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La soupe à l’eau : le jeu des cowboys et des indiens

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"Auriez-vous une cigarette?" demanda un effiloché mal vêtu à un homme assis proprement dans sa BMW. 
- Vous êtes dégueulasse et vous coûtez cher…  
- À voir votre mallette, votre cravate, votre vernis et vos cheveux bien cirés, vous enfumez toute la planète. J’ai les doigts jaunes, mais l’âme blanche… Dans vos pubs, on dit que je refuse d’éteindre… Dans votre cas, vous brûlez une planète entière, alors cessez de me faire chier. 
"POOOOOOOOOOOOOOLICE"! 
" On vous l’emmène au frigo, monsieur! 6 chefs d’accusation… 
Le feu passa au vert.  
 
*** 

Obama, le parfait cireur des souliers, et pas le moindre, mondialiste-mollusque, va passer à l’Histoire comme un "tueur pacifiste", Prix Nobel de la dynamite étouffée dans l’eau.

Le pétard mouillé idéal pour la culture des morues "hors terre". Nobel a inventé la dynamite, et Obama le drone.

Les kapos ont pris du gallon… Avant, dans les ruelles de Varsovie, ils étaient guenillés. Les voilà POP-ulaires. Et gangrène de la vie terrestre…

Le règne des guenilles 

Comme disaient mes ancêtres: " Nous sommes bien gréés pour aller nulle part avec de la guenille pour mat. Après le barbiturique G. Walker Bush, voilà un autre "esprit" américain, Père Noël distributeur à cadeaux.

O bas mat…

Jeune, je jouais aux cowboys et aux indiens. Mon père m’avait acheté deux pistolets avec des balles de plastique, une ceinture et un chapeau.  On jouait aux cow-boys et aux indiens avec frénésie.  Pour les enfants, c’est naïf, mais dans la vraie vie, c’est comme inventer des méchants avec l’Histoire bien trafiquée et s’adonner à un tout petit sport.  Mais les amérindiens se  sont fait voler leurs terres… Et le reste du monde est maintenant une nouvelle race d’arriérés, sortes de nouille baignant dans une soupe légère, aérée, ou l’on compte les nouilles avant de vous la servir.  Et quand les investisseurs ne sont pas contents, on enlève 5 ou 6 nouilles par soupe pour accroître le profit.

C’est la soupe Treblinka , version souriante… Les prisonniers du camps de Treblinka n’avaient pas la "chance" de lire les ingrédients sur leur assiette.

Bonne continuation! 

Et voilà!

Dans la grande ferme de l’animalerie humaine, on continue d’abattre des enfants, les affamer, les faire mourir pieusement dans le IN GOD WE TRUST, qui devrait être changé pour in GHOST WE TRUST, car les fantômes – s’ils pouvaient revenir sur Terre – en auraient long à dire sur le jeu du "Cowboys et des indiens".  L’art d’avaler les terres est passé de l’art à avaler l’eau.  Bonne soupe à vous! L’intellectuelle soupe des analyseurs nourris à la fermentation de l’Histoire. Le temps de réaction de la vermine  gente politique est tellement déphasée que l’on devrait faire des élections aux trois mois.

Le pus des repus  

Mentors menteurs, faux délivreurs de peuples, arna-sans- coeurs patentés, le jeu des cowboys et des indiens est maintenant mondialisé. Qui plus est, le voilà à fouiller le petit citoyen comme s’il était une parcelle de ce monde à brouiller, à décortiquer de par la NSA, le petit citoyen "mobile", obligé de s’expatrier, de changer de pays, de culture. C’est l’effiloché parfait. Dépayser pour régner. Goinfrer les avoirs pour tout avoir.

En tant que terriens, nous sommes géniaux: le pain ne sert plus à nourrir, mais il sert à faire des profits. La puissance de travail de la race humaine est maintenant entre les mains de ceux qui ont de ces fouets sophistiqués – tels le F-35 - , cet appareil monstrueux qui déplumes sociétés avec son coût qui grimpe si rapidement qu’on a peine à le voir passer.

La grande grisaille 

L’eau commence à devenir grise et les nouilles semblent issues du poulet aux hormones chanté par Ferrat.

Un monde assez bizarre… Là où ceux qui lisent la bible ne savent pas – ou alors, pratiquent le déni – ce qu’est un … pharisien

Le re-publicain 

Ainsi, dans l’évangile selon saint Luc, la parabole du pharisien et du publicain illustre la supériorité morale du « publicain » (collecteur subalterne juif, au service de l’occupant romain, détesté par la population locale) qui se reconnait pécheur et implore la pitié de Dieu sur celle du pharisien qui se prévaut de son observance des règles pour se juger supérieur aux autres hommes… ( Wiki) 

Ainsi, dans la vie actuelle, re-publicains ou autres, la morale étasunienne se noie comme une soupe dans les luttes intestines qui nécessiteraient un coloscopie en profondeur . 

En attendant, la soupe est prête.

L’austérité, c’est la minceur pour le petit enfermé dans son monde de foi en la science politique.  C’est la nourriture intellectuelle que nous avalons.

Avaler et avalés…

Toutes les nouilles ont une cause: la soupe.

Gaëtan Pelletier

Avril 2014

Articles en relation

http://gaetanpelletier.wordpress.com/2012/12/14/le-f-35-la-fleche-et-larc/

EXTRAIT:

«  Je pense que tu vends des flèches pour t’acheter des flèches… »

Et l’autre répondit :

« Tue toi-même les oiseaux, et vend nous les plumes… Ça créera des retombées économiques… »

« C’est quoi ça? ».

« Si tu vends des flèches en les achetant, tu pourras davantage fournir à ton peuple de quoi manger, puisqu’il restera la chair… »

« On a suivi ton conseil, mais voilà que tout le monde est gros et qu’il à peine à marcher. Nous avons dû faire semblant qu’il n’y avait plus de nourriture et enterrer les carcasses »

« Es-tu Chef ou guerrier? »

«  Les deux ».

 

Etats-Unis: la ville de Columbia chasse les SDF du centre-ville !

 

Etats-Unis: la ville de Columbia chasse les SDF du centre-villeFlickr via St Stev

Dans le quartier d’affaires de la ville de Columbia aux Etats-Unis, vous ne risquez pas de croiser unSDF. En effet, la municipalité n’a laissé que deux choix à ces personnes démunies: quitter le centre-ville ou se faire arrêter par la police.

La semaine dernière, le conseil municipal de la ville de Caroline du sud a adopté à l’unanimité une mesure intitulée «La réponse d’urgence pour les sans-abri», comme le rapporte le site américainThinkProgress. Ce plan prévoit que les policiers qui patrouillent dans le centre-ville obligent les SDF à s’en éloigner. Ils ont pour consigne de renforcer la «qualité de vie» dans la ville en traquant toutes les petites infractions. Et pour bien s’assurer qu’aucun SDF ne continue à dormir au cœur de Columbia, une hotline a été mise en place pour que les commerçants et les habitants puissent signaler les sans-abri à la police.

Un seul choix: «la prison ou une pseudo-prison»

Pour accueillir tous ces sans-abri chassés du quartier d’affaires, la municipalité va ouvrir, en partenariat avec un organisme de bienfaisance local, un refuge d’urgence située en périphérie de la ville. Cependant, comme le précise Thinkprogress, il est peu probable que ce lieu pouvant accueillir 240 personnes puisse suffire alors que la ville compte six fois plus de personnes sans logement. Le plan va encore plus loin puisque les sans-abri ne seront pas autorisés à marcher en dehors du refuge et qu’un agent de police aura la charge de surveiller la route menant à l’abri afin de vérifier que les SDF ne fassent pas le chemin inverse. Pour partir, ces derniers seront contraints de se signaler à l’avance et de faire la navette avec un van dédié au trajet. Une situation qui se résume à «la prison ou une pseudo» prison pour le site américain.

Michael Stoops, membre de la Coalition nationale pour les sans-abri, a affirmé à Thinkprogress que cette mesure était «la plus anti-SDF qu’il n’ait jamais vu appliqué dans n’importe quelle ville au cours des trente dernières années». Des associations de défense des sans-abri pourraient déposer plainte prochainement pour faire arrêter ce plan de la ville de Columbia. Ils estiment que ce régime viole les droits des citoyens sans-abri à se réunir en toute liberté. La directrice juridique du groupe de défense des SDF a estimé pour sa part que «l’idée sous-jacente est qu’ils veulent (les membres du conseil municipal, ndlr) que les sans-abri ne soit plus visibles dans le centre-ville. C’est, en fait, un abus de pouvoir», a t-elle ajouté.

http://www.newsring.fr/actualite/1007043-etats-unis-la-ville-de-columbia-chasse-les-sdf-du-centre-ville

 

Source : Etats-Unis: la ville de Columbia chasse les SDF du centre-ville ! « Le Blog de la Résistance

Un "additif" au post précédent, L’ONU accuse les E.U. de traitement cruel, dégradant et inhumain envers les pauvres les nouvelles formules de semi-liberté sont à présent appliquées dans plusieurs états. Un système qui s’importe en Europe… pas mal pensé : créer une masse de "non productifs" en quantité industrielle, diriger vers eux la vindicte populaire, des personnes à charge – ce qui est réel, ce ne sont pas les multinationales qui payent les charges additionnelles mais bien les travailleurs… Etapes suivantes : d’une part créer des réserves de travailleurs au rabais avec l’assentiment de la population travailleuse, sur le mode « Offrez vous une nouvelle domesticité » publicité d’une officine de mise à l’emploi partiel sous payé des « assistés sociaux », vu dans un quartier de la haute bourgeoisie bruxelloise. Les crétins applaudissent des deux mains, ils ne pensent pas que demain cela risque bien d’être le sort de leurs gamins.

Une méthode encore plus rentable toujours pour les mêmes : la prison-usine associée à la tolérance zéro. Après licenciements et expulsions massifs, celui qui vole un pin devient bon pour l’esclavage… un raccourci ? Certainement en ce qui les concerne mais de ma part, un simple constat.  Et les mêmes crétins continuent à applaudir des deux mains et se mettent à voter pour ceux qui mettront de telles mesures de nettoyage social des rebuts de leur société le plus rapidement et drastiquement possible…

C’est avant tout un constat que j’ai pu faire sur le terrain… punir la misère, créée par les Corporation, devient la règle, les matrices d’opinion sont matraquées par leur médias qui rendent l’opinion publique favorable à cet ensemble de mesure qui constituent un système mis en place de manière préméditée, et il n’existe actuellement en tout cas en Belgique aucun mouvement social qui s’attaque à cette dangereuse dérive… j’ai beaucoup cherché, je n’ai trouvé qu’un associatif institutionnalisé aux ordres, ayant « bénéficié » du genre de formations prodiguées par Soros et cie, sous « fausses bannières » dont les mécanismes sont parfaitement décrits dans Des droites au look de gauche par raúl zibechi

Globalisation !Tout un programme, un triste programme ! Et combien de bonne inconscience populaire réprobatrice non des accapareurs mais de leurs victimes !

Anne

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-etats-unis-la-ville-de-columbia-chasse-les-sdf-du-centre-ville-123203108.html 

Conte des mille et une nuits : La vie de Ben Laden

Vous pourrez raconter à vos enfants, afin de les endormir, l’histoire de Ben Laden.

*** 

Ben Laden est né en Arabie Saoudite. Enfant, il n’avait pas de barbe, pas d’armes, et mesurait 9+11 pouces= 20.

Le jeune homme fait des études commerciales et techniques à l’université du roi Abdulaziz de Djeddah de 1974 à 1978, puis intègre le groupe familial vers le milieu des années 1970.

Il hérite de 25$ à 30$ millions de dollars. À son décès, on évaluera sa fortune à 300$ millions.

Le combattant du soviétisme

En 1980, les soviets envahissent l’Afghanistan et se battent contre les moudjahiddins, dont fait partie un certain Ben Laden. Pour nuire aux intérêts soviétiques, le groupe est aidé et financé  par la CIA par le biais de l’agence de renseignement pakistanaise, l’ISA.

Tous les gars se cotisent pour que les MUJAHIDEENS vainquent les méchants russes. Mais ce n’est pas suffisant… Pour financer le tout, on n’y va pas de main morte : la CIA implante une série de moulins à farine afin de trouver des fonds pour commanditer  les activités. Dans le but d’accélérer l’opération, on ira dans plusieurs pays du monde acheter de la farine blanche. Du pain et des œufs. Inquiets de la qualité de la farine, ils recourent à des chiens renifleurs.

Ce sont des chiens entraînés, qui branlent de la queue si elle est bonne et qui jappent si elle est affreuse.

Des COP. Des Chiens  à Obsolescence  Programmée, vendus par une firme d’ingénierie génétique qui les fabrique pour qu’ils durent 7 ans, dans le but d’en vendre d’autre le plus rapidement possible.

Trajet des financements.

Ben Laden, déjà riche, hérita de 53 demi-frères et sœurs. Son père ayant 22 femmes, s’était éreinté à la « procréance ».

Après avoir vaincu les russes, OBL entra en Arabie Saoudite en héros. Mais cela tourna au vinaigre.

Chassé et privé de sa nationalité, des attentats furent perpétrés, et ceux-ci, comme dirait le québécois, « passèrent sur son dos ».

Après être accusé de plusieurs attentats, et s’en être vanté, il déménage avec ses deux appareils de dialyse. Plus tard il ira à l’hôpital de Dubaï, souffrant d’insuffisance rénale,  depuis 1985.

On l’accusa d’avoir volé deux appareils de dialyse. L’histoire ne dit pas s’il lui fut greffé un rein, mais avec la parenté si nombreuse, il se peut qu’il ait put trouver quelqu’un de compatible.

  Cela se passait en juillet 2001.

Ben Laden, sortit de l’hôpital par la porte d’en arrière. Pendant ses longues nuits de sommeil, il rêva un jour qu’un appareil crashait sur l’hôpital.

Il s’écria : « Euréka », mais en Arabe : karaheu.

TORA BORA

« Après l’appui c’est le beau temps… »

Hommes d’affaires brillant et débrouillard, il continua de faire des affaires à partir d’une grotte. 41 grottes équipées d’électricité, avec des systèmes ultra-sons, un hôpital, tout cela situé à 300 mètres sous terre, avec ventilation et télévision couleur. C’est ce qu’on raconte. On trouva –selon mes sources de renseignement – Système D – 71 grottes avec un char d’assaut.

Voici la porte d’entrée filmée par la télévision américaine.

Les États-Unis, après le 11 septembre, découvrirent par hasard   où se trouvaient OBL.Ils  bombardèrent toutes les montagnes de Tora Bora en Afhganistan pour anéantir Al-Qaïda et son chef barbu.

Hélas! Au grand regret des américains, en particulier GWB,   il s’évada. Pendant des heures et des heures, par un convoi invisible par l’armée américaine.

