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L’hémoroïdocratie

Avant-propos

J’ai écrit passablement sur Sarko. On pourrait s’en ennuyer… Voici un “vieux” texte sur M. Trône…

La légion d’honneur, c’est comme les hémorroïdes, aujourd’hui n’importe quel cul peut l’avoir. Jean Yanne

Si le roi te reçoit et que tu es mal à l’aise, c’est que le roi est mal élevé.

Marc-Gilber Sauvageon
Extrait de Les enfants d’Edouard

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Que l’on  s’entre-médaille  à qui mieux-mieux, ça peut toujours aller.  Mais nous voilà à une ère non pas nouvelle, mais de plus en plus  dévoilée. On  ne devrait plus se poser la question : nous sommes dirigés par qui? Non, maintenant, c’est… par quoi?

Où sont les vrais dirigeants qui ont de la classe?

Ils sont là à se tortiller comme des anguilles sous roche pour aller enfouir leur avoir dans des paradis fiscaux.

Sarko le TGV

Sarko sur l’Afrique :

…le problème principal de l’Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. (…) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (…) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès Sarkozy

Sarko est un train qui essaie de rouler à haute vitesse mais qui déraille en …marchant.

Les trains font du bruit.

Comme disait le haïtien au sujet d’un chroniqueur : «Il vit au dessus de ses moyens intellectuels, et il risque de faire faillite».

Sarko sur le Québec :

les aspirations du Québec ne sont que « sectarisme », « enfermement sur soi-même » et « détestation de l’autre ».

Démocratie ou monarchie d’affaires?

La question est la suivante : ce qui a été créé pour le pays – les honneurs, les récompenses, sont-ils devenu   l’apanage d’une clique qui se « médaillent » sans respects envers  les   citoyens de leur pays? Et quand ils ne se médaillent pas, les coulisses sont potelées de couleuvres.

On est « dirigés » par des couleuvres…

Photo: “Trium vrais rats” modernes et mondialistes.

Hémorroïdes

Les hémorroïdes sont une dilatation des veines de la zone anale (anus et rectum) et du tissu qui les entourent ; ce phénomène est semblable aux varices qui peuvent apparaître sur les jambes. Situées au niveau de la sous-muqueuse du canal anal, elles jouent un rôle physiologique dans la continence en  contribuant à la fermeture de l’orifice anal. Source

Une enflure… Mais située à un endroit plutôt critique… Essayez de vous asseoir tranquillement dans la vie pendant que les peuples sont dans le rouge parce qu’on se soigne aux onguents un peu forts dans les hautes et moyennes sphères?

Le dernier « scandale » est ici :

Claire T., qui a travaillé pour la famille de mai 1995 à novembre 2008, soutient :

  • que Mme Bettencourt donnait souvent de l’argent aux politiciens de droite, et qu’elle a notamment donné 150 000 euros (200 000 $) à Éric Woerth en mars 2007;
  • que cet argent lui a été demandé par le conseiller financier de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre. Ce dernier aurait déclaré qu’il donnerait « discrètement » l’argent à Éric Woerth lors d’un dîner. Ce dîner, dit-elle, a eu lieu peu après;
  • que Nicolas Sarkozy a lui-même reçu des enveloppes d’argent au moment où il était maire de Neuilly, en banlieue de Paris, entre 1983 et 2002.  Radio-Canada

Scandale?  On en a tellement au Québec et ailleurs que les juges n’ont pas le temps d’aller uriner pour passer d’une cause à l’autre… Même en «  miniaturiserant »  les enveloppes brunes comme les amateurs de modèles réduits d’avion, plusieurs passent les filtres engourdis par les tubes à onguents qui font de beaux chapeaux à nouvelles, soit à la télé ou sur le net.

Sarko? Pas plus ou moins intéressant qu’un autre. Chacun a son style et vogue dans un canevas distinct. Ce qui n’arrange pas le pauvre citoyen qui se croit investi d’une mission dans un monde  où tout va mal… Ou de mal en pis, comme dirait la vache… Laissons-nous tirer le pis, même si ça fait mal.

Le lait est une nourriture liquide pour enfants…

Où en sommes-nous avec la démocratie?

