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Spéculation sur la mort aux États-Unis

Bernard Gensane

Bernard Gensane

Le capitalisme financier a décidé de tout acheter et de tout vendre : l’eau, l’air, le génome humain, les recettes de grand-mère, les contrepoisons amazoniens à base de plantes. Il achète maintenant les vies et les morts, en s’attaquant aux plus faibles. C’est ce que nous a expliqué tout récemment le magazine de France 3 “ Pièces à convictions ”.

 

Outre-Atlantique, des personnes âgées revendent leur assurance décès, pour pallier le plus pressé, c’est-à-dire pour se payer des soins qui ne sont pas gratuits parce qu’elles ne disposent pas de la couverture sociale adéquate. Ces assurances sont rachetées à des malades aux abois par des épargnants privés ou, mieux encore, par des fonds d’investissement. Cela peut se passer dans de véritables foires, où il est proposé aux chalands du cancer de la prostate ou du pancréas (une valeur sûre), des problèmes respiratoires, du diabète etc. Dans cette forme de viager moderne, si la personne meurt, l’acheteur touche l’argent de l’assurance.

 

Lorsque le risque a été « réalisé », les bénéficiaires peuvent être informés en ces termes : « Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous informer que la police 7200490 a expiré plus d’un an avant l’échéance pronostiquée ! »

 

Les spéculateurs proviennent du monde entier, d’Europe, de France. Des banques comme le Crédit Agricole ou Parisbas proposent à leurs clients ces produits sur la mort à l’intérieur de portefeuilles divers et variés.

 

Pour le capitalisme, l’imagination est au pouvoir. On a récemment appris qu’un anonyme avait déboursé près de 500 000 euros pour pouvoir prendre un café avec Tim Cook, le patron d’Apple. À des fins caritatives, cela va sans dire.

Milices aux USA, la rébellion de l’ombre contre le monopole de la force.

milice

 

Par Jairo Mejía

 

Washington, 14 avril (EFE). Les milices aux USA grandissent dans l’ombre, alimentées par les vétérans de guerre, « patriotes » armés organisés sous la discipline militaire, convaincus que cela représente l’ultime garantie pour ne pas laisser au gouvernement le monopole de la force.

Malgré le débat pour améliorer le contrôle des armes aux USA, les données indiquent que l’affection pour les fusils et pistolets n’a pas diminué et, les milices, obscurs groupes armés qui s’érigent en garants du Second Amendement de la Constitution, ne cessent de croître en nombre.

Tim Vance, un des leaders de l’autoproclamée Milice Citoyenne de Virginie Numéro 10, explique dans une entrevue avec Efe que la Constitution envisage et protège la création de milices armées informelles pour la protection des droits des citoyens

Cette protection date de 1776, quand 13 états des récemment nés Etats-Unis craignaient encore de voir leur indépendance menacée par des empires envahisseurs, quoique les membres de la milice assurent que ces axes persistent et gardent leur validité.

Les milices armées secrètes ont augmenté de quelques centaines il y a environ 4 ans jusqu’à 1300 groupes de « patriotes » et opposés au  gouvernement fédéral, selon les données de « Southern Poverty Law Center »

Ce qui fait que cette dernière année, le FBI a reconnu avoir sans cesse vu augmenter le nombre de demandes de renseignement de la part d’autorités locales pour brider ce mouvement toujours mieux armés et entraîné.

En plus, selon ce que reconnait Vance, lui-même, les guerres d’Irak et Afghanistan ont alimenté ces organisations -dont les participants s’unissent de manière volontaire et avec l’engagement de servir leur communauté – en vétéran initiés à l’usage des armes et tactiques de guerre.

“Nous ne sommes pas des groupes anti-gouvernements, nous sommes contre la tyrannie. Les Etats-Unis tiennent la meilleure forme de gouvernement jamais crée par l’homme et les milices sont sujettes de ce gouvernement et défendront le mode de vie étasuniens en accord avec la Constitution » indique Vance

Tout bien pesé, les autorités fédérales surveillent avec vigilance ce type de groupements paramilitaires qui accueillent des personnes avec des idéologies conspiratives et disposées à attaquer le gouvernement fédéral pour défendre des libertés qu’ils considèrent toujours plus restreintes, comme celle de la possession d’armes.

Il ne faut pas chercher très loin pour rencontrer de telles idées chez des citoyens de Virginie qui n’ont jamais entretenus de contact avec les milices « subreptices »

Tom Clarke, un défenseur à outrance du droit à porter des armes librement des milices, explique qu’en Virginie « il y a une explosion du nombre de gens qui veulent apprendre le maniement des armes. En ce moment nous sommes en rupture de munitions, les balles arrivent dans les magasins et disparaissent à l’instant » .

Clark ne défend pas les milices mais partage cette paranoïa qui maintient en vie ces groupes. « La croissance exponentielle des dernières années est causée par l’inquiétude que provoquent des restrictions à venir de la liberté de la part du gouvernement. Les gens se préparent ; » dit-il.

Le leader de la « Milice 10 » est  préoccupé par les contrôles d’antécédents pénaux et psychologiques qui s’universalisent pour accéder aux armes et « sont initiés par les Nations Unies. L’ONU ne devrait se mêler en rien de ce qui affecte notre constitution.

Cette préoccupation est sous-tendue par la peur partagée par quelques membres des milices que le Président Obama, permette que d’autres pouvoirs extérieurs limitent les droits et libertés individuelles des étasuniens.

Les membres des milices sont discrets et ne souhaitent pas apparaître dans les médias, c’est pour cela que Charles –un autre membre – est prudent au moment de donner des détails de leur organisation. Il ne veut pas sauter par-dessus « la chaîne de commandement »

“Quelques membres préfèrent maintenir ces groupes occultés et ne souhaitent pas que la presse, les agents de l’ordre ou les agences gouvernementales s’informent à leur sujet, d’autres, au contraire, pensent que la publicité est bien. Nous avons choisi de vivre dans l’ombre », indique Vance.