On l’avait encerclé, laissant 45 degrés de sortie. Après le feu d’artifice, un ancien taliban, Hamad Karzai est « élu ». Comme le dit le cliché : il avait  changé son fusil d’épaule. Un taliban aurait assassiné son père…Il se serait  fâché et se serait  tourné du côté des bons gars.

La disparition de Ben Laden

Ben Laden devient invisible après  les destructions des grottes. Il déménagea à Abbotabad,  au Pakistan, pays qui finançait par les moulins à farine de la CIA, les opérations contre les russes.

Étant surveillé depuis 4 ans, on avait le choix entre prendre un bon sniper ou une équipe de la Navy Seal, la meilleure. On choisit la seconde solution pour plus tard en faire un film.

Capturé vivant, il aurait pu dire des choses affreuses, étant donné qu’il regardait trop la télé. Car à la télé, on dit tout sur ce qui se passe dans le monde.

Il était recherché depuis dix ans, mais trouvé depuis quatre ans.

En Amérique, on compte, mais avec des doigts de Guantanamo.

La vie privée de Ben Laden

Nous en savons peu sur la vie privée de Ben Laden, mais nous savons, d’après les photos, que pour passer complètement inaperçu, qu’ il  utilisait un colorant à barbe, Just for Men.

 

 Mais pour ne pas passer inaperçu, il portait les mêmes vêtements. (voir photo).

La retraite de Ben Laden

À l’approche de la cinquantaine, Ben Laden décide de prendre sa retraite. Il s’achète une maison à Abbottabad. Une résidence discrète de 1$ million, entourée de barbelés de de caméras de surveillance. Mais pas de téléphone ni d’internet. Il passe ses journées à regarder la télé.

Photo trouvée chez Ben Laden, comme preuve, par les Navy Seals.

Les autorités américaines dépensent une fortune en appareils sophistiqués pour trouver en Laden. Pas question d’aller voir sur Google.

Le 2 mai 2011, 24 membres des Navy Seals mènent une opération pour abattre « Géronimo ». Ils abattent Ben Laden, puis lui demande s’il est vraiment Ben Laden.

Une de ses femmes répond : « Oui ». Mais en arabe.  On saisit un matériel de renseignements très important, et on prend soin d’identifier le corps par reconnaissance faciale et code génétique, et quelques films porno. Pendant 40 longues minutes.

C’est bien lui.

Les Navy Seals s’enfuient en oubliant de vérifier si des machines à dialyse se trouvent dans la maison.

Ils s’enfuient.

Leur hélicoptère tombe en panne. On le fait exploser.

Pendant ce temps…

Pendant ce temps en Amérique, tout le gratin de la fourmilière de décisions, s’était réuni dans un local, filmés en secret, pour regarder l’émission en direct. Le facies de Madame Clinton en dit long sur la peine qu’elle éprouva. Les autres également…  Mais aux États-Unis d’Amérique, on ne prend pas de chance. On passa la vidéo de son mari avec une stagiaire…

De retour à l’opération…

L’hélicoptère crashe.

Un autre vient à leur rescousse. L’équipe s’ envole  et fait  glisser le corps dans l’océan. Il meurt une troisième fois, noyé.

20 des 24 membres de la célèbre Navy Seals  mourront 3 mois plus tard dans un crash d’hélicoptère.

Réaction du Pentagone : « Un « Navy Seal », c’est coûteux à former. »

Ben Laden, un vieillard amputé des reins,  criblé de balles, noyé, avait été attaqué  avec quelques femmes et des gardes du corps amateurs,  a été exécuté par une équipe des meilleurs assassins de …l’Univers.

C’était écrit dans son code génétique : il mesurait 20 pouces à la naissance. 9+11.

On donna des médailles aux membres de la Navy Seals, mais pas aux chiens. Mais l’un d’entre eux, se jeta dans le vide, un biscuit à chien ayant resté accroché à la ceinture de Ben Laden. Du moins, c’est ce qui est écrit dans les rapports de la Seals Team.  En fait, c’était une ceinture d’explosifs, car notre héros désirait mourir en martyre après avoir entendu parler de Guantanamo. Le chien avait été envoyé par dans l’équipe : c’était un dépisteur de mines anti-personnelles.

Triste fin…

Mais grâce aux États-Unis d’Amérique, à sa section Navy Seals… oui….

Grâce à eux, nous pourront dormir tranquille…

Grâce à eux, nous pourront dormir tranquille…

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzz…

gp

Les États-Unis vont-ils finir par ne plus mettre le feu à l’enfer?

Il y a des choses si dégoûtantes que seul un homme blanc est disposé à les faire.

— Walter Wildshoe, Indien Cœur d’Alène

Jésus leva simplement la main de quelques centimètres et un gouffre béant s’ouvrit dans la terre, assez grand et large pour les avaler tous. Ils dégringolèrent, hurlants et criants, mais leurs plaintes furent bientôt anéanties et tout fut à nouveau silencieux quand la terre se referma.

Glorious Appearing, de Tim LaHaye et Jerry B. Jenkins

Je suis la lumière du monde.

Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,

mais aura la lumière de la vie."

Prononcée dans une église américaine, cette phrase n’est que le douzième verset du huitième chapître de l’Evangile selon Jean. Evoquée, même de façon codée, sur les fusils d’assaut de l’armée américaine en Irak ou en Afghanistan, elle est beaucoup plus problématique et contrevient à l’ordre général numéro 1 applicable à l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Cet ordre général daté de 2006 décrit toutes les activités "qui sont généralement admises dans les sociétés occidentales" mais que "les lois ou les coutumes locales interdisent", au nombre desquelles on trouve à l’article 3, alinéa l, "le prosélytisme de quelque religion, foi ou pratique que ce soit". Les fusils de Jésus américains, Vigile

Je me demandais où était passé Jésus après qu’on l’eût crucifié. Je viens de me souvenir : il est monté au ciel.

On aurait pu tenter de le convaincre de rester encore quelques milliers d’années. Quoique, clouté, surtout avec les nouveaux outils qu’il y a sur le marché, ça ne donne pas le goût de rester…

Et trois ou quatre  mille ans attaché comme un ballon au bout d’une corde, à cent mètre dans les airs, pas de télé, pas de spectacles, c’est long.

Il aurait débarrassé les banques de ses dirigeants à coups de fouet avec en prime un petit sermon tout chaud pour l’enfer.

Les rats des villes en auraient pris un coup.

Non, il est parti.

Ses paroles sont maintenant sur un fusil.

Codées.

Santaétatsunia

L’âme américaine  a une aura qui fait le tour d’elle-même. Centrifugée. Quand les martiens débarquent sur Terre, ils débarquent aux États-Unis. Quand un étatsunien rencontre un Extra-terrestre, il lui tire dessus avec un .38. Pour protéger son arrière train : « selles défense ».

Et voilà que les jocrisses de la vérité, de la mainmise « mondiale » codent leurs armes avec un message biblique.

Permettez-moi de vous aimer jusqu’à la lie. On dit qu’au terme d’une évolution spirituelle, on aime de façon inconditionnelle. J’ai comme des pas à faire… Je vais remettre ma tentative de sainteté à demain…

Cette terre d’abondance a sans doute produit le nombre le plus effarant d’armes, tué le plus de gens sur Terre que toutes les armées réunies sur cette planète, produit la plus élégante charogne à richesses, dévasté et violé bien des pays par leur plus grande qualité : l’hypocrisie. Par un machiavélisme, lui aussi, codé…

C’est leur « In God We Trust »… Écrit sur leur dollar…

Pas surprenant que dans les émissions qui parlent de fantômes, de maisons hantées, que ce soient encore les États-Unis qui en ont le plus…

Qui voudrait de certains étatsuniens en enfer?

Ils le brûleraient comme ils napalmisent la Terre.

La légion des damnés

J’ai lu tous les livres de Sven Hassel.

La guerre décrite dans les romans de Hassel est cruelle et dépourvue d’actes héroïques. Les soldats combattent pour survivre dans une guerre qui n’est pas la leur. On tue de manière atroce et sans réfléchir. L’auteur souligne la stupidité du conflit, l’arrogance des officiers prussiens qui sacrifient les hommes de troupe sans aucun remords. La guerre vue du côté de l’homme de troupe est décrite en détail, avec ses bons moments de camaraderie mais aussi ses limites, et ses longs intermèdes d’inactivité. Les civils meurent aussi que ce soit dans les bombardements, les offensives ou simplement sous les balles des policiers militaires.

La discipline extrêmement dure de l’armée allemande n’est pas laissée de côté. Sven Hassel.

La bonté de plomb

La bonté! Qu’est ce que la bonté si c’est un lavage de cerveau étatisé? Il n’y a pas de différence entre la  « subtilité » de l’ère hitlérienne et celle des États-Unis. Les pantins soldats sont une architecture d’un infini programme de manipulations. Je sais, cela fait un peu cliché. Mais imaginez-vous en train de tirer sur un enfant avec sur votre arme : « Je suis la lumière ! ».

Si vous avez une peu d’imagination, jetez un œil sur l’histoire de l’utilisation de « dieu ». N’importe lequel…

C’est chercher une puissance et une excuse à ses actes.

L’ère des dieux qui se battent entre eux…

Tous les dieux sont pour la paix!…

États-Unis

"Pays composé d’une élite mafieuse élue, portant la bible d’une main et l’arme de l’autre, de sorte que tout le  monde louche du cerveau en regardant dans la même direction."

Gaëtan Pelletier

Le gouvernement des USA, cartel majeur de la drogue du Mexique au Honduras

 https://espanol5pazcurbelo.wikispaces.com/file/view/honduras_transit.JPG/64908596/honduras_transit.JPG

Honduras: sous la dictature du cartel nord-américain de la drogue

Par Ollantay Itzamná

26janvier 2014 – Qui croyait que l’incertitude et la désintégration violente  qui culmine au Honduras, accélérée par le coup d’état politico-militaire de 2009 serait résolue au moyen des rituels politiques électoraux se trompait.

Au Honduras, après ce fatidique coup d’état (exécuté avec la complicité silencieuse du gouvernement nord-américain), deux processus électoraux pour le rétablissement de l’institutionnalité démocratique ont été célébrés à présent. Quand bien même le Front National de Résistance Populaire (FNRP) participait au second processus,, quoique pour s’y voir éliminé frauduleusement. Mais loin de la démocratie, la thanatocratie (gouvernement de la mort) règne au Honduras semant la peur sous la consigne : « enfermement ou bannissement ou enterrement pour tout opposant ».

La communauté internationale (CELAC, OEA et UE incluses) et le FNRP, qui s’étaient opposées au rustique autoritarisme de Roberto Michelleti, s’en laissèrent imposer par le sourire idiot de PEPE Lobo, et se relâcha la résistance à la dictature de la mort en vigueur au Honduras[i]. Et, voici les conséquences. La persécution, la terreur et les massacres collectifs font rage dans ce pays habité par une quantité croissante de veuves et d’orphelins réfugiés dans les églises. Un pays dans lequel Madame la Mort est personnifiée par le sournois regard photoshop de Juan Carlos Orlando Hernandez, qui a déjà dicté son verdict final : «Tout opposant doit s’être confessé »

La dictature de la mort et la sanglante désintégration sociale du pays est la conséquence de l’échec de la consolidation de l’état souverain. Et cette condition d’Etat failli est la conséquence à son tour, du triomphe momentané et chaotique de la permanente intervention nord-américaine de « basse intensité »

Le Sud (CELAC, UNASUR, ALBA) n’aurait jamais du se laisser enjôler par l’Empire de la Mort (EU) qui agissait par le malsain sourire de Pepe Lobo. A présent le projet Sud doit être conscient que Juan Orlando Hernandez est le nouveau visage de l’Empire de la Mort désespéré et blessé. Une menace non seulement pour la géopolitique centre-américaine mais aussi pour la CELAC et les projets de Vie émergeants.

Les USA sont le plus grand cartel de la drogue de l’histoire du Honduras.

Le gouvernement des EU ne veut pas perdre son contrôle total du territoire hondurien parce qu’à partir de là se distribue le flux dynamique régional et continental de l’industrie du narcotrafic qui injecte d’immenses quantités de dollars frais dans le critique système bancaire nord-américain.

Sans les dollars du narcotrafic et des bénéfices de l’industrie des armes qui descendent vers le Sud, l’économie yankee se serait écroulée. C’est pour cela qu’à présent le gouvernement étasunien s’est pratiquement converti dans le cartel de la drogue le plus étendu et terrorisant du Honduras, qui n’admet aucune concurrence et encore moins d’opposition. Les cartels de Sinaloa et les Zetas, qui avant se partageaient comme un fromage le territoire hondurien[ii], à présent semblent se retrouver sous contrôle de ce cartel majeur.

 « Ici le combat n’est ni pour la démocratie, ni contre le communisme. Il est pour le contrôle total du territoire stratégique hondurien afin que l’industrie narco-militaire, libre d’obstacles continue d’injecter des devises fraîches dans le fragile système financier yankee ».

Diluer l’état, effrayer la coopération internationale et les ONG européennes et canadiennes et châtier par des assassinats sélectifs les activistes de la résistance à un but. A présent, sur ce territoire chaotique et sanglant, le cartel nord-américain contrôle la quasi-totalité des églises (évangéliques et catholiques), il n’existe plus de coopération internationale significative autre que celle de l’USAID, sur tout le territoire national, le système électoral et judiciaire est également contrôlé par ce cartel. Ce qui c’est produit avec les dernières élections frauduleuses et la subséquente alliance des deux partis traditionnels pour maintenir une apparence de gouvernement au Honduras est une évidence de plus de cette stratégie narco-criminelle de l’Empire de la mort.

Si vous avez des doutes au sujet de cette perversité, et de la manière dont un Empire en difficulté financières opère, en des points stratégiques, comme un cartel de la drogue, voyez ce qui est arrivé aux naissantes forces antidrogues du Honduras, qui officieusement, sans autorisation de la DEA, se risquèrent à abattre en 2012 une narco-avionnette qui se dirigeait vers le Nord,. Face à cette action déloyale, le gouvernement nord-américain retira son radar antidrogue, installé dans la partie nord-orientale du Honduras et laissa aveugle les restreintes Forces Aériennes du Honduras (FAH)[iii], et alla jusqu’à ordonner de destituer le chef de la FAH. Au Honduras, les narco-militaires récupèrent las narco-avionnettes confisquées pour continuer leurs opérations[iv].