Nous en sommes à l’ère de la consommation de la « nouvelle »… La « nouvelle » qui en enterre une autre le lendemain. On fait Ô! On en parle, puis plouf! Le grand trou noir les avale. Le stand-up cosmique…

S’il existait un ritalin pour soigner l’Histoire, on pourrait se concentrer un peu.

Non.

All Zheimer..

Pour un portrait de l’humanité? Ouvrez une boîte de sardines… Bien cordées, têtes et queues bien alignées.

Le cauchemar climatisé

Un livre  Henry Miller Portrait de l’Amérique sous cellophane, énorme pamphlet contre le confort et la bourgeoisie, le meilleur exemple de ce qu’est la vie pour Miller.

Suffit de faire un copier-coller « mondialisé » pour afficher le portrait des sardines que nous sommes devenues. Et l’autre belle expression de Miller : La Crucifixion en rose…

Travaillez plus fort, le monde va mal… Mais il est beau en même temps qu’il fait mal.

Mais pour qui?

C’est comme ça qu’est née l’Hémoroïdocratie…

Vous avez le feu au derrière mais vous êtes les pompiers du « monde qui va mal ».

Ça chauffe, et plus ça chauffe, plus il y a de vendeurs d’onguents.

Mais pour que les vendeurs d’onguents roulent sur l’or, il faut que ça chauffe.

Il leur faut du bois, du pétrole, et du pouvoir…

Quant aux « allégations », plus il en passe, plus on oublie.

Gouverner est devenu un art entre mettre le feu et l’éteindre.

Golman Sachs : le Saigneur des Agneaux

En reprenant les chronologie des évènements : du développement de l’endettement dans la décennie 2000 au plan de sauvetage des banques en passant par la faillite de Lehmann Brothers, l’affaire Madoff ou le G20 de Washington, Jean Michel Quatrepoint nous fait un portrait sans complaisance de la finance américaine. Il l’accuse d’avoir créé les conditions de la prochaine bulle et le prochain Krach, cette fois sur les dettes publiques qui se sont envolées avec les plans de sauvetage et de relance. Cette nouvelle bulle de dettes va donner lieu à de nouvelles activités très rémunératrices pour les banquiers. Outre la perception directe d’intérêts conséquents sur la dette publique, la finance va pouvoir continuer à se livrer à ses jeux favoris, élaboration de nouveaux produits financiers sophistiqués, nouvelles spéculations, nouvelles titrisations … jusqu’au jour où, de nouveau, la bulle explosera avec de nouvelles subprimes, ce qui conduira à une brutale remontée des taux d’intérêts qui étrangleront les Etats les plus endettés.

Ce que l’auteur nous décrit n’est ni plus, ni moins, qu’une opération de prédation à grande échelle opérée par une oligarchie mondiale apatride. Elle a commencé en s’attaquant aux travailleurs (mondialisation), elle s’est déplacée ensuite sur les ménages (bulle de l’endettement privé) Elle a désormais entrepris de vampiriser avec la complicité de la classe dirigeante avec laquelle elle est intimement liée, les Etats qui l’ont sauvé pendant la crise ! L’annonce, tombée hier, des 140 Milliards de dollar de bonus, distribués par les banques américaines cette année ne nous dit pas autre chose. Horizons, Le blogue de Malakine

La filouterie

Goldman Sachs semble vouloir tout avaler… Le sang et le contenant du sang. Ce gros serpent se promène à travers les marais de la finance, déjouant toutes les règles, avec un but final… secret.

Pour l’instant, cet aspirateur à monnaie gobe tout ce qu’elle rencontre sur son passage. Et la plus grosse bulle est maintenant celle de « prêter » à des pays… Les laisser couler un peu… Et leur prêter encore.

C’est une bulle au niveau des dettes étatiques… On ne parle plus de maisons, mais de pays.

Se poser des questions pendant dix ans… Et laisser tout aller, ne règle rien.

La technique de Goldman Sachs?

Celle des pires roturiers : gager sur la faillite … Ou sur les faillites. Car ce n’est pas la première fois que le « système » fonctionne…

Sauf, qu’en dernier lieu, la trappe s’ouvrira  tellement grande, qu’elle va engouffrer les États-Unis…

Ne reste qu’à attendre, assis, et à crée des commissions avec des avocats élassssssssssstitttque….