En plein débat sur le contrôle des armes les milices continuent d’augmenter leurs files, à présent composées de centaines de milliers de gens, avec de nouvelles recrues soucieuses d’éviter ce qu’elles considèrent comme des abus du pouvoir central et de l’élite.

Pour le moment, elles continuent à s’entraîner régulièrement, amassant lentement des arsenaux, comme le laissent voir les saisies opérées par le FBI.

Traduction Anne Wolff, source en espagnol :

Milicias en EE.UU., la rebelión en la sombra contra el monopolio de la fuerza :: La Jornada Hispanic Newspaper :: América

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-milices-aux-usa-la-rebellion-de-l-ombre-contre-le-monopole-de-la-force-117543581.html

« La nouvelle ruée vers l’Afrique bat son plein »

Tony Busselen

Depuis l’époque coloniale, ceux qui cherchent des matières premières peuvent faire ce qu’ils veulent en Afrique, pratiquement sans entrave. Après la décolonisation, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont affaibli bon nombre d’États en leur imposant des réformes structurelles. Aujourd’hui, toutefois, certains gouvernements africains tentent de résister.

Tony Busselen. Au temps du colonialisme, l’Afrique était connue comme fournisseur de matières premières. Aujourd’hui, le continent semble surtout débordé par la misère, la guerre, des dictateurs corrompus ou des seigneurs de guerre. Pourtant, Raf Custers a estimé que c’était le moment idéal d’écrire un livre sur les grandes entreprises minières et les matières premières en Afrique.

Raf Custers. Ça a commencé en 2007 avec un rapport de l’UNCTAD (l’agence des Nations unies pour le commerce et le développement, NdlR) révélant l’ampleur croissante des exploitations minières. C’était une rupture car, pendant deux décennies, les prix des matières premières avaient été bas et il y avait eu peu d’investissements. Le bouleversement est surtout venu des pays émergents, le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, qui avaient de plus en plus besoin de matières premières et se sont entre autres tournés vers l’Afrique. C’est pourquoi on a également parlé d’une nouvelle ruée vers l’Afrique de la part des grandes compagnies minières, tout comme il y a cent ou cent cinquante ans.

Le ministre malien des Finances a lui-même admis que le gouvernement ne savait pas combien d’or les entreprises minières exportaient…

L’Afrique doit-elle donc s’attendre à une seconde vague de colonisation ?

Celle-ci est déjà en route depuis un bout de temps. Elle a commencé dans les années 1980 et 1990, avec les réformes imposées aux pays africains par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. On n’appelait pas encore ça austérité, mais ajustement structurel. Mais ça revient au même : l’État a dû dégraisser et les investisseurs privés ont pu agir en toute liberté. Nous savons depuis que ces réformes ont été un flop. C’est pourquoi on entend de plus en plus souvent, en Afrique, des voix qui réclament une seconde indépendance.

Que signifiaient alors ces réformes, en pratique ?

Raf Custer
Qu’au Mali, par exemple, des entreprises privées allaient exploiter les mines d’or, mais ç’a été carrément du pillage. Des pays comme la Zambie et le Zaïre de l’époque ont été obligés de morceler leurs grandes entreprises minières et de les transformer en dizaines de joint-ventures où les investisseurs privés occidentaux étaient les patrons. Partout, ces contrats étaient très avantageux pour les sociétés minières. Pendant des années, elles ont été exemptées d’impôt et elles ne paient que de faibles royalties (le pourcentage des recettes payé aux autorités par l’exploitant, NdlR). Et elles donnent du travail à relativement peu de monde.

Les pays riches en matières premières restent souvent très pauvres. Les États africains ne sont-ils pas les premiers responsables de cette malédiction des matières premières ?

Un pays comme le Congo est un exemple typique de ce à quoi peut aboutir un ajustement structurel. L’État y est ramené à une espèce de carcasse dotée d’un appareil d’État impuissant. Les grandes entreprises transnationales y jouissent d’une liberté énorme. L’administration n’a rien. Un exemple : dans le bassin du fleuve Congo, on peut construire des centaines de micro-barrages afin de faire de l’électricité. Dans les années 1990, on a établi un inventaire de ces endroits. Mais, à la société nationale d’électricité, ils n’ont toujours qu’un seul exemplaire de cet inventaire. Que peut faire une telle administration face aux entreprises privées ?

Les entreprises font ce qu’elles veulent. Prenons le Mali, où il y a des mines d’or. Le ministre des Finances a lui-même admis que le gouvernement ne savait pas combien d’or les entreprises minières exportaient…

Mais n’innocentez-vous pas les élites locales ?

Au Congo, l’ancien dictateur Mobutu est à la base de la corruption. Il ne faut pas oublier qu’il était un ami des États-Unis, pendant la guerre froide contre l’influence de l’URSS. Au début des années 1980, il a libéralisé de grands pans de l’économie. Il avait donné comme directive littéralement : « Débrouillez-vous. » Le secteur informel s’est fortement développé. Toutes sortes de réseaux y sont actifs, qui s’infiltrent dans ce qu’il reste encore de l’État, dans l’administration, l’armée, etc. L’Occident essaie d’avoir prise là-dessus. Mais plus l’Occident exerce des pressions, plus ces réseaux se replient sur eux-mêmes. Ce qui se passe à la surface est une chose ; ce qui se passe en dessous, c’est tout à fait autre chose. Je compare ça à une partie d’échecs, mais avec un échiquier à six côtés et quatre étages. Toute une série de joueurs visibles et invisibles déplacent leurs pièces en même temps.