Jusqu’à il y a peu, les cartels de l’industrie du narcotrafic opéraient avec une discipline et un “ordre” moyen. Sans générer un grand chaos sanglant sur le territoire. Amicaux et paternalistes avec les habitants (construisant des écoles, des églises et des centres de santé, payant des professeurs, des pasteurs, des curés et des médecins). A présent face à la fragmentation et la multiplication des cartels, ils se battent entre eux violemment pour le contrôle du territoire. Ils recoururent à l’industrie de la séquestration et à des sicaires. Ils imposent des impôts élevés aux différentes activités économiques locales. Ils utilisent jusqu’à la mystique et la spiritualité religieuse pour soumettre et se légitimer dans les communautés. Michoacán, Mexique manifeste cette évolution de la narco-industrie fragmentaire[v].

Comment opère le cartel nord-américain au Honduras ?

Mais le cartel nord-américain agit au Honduras d’une manière inédite, imposant ses acolytes comme gouvernants nationaux. Il définit les lois nationales par l’intermédiaire de ses gestionnaires au Congrès National. Il finance et promeut la croissance des églises avec pour finalité le contrôle de l’esprit et de la morale des honduriens. Monopolise les œuvres de charité internationales par l’intermédiaire de l’USAID. Remet le peu qui reste de bien commun du pays à ses subalternes serviles agglutinés dans le Conseils Hondurien de l’Entreprise Privée (COHEP), hommes de paille de consortium multinationaux. Tout cela avec pour finalité de tenir assuré le contrôle absolu et direct du stratégique territoire hondurien, inégalable piste d’atterrissage et de redistribution de l’inimaginable quantité de chargement qui file vers le Nord et les armes qui descendent vers le Sud.

Le peuple hondurien et la communauté internationale solidaire, doivent prendre conscience de cette mutation caméléonesque de l’Empire de la Mort. Ici la lutte ne se mène pas pour la démocratie, ni contre le communisme. Elle est menée pour le contrôle total du territoire stratégique hondurien par l’industrie narco-militaire, afin que libérée des obstacles, elle puisse continuer à injecter des devises fraîches au fragile système financier yankee. Pour cela, tout mouvement social et politique qui pose la refondation de l’Etat du Honduras est condamné à être annihilé.

A présent plus que jamais, il est clair que la lutte antidrogue nord-américaine a pour objectif de convertir le gouvernement nord-américain en cartel de la drogue le plus grand de l’histoire. C’est pour cela que les yankees ne gagneront jamais aucune guerre contre la drogue dans aucun recoin de la planète.

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol

Honduras: bajo la dictadura del cartel norteamericano de la droga

Ollantay Itzamná

Rebelión

Les notes de renvoi apportant des informations importantes pour comprendre les propos de l’auteur, je vous propose des traductions libres et résumées des articles auxquelles elles se réfèrent.


[i]2 juin 2011, l’OEA réincorpore le Honduras sans exiger l’accomplissement d’élémentaires principes de justice.

Nous ne pouvons ressusciter les morts, mais nous exigeons l’emprisonnement pour ceux qui ont établit le régime de terreur du Coup d’état.

Face à cette situation les honduriens s’interrogent. Est-ce que même l’indignation de l’OEA après un coup d’état dont les auteurs ont assassiné et torturés plus de 200 personnes était feinte ?

Est-ce que ce sont des anges venus du ciel qui ont assassinés 12 journalistes sociaux sous le régime actuel ? Où sont les auteurs intellectuels et matériel du coup d’état  ? Quelle peine de prison purge Roberto Micheletti Bain, les magistrats de la Cour Suprême de Justice, les militaires et les congressistes qui ont destitué le président, utilisant jusqu’à une signature de renoncement falsifiée ?

Les auteurs du coup d’état furent récompensés

Roberto Micheletti Bain : décoré comme héros national par son complice le Cardinal Oscar Andrés Rodriguez, dans le sanctuaire de la Vierge de Suyapa en 2010. Quelque mois plus tard il fut dénoncé pour vol d’énergie électrique et pour ne pas rétribuer les services d’eau de ses entreprises. Il est actuellement un des principaux chantres de la méthode des coups d’états pour domestiquer les gouvernements progressistes de la région. N’est-il pas un archétype de Frankenstein pour la région ?

De même, les Magistrats de la Cour suprême qui ont galvanisé le coup d’état, les politiques qui l’ont légalisé sont toujours en place. Les premiers envoient les dissidents en prison, expulsent de leur fonction les juges qui manifestent leur désaccord. Et ce après leur fiction de jugement de destitution de Manuel Zelaya ! Les politiques eux, continuent a ratifier des lois perverses favorables aux entreprises privées avec pour finalité un transfert rapide des richesses du pays, de ses ressources naturelles. L’eau a été privatisée par la Loi de l’Eau, des concessions ont dépouillé le pays de sa souveraineté sur des rivières, plages, sols, bois remis entre des mains privées. Cela ne sont-ils pas de délits de lèse-humanité ?

Des lois ont été négociées comme les Plan Nation et Vision du Pays qui auront cours jusqu’à 2038, planification du transfert de la souveraineté nationale aux mains d’intérêts privés.. La loi d’Investissement public/privé qui favorise les entreprises. La loi Antiterroriste criminalise la protestation sociale. La loi de la Promotion de l’Emploi Horaire (<qui enterre les journées de 8 heures). Après avoir introduit les Cités Modèles, la Loi des Mines fut négociée en un quart d’heure derrière le dos du peuple. C’est cela la démocratie pour l’OEA ?

Le Géneral Romeo Vásquez V, auteur matériel et intellectuel du coup d’état fut récompensé par la charge de gérant général de l’entreprise nationale de télécommunication, Hondutel. Les militaires qui réalisèrent le coup d’état ont reçu en récompense la Marine Marchande et les Migrations. Osario qui dirigea l’enlèvement de Zelaya est le chef des Forces Armées du Honduras.

La persécutions suivies de torture et d’assassinat sont en vigueur sous les régime actuel. Toutes les 43 minutes une personne meure sous des tirs à balles.

C’est dans ce contexte que dans son ultime résolution l’OEA non seulement a légitimé les auteurs du Golpe, mais à justifié le retour de plus d’un siècle de massacre des droits humains au Honduras et la pratique du coup d’état dans l’Amérique Latine du 21ème siècle ! Les gouvernements du continent qui ont permis cela creusent leur propre tombe ! (et celle de leurs successeurs).

(1) http://www.rebelion.org/noticia.php?id=129607

[ii] Chapos et Zetas se disputent le Honduras

Par ITZEL REYES  10 avril 2013

Les narcotrafiquants des 2 organisations opèrent depuis des années dans ce pays, où ils appuient économiquement les campagnes électorales.

Le Honduras est la principale plaque-tournante de la drogue en Amérique Centrale. 80% du trafic de cocaïne y transite, les Zetas et le cartel de Sinaloa se disputant le contrôle du territoire.

Depuis 2010, l’organisation dirigée par Joaquin « El Chapo » Guzman (Alors déclaré ennemi n°1 au Mexique NdT) opère depuis Olancho et les villages proches du Golfe de Fonseca. Ce cartel qui est considéré comme le plus puissant du Mexique a appuyé les candidatures des maires des départements de Copán, Santa Barbara, et Cortés.

Selon un rapport du Département d’Etat US, les narcotrafiquants mexicains profitent de la faiblesse des infrastructures pour introduire par air et mer la drogue, principalement dans le secteur de La Mosquita et du Littoral Atlantique.

Le Honduras étant une première escale pour 87% des avionnettes qui transportent la cocaïne depuis le Sud. 

Et bien que le Mexique conserve la majeure partie de l’attention de la guerre du narcotrafic,le Honduras connait le taux d’homicide les plus élevés au monde, 82 pour chaque 100 000 habitants.

Les Zetas ne sont pas le seul cartel à opérer sur le territoire du Honduras, on y retrouvent divers cartels mexicains qui entretiennent des relations avec le crime organisé local., ainsi que des cartels d’origine colombienne.

Un Hondurien José Miguel Handal Perez a été identifié comme le chef d’une des organisations de narcos ayant son siège au Honduras. Il serait responsable de la coordination et de la distribution des envois de drogues qui seront ensuite redistribués par les Zetas et le Cartel de Sinaloa. Seraient également impliqués sa femme, son père et plusieurs de ses entreprises toutes situées à San Pedro Sula.

http://www.24-horas.mx/chapos-y-zetas-se-disputan-honduras/

[iii] Les EU confirment avoir confisqué un radar au Honduras. (08-09-12)

Les pièces du radar seront transportées aux EU privant laissant les militaires honduriens de Puerto Lempira démunis devant les narcos dont ils ne pourront plus repérer les avionnettes. Ces derniers n’y comprennent rien. Ils devront à présent se fier aux informations venues de Miami pour les avions en provenance des EU par contre ils n’auront plus aucun moyen d’information sur les mouvements en provenance du Sud.

Cette mesure fait suite à l’initiative des militaires d’abattre deux avions suspects de transporter de la drogue en violation des accords avec les EU. Cet accord interdit de dérouter des avions civils.  Les militaires étasuniens menaient une opération anti-narco conjointe avec les honduriens depuis la mi-juin. Mais lorsque les avionnettes en question furent détournées, aucun agent de la DEA n’était présent. A la suite de cet événement le commandant des Forces Armées du Honduras fut destitué, mais les EU nient toute intervention dans ce renvoi. « Nous ne nous ingérons pas dans les affaires internes d’autres pays »(sic) affirme leur représentant.

Le président de la cour suprême lui dit qu’une enquête a été menée concernant la violation d’un traité international bilatéral, la mise en déroute d’une avionnette par une autorité nationale qui ne respecta pas le protocole de combat contre le narcotrafic.

http://www.laprensa.hn/honduras/tegucigalpa/327797-98/estados-unidos-confirma-que-se-llev%C3%B3-radar-de-honduras

[v] Terra Caliente : clés pour une lecture anthropologique

Claudio Lomnitz

Première clé : Une tension récurrente entre des formes sociales inspirées de l’ordre militaires  et d’autres qui s’enracinent dans l’ordre familial ou communautaire.

Après le déploiement de l’armée dans la région en 2006, la Tierra Caliente fut dominée de manière informelle d’abord par les Zetas et ensuite par La Familia et depuis par les Caballeros Templarios.

Aujourd’hui la reconquête du territoire est récupérée ou revendiqué d’une part par les sites défenses communautaires et de l’autre par l’Armée fédérale.

La séquence Zeta-Familia-Caballeros Templarios-défense communautaires suggère une spirale récurrente entre stratégie de contrôle informelle inspirée par le modèle de l’armée, celui d’une structure de commandement vertical, rationnel et séparé de la société face à des stratégies fondées dans le modèle familial et de la communauté, un ordre fondé sur la complémentarité – hommes et femmes, pères et fils, peuple églises et fidèles en opposition avec l’ordre estatal, bureaucratique et  militaire qui est alors représenté comme une force déprédatrice venue de l’intérieur.

Explications. Les Zetas sont une organisation qui est née comme une scission de l’Armée et qui selon ce que disent certains experts, s’est organisée selon une chaîne de commandement et des stratégies quasi-militaire. Cette stratégie a commencé par réduire l’ennemi en miette de forme visible et publique et de cette manière semer la peur nécessaire pour pouvoir opérer en pleine impunité. C’est ce qui c’est produit en Tierra Caliente.

Les points faibles de cette stratégie ont été démontrés à de multiples reprises depuis le combat contre Zapata jusque dans les actions des armées US dans les campagnes vietnamiennes. La peur génère des abus en tous genres – et pas seulement de la part des organismes militaire ou paramilitaires) qui entraînent à leur tour un problème de gouvernement. N’importe qui utilisant cette peur peut alors se faire passer pour Zetas afin de commettre des méfaits, vols ou viols, prise de contrôle d’un village, d’un quartier….

Cela génère un mécontentement grandissant et diffus. Les Zetas ont pu dominer la Tierra Caliente, pas la gouverner. Surgit alors une seconde organisation ; La Familia michoacanne qui noua des alliances avec les communautés afin de chasser les Zetas de la région. Cette expulsion fut le fruit d’une organisation financée à la fois par le narcotrafic et par le « commerce de la protection » mais qui s’identifiât avant tout comme « locale » : La Familia michoacanne.

Le problème qui va se développer à partir de la prise de pouvoir de La Familia, c’est que la famille comme modèle peut être une forme d’organisation aussi abusive que l’armée. D’une manière ou d’une autre, La Familia comme les Zetas sont des organisations armées qui ont pour but le lucre. De la famille nous retrouvons les fondements patriarcaux mais ce modèle exponentialise le manque d’affections réelles à l’intérieur de l’ordre et pratique l’usage des armes comme instrument de domination. Ainsi La Familia favorisa les uns, châtiant les autres comme des pères arbitraires, ils violèrent les femmes de la communauté comme des pères abusifs, réveillant à nouveau l’indignation dans l’ordre familial et communautaire local.

C’est dans ce contexte que firent leur apparition les Caballeros Templariosadoptant un symbole qui n’est pas directement de l’ordre familial mais bien plutôt de l’ordre moral. Il faut se rappeler que ceci se produisit dans une région chrétienne. Ainsi la nouvelle organisation narco-locale pris pour bannière la foi chrétienne face à une Famille qui avait violé la normativité des peuples. En résumé, le désordre produit par une invasion militaire (de l’Armée fédérale) et par une invasion quasi-militaire (des Zetas) a généré tout d’abord une organisation armée liée à l’ordre communautaire (La Familia) dont les abus furent mis à profit par une troisième organisation qui se présente comme rédemptrice de l’ordre moral (Los Caballeros Templarios)

C’est alors que surgit un troisième mouvement communautaire local contre les abus, violations et assassinat par les Caballeros : les défenses communautaires. Leur mouvement a été tellement ample et étendu, qu’il a entraîné l’intervention des militaires obligés de négocier pour reprendre le contrôle de la région. Et c’est là que nous en sommes.

La tension entre un ordre fondé sur l’image du pouvoir rationnel-bureaucratique (dont l’Armée est le symbole le plus pur) et un ordre fondé sur le modèle du pouvoir communautaire (qui a pour symbole la famille et la religion) semble refléter non seulement la contamination de l’Etat par le narcotrafic, mais aussi la dissolution de la famille et le démembrement des liens communautaires.

Il semble donc que le travail de reconstruction de cette région michoacanne passe non seulement par une organisation plus effective et plus juste de l’état, ce qui a été amplement commenté, mais aussi par une recomposition des relations communautaires. Ce qui va nécessiter un large mouvement social de recomposition et de réintégration qui pourrait commencer par une recomposition de la signification des liens d’amitié.

Les mafias abusent non seulement de l’image de la communauté (la famille, la communauté religieuse) mais aussi plus spécialement de l’image de l’amitié des membres de l’organisation qui se voient comme des égaux, comme des amis. Mais comme l’expliquait déjà Cicéron, un ami ne doit jamais demander une faveur déshonorante parce que cela viole l’essence même de l’amitié. Assassiner, violer, capturer, pratiquer l’extorsion sont des activités qui n’ont rien d’honorable. Les amis qui demandent de telles faveurs ne sont pas des amis mais des complices. La complicité qui naît ainsi est une union d’intérêt et les jeunes qui qui s’abandonnent à cette relation d’intérêt n’ont d’autre avenir que l’ignominie.