C’est ce qui se passe.

Pouf!

On broutera  quoi?

M. Obama aurait intérêt à utiliser une vieille recette de ses ancêtres : envoyer  le missionnaire GS au chaudron.

Henriette et son chapelet de fourmis

Les jeunes  sont déjà les vieux de quelqu’un.
Jean Anouilh

La vieillesse est un décès par petits morceaux.

Albert Cohen

***

Au début du 20e siècle, raconte le gériatre Réjean Hébert, les journaux étaient pleins de savantes analyses sur le grand problème de l’heure : le rajeunissement de la population. Jamais l’économie ne pourrait s’adapter à ces hordes de jeunes qui envahiraient le marché du travail, s’inquiétaient certains. L’actualité

Comment savoir qu’on est vieux ou qu’on le devient

En vieillissant, il ne faut pas prendre le risque d’être « éliminé » par les regards des autres, les systèmes de santé et les usuriers mondiaux, les affolés  Soyez votre propre gérontologue. Distinguez les signes avant coureurs.

A)    Les membres des Hell’s Angels vous vouvoient. Les policiers aussi…

B)    Vous pouvez faire l’amour trois fois d’affilée, mais il vous faut trois dimanches

C)    Vous êtes vus au loin, mais vous ne voyez plus au loin

D)    Vos proches vous voient mais vous les entendez

E)     Vous êtes capable de déchiffrer la signature de votre médecin

F)     Vous détectez des rides sur la photo de votre permis de conduire

G)    Vous achetez un ordinateur pour jouer au tic tac toe

H)    Vous commencez à comprendre ce qu’est la beauté intérieure…

I)       Vous vous souvenez de votre premier amour mais pas du deuxième prénom de votre femme

J)       Vos assurances coûtent le double de la valeur de  votre auto

K)    Vous dormez bien sur une chaise mais vous souffrez d’insomnie dans un lit

L)     Vous considérez que la morue et un fin plat

Le futur ridographié

Nous sommes probablement la première « civilisation » depuis le début de cette dite « humanité » à se demander que faire avec les  « personne du troisième âge ». Ou du quatrième…  Dire que le vieillard a  déjà représenté – et représente encore dans certaines sociétés ou groupements- le savoir, la sagesse.

Ce n’est plus une bibliothèque qui s’en va, mais une bibliothèque qu’on incinère.

Le vieillard, avant qu’il le devienne, était celui qui bougeait vite, était actif… Il servait. Il avait aussi une âme qu’il cultivait à travers des valeurs, des petits bonheurs, une famille.

On dit des soldats qu’ils sont de la chair à canons… Ben! Voilà le vieux devenu une chair à banquiers.

La bibliothèque vivant est morte… On a wiki…

Un savoir séparé de son âme est-il un « savoir »?

Je sais, ma remarque sera liée aux religions…

Pas du tout.

Elle est inséparable et intime à l’ensemble de tout ce qui est vivant. L’erreur a été de tenter de le refaire mécaniquement sans se laisser aller à le comprendre. J’ai bien dite « se laisser aller à »…

Le vieillard est maintenant devenu la pancarte de la fin du monde. Il n’y a pas de « fin du monde », il n’y a que des catastrophes qui servent à bâtir autre chose. Les économistes ont plagié le « concept » en une simple expression : destruction créatrice.

Débarrassez-vous de votre cheval.

C’était le slogan de la première pub d’auto,  Circa 1897.

Les vieillards -dites personnes du troisième âge -  sont devenues des rouages inutiles d’une machine à « faire de l’argent ». Une fois que la nature ne leur fournit pas assez d’huile dans le genou et qu’ils se supportent d’une canne, il n’y pas de dépotoir, ni de pays pour recycler ce robot usé comme on le fait hypocritement avec les ordinateurs – et tous les gadgets hypnotisant à usure programmée – que l’on rejette  dans les pays-dépotoirs  pas encore émergeants. Là où les humains deviennent par obligation les charognards des carcasses électroniques  des pays riches. Façon de parler… La dette US étant de 14 mille milliards, ils finiront sans doute par manger leurs cartes de crédit…

Ou des hamburgers  Soleil Vert.

40%  de leur budget pour la guerre?