Au Congo, certains acteurs privés sont devenus immensément riches, alors que le peuple vit dans la misère. Les choses ont-elles fondamentalement changé depuis l’époque Mobutu ?

Mobutu a été chassé par une insurrection populaire, mais le système n’a pas disparu tout d’un coup. En outre, une guerre a ensuite éclaté. Le Congo a vécu près de dix ans en guerre, avec des rébellions attisées de l’extérieur. Comment avoir emprise sur un tel chaos ? Comment s’en prendre aux réseaux corrompus ? Le président précédent, Laurent-Désiré Kabila, a essayé de le faire à la fin des années 1990. Les États-Unis étaient alors au sommet de leur puissance. Les mobutistes n’ont jamais entièrement disparu et Kabila a été assassiné. Joseph Kabila a succédé à son père. Il parvient à rester debout dans ce panier à crabes, où ont survécu en partie, forcément, les mêmes pratiques.

Mais, sous sa direction, le Congo progresse. Il se heurte au pouvoir des grandes entreprises minières, il a fait modifier les contrats miniers, il essaie d’agir en souveraineté face à la tutelle de l’Occident. Cela donne des résultats. Le Congo produit aujourd’hui trente fois plus de cuivre qu’il y a dix ans. Et l’État en tire davantage des revenus. Le dernier rapport de l’EITI, l’initiative destinée à rendre visible les flux d’argent entre les sociétés minières et l’État, en dit long à ce propos. En 2010, l’État a perçu 875 millions de dollars des entreprises, soit deux fois plus qu’en 2007. Et ce, du fait que la perception fonctionne mieux et qu’il y a moins de fuites d’argent du système. Cela reste une tâche difficile et de longue haleine. Les joueurs d’échecs invisibles continuent à saboter tout progrès, mais il y a moins de joueurs autour de l’échiquier qu’il y a dix ans. Je vois la situation progresser, et je ne suis pas le seul.

Grondstoffenjagers (Les chasseurs de matières premières), Raf Custers, Ed. EPO, 2013, 264 p., (en néerlandais)

tlaxcala-int.org

Obama, prix Nobel de la paix et pacifiste impérialiste…

Gaëtan Pelletier 

Afghanistan 

« Tueurs pathologiques »

Pendant que se poursuit ce casse-tête douloureux à Washington, les Afghans continuent d’être impitoyablement massacrés par des soldats. Les Etats-Unis sont en train de transformer leurs citoyens en « tueurs pathologiques », selon Richard Falk, un célèbre défenseur et spécialiste des droits de l’Homme, et envoyé des Nations Unies.

« Les soldats américains qui urinent sur les combattants talibans morts, le Coran que l’on brûle, des patrouilles sur le terrain dont les membres ont été condamnés par un tribunal militaire américain pour avoir tué des civils afghans ’pour le sport’ … quelle que soit la sincérité des regrets exprimés [par les commandants militaires américains à Kaboul et par Washington] présenter des excuses officielles est devenu sans importance » (Foreign Policy Journal, 15 mars).

Le général John Allen, le commandant des forces américaines et de l’OTAN, a déclaré que les États-Unis devrait engager « une puissance de combat significative » l’année prochaine en Afghanistan (Reuters, 22 mars). Au lieu d’interroger la façon dont les troupes de combats supplémentaires pourraient remédier à cette coûteuse catastrophe militaire, le sénateur John McCain s’est engagé avec le général Allen dans une discussion sur les chiffres :

Général Allen : « Mon opinion est que nous aurons besoin d’une puissance de combat importante en 2013 ».

Le sénateur McCain : « Comme 68 000 ? »

Général Allen : « Soixante-huit mille est une bonne estimation, Monsieur, mais j’attends l’avis du Président sur ce point. » Source 

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La vie en Afghanistan aujourd'hui (115 photos)

La vie en Afghanistan aujourd'hui (115 photos)

Des milliers d’enfants errent dans les rues sombres et poussiéreuses d’Afghanistan et y travaillent pour récolter quelques pièces désespérément nécessaires pour la survie de leurs familles. Apercevoir ces enfants si pauvrement vêtus, souvent pas plus âgés que 3 ans, est chose commune autour des bases militaires et des zones commerciales où ils font leurs petits commerces sous le soleil brûlant de l’été ou le froid perçant de l’hiver.

Nombre d’entre eux vendent des marchandises, chewing-gum, magazines, ou même des souvenirs de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF). D’autres cirent les chaussures, lavent les voitures ou disent la bonne aventure au travers d’herbes brûlées, méthode connue sous le nom d’"Espand".

La pauvreté et l’insécurité du pays contraignent un nombre croissant d’enfants afghans à travailler et à mendier dans les rues. Et l’augmentation du nombre d’enfants des rues – estimés par l’ONU à 50’000 rien qu’à Kaboul – engendre dans la foulée une augmentation des cas de violences envers les enfants. Source

Child killed by US troops

Une des victimes, le 6 octobre 2012

Attaque des forces de L’OTAN, 8 enfants tués. Février 2012.

Irak

Noam Chomsky a écrit un jour que "le signe d’une culture vraiment totalitaire est que des vérités importantes ont tout simplement perdu tout sens pour les gens et sont assimilées à des provocations du niveau de ’Va te faire foutre !’ et ne peuvent générer en réponse qu’une torrent parfaitement prévisible d’injures."

C’est en effet à peu près la manière dont les médias ont réagi au chiffre de un million quand il a été annoncé en 2007 par la firme de sondages britannique, Opinion Research Business (ORB) (nn fait la firme estimait que 1 220 580Irakiens étaient morts, ce qui confirmait en la mettant à jour une étude réalisée l’année précédente par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins et publiée dans le journal médical The Lancet). Source 

Reportedly, 40% of Americans are employed directly or indirectly in the defence industry. (dailymail.co.ukz)

Une famille dans un camp de réfugiés près de Bagdad. Les civils sont les premières victimes innocentes de la guerre qui se poursuit en Irak.