Il faut donc qu’un large mouvement culturel qui commence par la recomposition des liens de l’amitié. Seul un ami digne pourra être un jour un époux digne, un père digne, un membre digne de sa communauté.

La Jornada: Tierra Caliente: lectura en clave antropológica

Source: Les états d’Anne 

La N.S.A. et son hyper ordinateur

NSA caricature

Conception, Gaëtan Pelletier . Droits de non reproduction totalement interdits. 

03.01.2014Par Pauline Tissot.2014 ne sera pas synonyme d’accalmie pour la NSA, l’Agence nationale de sécurité américaine. Jeudi 2 janvier, de nouveaux documents du lanceur d’alerte Edward Snowden, ancien consultant de l’Agence réfugié en Russie depuis le 31 juillet 2013, sont publiés dans la presse. Le Washington Post, relais médiatique de Snowden aux États-Unis, révèle le projet de la NSA de créer  "un ordinateur quantique"…

Sorte de "méga-ordinateur", cette "machine à décrypter universelle" serait capable de briser des codes informatiques très vite, et ainsi de déchiffrer des conversations, des activités ou des transactions cryptées en ligne. Résultat : une quantité considérable d’informations secrètes, notamment bancaires, médicales, gouvernementales et commerciales pourrait être analysée des agents de la NSA.

L’information a de quoi faire peur. Interrogé par le Washington Post, Scott Aaronson, professeur à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) relativise : "Il semble peu probable que la NSA soit autant en avance par rapport aux entreprises civiles sans que personne le sache."

En effet, des sociétés comme IBM sont déjà sur les rangs pour créer cet outil. La Suisse et l’Union européenne planchent aussi sur la question. Sur Lemonde.fr, Serge Haroche, professeur au Collège de France et chercheur à l’École normale supérieure, indique également qu’"il reste des obstacles technologiques très importants avant de réaliser un dispositif pratique. Il n’est pas certain que ces obstacles pourront être surmontés." Les documents d’origine d’Edward Snowden indiqueraient même que la recherche sur cet ordinateur serait encore à l’état fondamentale.  Suite sur TV5

NSA caricature 2

«presque orwellien»: un juge américain condamne l’espionnage de la Nsa

Orwell

Par Bill Van Auken
21 décembre 2013
Un verdict rendu par un juge du tribunal de district à Washington lundi dernier a qualifié de «presque orwelliennes» les opérations massives d’espionnages dans lesquelles l’Agence de sécurité nationale (NSA) collecte et emmagasine les données de pratiquement tous les appels téléphoniques aux États-Unis, locaux ou internationaux.

Même si la décision du juge Richard Leon ne fait rien pour empêcher l’espionnage illégal et anticonstitutionnel de la NSA, cette description remarquable est néanmoins l’admission que le gouvernement américain est coupable de méthodes associées à un État policier.

Edward Snowden, le contractuel de la NSA qui a exposé les opérations d’espionnage à grande échelle, a, avec raison, présenté la décision comme une confirmation de sa décision d’exposer les opérations secrètes au public américain et mondial.

«J’ai agi avec la conviction que les programmes de surveillance de masse de la NSA ne passeraient pas le test de la constitution et que le public américain mérite l’opportunité de voir ces questions décidées en audiences publiques», a déclaré Snowden. «Aujourd’hui, il a été établi qu’un programme secret autorisé par une cour secrète, après avoir été dévoilé au grand jour, violait les droits des Américains.»

Dans son verdict, le juge Leon, qui a été nommé par l’ancien président George W. Bush, a discuté du programme de surveillance des «métadonnées» de la NSA: «Je ne peux imaginer une invasion plus "arbitraire" que cette collecte hautement sophistiquée de données personnelles sur pratiquement tous les citoyens dans le but de les consulter et de les analyser sans mandat des tribunaux.»

Il a tourné en ridicule l’affirmation du gouvernement selon laquelle une décision de la Cour suprême américaine en 1979 qui avait autorisé la police à avoir accès, pendant deux jours, aux appels téléphoniques d’une personne suspectée de vol pourrait servir à légaliser l’espionnage à grande échelle du peuple américain plus de trois décennies plus tard.

De manière encore plus significative, le juge a rejeté le prétexte clé invoqué par l’administration Obama, et l’administration Bush avant elle, afin de justifier non seulement l’espionnage sans restriction du pays, mais toutes les autres attaques contre les droits démocratiques au pays ainsi que tous les gestes d’agression militaire à l’étranger: la guerre contre le terrorisme.

Leon a fait remarquer avec insistance que le gouvernement n’a pas cité «un seul cas où l’analyse de toutes les métadonnées recueillies par la NSA aurait vraiment permis de contrecarrer une attaque terroriste imminente». Il a basé cette décision en partie sur «le manque total de preuve qu’une attaque terroriste a été empêchée» en «cherchant la base de données de la NSA».

Le verdict stipule que les pratiques de la NSA violent avec une quasi-certitude les droits démocratiques fondamentaux garantis par le quatrième amendement de la constitution des États-Unis, qui déclare: «Le droit des citoyens d’être garantis dans leurs personnes, domiciles, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées».

Même si la décision concerne seulement deux plaignants qui ont porté l’affaire devant les tribunaux, le juge a stipulé que, sans le secours d’une injection, non seulement ces personnes vont souffrir d’un tort irréparable, mais le public dans son ensemble est en danger, étant donné «l’étendue sans précédent» des opérations d’espionnage de la NSA.

Cependant, malgré toutes ces conclusions, le juge Leon, «étant donné les intérêts importants de sécurité nationale en jeu dans ce cas», a accepté de suspendre l’ordonnance d’injonction contre les opérations d’espionnage de la NSA en attendant l’appel du gouvernement (un processus qui pourrait prendre plus de six mois et peut-être même des années avant de se retrouver en Cour suprême).

Conséquemment, le verdict constitue, au bout du compte, un lâche reflet de la propagande provenant de l’establishment politique américain: les droits démocratiques doivent être abrogés pour servir les intérêts de la «sécurité nationale».

L’administration Obama, qui a été portée au pouvoir avec des promesses de «transparence» et de «changement», est totalement indifférente à l’assaut historiquement sans précédent contre les droits constitutionnels que représente l’espionnage de la NSA. Sa réaction constitue une défense des méthodes d’État policier de l’agence et une attaque en règle contre Snowden pour les avoir dévoilées au grand public.

Personne dans l’establishment politique ne suggère que les responsables du gouvernement, incluant le président lui-même, devraient être tenues responsables pour ces opérations criminelles. Dans la mesure où il y a eu une réponse, c’est pour tenter de redorer l’image des opérations de la NSA afin qu’elle puisse poursuivre ses activités d’espionnage. Cela est exprimé le plus clairement par le Comité consultatif présidentiel d’Obama. Ce comité prépare des recommandations destinées à affirmer et à institutionnaliser tous les programmes d’espionnage de l’agence, tout en essayant de détourner la colère populaire en parlant, de manière creuse, de «retenue» et de «réforme».

D’autres plaidoyers devraient être entendus en cour, incluant ceux de l’Union américaine pour les libertés civiles et de l’Electronic Frontier Foundation, basés sur les mêmes révélations faites par Snowden il y a six mois. Étant donné l’attitude des tribunaux devant cette question, incluant la Cour suprême, il est très probable que chacun de ces cas serve à exprimer une fois de plus le respect de la «guerre contre le terrorisme», de la «sécurité nationale» et des secrets d’État.

Dans son émouvante «Lettre ouverte au peuple du Brésil», publiée dans le quotidien Folha de São Paulo mardi dernier, Snowden rejette ces prétextes en écrivant que «ces programmes de surveillance de masse, qui mettent des populations entières sous un œil qui voit tout et qui enregistre pour toujours… n’ont jamais rien eu à voir avec le terrorisme: c’est une question d’espionnage économique, de contrôle social et de manipulation diplomatique. C’est une question de pouvoir.»

Snowden en vient à cette conclusion: «Lorsque nous nous unissons contre l’injustice et pour la défense de la vie privée et des droits de l’homme fondamentaux, nous pouvons nous défendre contre les plus puissants des systèmes.»

Les questions clés soulevées par ces observations fondamentalement correctes sont: 1) Pourquoi le gouvernement américain continue-t-il de mentir et de comploter contre le peuple américain et, en fait, contre la population de toute la planète? 2) Comment une défense efficace de ces droits démocratiques élémentaires peut-elle être organisée?

Le gouvernement à Washington fonctionne comme une conspiration permanente parce qu’il représente des intérêts sociaux qui sont diamétralement opposés à ceux de la classe ouvrière, la vaste majorité de la population. Ce gouvernement (l’administration Obama, le Congrès, les cours et le vaste complexe militaro-industriel) est l’instrument politique de l’oligarchie financière qui s’est grandement enrichie en utilisant des moyens criminels et parasitaires. Cette oligarchie a volé la richesse sociale produite par la classe ouvrière, tout en réduisant les conditions de vie de la population en entier.

Dans cette couche sociale et parmi ceux qui représentent ses intérêts, il n’y a pas de place pour la démocratie, qui est incompatible avec des inégalités sociales sans précédent. Elle voit les masses de travailleurs comme un ennemi et une menace qu’il faut contrer par la répression, incluant la surveillance anticonstitutionnelle, mais aussi par les exécutions extrajudiciaires, qui sont réalisées sous Obama par des frappes de missiles par drone.

Cependant, dans la classe ouvrière, il existe des traditions démocratiques puissantes: l’héritage historique des droits sociaux qui ont été gagnés par des luttes sociales de masse.

Ni les tribunaux, ni aucune section des partis de la grande entreprise n’offrent de moyens pour défendre les droits démocratiques de centaines de millions de personnes, incluant la vie et la liberté d’Edward Snowden, contre un gouvernement de l’élite patronale et financière. La lutte pour ces droits n’est possible que par le développement d’un mouvement politique indépendant de la classe ouvrière américaine et internationale, guidé par un programme socialiste et dirigé contre le système capitaliste, qui est la source de l’émergence de l’État policier.

(Article original paru le 18 décembre 2013)

wsws.org

De Hitler à Bush

Le texte date de 2003. Mais c’est sans doute l’un des plus importants écrit à propos de l’ère de Bush.

Gaëtan Pelletier

De Hitler à Bush

par Federico Fasano Mertens

Ce texte est la réponse faite par Federico Fasano Mertens, directeur du quotidien urugayen La República, à l’ambassadeur des États-Unis en Urugay qui reprochait à son journal d’avoir comparé George W. Bush à Adolf Hitler. Il ne s’agit pas, pour le journaliste, de se livrer à ce rapprochement à la seule fin de dénigrer le président états-unien. Au contraire, il met en balance le régime de Washington et le Troisième Reich sur les plans idéologique, diplomatique, économique et militaire. Federico Fasano Mertens compare aussi la prise de pouvoir des deux hommes. À la différence du dictateur allemand, George W. Bush n’a pas été démocratiquement élu, mais, comme lui, il a appuyé son pouvoir par un évènement traumatisant que l’auteur désigne comme « l’incendie du Reichstag américain ».

RÉSEAU VOLTAIRE | MONTEVIDEO (URUGUAY) | 30 JANVIER 2004

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Federico Fasano Mertens
Directeur du quotidien urugayen
La República.

Il y a quelques jours, Martin Silverstein, ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Uruguay, m’a envoyé une lettre dans laquelle il accusait le journal uruguayen La República - quotidien que j’ai l’honneur de diriger – de manquer« de toute mesure d’intégrité journalistique » pour avoir comparé leur président, George W. Bush, avec le chancelier du Troisième Reich allemand, Adolf Hitler.
Je n’ai pas pu lui répondre avant, car l’acte de piraterie internationale que les États-Unis ont commis en attaquant un peuple sans défense et presque désarmé avec la plus formidable machine à tuer dont l’histoire universelle se souvienne, m’a obligé à consacrer plus de temps que d’habitude à la préparation des éditions spéciales sur le carnage en Irak. J’étais également fort occupé à faire condamner devant la justice – et avec succès – des tortionnaires uruguayens entraînés aux États-Unis, qui étaient en train de me calomnier.
Il y a quelque temps, l’ambassadeur était venu me rendre visite à mon bureau et j’avais mentionné à mes collaborateurs qu’il était l’ambassadeur des États-Unis le plus intelligent, le plus perspicace et le plus sympathique que j’avais connu : « Enfin, avais-je dit, un représentant de l’Empire avec qui on peut discuter sur des thèmes en dehors des habituels clichés insipides et ennuyeux qui nous intoxiquent dans ces réunions que nous devons partager. »
Mais la sagacité de l’ambassadeur n’a pas pu lui épargner le malheur d’avoir à représenter le 43e Président de son pays, George Bush Junior, un fanatique paranoïaque, intoxiqué de messianisme, moins brillant qu’une limace, ivre de pouvoir comme il l’a été, par le passé, d’alcool (il fut condamné le 4 septembre 1976 pour un important excès de vitesse en état d’ébriété après avoir été interpellé par le célèbre prédicateur Graham qui lui demanda : « Qui es-tu pour te croire Dieu »), militant de la Christian Right (la droite chrétienne texane et sudiste), raciste amoureux de la peine de mort, surtout lorsqu’elle s’applique aux Noirs, enfin le pire président américain de ce dernier siècle, qui a su engendrer des tragédies contre son propre peuple, bref, l’autre face de l’homo sapiens, l’incarnation même de l’homo demens.
Comme tout bon raciste, il est aussi misogyne. Personne ne peut oublier les humiliations publiques faites à son épouse, Laura Bush, lorsque le Président expliqua à la presse que sa femme ne l’accompagnait pas ce jour-là « parce qu’il avait plu et qu’elle devait balayer l’entrée de la maison puisque le lendemain le président de Chine, Jiang Zemin, devait leur rendre visite dans leur ranch de Crawford (Texas). »
Son compatriote, le vieil écrivain Kurt Vonnegut n’a pas hésité un seul instant à le décrire comme étant le « plus sordide et pitoyable usurpateur d’opérette qu’il soit possible d’imaginer ».
Mais allons droit au but. Que l’ambassadeur américain garde sa pathétique mésaventure d’avoir à défendre le plus délirant des habitants de la Maison-Blanche et moi, l’honneur de lui faire un procès avec l’arme la plus redoutable : la parole.

Il s’agit de comparer Adolf Hitler et George W. Bush.