Si j’investissais 40% de mon salaire dans la protection de ma maison et dans la tentative de m’emparer de celle du voisin parce qu’il y a du gaz de schiste, je serais ruiné.

Tout de même ahurissant que les « institutions financières » sont celles qui vous donnent des conseils sur l’art de gérer vos économies … Celles responsables de la crise financière.

Ils s’inquiètent de votre endettement, mais pas de celui de votre pays.

On est tous le biscuit de l’autre : Soleil vert.

…la scène la plus célèbre, où E.G. Robinson, avant d’être euthanasié, se voit montrer, dans une sorte de dôme IMAX avant la lettre, des documentaires animaliers, des films sous-marins, des paysages naturels magnifiques, images banales mais qui, après deux heures de plans généraux d’un New York à aspect de bidonville, baignant dans un smog jaunâtre, agité d’émeutes dégagées au bulldozer, prennent une tonalité bouleversante : le spectateur comprend que tout cela n’existe plus, a été détruit par la pollution et l’empoisonnement planétaire qui en résulte. Soleil Vert.

La mort d’Henriette

Grand-maman Henriette est morte à la maison. Mes parents la gardaient. Elle est morte dans son lit à 16h48, en priant, comme toujours, juste avant le souper.

J’arrivais de l’Abitibi et en débarquant de l’auto, ma petite amie de l’époque courait vers moi en hurlant : « Ta grand-mère est morte ! ».

Quand je suis entré dans la maison, ma mère avait un teint cireux et elle tremblotait. Quelques minutes plus tard, le curé, en soutane noire, lui aussi avec un teint cireux, vint donner les derniers sacrements. Il tremblotait. Je le vis monter l’escalier, effrayé, pour redescendre après avoir accompli sa mission.

Henriette  était née en 1880. Elle avait traîné un chapelet toute sa vie. Un  chapelet de gros grains  noir qu’elle égrenait des ses doigts noueux.

GrGrGr…

Aujourd’hui, on égrène des études, des probabilités, on fait des courbes avec des ordinateurs.

Les vieux vont tuer la planète.

Les prêtres  de papiers ont peur. Plus on continue, plus la poltronnerie nous coagule.

On est devenue une société qui n’a qu’une journée, mais triste : Halloween.

Le corps est le masque…

On ne peut pas cultiver les moutons rien que pour leur peau.

Ils ont oubli que Henriette avait participé, comme la goutte dans l’océan, à bâtir ce pays, ces générations, en cultivant un jardin et en élevant 17 enfants.

Elle avait appris à mourir. Un peu craintivement… Probablement dans le doute. Pas celui d’une autre vie, celui d’avoir à transiger avec « Dieu » sa place dans l’invisible  :

Paradis, enfer, limbes.

Mais tout ce qu’on a sous les pieds, tout le savoir, toutes les institutions… Tout. Tout est le résultat patient des Henriette passés sur terre. En chacun de nous il y a une Henriette, un atome, un petit rien invisible. Une apparence de rien.

La solidité dépend de chaque partie pour la fabrication d’  mur : la paille, l’air, la pierre , la grenaille et l’abstraction ou concept mis en plan.

Le chapelet volant

De gros grains noirs… Comme le chapelet d’Henriette. Aux grains dispersés dans le ciel…

Quand je pense à Henriette, à ma mère, à tous ceux qui sont « partis »,  je me dis que personne ne s’est rendu compte qu’il n’y a rien de « petit » dans ce monde. Les petites gens sont les graines qui nourrissent de plus en plus les carnassiers.

Faut être benoit un peu pour l’ignorer et cultiver l’oublie de la chaîne de la vie.

Quand j’étais enfant, j’étais fasciné par les essaims  de fourmis volantes. Je ne comprenais rien au fait qu’elles rampaient, fabriquaient des nids, travaillaient, puis… Le mystère…Il  leurs poussaient des ailes, s’envolaient, elles, l’air perdues, elles si « organisées », parties en aventure du ciel, vers un nulle part.

Je voudrais bien voir un jour un paperassier, un concepteur de poubelles à pédale de cuisine, m’expliquer pourquoi elles  sont là, et  à quoi elles servent.