Quant aux enfants victimes d’uranium appauvri, je vous laisse le lien, mais pas les images. http://carthagi.blogspot.ca/2012/05/irak-les-enfants-de-fallujah-lhopital.html

Drones

Reaper Рипер беспилотник сша беспилотный летательный аппарта

Photо: EPA

Quels pourraient être les résultats d’une guerre sans contacts dont les Américains sont partisans ? Les drones, sont-ils fiables, quelles seront les conséquences de leur utilisation par les USA vu leur activité militaire dans les différentes régions du monde ?

Les chercheurs et les militaires sont préoccupés par cette question, y compris les scientifiques de l’université de Stanford qui reconnaissent que souvent les civils sont victimes des drones. Depuis 2004, ces derniers ont tué au minimum 2292 personnes dont 500-800 sont des civile et parmi eux 176 enfants.

Cela s’explique par les défauts technologiques, estime le politologue Vladimir Evséev.

Vous ne les verrez pas aux nouvelles des grands réseaux américains. Même les commentateurs de gauche ne s’y intéressent pas. Les victimes des frappes de drones tombent dans un trou noir de l’information. Les faits sont pourtant dérangeants : le programme d’assassinats ciblés, mis sur pied par l’administration Bush et repris et renforcé par l’administration Obama, a fait des centaines de victimes civiles au fil des ans. Un nouveau rapport publié par le Bureau of Investigative Journalism, organisation à but non lucratif située à Londres, estime qu’entre 282 et 535 civils ont été tués au Pakistan seulement par des attaques de drones américains depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, il y a trois ans. Les victimes des attaques orchestrées dans d’autres pays n’ont pas été compilées. « Au moins 260 attaques de drones Predator ou Reaper ont eu lieu au Pakistan depuis l’arrivée au pouvoir d’Obama. Cela correspond à une attaque tous les quatre jours », notent les auteurs de l’étude. Plus de 60 victimes étaient des enfants, selon les conclusions de l’organisation. Le Bureau révèle « qu’au moins 50 » des victimes ont été tuées juste après une première frappe, alors que les secours arrivaient sur les lieux pour venir en aide aux blessés. Plus de 20 civils seraient également morts lors de frappes survenues durant les funérailles des personnes tuées par des drones. Source 

Les drones se montrent très efficaces et moins coûteux en ressources humaines et financières que des opérations militaires conventionnelles. Ils sont aussi moins risqués en termes humains: le sang américain coule moins, puisque puisque les appareils sont pilotés à partir de bases aux Etats-Unis. Les drones de la CIA sont même pilotés de Washington. Source 

Une série de révélations sur la présidence de Barack Obama fait grand bruit dans la presse américaine depuis près d’une semaine. C’est le quotidien The New York Times qui, le premier, a publié des informations selon lesquelles le président américain choisirait lui-même les membres présumés d’Al-Qaida à éliminer lors d’attaques de drones, ces aéronefs pilotés à distance. Dans cet article publié le 29 mai, Joe Becker et Scott Shane décrivent un Barack Obama examinant une sorte de trombinoscope des principaux membres d’Al-Qaida, demandant quel est leur âge, et isolant les courtes biographies de ces ennemis des Etats-Unis, celles qu’un de ses conseillers appelle les "cartes de baseball".

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La vie en Afghanistan aujourd'hui (115 photos)

Et si c’était le dos d’Obama?

Gaëtan Pelletier

10 octobre 2012

Un vétéran de l’armée Us, à l’agonie, dénonce la guerre « illégale » , en Irak

Thomas young

Le vétéran de la guerre d’Irak, Tomas Young, actuellement… en soins palliatifs, dans sa ville de Kansas City, au Missouri, a écrit une « dernière lettre » dévastatrice, publiée, sur Truthdig.com, à l’attention de l’ex-Président George W.Bush et du vice-Président, Dick Cheney.

3 avril 2013

Young, à qui était consacré le documentaire de 2007 « Body of War » [chronique en anglais] explique qu’il écrit sa lettre « au dixième anniversaire de la guerre d’Irak au nom de mes camarades vétérans de la guerre d’Irak. J’écris cette lettre au nom des 4.488 soldats et marines qui sont morts en Irak. J’écris cette lettre pour le compte des centaines de milliers de vétérans qui ont été blessés, et pour le compte de ceux dont les blessures physiques et psychologiques ont détruit leur vie. Je suis l’un de ceux qui ont été gravement blessés. J’ai été paralysé au cours d’une embuscade de l’insurrection, en 2004, à Sadr City. Ma vie touche à sa fin ».

Young poursuit : « J’écris cette lettre pour le compte de ces vétérans dont le traumatisme et le rejet de soi causés par ce qu’ils ont vu, subi et commis en Irak les a poussés au suicide, et pour les soldats et marines en service actif qui commettent en moyenne un suicide par jour. J’écris cette lettre au nom de certains des 1 million d’Irakiens morts et au nom des innombrables Irakiens blessés. J’écris cette lettre au nom de nous tous – les déchets humains que votre guerre a laissés derrière, ceux qui passeront leur vie dans la douleur et les remords sans fin ».

S’adressant à Bush et Cheney, Young écrit : « J’écris, non pas parce que je pense que vous saisissez les terribles conséquences humaines et morales de vos mensonges, manipulation et soif de richesses et de pouvoir. J’écris cette lettre parce que, avant ma propre mort, je voudrais dire clairement que moi-même, et des centaines de milliers de mes camarades vétérans, ainsi que des millions de mes concitoyens, tout comme des centaines de millions d’autres en Irak et au Moyen-Orient, nous savons parfaitement qui vous êtes et ce que vous avez fait ».