Il y a, bien évidemment, des différences. La première consiste en ce que le criminel de guerre, auteur du massacre du peuple juif et du peuple soviétique, avait gagné les élections avec une large majorité, alors que l’autre criminel de guerre, auteur du massacre du peuple irakien, est arrivé au pouvoir de manière frauduleuse, à travers le plus grand scandale électoral de toute l’histoire américaine.
D’un point de vue théorique, la comparaison entre Bush et Hitler est correcte. Les spécialistes ont défini le nazisme comme étant la dictature terroriste du capital financier en expansion. Lorsque Bush devient un hors-la-loi en envahissant une nation sans défense, qui ne l’a pas agressé, pour s’emparer de ses richesses pétrolières – la deuxième plus grande au monde – et qu’il annonce peu après que d’autres nations pourvoyeuses de pétrole pourraient subir le même sort, il s’approche de la définition de la dictature terroriste du capital financier. Que cela lui plaise ou non.

George Bush porte le nazisme dans ses gènes.

Son grand-père, Prescott Bush, fut déjà l’associé de Brown Harriman et l’un des propriétaires de l’Union Banking Corporation. Ces deux entreprises ont joué un rôle clé dans le financement qui a permis l’ascension de Hitler au pouvoir. Le 20 octobre 1942, le gouvernement américain ordonna la confiscation de l’Union Banking Corporation, propriété de Prescott Bush, et il saisit les avoirs de la Corporation de Commerce américano-hollandaise et de la Seamless Steel Corporation, toutes les deux gérées par la banque Bush-Hamman. Le 17 novembre de la même année, Franklin Delano Roosevelt confisqua tous les biens de la Silesian American Corporation administrée par Prescott Bush, car elle avait violé la loi du commerce avec l’ennemi. L’arrière-grand-père de notre George, guerrier de Dieu, Samuel Bush, père du nazi Prescott Bush, était la main droite du magnat Clarence Dillon, roi de l’acier et du banquier Fritz Thyssen qui écrivit le livre « I paid Hitler » (« J’ai financé Hitler ») et devint membre du parti nazi en 1931 (Parti ouvrier national-socialiste allemand).
Et si notre ambassadeur a encore un quelconque doute sur l’odieuse alliance des Bush avec Hitler, je le prie de lire le brillant essai de Victor Thorn dans lequel il est mentionné qu’« Une importante partie de la fortune de la famille Bush provient de l’aide financière investie dans le soutien à Adolf Hitler. L’actuel président des États-Unis, ainsi que son père (ex-directeur de la CIA, vice-président et président), ont atteint le sommet de la hiérarchie politique américaine parce que leur grand-père, leur père et leur famille politique ont aidé et encouragé les nazis par le passé. »
Et je ne mentionne encore pas les escroqueries de la famille Bush dont les quatre millions et demi de dollars à la Broward Federal Savings à Sunrise, Floride, ou l’escroquerie faite à des millions d’épargnants de la Banque d’Épargne Silverado (Denver, Colorado).
Arrière-grand-père nazi, grand-père nazi, père qui n’a pas eu le temps de le devenir car Hitler s’était déjà suicidé dans les jardins de la Chancellerie en ruines, George a bénéficié de la fortune mal acquise de ses ancêtres.

Mais ne condamnons pas notre homo demens pour ses gènes obscurs.

Jugeons-le seulement sur ses actes. Et comparons. Comparons seulement.
Comment Monsieur l’ambassadeur croit-il que le délirant caporal allemand est arrivé au sommet du pouvoir ? Hitler arrive au pouvoir à travers des élections propres, mais il se heurte à la Constitution de Weimar qui lui impose des limites que son omnipotence refuse d’accepter. Il planifie alors l’incendie du Reichstag et en une seule nuit il est couronné en tant que décideur de la guerre ou de la paix.

Ces évènements ne sont-ils pas familiers à notre cher ambassadeur américain ?

L’incendie du Reichstag américain

La destruction criminelle des tours jumelles du World Trade Center à New York fut la même bouée de sauvetage que l’incendie du Reichstag.
Je ne vais certainement pas avoir l’audace de m’associer aux thèses de ceux qui accusent le groupe belliciste « bushien » d’avoir planifié ce massacre ou du moins de n’avoir rien fait pour empêcher cette tragédie alors qu’il savait ce qui se préparait.
Il n’y a pas de preuves réelles pour l’affirmer, malgré le fait qu’il existe de multiples indices de négligence coupable, de vastes soupçons amplifiés par une censure de fer, sans précédent dans la démocratie moderne américaine.
Le jour où le peuple américain aura récupéré toute sa liberté d’information et son droit à connaître la vérité sur ce mardi 11 septembre 2001 (informations aujourd’hui très restreintes par le Patriot Act approuvé avec un seul vote contre – celui d’une femme – symbole de la dignité nationale américaine) on saura alors la raison pour laquelle les nombreux avertissements et mises en garde lancés à travers tout le pays concernant cet acte terroriste n’ont pas été écoutés et pourquoi les avions militaires ont mis quatre-vingts minutes pour décoller et intercepter les appareils détournés, alors que l’on savait déjà peu de temps après leur décollage de Boston, que des pirates de l’air avaient pris les commandes des avions et qu’ils se dirigeaient vers Washington : en cas de détournement d’avion, le manuel d’alerte prévoit une intervention des forces aériennes en moins de cinq minutes.
On saura enfin pourquoi les restes du présumé avion qui s’est écrasé sur le Pentagone ont été cachés. On saura pourquoi le directeur des services secrets pakistanais, qui venait de se réunir à Washington avec Tenet, chef de la CIA américaine, a fait verser par Islamabad – comme l’a révélé le journal conservateur The Wall Street Journal - la somme de 100 000 dollars à Mohammed Atta, chef du commando-suicide contre les Tours Jumelles de New York. Sur cette terrifiante information, il est interdit de faire des recherches, car les libertés civiles ont été suspendues dès que le Patriotic Act fut promulgué.
Finalement on saura également pourquoi quinze des vingt et un ravisseurs du commando-suicide étaient originaires d’Arabie Saoudite, l’un des principaux alliés des États-Unis dans le golfe Persique. Il n’y avait pas un seul Irakien, pas même un seul par hasard.
Mais au-delà des soupçons, il ne fait pas de doute que le déréglé 43e président des États-Unis, couronné dans des élections frauduleuses, dans le cadre d’une impressionnante récession dont on ne voit point la fin, avec le plus bas niveau de popularité au début de son mandat, a réussi à dominer tout le scénario, obtenir des pouvoirs inconcevables auparavant dans une démocratie, être élevé au rang d’Empereur vengeur pour laver l’affront commis par des barbares envers son peuple.

L’incendie du Reichstag américain du 11 septembre a offert à George W. la chance de sa vie.
La moins bonne des victoires électorales d’un président des États-Unis depuis 1876 s’est transformée en une chance historique jamais donnée à un belliciste pour imposer au monde le nouvel ordre américain.
Comme Hitler l’a fait dans le passé en s’entourant de Goering, Goebbels, Himmler, Mengele, Eichmann, à savoir d’une bande d’arnaqueurs semblables à lui, tous fanatisés par le pouvoir et la force, le président texan a cherché à se façonner une cuirasse protectrice par une garde de fer, plus belliqueuse que lui-même, pour le protéger de la tentation du doute et dont les membres portent tous sur le front la même marque que lui : le sceau du pétrole. Le Vice-président Dick Cheney appartenait au groupe Halliburton Oil, le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld est issu de la Compagnie pétrolière occidentale, la conseillère pour la Sécurité Nationale, la vieille fille Condoleeza Rice, dont le prénom – ironie du sort – signifie « avec douceur », fut un cadre important de la direction de Chevron et c’est pour lui faire honneur que des bateaux pétroliers ont reçu son prénom. Même la secrétaire du ministère de l’environnement, Gale Norton, est liée au lobby du pétrole, tout comme Bush Senior l’a été avec le groupe pétrolier Carlyle ou l’actuel président Bush Junior avec la Harkins Oil.
Ce quintette de la mort qui entoure le guerrier Bush est une véritable maffiocratie, comme l’a été dans le passé le quintette d’Hitler. Et ils se nourrissent d’une Bible très particulière.
La philosophie de Hegel, Nietzsche, Schopenhauer qui a vivifié et passionné le créateur de l’Holocauste du XXe siècle a été remplacée par des spécimens moins cultivés et d’un niveau intellectuel assez bas, mais plus pragmatiques pour le nouvel Hitler du XXIe siècle.

Qui sont ces auteurs intellectuels inspirateurs de notre quintette belliqueux ?

Le Bostonien Henry Cabot Lodge qui affirme qu’ « au XIXe siècle aucun peuple du monde n’a égalé nos conquêtes, notre colonisation et notre expansion et aujourd’hui rien ne nous arrêtera ». Merse Henry Watterson a déclaré que les États-Unis sont « une grande république impériale destinée à exercer une influence déterminante sur l’humanité et à façonner l’avenir du monde, comme aucune autre nation ne l’a encore fait dans le passé, même pas l’empire romain. »
Ou Charles Krauthammer qui a écrit il y a à peine quelques années dans The Washington Post : « Les États-Unis chevauchent dans le monde comme un colosse. Depuis que Rome a détruit Carthage, aucune autre puissance dans le monde n’a atteint les sommets que nous connaissons. Les États-Unis ont gagné la Guerre Froide, ils ont mis dans leur orbite la Pologne et la République Tchèque, après avoir pulvérisé la Serbie. Et du même coup ont démontré l’inexistence de l’Europe. »
Ou Robert Kaplan qui précise que : « La victoire des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale est aussi importante que la victoire de Rome dans la deuxième Guerre Punique qui la convertit en puissance universelle. »
Ou encore le très connu historien Paul Kennedy qui nous explique que « ni la Pax Britannica, ni la France napoléonienne, ni l’Espagne de Felipe II, ni l’empire de Charlemagne, ni l’empire romain ne peuvent se comparer à l’actuelle domination américaine. Jamais il n’a existé une telle disparité de pouvoir dans le système mondial. »
Ou le directeur de l’Institut des Études Stratégiques Olin de l’Université de Harvard, le professeur Stephan Peter Rosen qui nous dit que : « Notre objectif n’est pas de lutter contre un rival car celui-ci n’existe pas, mais de préserver notre position impériale et maintenir cet ordre impérial. »
Ou l’ineffable Zbigniew Brzezinski qui a déclaré que « l’objectif des États-Unis doit être celui de maintenir nos vassaux dans un état de dépendance, garantir la docilité et la protection de nos sujets et prévenir l’unification des barbares. »
Ou le Président Wilson qui a parlé au Congrès de l’Union« qu’il apprendrait aux républiques sud-américaines de choisir de bons députés ».
Ou le célèbre Billy Sunday qui a fait le portrait du gauchiste latino-américain comme celui d’un type « qui a un museau de porc-épic et une haleine qui ferait fuir un renardeau », il a ajouté que « s’il le pouvait, il les mettrait tous en prison jusqu’à ce que leurs pattes sortent par les fenêtres ».

Écoutons maintenant Dick Cheney, l’actuel Vice-président des États-Unis et le Secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld, qui constituent avec Condolezza Rice un triangle belliqueux plus redoutable que celui des Bermudes.
Le Vice-président Cheney a déclaré avant cette guerre sainte :« Les États-Unis n’ont pas à rougir d’être une superpuissance et ils ont le devoir d’agir avec force pour construire un monde à l’image des États-Unis. » Le chef du Pentagone a été encore plus clair au cas où nous n’aurions pas compris. Rumsfeld a dit en citant la phrase préférée d’Al Capone : « On obtient davantage avec un mot aimable et un revolver qu’avec un mot aimable seulement. »
Le langage qui nourrit l’épiderme et les neurones de Bush est un langage encratique, autoritaire, d’intimidation qui conduit inévitablement à la perversion morale de la fin qui justifie les moyens. La caractéristique essentielle du langage de la « bande Bush », comme pour le langage nazi, est la simplification, le réductionnisme et l’intimidation. Le langage de ce groupe prédateur est un langage schématique, émotionnel, chargé de préjugés qui incite à l’exaltation des sentiments les plus nobles du peuple. Je n’ai pas le moindre doute que Bush se nourrit d’un langage nazi.
Bush ne croit pas, comme Hitler ne le croyait pas non plus, à un État de droit, qui n’est pas l’État qui possède des lois, sinon l’État qui se soumet lui-même à l’empire de la loi et ne peut la transgresser pour aucun motif, et encore moins pour une raison d’État. C’est au nom de la raison d’État ou de la Patrie ou de la Sécurité nationale que sont commises les pires atrocités.
Y a-t-il une différence entre la construction intellectuelle de Bush et celle d’Hitler dans le cadre de la raison d’État ? Je ne le pense pas. Seulement des différences de style, d’époque et de magnitude en ce qui concerne la force utilisée et le pouvoir.

Le discours de la « bande Bush » est un discours de maître à esclave. Il n’y a pas de différences avec le discours de la bande d’Hitler.

L’un est plus gentil que l’autre. Quoique l’histoire est en train de prouver que le moins gentil a été le moins meurtrier.
Civilisation, barbarie, pacification des barbares, peuple élu : jusqu’à la race élue il n’y a qu’un pas. Enfin, tout cela ne nous rappelle-t-il pas l’histoire du psychopathe à la petite moustache ?
En parlant de la petite moustache, le récit d’un conseiller influent de la sécurité américaine qui habite à Washington est très instructif. Il a raconté au magazine argentin Noticias :« Pour le meilleur ou pour le pire George Bush Jr. est l’homme indiqué pour mener cette guerre [NDE : en Irak]. Il est né pour ça. La puissance qui lui vient de l’intérieur le fait trembler. Quand quelqu’un parle avec lui dans son bureau, on dirait qu’il va dévorer celui qui est en face. Il s’assied au bord du fauteuil, presque sans s’appuyer et agite les bras comme s’il ne savait pas quoi en faire. Il a besoin d’action. »
Quelle imitation de la gestuelle du dictateur nazi ! Bien que le flegme du cow-boy texan, revolver à la ceinture, ne ressemble pas à la rage presque épileptique du Teuton, qui s’étouffe en parlant et en gesticulant. Le corps de Bush ne crache pas en parlant. C’est son âme qui crache de la haine et de la violence et engendre la terreur. Mais ça ne lui fait rien. Il doit avoir bien appris le « Oderint dum Metuant » de l’empereur romain Caligula : « Laissez-les nous haïr du moment qu’ils nous craignent. »
L’incontinence émotionnelle de Bush est déjà un classique et, comme Adolf, il ne peut pas admettre un NON. Sa femme Laura Bush a rappelé à la presse que la première fois qu’elle a dit à son mari que l’un de ses discours ne lui plaisait pas, celui-ci, furieux, a fracassé sa voiture contre le mur du garage à l’entrée de leur maison.
Il se sent comme le numen nazi, un envoyé de Dieu, qu’il invoque dans n’importe quelle circonstance. Il a décrété que toutes les réunions de son Cabinet doivent commencer avec une prière. Il dit avoir consulté Dieu avant d’attaquer l’Irak, au mépris de l’opinion de la grande majorité des nations de la planète et des 90% d’êtres humains qui étaient contre. Il essaie d’imiter le président William McKinley lors de l’invasion des Philippines pour évangéliser les indigènes, tout en culpabilisant Dieu de l’avoir forcé à entrer dans ce pays.
Autre coïncidence entre ces vies parallèles qui aurait enchanté Plutarque : tant Hitler que Bush auraient pu éviter de se trouver dans le musée de grands bouffons de l’histoire, s’ils avaient eu un psychanalyste à leurs côtés. Un bon psychanalyste les aurait tous deux aidés énormément à canaliser leur libido vers des occupations plus normales, sublimant ainsi le seul aphrodisiaque qu’ils possèdent, soit le pouvoir universel et cruel sur autrui.