Sans doute ces fourmis étaient elles un moyen pour enseigner aux enfants qu’une fourmi seule ne fascine personne. En même temps, elles devaient représenter la nourriture intuitive pour un cerveau habile,  mais bien fermé du grand secret des existences.

Et qu’il est là le secret du chapelet…

Les grains se sont mis à voler…

Pourtant, pendant des siècles on s’est acharné à en  combiner les grains  pour qu’ils aient un sens, une structure, un quelque chose de « logique ».

À la dizaine… Comme les doigts de la main.

Mais plus ça va, plus personne ne fait le lien entre les fourmis volantes et les grains de chapelets.

C’est parce qu’on est vit comme des morts  en ayant peur de la Vie.

Quand les chiens ont trop d’os, ils les enterrent…

Dans des paradis fiscaux…

Les alimenteurs

Que savons-nous vraiment des produits que nous achetons au supermarché ?

Dans Food, inc. le réalisateur Robert Kenner, le journaliste d’investigation Eric Schlosser (auteur de « Fast Food Nation ») et le journaliste scientifique Michael Pollan (auteur de « The Omnivores’s dilemna» – Le Dilemme de l’omnivore) lèvent le voile sur l’industrie agro-alimentaire. Une industrie qui a souvent fait passer ses profits avant la santé des consommateurs, la survie d’exploitants agricoles, la sécurité des travailleurs et notre environnement à tous.

Dans nos assiettes, des blancs de poulet plus appétissants que jamais ; au restaurant, des côtelettes de porc parfaites ; dans nos bacs à légumes, des tomates aussi belles au dixième qu’au premier jour… Mais aussi de plus en plus d’obèses, particulièrement parmi les enfants ; une véritable épidémie de diabète chez les adultes ; de nouvelles souches de la bactérie Escherichia coli ultra virulentes, colportées par la viande de vaches que l’on gave de maïs (environ 73.000 personnes sont infectés aux Etats-Unis chaque année…).

Derrière tous ces problèmes de santé publique, on retrouve les choix productivistes d’une poignée d’entreprises qui contrôlent l’approvisionnement de centaines de millions de personnes. Ces entreprises déploient des trésors d’imagination et de marketing pour maintenir en vie le mythe selon lequel ce que l’on mange vient directement de la ferme.
Une ferme avec une gentille vache cornue (appelons-la Marguerite), de l’herbe grasse et des barrières joliment peintes en blanc ! Mais les ingrédients de base proviennent en réalité d’exploitations agricoles aux méthodes industrielles, et sont transformés dans de gigantesques usines. Le soja a été génétiquement modifié pour résister à des doses massives d’insecticide, et les tomates, pour être transportées et conservées des mois sans perdre leur belle robe rouge. Les animaux quant à eux sont « calibrés » pour devenir plus gros, plus vite et pour s’adapter sans perte de temps ni d’argent aux abattoirs géants où ils finissent leur vie. Nous ne sommes plus très loin du poisson carré…

Le plus surprenant est que tout ceci se produit sous les yeux des instances de régulation américaines, l’USDA (United States Department of Agriculture, équivalent du ministère de l’agriculture) et la FDA (Food and Drug Administration, mélange de nos Agence du Médicament et Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments). C’est moins étonnant lorsqu’on découvre avec Food, inc. le jeu de chaises musicales auquel se livrent les décideurs de ces instances, tantôt employés par des administrations fédérales, tantôt salariés des entreprises qu’ils sont censés contrôler.
Les victimes de ce système dysfonctionnel sont évidemment les consommateurs. Sur le terrain, les agriculteurs sont jusqu’à présent restés silencieux, de peur d’éventuelles représailles ou de poursuites judiciaires. Monsanto – fabriquant, en son temps, de l’agent orange utilisé au Vietnam et du DDT – a gagné, en l’espace de dix ans et à la faveur de lois américaines qui permettent de breveter des semences, le contrôle de 90% des graines de soja du pays.