« Body of War », co-dirigé par Phil Donahue et Ellen Spiro, raconte l’histoire de Young, sa maladie terrible et son opposition continue à la guerre en Irak. Young s’était engagé dans l’armée américaine après les attentats du 11 septembre 2001, parce que, comme il l’explique dans sa dernière lettre, « notre pays avait été attaqué ».

Cinq jours seulement après son premier déploiement en Irak, en avril 2004, pendant qu’il traversait le quartier de Sadr City à Bagdad dans un véhicule tout terrain, le jeune soldat avait été blessé par balle par un insurgé placé en hauteur. La balle lui a sectionné la colonne vertébrale. À l’époque de l’enregistrement de « Body of War », comme le rapportait le WSWS, il était « non seulement rivé sur un fauteuil roulant mais il souffrait de nombreux autres graves handicaps, dont l’incapacité à tousser, des troubles de la régulation de la température corporelle, des problèmes d’élocution, des infections urinaires, et des dysfonctionnements sexuels ».

Après une hypoxie cérébrale en 2008, Young, qui a 33 ans aujourd’hui, expliquait à Chris Hedges de Truthdig, « j’ai perdu beaucoup de dextérité et de force dans le haut du corps. Je ne serais même pas capable de me tirer une balle ou même d’ouvrir une bouteille de médicaments pour me faire une overdose ». Il lui a encore dit, « Je me sent au bout du rouleau [...] J’ai pris la décision de me mettre en soins palliatifs, de cesser de m’alimenter et de disparaître ».

Le documentaire de Donahue et Spiro comprend un certain nombre de scènes émouvantes où Young participe à des activités anti-guerre où il rencontre d’autres vétérans blessés, ainsi que des membres de familles de soldats morts en Irak. En août 2005, avec son épouse de l’époque, Young s’était rendu à Camp Casey, le campement de protestation établi par Cindy Sheehan devant le ranch de George W. Bush à Crawford au Texas.

Malheureusement, les motivations des réalisateurs pour faire ce film n’étaient pas vraiment nettes. « Body of War » se termine sur un laïus lamentable en faveur du Parti démocrate et de son prétendu engagement contre la guerre. Le héros implicite du film est l’ex-sénateur Robert Byrd, démocrate de Virginie occidentale, qui figure dans la dernière scène du film.

Ironiquement, le mouvement anti-guerre officiel, dont faisaient partie des personnalités comme Donahue, l’ex-présentateur de débats télévisés, était sur le point de se dissoudre au moment du tournage et de la sortie de « Body of War ». La victoire des démocrates aux élections de novembre 2006, suivie immédiatement par des assurances données par les grandes figures du parti qu’il n’y aurait aucune procédure d’impeachment contre Bush et que le financement des guerres d’Irak et d’Afghanistan se poursuivrait, a sérieusement entamé ce processus. L’arrivée au pouvoir d’Obama l’a complété.

Young lui-même adhère à l’idée que la guerre d’Irak était « la plus grosse erreur stratégique de l’histoire des États-Unis ».

Pour autant, aucune personnalité du Parti démocrate, parti impérialiste couvert de sang, ne prononcerait des mots aussi sincères et justes que ceux-ci : « Je n’ai pas rejoint l’armée pour "libérer"; les Irakiens ou faire fermer des installations d’un inexistant programme d’armes de destruction massive, ni pour implanter ce que vous appelez cyniquement la "démocratie"; à Bagdad et au Moyen-orient. Je n’ai pas rejoint l’armée pour reconstruire l’Irak, ce qu’à l’époque vous nous disiez pouvoir faire avec les revenus du pétrole du pays. Au lieu de cela, cette guerre a coûté aux États-Unis plus de 3000 milliards de dollars. Je n’ai sûrement pas rejoint l’armée pour mener une guerre préventive. La guerre préventive est illégale d’après le droit international. En tant que soldat en Irak j’étais, je le sais maintenant, en train de soutenir votre imbécillité et vos crimes ».

Young décrit son corps « saturé d’anesthésiants, ma vie s’éloignant de moi, » confronté au fait « que des centaines de milliers d’êtres humains, y compris des enfants, et moi-même, ont été sacrifiés par vous, uniquement pour la cupidité des compagnies pétrolières, pour votre alliance avec la monarchie pétrolière d’Arabie saoudite, et vos visions impérialistes complètement malades ».

Vers la fin de sa lettre, Young écrit, « j’ai, comme beaucoup d’autres vétérans handicapés, souffert de l’assistance inadéquate et souvent inepte apportée par le ministère des anciens combattants. J’en suis venu, comme beaucoup d’autres vétérans handicapés, à réaliser que nos blessures mentales et physiques ne sont d’aucun intérêt pour vous, peut-être d’aucun intérêt pour aucun politicien. Nous avons été utilisés. Nous avons été trahis. Et nous avons été abandonnés. [...] Le moment approche, pour moi, où je devrai rendre des comptes. Le vôtre viendra. J’espère que vous serez traduits en justice ».

La lettre de Young et sa situation témoignent de la tragédie épouvantable des guerres d’Irak et d’Afghanistan, du gâchis et de la destruction de centaines de milliers – peut-être de millions – de vies, toutes sacrifiées à la poursuite de la domination des États-Unis sur le monde. Le « moment de rendre des comptes » approche, en effet, pour l’élite dirigeante américaine.

David Walsh

Source :
french.irib.ir

silviacattori.net

VIDÉO: Inégalité des richesses aux États-Unis

USA carte

Infographie sur la distribution des richesses en Amérique, montrant l’inégalité et la différence entre notre perception de l’inégalité et les chiffres réels. La réalité est souvent différente de ce que l’on pense.