Continuons avec les ressemblances entre le guerrier de la race aryenne et le guerrier de Dieu, comme Telma Luzzani a surnommé notre Texan exalté.

Bush proclame urbi et orbi le bien-fondé de la guerre préventive. Dwight Eisenhower en 1953 n’a pas hésité un seul instant à ce sujet : « La guerre préventive est une invention d’Adolf Hitler. Franchement, je ne prendrais au sérieux aucune personne qui proposerait une chose pareille. »
Demandons-nous : guerre préventive contre qui ? C’est bien connu que la première victime d’une guerre est la vérité. Et la première chose que fait Bush pour fabriquer sa guerre préventive, après l’incendie du Reichstag, c’est de nous mentir façon Goebbels, d’une manière si primaire qu’à la fin personne n’a plus rien cru. D’abord il a dit que l’Irak soutenait Al Qaida. Il a été prouvé peu après qu’une haine irréconciliable existait entre Saddam Hussein et l’ancien employé des États-Unis, Oussama Ben Laden. Puis Bush a demandé d’inclure l’Irak dans le courant fondamentaliste musulman. Difficile à croire, car l’Irak était le pays le plus laïc du monde arabe. Alors on a invoqué les armes de destruction massive. Bush a assuré que l’Irak ne permettrait pas les inspections et quand l’Irak les a permises, il a alors répété que Saddam ne laisserait pas entrer les inspecteurs de l’ONU dans les palais et les endroits stratégiques. Quand il a accepté, l’administration Bush a voulu nous faire croire qu’elles étaient bien cachées. Finalement, on n’en a pas trouvé une seule. Quand tous ces arguments ont été réduits à néant, ils ont alors demandé l’abandon du pouvoir ou l’exil de Saddam Hussein et c’est à ce moment-là, qu’ils ont admis la seule et réelle vérité : nous voulons occuper le territoire irakien quoi qu’il arrive et décider qui va le gouverner. C’est la démocratie planétaire, nous dit-on. Les mêmes opérations manipulatrices de désinformation que Hitler a utilisé contre la Tchécoslovaquie, l’Autriche et la Pologne. Le même type d’excuses changeant au fur et à mesure qu’elles étaient anéanties.
Autre ressemblance : le mépris de la communauté internationale et de l’opinion publique mondiale. Hitler a détruit la Société des Nations fondée en 1919. Bush a réduit en miettes les Nations unies, obtenant contre lui la plus grande opposition à un pays depuis la fondation de l’ONU en 1945 : 170 pays contre la guerre, seulement 30 pays en sa faveur, la plupart d’entre eux des nations émergentes de l’ex-Union soviétique et qui se vendent au plus offrant.
Mais la plus grand défaite diplomatique depuis la fondation de l’ONU n’a été un obstacle ni pour l’un ni pour l’autre. Pour Hitler, le refus et la colère des peuples du monde contre son action ont été sans importance. Bush veut surpasser le Teuton. Les manifestations contre lui – sans précédent sur la planète -, se transforment en musique guerrière à son ouïe wagnérienne. Face à lui, il y a l’esprit de Seattle qui a fondé en 1999 le mouvement anti-mondialisation et pacifiste le plus imposant de l’histoire universelle. Mais rien ne l’arrête.
C’était révoltant de voir comme on a traité Hans Blix, chef des inspecteurs de l’ONU, avec ses 75 ans qui devraient inspirer le respect, originaire de cette merveilleuse ville glacée d’Uppsala, dans une Suède social-démocrate, un digne adepte des traditions démocratiques du martyr Olof Palme.

Le mépris envers les gens et leurs droits est le moteur de son humanisme

Écoutons le maréchal Goering devant ses juges à Nuremberg :« Naturellement, les gens ne veulent pas la guerre, mais après tout, ce sont les dirigeants d’un pays qui déterminent la politique, c’est facile ensuite d’entraîner le peuple. Qu’il dispose de la liberté d’expression ou pas, on peut amener le peuple où l’on veut et lui faire ce que veulent les gouvernants. C’est très facile. Il suffit de leur dire qu’ils sont en train d’être attaqués et de dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui met le pays en danger. » Ces paroles sont du nazi Goering en 1945 et non celles de Bush. La seule différence, c’est que le nazi Goering l’a dit en allemand et Bush en anglais.
L’invasion d’une nation souveraine qui n’avait agressé personne avait besoin d’une légitimation éthique, bien qu’illicite : renverser le tyran Saddam Hussein et imposer par la force un gouvernement « démocratique et populaire ». Tout cela semble très beau, même si la communauté internationale et les normes qui la régissent en soient le prix à payer.
Mais cela n’est pas vrai. Personne ne met en doute que Saddam Hussein est un sinistre dictateur, qui a assassiné son peuple et que son parti socialiste Bass, n’a rien de socialiste du tout. Mais qui va croire que Bush va instaurer la « démocratie » en Irak, alors que ses prédécesseurs qui ont administré l’Amérique, moins nazis que lui, ont envahi et occupé pendant des années et des années des nations souveraines et ont installé des dictatures féroces qu’ils ont soutenues et protégées contre leur propre peuple ? Par exemple Somoza au Nicaragua, Duvalier en Haïti, Trujillo en République Dominicaine, Pinochet au Chili. Tout comme les régimes fantoches et despotiques qui furent imposés par les nazis lors de l’occupation de l’Europe, y compris la France anti-de Gaulle du maréchal Pétain.
Hitler a envahi l’Europe à la recherche de son Lebensraum, pour étendre son territoire et satisfaire son besoin en matières premières et soutenir le développement économique allemand servant à l’édification du nouvel empire germanique, qui vengerait l’affront du Traité de Versailles. De la même façon Bush va à la recherche de son propre Lebensraum. UnLebensraum qui dans notre monde d’aujourd’hui ne se mesure plus par la quantité de kilomètres de territoire physiquement occupés, mais par la domination économique et politique qu’on exerce sur ces lieux, dirigée à partir de lointains centres financiers.

Les objectifs de notre nouvel Hitler sont multiples.

Le pétrole

En premier lieu, s’approprier le réservoir d’essence du capitalisme mondial qui n’est autre que le golfe Persique. Bush sait très bien que dans dix ans, le pétrole produit par son pays, locomotive commerciale du monde, s’épuisera irrémédiablement. Dans quarante ans il n’existera plus de pétrole sur la planète. C’est une course contre la montre. Selon la Statistical Review, la découverte de nouveaux gisements pétroliers énergétiques diminue de manière préoccupante. Elle a augmenté seulement de 5% contre 45% lors de la décade antérieure. Les 65% de réserves sont situées au Moyen-Orient. Des 77 millions de barils produits chaque jour dans le monde entier, les États-Unis en consomment vingt millions quotidiennement, mais seulement dix millions sont produits par les Nord-Américains. Ils sont donc tributaires des autres pour rester une superpuissance. L’objectif de l’attaque en Irak, deuxième réserve mondiale pétrolière, était de contrôler ces gisements, contrôler leur prix et leur production. Ne parlons plus d’armes cachées ni de n’importe quoi. Comme l’a dit l’écrivain Eduardo Galeano, si l’Irak était un producteur de radis au lieu de pétrole, qui aurait eu l’idée de l’envahir ?

Pour Bush, le pétrole est là. Il n’y a qu’à le prendre et se servir. Il ne sait pas qu’il peut s’étouffer en mangeant.

Le deuxième coup de Bush consiste à discipliner son allié, l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial de pétrole et la plus grande réserve énergétique du monde, dont les prix ne conviennent pas aux intérêts américains. Le troisième objectif, tel que révélé en février de cette année par John Bolton, sous-secrétaire d’État, c’est envahir l’Iran et la Syrie qui, avec la Corée du Nord, constituent « l’axe du mal » et si la situation est favorable, inclure la Libye dans ce saint des saints. Le quatrième pas consiste à détruire l’OPEP et à s’approprier les combustibles fossiles du monde. S’il n’arrive pas à exproprier les gisements fossiles et ne trouve pas à temps de solutions alternatives énergétiques, le capitalisme américain devra modifier le modèle de consommation de son peuple et il risque de perdre le point d’appui de son hégémonie mondiale. Le cinquième objectif est représenté par les fructueuses affaires de la reconstruction de l’Irak sur lequel vont se jeter les quelque 500 transnationales qui contrôlent le monde, la plupart américaines. Le sixième objectif n’est pas moins important et il se nourrit des enseignements de Lord Keynes : utiliser l’industrie militaire pour sortir de la profonde récession dans laquelle est plongée l’économie américaine dont le taux de croissance est zéro. N’oublions pas qu’une guerre ne se gagne pas quand on a imposé la suprématie militaire sur l’adversaire, mais lorsqu’on obtient les bénéfices économiques qui sont la quintessence et la raison de son déclenchement.

Imposer la suprématie du dollar face à l’euro

On ne peut pas continuer sans mentionner le dernier objectif et peut-être le plus important de cette guerre : imposer la suprématie du dollar face à l’euro, qui ces derniers temps n’a pas arrêté de donner une raclée au dollar sur divers fronts inattendus, mettant en danger le privilège et l’importance américaine dans la commercialisation du pétrole. Le dollar a chuté ces derniers mois par rapport à l’euro de 17%, chiffres inimaginables depuis la création de la monnaie unique européenne. La décision iraquienne de libeller 10 milliards de dollars de leurs réserves en monnaie européenne a contribué à cette dépréciation etaprovoquéunesecoussesismiquepourle dollar. C’est une raison de plus pour attaquer l’Irak, car un gouvernement fantoche et à la solde des États-Unis renverra sûrement ce montant en zone dollar. La Russie libelle ses opérations pétrolières en euros ; l’Iran et d’autres pays de l’OPEP sont en train d’étudier la possibilité d’abandonner le dollar pour l’euro. Les économistes prévoient que si cela arrive, il se produira une dépréciation inusitée du dollar qui fera plonger la valeur des actifs américains, provoquant l’effondrement du géant aux pieds d’argile comme dans les années trente.

L’invasion est aussi due au besoin d’un nouveau partage du monde après l’échec des accords de la triade (États-Unis, Europe et Japon) en 1998 sous les auspices de l’OCDE à Paris et ceux de la réunion de l’OMC à Washington. Il n’y a pas eu d’accord pour la répartition du marché mondial menacé par une diminution du pourcentage du produit brut mondial, qui à la fin du siècle dernier avait atteint un degré de concentration de 50 % dans les mains des membres de la triade et de ses transnationales. L’échec du néolibéralisme pour maintenir le plus grand taux d’exploitation de nations dépendantes, la fatigue et la décadence de l’hégémonie unipolaire et la possibilité relativement proche d’une crise mondiale qui transformerait l’arrogante domination d’aujourd’hui en une hégémonie en haillons, tous ces enjeux sont à l’origine de cet acte de piraterie internationale.
L’Europe n’a pas accepté cette répartition et a attaqué avec son euro. Les États-Unis ont répliqué avec l’instinct des bêtes et s’ils parviennent à contrôler les lacs d’or noir, ils auront du pétrole bon marché et abondant pendant que leurs alliés le paieront cher et ne l’obtiendront qu’au compte-gouttes et leurs économies en souffriront.
Voilà le plan de guerre. C’est le même objectif de domination économique qui a poussé Hitler dans les bras de Mars, avec la devise : « Occuper, administrer, exploiter ». De là à dire que Bush y parviendra, il y a un long chemin. Surtout si l’on sait que cette guerre, pour la première fois, il devra la financer économiquement tout seul. L’invasion précédente de l’Irak avait été légitimée par la communauté internationale et payée par tous les pays. Cette fois-ci, il s’agit d’une invasion illégitime, un crime de lèse-humanité contre le monde civilisé, et les États-Unis la paieront seuls, sauf une petite partie qui sera prise en charge par le Royaume-Uni du renégat Blair. Tout cela représente beaucoup d’argent. Suffisamment pour déstabiliser encore un peu plus le maître de la petite machine à faire des dollars, installé dans le Département du Trésor de la nation la plus endettée de la planète : les États-Unis d’Amérique.