Interdiction est faite aux agriculteurs de conserver ou de réutiliser ces graines. Ils doivent, chaque saison, en racheter de nouvelles auprès de la compagnie, qui emploie d’ailleurs un bataillon de 75 personnes chargé de vérifier que le copyright sur le vivant est bien respecté. Monsanto dépense ainsi des millions de dollars chaque année pour enquêter, intimider et poursuivre les fermiers récalcitrants. Ou simplement ceux qui ont eu la malchance de voir leurs champs colonisés par les semences OGM de ce géant de l’agro-chimie.
Beaucoup d’entre eux ne sont malheureusement pas financièrement en mesure de se battre contre la compagnie. Food, inc. dresse également le portrait de nombreuses personnes qui refusent de rester les bras croisés. Certaines d’entre elles sont des chefs d’entreprise visionnaires, comme Gary Hirshberg de Stonyfield Farm’s et Joel Salatin de Polyface Farm’s, qui trouvent le moyen de travailler à l’extérieur ou à l’intérieur du système pour améliorer la qualité de la nourriture. D’autres sont des hommes et des femmes qui ont choisi de témoigner : Carole Morison, éleveuse de poulets, Moe Parr, ouvrier agricole, et Barbara Kowalcyk qui milite pour l’amélioration de la sécurité alimentaire, après le décès de son fils de 2 ans, suite à une infection E. coli.

Leur histoire, à la fois touchante et héroïque, montre le niveau d’humanité et d’engagement qu’il est nécessaire d’avoir pour combattre ces entreprises qui contrôlent l’industrie agro-alimentaire. Le réalisateur a aussi tenté d’interviewer les représentants de Monsanto, ou des transformateurs de viande Tyson, Perdue et Smithfield. Tous ont refusé. Food, inc. révèle ce que les géants de l’industrie agroalimentaire ne veulent pas que l’on voie, que l’on analyse, que l’on questionne. Il nous rappelle aussi que chacun de nous a encore le pouvoir de faire changer les choses trois fois par jour : au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner.

Robert Kenner, réalisateur de Food, inc.

Les deux richesses

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Voici un texte de Pierre JC Allard, tiré de NOUVELLE SOCIÉTÉ. C’est un texte capital pour un monde meilleur.

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Mais avant…

Le roi est mort… Vive les petits rois…

Je n’insisterai jamais assez pour affirmer qu’il y a une erreur monumentale dans la perception de notre société dite démocratique. C’est assez simple, on nous fait loucher…

L’une des bases, sinon la plus « fabuleuse », consiste à nous faire croire que le système actuel « permet » à n’importe qui de devenir riche… Dans la bonté, même…

L’autre erreur consiste à croire qu’il n’y a que deux voies : capitalisme, socialisme.

L’importance du texte de M. Allard est de nous démontrer que le système – est devenu une « monarchie multi-faces ». Une sorte d’ hyper-bourgeoisie  menaçante et contrôlant.

Il y a possibilité de créer un système qui puisse non seulement distribuer la richesse mais, surtout, de garder celle que l’on détruit actuellement sans regard humain sur le monde.

Nous sommes à ce point berné qu’on nous vend même l’idée qu’il n’y a pas d’autres issues, et qu’il faut s’accommoder de cet état.

Plus les « pouvoirés » ont de pouvoirs, plus ils tiennent à le garder. Plus les « pouvoirés » ont des esclaves pour garder leur richesse, plus ils vont les garder en esclavage. Car, sans eux, ils ne sont rien.

C’est là le commencement de la prise de conscience qu’ils ne sont rien sans le simple citoyen. Ils le cultivent… Mais le gardent maigre et apeuré… Le parfait esclave.  

Le vieux discours de la gauche et la droite est une sorte de Ford-T qui n’a plus sa raison d’exister.

On tourne en rond… Les mains liées. On nous fait simplement croire qu’il n’y a pas de solution. Il y en a. Mais pour débuter une action, la première chose est une prise de conscience.

Dé-voiler. Dessiller. Ouvrir l’esprit à une perception de la réalité cachée sous cet écran de fumée.

Nous sommes des esclaves aux idées liées… C’est pire que celle des mains.

Il n’y a pas que « deux richesses », il y a deux mondes : celui de l’État visible – qui n’a plus de réel pouvoir – celui de l’invisible. Celui des « pouvoirés » camouflés sous des acronymes dans une liste infinie et maquillée.

Satan

Bien maquillée. De toute beauté!

Dans un monde d’apparence, le néo-libéralisme est une putain bisexuée qui, en la regardant, nous laisse pantois.

