subventionnée par la racaille…

***

La jeune femme est revenue quelques heures plus tard.

Avec un poème.

Bien sûr, les gens des universités, « culturés », diront qu’il n’y a rien de vraiment bon. C’est qu’ils n’ont pas compris que les techniques n’ont rien à voir avec la vie. Ce n’est qu’une partie… Et, à mon sens, la moindre.

La première chose à faire dans la vie, c’est de se refaire une beauté. Se regarder dans l’âme et se dire qu’on est beau. Il faut un peu de savoir de la laideur des autres et de l’authenticité.

Il ne faut se comparer souvent qu’à soi… Mais comment se reconnaître dans un miroir tellement falsifié que l’on vous flanque dans le visage chaque jour?

Oublier un peu l’océan…

Authentique.

Pas facile…

Mais j’espère qu’elle continuera d’écrire, parfois dans une saignée d’encre noire ou bleu étouffante.

Pour cesser de trembler devant ceux qui vous présentent un monde « parfait » et qui créent ces moules maudits où les démunis ne trouvent pas leur place.

La place de ceux qui font les moules…

Gaëtan Pelletier

Cimetière de nos avoirs…

La folie militaire – payée par les citoyens de tous les pays… qui en ont les moyens. On crée, on jette le désuet, on fabrique. Après quelques années, ces cimetières, monstrueux, deviennent le « dumping » de nos avoirs et de nos sueurs.

Beaucoup d’aluminium, si je ne me trompe. On pourrait construire des millions de fauteuils roulant.

Mais on préfère donner la tâche à des écoliers qui ramassent des languettes de canettes de « sodas » en aluminium.

Et à les rendre coupable de consommer… Sauver la planète!

Bel exemple d’hypocrisie.

Quand on pense qu’un chasseur vaut dans les 60$ millions. Ce qu’on ici représente une jolie somme de l’argent gaspillé à s’entretuer, ou à se protéger des ennemis « potentiels ».

C’est le coût de « l’intelligence » humaine au pouvoir…

Sans compter les rats financiers qui siphonnent vos sueurs.

Ça donne le goût d’aller vivre en Alaska, ou dans le Nord du Québec, sous une tente…

FCCUK.ORG

Ce qui donne le goût d’être un citoyen “modèle”….

Une certaine forme d’esclavage.

Gaëtan Pelletier

Une frappe israélienne mettrait en péril la minorité religieuse en Iran

Le bahaïsme aussi connu sous le nom de religion bahá’íe (prononcer baˈhaːʔiː), béhaïsme ou de foi bahá’ie est une religion monothéiste indépendante dont le but est d’unir l’humanité dans sa diversité (cette perspective se retrouve déjà chez le poète Kabir né au XVe siècle en Inde). Elle a été fondée par le Persan Mirzâ Husayn ‘Alî (1817-1892) en 18631. Ce nom est dérivé du surnom donné à son fondateur : Bahá’u'lláh (en arabe, « Gloire de Dieu » ou « splendeur de Dieu »). Les bahá’is sont les disciples de Baha’u'llah. Ils s’organisent autour de plus de 100 000 centres (répertoriés par le centre mondial de Haïfa) à travers le monde, et leurs écrits sont publiés en plus de 800 langues. En 2011, cette religion compte environ 7 millions de membres appartenant à plus de 2100 groupes ethniques, répartis dans plus de 189 pays2. Son centre spirituel (lieu de pèlerinage) et administratif est situé à Haïfa et Acre, en Israël.

(***)

Les écrits Baha’is mettent l’accent sur l’égalité essentielle des êtres humains, et sur l’abolition des injustices. L’humanité est vue comme unique, bien que très variée : la diversité des ethnies et des cultures sont dignes d’appréciation et de tolérance. Le racisme, le nationalisme, les castes et les classes sociales sont considérées comme des barrières à l’unité de l’humanité. Les enseignements baha’is déclarent que l’unification de l’humanité est un sujet primordial dans les conditions politiques et religieuses présentes 4. Wikipedia

Roméo Dallaire
Sénateur, l’auteur est un lieutenant-général à la retraite et un ancien commandant de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda.

Tandis que les pays du monde concentrent leur attention sur les ambitions nucléaires de Téhéran, un vif débat s’amorce concernant les avantages et les inconvénients d’une attaque préventive par l’armée israélienne.

Sans égard au fait qu’elle puisse être imminente, comme l’a mentionné le secrétaire américain à la Défense, l’idée d’une telle attaque me déplait particulièrement, et ce, non seulement parce qu’elle serait prématurée et inefficace et entraînerait inévitablement des représailles dans la région et dans d’autres pays, mais aussi parce qu’elle pourrait mener à des incarcérations en masse et à des massacres par vengeance visant les 300 000 Bahá’ís qui constituent la plus importante minorité religieuse d’Iran.