La stratégie militaire nazie

Une fois déterminés les objectifs royaux, Bush et sa bande de faucons ont patenté la stratégie militaire nazie : la tristement célèbre Blitzkrieg - la guerre éclair – avec laquelle les nazis ont dévasté l’Europe, combinant des attaques de divisions entières de tanks Panzers, appuyés par des vagues d’avions et des pièces d’artillerie. Les temps changent et la blitzkrieg nazie s’est transformée en super-blitzkrieg américaine, mais la modalité inventée par les maréchaux d’Hitler est la même que celle de Bush, bien qu’avec une puissance de feu mille fois supérieure.
Une autre ressemblance : le déséquilibre des forces en présence. L’invasion nazie de la Tchécoslovaquie et de la Pologne, où la cavalerie polonaise s’est heurtée à des tanks allemands après avoir été décimée par l’aviation, n’est rien en comparaison avec la puissance de feu infernale de la plus grande broyeuse technologique de l’histoire, comme si les Polonais s’étaient défendus avec des frondes face à la Luftwaffe de Goering. Lors de la première invasion de l’Irak, les pertes irakiennes se sont montées à 120 000 hommes contre 137 Américains morts et 7 disparus. Mise à part la Garde républicaine de Saddam, l’armée irakienne n’est plus composée que par des paysans faméliques sans entraînement, ni technologie, ni armement adéquat, face à plus de 300 000 soldats entraînés année après année pour tuer sans se poser de questions.
Que peut faire un pays qui a un budget militaire de 1400 millions de dollars contre un autre qui investit 400 000 millions de dollars annuellement dans ses Forces armées ? Et comme si cela n’était pas suffisant, Bush vient de demander encore quelque 75 000 millions de dollars de pourboire pour ce massacre. Il promet en échange que le butin de guerre compensera largement l’investissement.
Avant de commencer le massacre, l’armée irakienne a été saignée comme on saigne un taureau de combat quand il pénètre dans l’arène pour que le toréador coure moins de risques. Une décade de sanctions économiques, d’embargos, de manque de pièces de rechange, une armée sans avions, avec un nombre de tanks limité, peu de batteries anti-aériennes et seulement équipée de vieux fusils d’assaut AK-47, toutes ces mesures ont mis à genoux le taureau iraquien. Le toréador n’a plus qu’à plonger son épée et attendre l’agonie. Cependant les nouvelles du front ont démontré que, même saigné, le taureau a chèrement vendu sa peau.
Le vagabond viennois devenu prophète de la race aryenne, Adolf Hitler, a attaqué sans respect les grands trésors de l’humanité, détruisant des villes magnifiques, des cultures irrécupérables et des monuments fantastiques créés par l’être humain au fil des siècles. Imitant le protégé de sa famille, George Bush est entré à grand fracas dans le berceau de l’humanité, la Mésopotamie, l’Irak d’il y a 8 000 ans, « le pays entre les fleuves ». C’est là qu’est né le premier État, la première civilisation agraire et que l’écriture cunéiforme a été inventée. Dans le pays de la légendaire bibliothèque de Ninive, celui de la Tour de Babel, des jardins suspendus de Babylone, entre l’Euphrate et le Tigre, Bush se lance sans miséricorde dans la première guerre préventive du XXIe siècle. Il devra répondre lui aussi pour les trésors culturels qu’il a rasés. Sonhomo demens devra rendre des comptes à l’homo sapiens. Comme ce fut le cas pour Hitler et ses complices qui ont dû rendre des comptes à l’histoire au procès de Nuremberg.
L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Uruguay dit dans son communiqué de presse en guise de réponse au journal La República être consterné par la comparaison de son président avec Hitler. Il explique que Bush est en train de faire en Irak la même chose qu’ont fait les USA en libérant l’Europe du nazisme.
Je pense que c’est une insulte à l’intelligence que de comparer le brillant auteur du New Deal, Franklin Delano Roosevelt, avec cet énergumène du pouvoir qui tue les idées au nom des idées, et les hommes avec.
Roosevelt est entré en guerre avec la légitimité que lui conféraient tous les peuples confrontés à la barbarie nazie. En premier lieu, le peuple soviétique qui a sacrifié sur l’autel du Moloch germanique trente millions de ses meilleurs hommes, femmes et enfants pour changer le cours de la guerre quand le Troisième Reich était encore invaincu. Bush fait comme Hitler et non pas comme Roosevelt. Bush viole toutes les lois internationales, il affronte les Nations unies et comme Hitler il envahit une nation pratiquement désarmée qui ne l’a attaqué à aucun moment.
De plus, il convient de préciser par rapport à ladite libération de l’Europe par les États-Unis, à travers le don héroïque de la vie des soldats américains, que l’entrée dans la conflagration fut très tardive, presque à la fin du conflit quand l’Allemagne était déjà usée par la résistance soviétique, qui se mesurait alors seule aux 95 % du potentiel militaire nazi concentré sur le front oriental. Les États-Unis furent les seuls bénéficiaires de la Deuxième Guerre mondiale, pendant et après le conflit. Pendant, comme l’explique si bien Heinz Dieterich dans La Republica, parce qu’ils développèrent, loin des champs de bataille, leur industrie et leur agriculture en augmentant les salaires réels de 1941 à 1945 de 27 %, en générant dix-sept millions de nouveaux postes de travail et en offrant en 1944 davantage de produits et services à leur population qu’avant la guerre. Après la guerre, ils demandèrent le prix de leur participation multipliée par dix. À Yalta, ils s’érigèrent en première puissance de la planète, prenant la place de l’Angleterre, bien que craignant aussi, il est vrai, l’Union Soviétique, son nouvel adversaire historique.
Et de même que nous affirmons qu’il est insultant de comparer Bush à Roosevelt, il convient de préciser qu’il ne faut pas non plus confondre les pères fondateurs de la démocratie américaine, ces héros de la liberté, George Washington, Abraham Lincoln, Thomas Jefferson, avec ce pédagogue du crime, ce plouc de la mort, qui à la télévision ne peut cacher son expression sournoise de lâche. Charles de Gaulle, courageux rebelle de la France anti-nazie, demandait un jour au grand philosophe Jean Guitton : « Qu’est-ce la lâcheté, maître ? » À ce puits de sagesse de répondre : « La lâcheté, Général, c’est de rechercher l’approbation et non la vérité ; les médailles et non l’honneur, la promotion et non le service rendu ; le pouvoir et non le salut de l’humanité. » Que cette réponse s’applique bien à notre nouvel Hitler qui dit défendre les Droits humains des Irakiens, alors qu’il se spécialise dans leur conversion en déchets humains !
Mais ce comportement nous surprend-il vraiment de la part d’un dirigeant qui nie ne pas vouloir sauver la planète de la dévastation en refusant de signer les protocoles de Kyoto, approuvés à l’unanimité par la communauté internationale ? Un dirigeant qui a rejeté le contrôle des armes bactériologiques parce qu’il estimait que l’accord pour éviter la prolifération de ces arsenaux portait préjudice à son pays. Un dirigeant qui exige des nations indépendantes qu’elles signent un document dans lequel elles renoncent à leur droit de juger des citoyens américains pour des délits commis à l’étranger. Un dirigeant qui refuse de signer et de participer à la Cour Pénale Internationale, créée récemment par la communauté mondiale pour juger les crimes de l’humanité. En rejetant une institution approuvée par plus de 190 pays, avec seulement 7 pays contre, son vote coïncide avec celui du pays envahi, l’Irak, qui lui non plus ne veut pas qu’il existe dans le monde une Cour Pénale de dix-huit jurés indépendants pour empêcher légalement que des crimes de guerre continuent à être perpétrés, tant par le gouvernement des États-Unis que par celui de l’Irak.
Que peut-on attendre d’un dirigeant qui, dans son propre pays, berceau des traditions démocratiques, a suspendu les droits civils, instauré la censure, les listes noires, l’élimination de l’Habeas corpus, droit pour lequel tant de générations ont donné la vie, imposant des jugements clandestins, des prisons secrètes, et le délit d’opinion, plongeant ainsi sa société dans la nuit noire du marasme le plus anachronique ?

Nationalisme et faux patriotisme

Malgré tout, il dispose actuellement d’une importante majorité silencieuse dans son propre pays en faveur de l’horreur de la guerre, au beau milieu d’une gigantesque panne intellectuelle dans la société américaine, provoquée par la désinformation, la déformation de la réalité érigée en système, la douleur légitime après l’attaque criminelle contre les Tours Jumelles qui a fait périr près de quatre mille êtres humains, et un nationalisme attisé par le Tartuffe de la Maison-Blanche. Le nationalisme et le faux patriotisme constituent un lien supplémentaire, une ressemblance de plus, le chaînon qui unit Bush à Hitler. Ce type de nationalisme est le dernier refuge des canailles qui sont soutenues par la culture des ignorants. Albert Einstein le décrivait fort bien : « Le nationalisme est une maladie infantile, la rougeole de l’humanité. »
Mais un mouvement populaire commence enfin à se développer depuis la base, la racine, dans les meilleures traditions civiles du peuple américain, pour s’exprimer dans les grandes villes, pour arrêter, avec l’énergie mentale engendrée par la conviction d’avoir raison, les crimes en série que la plus monstrueuse iniquité belliqueuse des dernières décennies est en train de construire. Le peuple américain, lentement il est vrai, commence à comprendre que « la liberté ne peut être fertile pour les peuples qui ont le front tâché de sang ».

Qui se décidera à arrêter ce psychopathe ?

C’est la question qui circule à travers toute la planète.

Les Nations unies n’ont pas pu le faire. L’OTAN non plus. Leurs alliés européens ont été trompés et humiliés. Mais du fin fond de l’histoire, l’antidote commence son incubation. Tous les empires et leurs prophètes ont glissé d’une victoire à l’autre jusqu’à leur écroulement final. Et cet empire tout comme son empereur, à qui il importe peu de gagner l’esprit et les cœurs des peuples du monde, qui est sourd ou feint la démence face à la révolte énorme du sens commun, devant le grand gémissement des sociétés sorti des entrailles exaspérées des multitudes, qui se sont jetées sur les routes du monde entier, clamant pour la paix et la cessation du massacre, cet empereur devra finalement comprendre que dans cette croisade le vainqueur n’obtiendra que les dépouilles.
Les hommes comme Bush pensent que les crimes s’enterrent et s’oublient. Ils se trompent car le souvenir des crimes survit. Les gens en ont assez de la violence. Ils en ont assez des vendettas misérables des uns contre les autres. Ils veulent mettre fin à l’ère des assassinats. Si on les conduit vers des impasses, ils réagiront.
Le discours sinistre du maître et de l’esclave se termine presque toujours par la férocité de l’esclave qui n’a plus rien à perdre. Spartacus dixit. La protestation continue dans tous les recoins de la planète. Il n’y a jamais eu d’empire aussi orphelin de soutien que celui incarné aujourd’hui par ce toxicomane du pouvoir. Cet immense mouvement mondial contre Bush seulement comparable au mouvement mondial contre Hitler fait face au strabisme classique des messies qui les empêche de voir la réalité. Le strabisme est une disposition vicieuse et malsaine des yeux qui fait que les deux axes visuels ne se dirigent pas en même temps sur le même sujet. Ils voient la réalité déformée.
Le chuchotement de millions de personnes peut se transformer en bras qui arrêteront cette folie.
Il ne faut pas avoir peur de ces géants qui ignorent les lois de l’histoire. Ils sont plus rusés qu’intelligents. C’est ce qui les renvoie au monde des dinosaures, ces animaux gigantesques qui avaient développé un corps énorme pour une tête minuscule. Quand les grands changements climatiques sont arrivés, leurs minuscules têtes n’ont pas su s’adapter. Contrairement aux moustiques.

Il existe un proverbe allemand qui se réfère à Hitler ainsi :« Quand tu vois un géant, étudie d’abord la position du soleil, il pourrait en fait s’agir de l’ombre d’un nain. » Nous ne savons pas encore quelle est la part de géant et quelle est la part de nain de notre nouvel Hitler.
Souvenez-vous de Gandhi, cet incendie moral qui alerta les consciences. Avec sa seule voix et sa conduite non-violente, il a mis à genoux l’empire le plus important de son époque. Gandhi disait que le silence des bons est le grand mal perpétré par les mauvais. Ce silence n’existe plus aujourd’hui. Tous les peuples, ceux des pays riches comme ceux des pays pauvres, gouvernés par la droite ou par la gauche, tous à l’exception de celui qui habite le pays agresseur, qui commence peu à peu à sortir de sa torpeur, tous ont pris conscience que pour la première fois au XXIe siècle, la guerre, en tant que croisade irrationnelle, peut changer l’humanité. Ils savent qu’une guerre injuste est une catastrophe qui paralyse et sclérose la rencontre de l’être humain avec l’humanité. Ils unissent leurs mains planétaires pour dire au tueur à gages de la Maison-Blanche qu’il existe une vie et une race moins sordide que la sienne. Et qu’il vaut la peine que nous nous levions pour la défendre.

Ceci est ma réponse, Monsieur l’Ambassadeur.

Montevideo, Uruguay, le 30 mars 2003.

L’économie de l’offre, ou l’arnaque des apprentis sorciers du libéralisme

J’avais un peu laissé tomber l’économie, lassée de répéter les mêmes choses depuis 2007. Mais, j’y reviens brièvement, en réponse à une question : pourquoi tous les pays dits « développés » se trouvent-ils face à un appauvrissement de leurs populations ? Hormis, bien sûr, les quelques milliardaires dont le patrimoine ne fait qu’augmenter ? Eh bien il semble que ce soit parce que les efforts coordonnés de nos dirigeants ont permis d’appliquer la politique de Reagan : appauvrir l’Etat pour réduire les dépenses sociales, tout en enrichissant les riches. Il s’agissait d’un gigantesque transfert d’argent des plus pauvres vers les plus riches. Certains appellent encore cela une période faste, mais ce sont des débiles.

C’est du moins ce qu’a expliqué un certain David Stockmann (mais il a enlevé le deuxième « n »), ex directeur du budget de Reagan au début des années 80 et banquier. Il a été très critiqué lors de son passage au budget, mais il faut dire que la dette US a fortement augmenté à l’époque, grâce aux milliards engloutis dans l’armement (pendant la campagne Reagan avait promis d’augmenter le budget de l’armée de 5% par an, et il a fait mieux !) et à la réduction des impôts pour les plus riches. Finalement, « Stockman » a démissionné en 1985, mais après avoir fait pas mal de dégâts.

Entre autres, il s’en est violemment pris au « welfare state », c’est-à-dire à ce que l’on connait en France comme l’Etat Providence, qui était pourtant la base de la 5 e République. Pour lui, le gouvernement ne devait pas aider les gens (surtout pas les pauvres), seulement le business. Certes, avant Reagan, Carter avait déjà bien dérégulé et baissé les taxes, mais sans en faire un credo car il disait le contraire. C’est aussi lui qui a fait entrer les lobbyistes au congrès US.

La reaganomics, rich power

Reagan était un pion débile mais sadique, comme en témoignent diverses de ses proies, des enfants qu’on élevait pour satisfaire sexuellement les politiciens en vue, dont Reagan1. Si cet acteur fasciste a gagné les élections, c’est parce qu’on l’a mis là et qu’on avait de quoi le faire chanter. Sous son mandat, la coke et le crack se sont répandus dans les classes moyennes et populaires à une vitesse folle et dans tout le pays.

C’est aussi sous son mandat qu’a eu lieu l’affaire des contras d’extrême droite au Nicaragua, financés avec l’argent de la drogue. Car, la drogue vendue en sous main par la CIA permet, entre autres, de remplir des caisses noires pour des opérations illégales. Enfin, bref, ce n’est pas le sujet aujourd’hui.

Elu en 1981 et en 1984, Reagan a fait passer au Congrès les pires baisses d’impôts (pour les riches, puisque la tranche la plus élevée est passée de 70 à 28% d’imposition et l’impôt sur les sociétés a baissé de 25% pendant que l’assiette de l’impôt a été élargie, englobant des foyers plus pauvres) de l’histoire US. En parallèle les dépenses militaires ont augmenté 2 (282 milliards de dollars en 19833 pour les dépenses directes, contre 183 milliards en 1982). Inévitablement, le déficit du pays s’est gravement creusé dans l’année qui a suivi.

Dès février 1981, Reagan « prévoit une diminution des dépenses publiques de 41 milliards de dollars, la réduction des aides aux plus pauvres, aux personnes âgées et aux handicapés, une baisse des impôts de 25 % sur trois ans et une augmentation des dépenses militaires », nousrappelle Le Monde Diplo. En août, il a viré 12.000 contrôleurs aériens en grève, avec interdiction de travailler dans le public. Le ton était donné.