Vidéo originale en anglais : http://www.youtube.com/watch?v=QPKKQn…

Traduction par Tyrion Lannister

Références :

http://www.motherjones.com/politics/2…
http://danariely.com/2010/09/30/wealt…
http://thinkprogress.org/economy/2011…
http://money.cnn.com/2012/04/19/news/…

 

Chagos : le « petit » massacre oublié

On ne peut pas comprendre le présent, le modifier, ni améliorer  le futur si on n’écoute pas l’Histoire. Il faut la connaître pour ne pas la répéter. On peut bien écrire chaque jour des "articles" sur ce qui se passe… Ça s’est passé. L’oubli est probablement notre pire ennemi. Et ne nous résoudrons rien en essayant de démailler le tricot des malversations de nos dirigeants chaque jour. Nous sommes alors victimes d’un phénomène bien connu: consommer de "l’information". Le présent est une malbouffe qui fait de nous des ruminants et des bêtes qui broutent les champs des propriétaires de la Terre.

Gaëtan Pelletier

Au début des années 1960, le gouvernement travailliste (NdT: les "socialistes" britanniques) d’Harold Wilson acquiesça secrètement à une demande de Washington pour que l’archipel des Chagos, une colonie britannique, soit "nettoyée" et "aseptisée" de ses 2 500 habitants afin qu’une base militaire puisse être construite sur l’île principale de l’archipel, l’île de Diego Garcia. (Source)  

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Le nom Chagos vient du portugais « chinqua chagas » (les cinq plaies du Christ) qui a été réduit à Chagas, puis s’est transformé en Chagos.

L’archipel des Chagos, 64 km2, est composé de 65 îlots. Diego Garcia est la plus grande île. Sa superficie est de 27 km2. Le territoire marin fait 13 000 km2.

Peros Banhos est composé de 27 îlots, Salomon, de 11 îlots, Egmond, de 7 îlots.

332 familles, soit 1 500 à 2 000 personnes, ont été déracinées des Chagos entre 1965 et 1973.

Actuellement, le nombre de Chagossiens de la première génération se chiffre à 850 ; ceux de la seconde génération sont 5 200.

Sur 100 Chagossiens faisant partie du voyage, 75 sont du GRC (Groupement réfugiés Chagos), 10 du CSC (Comité social des Chagossiens) et 15 des Seychelles (Comité social des Chagossiens aux Seychelles).

Du paradis à l’enfer

Selon M., avant l’arrivée des Américains, ils menaient une vie sans perturbations : « On pouvait boire et manger ce qu’on voulait. On ne manquait jamais de rien. A part les habits qu’on portait, on n’achetait jamais rien là-bas !»2(*)8. En 1961, une enquête secrète, menée par la Marine Militaire américaine, estime qu’il faut « balayé et nettoyé [Diego Garcia] ». Robin Mademootoo, avocat des Ilois, raconte que cela a commencé par la privation et l’arrêt des envois des aliments de base sur l’île : le lait, l’huile, le sucre, le sel, les médicaments… Puis la rumeur concernant un éventuel bombardement de l’île a commencé à circuler, performant lentement un travail de terreur dans tout l’Archipel. En 1973, Sir Bruce Greatbratch, alors Gouverneur des Seychelles, donne l’ordre de tuer tous les chiens. Environ mille animaux de compagnie seront ainsi gazés en quelques jours. « Les enfants criaient et pleuraient. Ils étaient détruits par les sort réservé à leur chien, et ils pensaient subir la même chose après. Tout le monde pensait que les Anglais étaient sans pitié et qu’ils allaient nous faire la même chose qu’avec les chiens »2(*)9. Lors de l’arrivée du Nordvaer, ils n’ont le droit d’emporter qu’une seule valise par personne. Sur le bateau, pendant la traversée, les conditions sont des plus déplorables : « On était des animaux sur le Nordvaer. On avait qu’un seul matelas, même si y’en a qui avait plusieurs enfants »3(*)0. Dans « Le Silence des Chagos », La mère de Désiré, enceinte de sept mois, n’a légalement pas le droit d’être embarquée sur un bateau. Qu’importe son état ! L’infirmier la déclare apte à embarquer. Le bateau attend la tombée de la nuit, pour que personne ne puisse voir ce qu’ils quittaient vraiment, ni même inscrire dans leurs yeux une dernière image de leur île, de leur vie. Pourquoi ne se sont-ils pas rebellés contre cette déportation ? Peut-être par peur des représailles, par fatalisme, par docilité ? M. m’a dit que « la colère ne ramène pas le ciel bleu »3(*)1. Un premier arrêt est fait aux Seychelles. Quelques personnes sont débarquées et menées dans une prison détruite depuis, où elles seront gardées dans une cellule, avant d’être transportées à l’Ile Maurice. Arrivés à l’Ile Maurice, certains attendent sur le quai que le prochain bateau les ramène chez eux. Mais il n’y aura jamais de bateau de retour. « Votre île a été vendue, vous ne rentrerez jamais chez vous !». « Mon mari, en entendant ça, a eu une crise cardiaque. Ca lui a paralysé le bras et la bouche. Il est mort quelques jours plus tard, à l’hôpital »3(*)2.