Depuis des décennies, les Bahá’ís d’Iran sont victimes de raids brutaux, d’arrestations arbitraires, de tortures et d’exécutions. On les empêche systématiquement d’accéder au marché du travail et de poursuivre des études supérieures, et le simple fait de s’afficher en tant Bahá’ís leur vaut de subir une dure répression de la part de l’État.

Le régime ne se contente pas de tolérer ce génocide idéologique, il le soutient, ce qui est totalement inadmissible.

Ce qui m’inquiète le plus est le fait que cette répression exercée par l’État est alimentée par une guerre de propagande vicieuse - elle?même orchestrée par les médias contrôlés par l’État – qui vise à diaboliser et à dénigrer les Bahá’ís.

Au cours des 16 derniers mois, les médias iraniens ont produit plus de 400 articles, rapports et documentaires dans lesquels on accuse les Bahá’ís de tenter de renverser l’Islam, d’être des conspirateurs sionistes et d’effectuer de l’espionnage pour le compte d’Israël. Les articles s’accompagnent souvent de dessins de la grande faucheuse et d’autres images visant à susciter la peur et la méfiance.

Tel un souffle attisant les braises de l’intolérance chez les éléments les plus extrémistes de la société iranienne, cette propagande fait en sorte d’inciter à la haine.

J’ai déjà vu ce scénario dans le passé, et ça ne s’était pas bien terminé.

En 1991, Kangura - le tabloïd rwandais appartenant à des Hutus – avait publié l’image d’une machette à la une, accompagnée de la question suivante : « Quelles armes allons?nous utiliser pour vaincre les cafards pour de bon? »

L’histoire nous a enseigné - et j’en ai été le témoin direct - que les campagnes de propagande visant à inciter à la haine jouent un rôle clé dans le massacre d’innocents.

Nous devons toujours nous rappeler de la propagande contre les Juifs dans l’Allemagne nazie, de celle contre les musulmans dans la Yougoslavie de Milosevic, ou de celle contre les Tutsis et les Hutus modérés au Rwanda. Dans tous les cas, on a ciblé des minorités ethniques ou religieuses, et on les a dépeints comme des rats, des serpents et des cafards afin de les déshumaniser.

Pour que les violences éclatent, il faut également un élément déclencheur, quelque chose qui catalyse la peur et la haine que distille la propagande dans la population.

Après des centaines de rapports des médias iraniens accusant les Bahá’ís d’être des conspirateurs sionistes souhaitant la destruction de l’Iran, que croyez-vous qu’il arrivera à ces gens si Israël décide d’attaquer? Compte tenu de la longue campagne de haine dont ils sont la cible, les Bahá’ís d’Iran pourraient subir une vague d’attaques violentes.

Le premier ministre Harper et le chef libéral Leader Bob Rae ont eu raison de ne pas approuver l’action militaire, lors de leur réunion avec Benjamin Netanyahu, la semaine passée. Cela ne signifie pas pour autant qu’on doive fermer les yeux sur la menace nucléaire posée par l’Iran. En tant que l’une des principales puissances intermédiaires du monde, le Canada peut jouer un rôle important.

En premier lieu, nous devons mener avec dynamisme une stratégie globale en matière d’affaires étrangères à l’égard de l’Iran, en utilisant tous les outils économiques et politiques à notre disposition pour essayer de faire avancer les mesures diplomatiques.

En second lieu, nous devrons faire appel au nouveau Bureau de la liberté de religion quand il aura été établi, et nous assurer que la question des Bahá’ís se situe au premier rang de ses priorités.

En troisième lieu, nous devons tabler sur la nouvelle position du président de la Russie à l’égard de la Syrie et l’inviter - outre ce qui concerne la fin des massacres à Homs - à prendre la parole et à tenter de faire entendre raison à l’Iran.

Enfin, nous devons veiller à ne pas fermer notre frontière aux Bahá’ís - ainsi qu’aux défenseurs des droits de la personne et des dissidents iraniens - qui demandent le statut de réfugié au Canada. Depuis une cinquantaine d’années, le Canada est reconnu comme un pays qui accueille des personnes persécutées de partout dans le monde. Nous devons faire honneur à notre réputation en ce qui concerne les Bahá’ís d’Iran également.

Après le génocide au Rwanda, les responsables du message de haine véhiculé dans les médias ont été trouvés coupables par le Tribunal pénal international pour le Rwanda d’avoir, comme l’a formulé un témoin, « verser de l’essence sur l’étendue du territoire, goutte après goutte, de telle sorte qu’un jour, ils puissent allumer le feu et embraser tout le pays ».

Bien qu’il soit impossible de prévoir ce qui attend les Bahá’ís, nous savons qu’ils n’ont aucun droit en Iran. Nous savons que les médias les déshumanisent et qu’ils servent depuis toujours de boucs émissaires quand les choses se corsent. S’il fallait qu’une attaque israélienne déclenche des actes violents contre les Bahá’ís, nous ne pourrions plaider l’ignorance ni les abandonner à leur sort.

Roméo Dallaire

http://www.bahai.com/lesbahais/pp5.htm