La stratégie a été de réduire les dépenses sociales et les taxes sur les riches, tout en augmentant les dépenses inutiles : les cadeaux fiscaux aux multinationales, aux plus riches, et les dépenses d’armement. Stockmann en a été le maître d’œuvre avec d’autant plus de facilités que ses études d’histoire, qu’il a perverties4, lui ont permis de savoir comment bien couler son pays. Le pire, c’est que Reagan disait que sa baisse de taxes était destinée à « éviter un fardeau supplémentaire » aux familles pauvres. Il appelait ça le « programme anti pauvreté et pro familles», ce qui le faisait passer pour un héros !

A l’époque, on a dit aux électeurs que ce programme magique était destiné à limiter l’endettement du pays, mais en réalité cet endettement n’a fait qu’augmenter et en huit ans au pouvoir, le déficit annuel du pays avait triplé. C’était la plus forte augmentation du déficit de toute l’histoire US. D’ailleurs, dès 1982, année où le PIB a reculé de 2%, Reagan a réaugmenté les impôts5(mais pour les pauvres) à cause du déficit grave qu’il avait creusé en un an6.

A la fin du premier mandat de Reagan, « Stockman » a démissionné tellement sa recette miracle d’apprenti sorcier a été désastreuse. Pourtant, après Reagan, Bush 1 er avait promis de ne pas augmenter les impôts.

Même un ultra libéral adepte des groupuscules atlantistes comme  Jean Pisani Ferry 7 a écrit que Stockmann était « le principal architecte de la politique qui a conduit au déficit actuel », abyssal il faut le dire aux Etats-Unis. A part cela, l’ « analyse » de Pisani Ferry n’a strictement aucun intérêt, comme toujours avec lui et ses amis du lobby atlantiste.

Certains, comme Naomi Klein, ont appelé cela un « coup d’Etat économique ». Les gens n’ont rien compris, bercés par le discours patriotique, pendant que Reagan leur enfonçait un god géant dans le derrière, et cela sans vaseline. On peut noter que le chômage, dans l’année suivant la prise de fonction de Reagan, avait atteint le taux record de 10%.

La suite est simple : appauvrissement de l’Etat et des classes moyennes (ne parlons même pas des plus précaires), austérité budgétaire, privatisations massives, augmentation de la dette publique et privée.

C’est exactement la même recette qui est appliquée aujourd’hui en Irlande, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en France, en Belgique, en Allemagne, aux pays-Bas, en Angleterre. Alors, certains brillants économistes disent que l’Irlande « renoue avec la croissance », mais laquelle ? Certainement pas celle du niveau de vie des gens.

Mais les irlandais ont l’habitude de se faire avoir : quand l’Angleterre était maîtresse du pays, elle a littéralement pompé toutes les ressources, ce qui a entraîné la grande famine, la mort d’un million de personnes (un tiers de la population) et l’exil d’autant d’autres à la fin du XIX e siècle.

En 2013, l’Irlande a donc payé pour les banques8, et ensuite il a fallu une cure d’austérité sanglante pour éponger cette dette. En deux ans, la dette des banques a été transférée au pays, payable par les contribuables. Pas par les riches, évidemment, et encore moins par les multinationales. Du coup, il a fallu emprunter auprès du FMI et de l’Europe, qui ont enfoncé le clou sur les politiques drastiques.

Pourquoi ces politiques sont-elles toujours l’alpha et l’omega des politiciens, alors que même des « économistes » du FMI ont reconnu que c’était n’importe quoi pour la Grèce (au moins) et quele FMI avait fait une « erreur de calcul » au sujet de l’austérité et de ses bienfaits.

Une escroquerie qui dure

En fait, deux brillants économistes ont conclu avec une étude bidon que les pays ayant plus de 90% d’endettement n’avaient pas de croissance. Hors, d’autres économistes ont refait l’étude, mais les conclusions sont totalement différentes : « ces derniers ont fait passer à la trappe cinq pays (Australie, Autriche, Canada, Danemark et Belgique) dans leur panel, ont utilisé une méthode jugée contestable de pondération des pays entre eux et, plus original, le tableur Excel utilisé comme support de l’étude comportait une erreur de formule », nous explique Le Monde. Au final, la première étude conclut que les pays avec 90% d’endettement n’ont que -0,1% de croissance, alors que l’étude refaite parle de 2,2%.

Hélas pour nous, la première étude a fait référence (comme par hasard) et a été utilisée pour justifier l’austérité imposée par le FMI, et aussi par l’Europe qui manifestement n’a pas entendu parler de la correction. Qui a dit que l’économie est une science ? On est plus proches des apprentis sorciers que de l’exactitude.

Sachant que cette « crise » est due à la spéculation effrénée sur les subprimes 9, on a l’impression de revivre le scénario du crach de 1929.

Les économistes n’ont que des théories, jamais mises en pratique parce qu’elles ne tiennent jamais compte de tous les paramètres. Les théories et les théoriciens se suivent, se ressemblent, et finalement l’économie d’aujourd’hui est la même qu’au XVIe siècle, au début du capitalisme. Les filets de sécurité gagnés de haute lutte par les travailleurs et électeurs sont en train de sauter les uns après les autres.

Parmi ces théories, « l’économie de l’offre » inventée sous Reagan a servi à justifier sa politique. Car il faut préciser que chaque théorie économique a son contraire, mais bizarrement on n’en utilise que certaines pour nous faire subir des politiques toujours plus aberrantes économiquement parlant.

La théorie de l’offre est assez simple10 : il s’agit de ne se préoccuper que des entreprises. Tout pour la production et le bénéfice à court terme. Le bien être des salariés, l’environnement, le niveau de vie, la fiscalité ne comptent pas puisque qu’ils sont vus comme des freins à la production. Nous sommes bien dans une vision à court terme, digne de l’Ancien Régime. Et encore…

Thatcher a adoré.

Reagan, entouré de lobbyistes et défendant les intérêts des multinationales qui ont financé ses campagnes électorales, s’est fait le chantre de l’ultra libéralisme et de la théorie de l’offre, qui pourtant n’était défendue que par une douzaine de gugusses 11. Le choc pétrolier et le découplement du dollar par rapport à l’or12 ont été de superbes moteurs pour cette politique.

Depuis les années 70, les UA ont laissé aux entreprises de plus en plus de place dans le débat politique, en toute légalité, en plus du financement des partis. Et les études montrent que les lois favorables sont directement liées aux sommes « investies » en politique. Les « démocrates » (moins ultra libéraux et fascistes que les conservateurs) se sont alors mis à tenir un double discours : un pour les électeurs, un autre dans leur pratique quotidienne.

C’est donc David « Stockman » qui a mis en pratique cette théorie débile, avec une rare célérité. Il a mis au point des projections tout aussi débiles, qu’il a ensuite appelées « Le scénario rose » parce que ce n’était absolument pas réaliste.

« Ce scénario rose prévoyait que les baisses d’impôt de 1981 produiraient une croissance de 5% en 1982. (En réalité, 1982 fut la pire année depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, avec une croissance négative de 2,2%.) De nombreux spécialistes du budget firent remarquer que les réductions d’impôt ne feraient qu’augmenter le déficit, mais Stockman fit taire tous ceux qui le critiquaient en produisant une nuée de statistiques et d’informations », explique le journaliste Steve Kangas. Il faut dire que Stockmann a défendu bec et ongles cette théorie, répondant à chaque critique. Avant, quelques années plus tard, de sous-entendre qu’il s’agissait là d’une vraie performance d’acteur13. Un jeu dont les conséquences se font violemment sentir aujourd’hui et pas que chez les US. D’ailleurs, dès 1983, les gauchistes français (je ne parle bien sur pas des socialistes) avaient parfaitement analysé l’ineptie de la « théorie de l’offre ».

Stockmann a vite déchanté, face au constat que ses prévisions n’arrivaient pas. Mais, c’était normal : il a avoué plus tard avoir complètement bidonné les chiffres. Sans que personne parmi les « grands économistes » ne s’en rende compte ! On se croirait dans le malade imaginaire de Molière, avec tous ces apothicaires, éminents « spécialistes » aussi incompétents que péremptoires.

Il a aussi fini par admettre que la forte baisse d’impôts de 1981 était le cheval de Troie destiné à « supprimer les taux d’imposition des tranches supérieures » car selon l’incantation en vogue à l’époque, si les riches sont encore plus riches, tout le monde en profite. On sait aujourd’hui à quel point c’est faux. La théorie de l’offre ne servait qu’à faire passer la pilule auprès des classes moyennes et populaires.

Ces révélations croustillantes n’ont pourtant pas empêché Bush 1 er et surtout Bush junior de copier la politique de Reagan. Et cette politique s’est généralisée en Europe également, au détriment des travailleurs, des chômeurs et de tous les laissés pour compte.

—————————- On le voit : l’économie de l’offre, de même que l’économie en général, ne sont qu’une question d’idéologie. On n’est pas dans le rationnel, mais dans le fanatisme. Aujourd’hui, Stockman a retourné sa veste 14 et répète que les banques ont des problèmes systémiques et que l’effondrement économique est pour bientôt. Il oublie qu’avec les types dans son genre, il sera toujours possible de travestir la réalité.


1 Des victimes du réseau Franklin citent Reagan parmi les violeurs VIP, de même que Cathy O’Brien, une victime de programmation mentale et d’abus rituels (qui cite aussi Ford, Carter, Bush, Cheney et Hillary Clinton).

2 Grâce notamment à Donald Regan, alors secrétaire au Trésor (ancien de chez Merill Lynch et vice du New York Stock Exchange) et créateur du National Endowment for Democracy (NED), qui a bien poussé pour relancer la course à l’armement contre l’URSS et la « guerre des étoiles ». La doctrine Reagan visait, quant à elle, à asseoir encore davantage la domination US sur le monde entier.

3 En 2010, elles étaient de 1.630 milliards (43% des dépenses mondiales d’armement, même si on ne parle que des dépenses officielles), comme quoi l’armement ne peut pas s’estimer lésé.

4 Je tiens à dire que les études de sciences humaines et sociales sont destinées à améliorer la vie de nos concitoyens, et tous les sociologues, historiens, psychologues et autres qui ont fait de leurs études un atout pour les ruiner sont des traitres.

5 En août 1983 il a annoncé 98,3 milliards de dollars d’impôts supplémentaires sur trois ans. La taxe sur les tabacs a été doublée, la taxe sur les communications téléphoniques a été triplée. En gros, il a baissé les impôts directs, plus égalitaires car pesant à proportion des revenus, et a augmenté les impôts indirects qui pèsent de la même manière sur les riches et les pauvres.

6 On peut ajouter de nombreux paramètres catastrophiques, comme le recul de la production puisque en décembre 1982 les usines tournaient à 67 % de leur capacité, record négatif depuis 1948, avec un recul de la production de 6% en un an. Les faillites ont augmenté de 48% entre 1982 et 1983, à 89 faillites pour 10 000 entreprises, le chiffre le plus élevé depuis 1933 où il était de 100 pour 10 000. Le chômage, lui, a augmenté de 2% en 1982. Et, par exemple, en 1982, le revenu des fermiers était la moitié de ce qu’il était en 1979. Belle politique de « relance » ! Quant au déficit, de 58 milliards de dollars en 1981, il est passé à 110 milliards de dollars en 1982 et à 200 milliards en 1983. 52.000 emplois fédéraux ont été supprimés en 1982, les aides sociales (et médicales), ainsi que les dotations aux Etats et aux villes ont fortement baissé afin de compenser l’augmentation des dépenses militaires et la baisse des recettes fiscales. En 1983, le Congrès, démocrates compris, a voté 169 milliards de dollars d’économies sur six ans sur le budget de la « Sécurité Sociale ». Mais, cette liste est loin d’être exhaustive… Sarkoléon et Chirac, suivis par Flamby nous ont fait exactement le même coup, là encore sans vaseline.

7 Ferry est le chef de l’Institut Bruegel, un groupuscule de pseudos économistes obnubilés par l’ultra libéralisme. Ce n’est pas un hasard si on le retrouve au cabinet de… Moscovici aujourd’huien tant que commissaire à la stratégie !

8 Car il se trouve que le gouvernement a eu la bonne idée de garantir la dette des banques, c’est-à-dire qu’il la prenait en charge. Cela, sans consultation populaire évidemment. Toutefois, le pays ne remonte aujourd’hui que parce que le poids de cette dette bancaire a été allégé pour les contribuables.

9 Des produits spéculatifs dérivés de crédits hypothécaires octroyés à des gens souvent insolvables, parce que soi disant les prix de l’immobilier ne feraient qu’augmenter. Ce qui est faux. Par contre, les taux d’intérêt ont augmenté soudainement, si bien qu’une bonne partie des gens n’a plus pu payer ses emprunts, les maisons ont alors été saisies en masse et les prix de l’immobilier ont chuté. Si bien que les gens se retrouvaient avec des crédits qui valaient beaucoup plus cher que leurs maisons. Aujourd’hui, les banques (comme Wells Fargo, une des pires) paient desamendes dérisoires au gouvernement pour éviter d’aller en justice. Alors qu’il a fallu leur filer des milliards quand la bulle subprime s’est dégonflée.

10 Cette théorie de l’offre s’oppose à la théorie de la croissance par la demande, qui dit que si les gens ont les moyens de vivre décemment, ils consomment et soutiennent la production. On constate aujourd’hui que cette théorie est bien plus proche de la réalité que celle de l’offre.

11 En fait cette théorie est tellement nulle : baisses d’impôts point barre, que même les « économistes » de droite l’ont rejetée ! Et parmi ses grands défenseurs, on avait l’éditorialiste du Wall Street Journal et pas mal de journalistes qui se revendiquaient spécialisés dans l’économie… la preuve ! C’est surtout grâce à leurs publications que cette théorie bidon a pu se répandre, et aussi parce qu’elle plaisait aux nababs des multinationales.

12 Une belle arnaque : le standard gold qui avait cours jusque là obligeait toutes les monnaies du monde à correspondre au dollar, et le dollar, lui, restait collé sur la valeur de l’or. En 1973, sous Nixon, les USA ont dit que le dollar et l’or n’avaient plus rien à voir, et personne n’a moufeté. Evidemment, le dollar n’a cessé de se dévaluer (l’once d’or est aujourd’hui à 1.300 dollars environcontre une cinquantaine au début des années 70). Ceux qui croient que le dollar vaut encore quelque chose se trompent lourdement : c’est une monnaie de singe depuis 1973.

13 « En donnant l’apparence d’être un expert vous finissez par vous convaincre vous-même », aurait-il déclaré.

14 Pourtant il a bossé chez Salomon brothers juste après son passage chez Reagan.

Source: DV

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