Les anciens habitants des Chagos sont alors conduits dans des « Housing Estate », sorte de logement social géré par l’Etat. En arrivant dedans, M. se rappèle que les maisons de Estate Beau Marchand « n’avait ni eau, ni électricité. Tout était envahi par les animaux et il y avait des poubelles partout. Il n’y avait ni porte, ni fenêtre. Il n’y avait pas de sanitaires, juste un trou dans le sol. Quand il pleuvait, y’avait de l’eau partout. C’était l’enfer ». M. se souvient de sa première case de paille, à Cassis : « On n’avait pas un sou pour manger, c’était la misère »3(*)3. La manque de nourriture saine a des conséquences rapides et dramatiques sur l’état de santé de ces nouveaux habitants dans les quartiers pauvres de l’Ile Maurice. Les gens sont obligés de s’entasser dans des cités étouffantes et bruyantes, où la promiscuité ajoute à l’enfer extérieur. Dans « Le Silence des Chagos », Charlesia tente de fuir cette vision cauchemardesque. « la même façon de donner le dos, comme une muraille hérissée de barbelés, à la ville qui grouille derrière elle », p.72. Les conditions de logement restent malheureusement très précaires, même aujourd’hui. Charlesia résume toute sa souffrance, lorsqu’elle parle de sa terre d’avant et de ce pays nouveau, qui n’a rien d’accueillant. Ce contraste montre la douleur de ces exilés, dépossédés de leur vie. « La terre, l’autre terre. La vraie… La terre d’avant. D’avant la peur, l’incompréhension. D’avant la solitude et l’angoisse folle de la mer. D’avant le bateau voleur qui avait fait douleur ce qui aurait dû être grande joie. D’avant cette nouvelle terre aux montagnes hautaines et indifférentes, aux habitants distants et méprisants. D’avant la colère. D’avant la fausse résignation pour empêcher que l’incompréhension et la rage impuissante explosent en folie », p.87-883(*)4. En faisant allusion à la récente visite sur son île, M. explique : «Je me suis rendues dans mon paradis, mais il a bien fallu retourner dans cet enfer, dans ma pauvreté ici.». Mémoire on line

Selon une demande de Washington (sic) 

LISETTE Organizedrage

Au début des années 1960, le gouvernement travailliste (NdT: les "socialistes" britanniques) d’Harold Wilson acquiesça secrètement à une demande de Washington pour que l’archipel des Chagos, une colonie britannique, soit "nettoyée" et "aseptisée" de ses 2 500 habitants afin qu’une base militaire puisse être construite sur l’île principale de l’archipel, l’île de Diego Garcia. "Ils savaient que nous étions inséparables de nos animaux domestiques", dit Lisette, "quand les soldats américains sont arrivés pour construire la base, ils firent reculer leurs gros camions jusqu’aux baraques de briques dont nous nous servions pour préparer les noix de cocos; des centaines de nos chiens avaient été emprisonnés dedans. Ils les ont gazé avec des raccords fait à leur pots d’échappement. On pouvait les entendre hurler."

Lisette, sa famille et des centaines d’insulaires furent mis de force sur un vieux bateau à vapeur rouillé à destination de l’île Maurice, distante de 4 000 km. Ils devaient dormir dans les cales contenant du fertilisant: de la merde d’oiseaux. La météo était dure, tout le monde était malade; deux femmes firent des fausses-couches. Larguée sur les quais de Port Louis, les deux plus jeunes enfants de Lisette Jollice et Régis, moururent à une semaine d’intervalle. "Ils sont morts de tristesse", dit-elle. "Ils avaient tout entendu et ont vu l’horreur du gazage de nos chiens. Ils savaient qu’ils quittaient leur maison pour toujours. Le médecin de Maurice nous a dit qu’il ne pouvait pas guérir la tristesse."

Cet acte fut fait dans le plus grand des secrets. Dans un document d’archive officiel, sous le titre de "Maintenir la fiction", le conseiller juridique du ministère des affaires étrangères exorte ses collègues de camoufler leurs actions en "reclassifiant" la population comme étant une population "flottante, nomade" et de "refaire les règles au fur et à mesure". L’article 7 des statuts du TPI dit que "la déportation ou le transfert forcé de populations" est un crime contre l’humanité. Que la Grande-Bretagne ait commis un tel crime en échange d’une ristourne de 14 millions de dollars sur un sous-marin nucléaire américain Polaris, n’était pas dans l’agenda d’un groupe de correspondants de la "défense" qui furent envoyés aux îles Chagos par le ministère de la défense lorsque les travaux de la base américaine furent terminés. "Il n’y a rien dans nos dossiers", dit un officiel du ministère, "à propos des habitants ou à propos d’une évacuation." johnpilger.com  Lire l’article au complet (Source)  

 

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De 1965 à 1973 : La dépopulation des Chagos a lieu en trois phases. Il est défendu aux Chagossiens qui se déplacent à l’étranger de retourner dans l’archipel. Ils sont séparés de leurs familles. L’importation de nourriture est strictement contrôlée pour essayer de pousser les Chagossiens à partir. Finalement, les habitants de Diego Garcia sont transportés de force à Peros Banhos et à Salomon. Deux ans plus tard, des navires mal ravitaillés en eau et nourriture et surpeuplés amènent les Chagossiens à Maurice et aux Seychelles. Des officiels britanniques et américains mentent aux Nations unies et au Congrès. Ils affirment que les Chagossiens sont des travailleurs contractuels saisonniers.

 1982 : Un comité permanent est établi par l’Assemblée Nationale pour enquêter sur « les circonstances qui ont mené à et ont suivi l’excision de l’archipel des Chagos, incluant Diego Garcia, de l’Ile Maurice en 1965 et la nature exacte des transactions qui ont eu lieu ». Présidé par le ministre des Affaires Etrangères, Jean-Claude de l’Estrac, le comité détaille, entre autres, le rôle du gouvernement mauricien dans l’excision de l’archipel et dénonce le gouvernement britannique pour avoir « bafoué » la Charte des Nations Unies. Il rejette également les déclarations de Seewoosagur Ramgoolam et Veerasamy Ringadoo qui avaient affirmé devant le comité qu’à aucun moment « ils avaient été mis en présence d’un document relatant l’excision des îles ». Mémoire on line

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 Tout ça pour ça…

Selon les volontés de Washington

Et que dire, sur la prison de « Diego García » ? « Diego García » est le plus grand centre de tortures —ils appellent d’une façon tout euphémistique « interrogatoires »— pour les prisonniers réputés les plus « importants » par l’Empire. C’est là que le prisonnier Ibn Al-Sheikh Al-Libi a dû mentir, puisqu’il ne résistait pas au supplice auquel il était soumis. Il a dit, pour éviter qu’ils continuent de le lacérer, que Saddam Hussein était allié d’Al-Qaeda, et qu’il avait les fameuses armes de destruction massive, desquelles on a tant parlé. Source  

N.B. : Notre fier drapeau canadien y est imprimé.

 

Sarah Palin : Les Usa sont foutus et le gouvernement stocke des munitions en prévision de troubles civils !

Les Américains sont malades et fatigués de cette nouvelle crise. Washington a besoin de se comporter en adulte, d’apprendre à travailler et à vivre selon ses moyens. L’Armageddon économique qui se dresse devant nous, c’est notre dette galopante, pas la séquestration du plafond dont le président a plaidé pour et signé la loi et est qui maintenant cherche à la dénoncer car il n’a jamais eu l’intention véritable de brider ses dépenses inconsidérées.

Rappelez-vous que ce probléme de la séquestration du plafond de la dette remonte au long bras de fer à l’été 2011. Ce ne fut pas la solution idéale pour tous, mais elle a au moins eu le mérite d’inclure une réduction du déficit réel d’environ 110 milliards de dollars par an pendant 10 ans, ce qui est encore loin d’être suffisant pour résoudre notre déficit massif.

Gardez à l’esprit que, depuis que la saisie conservatoire a été adoptée, le Président a déjà frappé les familles américaines et les propriétaires des petites entreprises avec ses augmentations d’impôts, ou «plus de revenus», comme il aime à les appeler. Le public américain ne veut pas d’augmentation d’impôts, nous voulons que le gouvernement freine ses dépenses excessives.

Si nous ne pouvons pas supporter des réductions modestes qui réduiraient les dépenses fédérales que de 0,3% par an sur un budget fédéral actuel de 3,6 trillions de dollars, alors nous pourrions aussi bien signaler au monde entier que nous n’avons aucune intention sérieuse de traiter notre problème de dette.

Si nous pissons dans nos frocs à l’idée de réduire plus de 0,3% de nos dépenses annuelles alors que nous avons jusqu’à mille milliards de dollars annuels déficits, alors nous sommes foutus.

Tenez vous le pour dit, nous sommes cuits. Nous allons finalement vers un défaut de la dette et c’est pourquoi le gouvernement fédéral constitue de stocks de munitions en cas de troubles civils.

Si nous sommes sérieux en ce qui concerne la remise en ordre de nos finances, alors arrêtons de jouer les hystériques, sérrons nous la ceinture, et traitons la maladie.

Sarah Palin

facebook.com

Source: Les chroniques de Rorschach

wikistrike.com

ARGO, le film qui fait chier…

It sucks…

Une tension dramatique rajoutée
Alors que le dernier acte du film est très tendu et très stressant, il est surtout très exagéré. En effet, s’il y a bien eu un délai d’attente pour l’approbation du Président, il n’était en aucun cas question d’annuler la mission. Ainsi, le vrai Mendez précise que le délai prenait place avant son départ en Iran et non le jour précédant leur évasion.

Et cette attente n’aurait d’ailleurs pas été si stressante que ça pour l’agent de la CIA : "J’ai reçu un autre message venant de Washington, qui me demandait de retarder mon départ parce que le Président voulait donner son approbation final et qu’il était actuellement en plein débriefing. Et 30 minutes je recevais le ‘OK’ Présidentiel dans un autre message."

A noter que contrairement au film, Mendez et tout le monde n’étaient pas si stressés au moment de prendre l’avion puisqu’ils ont aperçu un "signe" qui les a rassuré : "Le nom de notre compagnie aérienne était… Argau, une région en Suisse."  Source 

Après la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran, le président Carter avait autorisé une intervention aéroportée qui tournera au cauchemar. Trois hélicoptères sur huit arrivés à destination sont immédiatement hors service, un quatrième percute un gros porteur C-130 Hercules et s’écrase, faisant huit morts. Source 

Golden Globe

Ben Affleck, meilleur cinéaste, meilleure réalisation. Les États-Unis récupèrent et transforment à leur manière l’Histoire. Si le scénario est basé sur un scénario navet de Hollywood, il a été pris en charge par la politique américaine.

On le verra sans doute dérouter les Oscars. Avec Cathryn  Bigelow et son Zero Dark Thirty , le cinéma américain est devenu la meilleure pub d’un pays au bord de la faillite, armé comme un requin mondialiste, menteur jusqu’aux banques, mais dans un « tout va bien » remanié.

La propagande sur vos écrans…

Viva la démolition!  Je parle espagnol comme un américain parle « humanisme ».

Falsificateurs, goureurs, menteurs, tortillant la réalité comme un lacet de magicien.

Oui, vous serez rivé à votre siège.

Eux, sont rivés à leur machinerie de guerre, leurs médailles, et tous les chiens de guerre camouflés.

Mais ils vont à l’église… Et ne trompent pas leurs femmes. À moins qu’ils soient découverts… Blanchis à la chaux.

Et ils disent vouloir poursuivre, étendre le modèle américain… Ah! Dans 20 ans, on aura tous nos drones et on tuera des enfants.

Démocratie?

Aidé par la CIA et le MI6 britannique au cours de l’opération Ajax, le chah remonte rapidement sur le trône. L’ancien Premier ministre Mossadegh est condamné à 3 ans d’emprisonnement.

Pour le pétrole…

Gaëtan Pelletier

Le jeu des drones

Photo: So sad how many children Obama has killed by the drones!