On ne sait plus trop à qui on a affaire, mais on sait que les affaires sont de trop…

On cultive même les faux malheurs, on les crée également, tout simplement pour nous fabriquer une certaine forme de relativité.

Un tour de force : une relativité d’avoir, de bonheur, préfabriquée.

Satan s’est mis la queue au cou en forme de cravate…

 

Le postulat des « Deux richesses »

En s’acceptant « néo-libéral », le capitalisme garantissait sa survie. En plaçant un filet de sécurité sous le trapèze de l’initiative, le capitalisme devenait plus attrayant que le communisme ou le fascisme, ses deux rivaux immédiats. Le problème était posé, toutefois, de maintenir ce filet à un coût acceptable aux acrobates de la libre-entreprise. Comment donner de la richesse sans créer une inflation qui ruinerait tout le monde, comme on en avait eu l’illustration caricaturale dans l’Allemagne de Weimar ?

Le génie du système néo-libéral a été de faire clairement la distinction entre d’une part la richesse qui est composée des biens et services qu’on consomme et, d’autre part, la richesse symbolique, scripturale, qui n’est que du papier, mais qui a une valeur indiscutée réelle si on ne s’en sert que comme outil de pouvoir. De faire cette distinction, puis de comprendre qu’il n’y a aucun problème à donner plus d’argent aux riches, dans la mesure où la part des consommateurs n’en est pas réduite et où tout ce qui est produit peut donc toujours être vendu.

On ne peut déplacer l’argent « pour consommation » des travailleurs vers les riches sans rompre l’équilibre de la demande effective, mais on peut créer et donner aux riches une richesse symbolique « pour le pouvoir » . On peut en créer et leur en donner autant qu’il en faut pour les motiver et les garder heureux, sans aucun effet négatif apparent. On peut leur en donner des trillions. C’est donc ce qu’on a fait.

Pourquoi, avec tout cet argent qu’on crée et qui, par définition, ne peut correspondre à la production d’aucun bien réel, la valeur de l’argent ne plonge-t-elle pas tout droit vers zéro (0) ? Parce qu’aussi longtemps que ceux dont les besoins sont déjà satisfaits n’utilisent pas leur argent pour acheter plus, ils ne constituent pas une demande supplémentaire qui pourrait créer une rareté et faire grimper les prix. Or, évidemment, ils n’utilisent pas l’argent supplémentaire qu’on leur donne pour acheter plus, puisque leurs besoins sont déjà satisfaits. CQFD.

Qu’en font-ils de cet argent ? Ils l’épargnent, ils investissent, ils spéculent, mais ils ne le consomment pas. Aussi longtemps que les gagnants gardent leur argent dans un autre univers, qui n’est pas celui de la consommation, il n’y a pas de problème d’inflation. Donner un chèque d’un milliard d’euros qui ne sera pas encaissé ne changera rien à mes fins de mois. Quand il a l’assurance qu’elle ne sera pas consommée, l’État peut créer une richesse symbolique illimitée et la distribuer comme bon lui semble. Il lui suffit d’être bien prudent, pour que cette richesse symbolique qui ne correspond à aucune richesse réelle ne filtre pas vers ceux qui ont de vrais besoins et l’utiliseraient pour consommer.

Est-ce possible ? Oui, si on garde cette richesse « pour le pouvoir » et qu’il ne faut pas dépenser loin du monde ordinaire et donc sous une forme qui, en pratique, lui est inaccessible. Sous la forme de la valeur des titres boursiers, par exemple. Une valeur qui a si peu de liens avec la réalité qu’on pourrait un jour en supprimer pour 8 trillions de dollars (USD $ 8 000 000 000 000) après l’attentat du WTC – (USD $ 28 000 par tête d’Américain moyen !) – sans que l’Américain moyen ne s’en sente vraiment plus pauvre, ni que l’économie ne s’effondre sur le champ.

Il n’est pas sans danger de mettre de l’argent en circulation en prenant pour acquis qu’il ne s ‘égarera pas et ne sera pas dépensé. Un Gagnant peut venir spéculer sur le marché de la consommation, mettant son argent virtuel « pour le pouvoir » en conflit avec cet « argent pour consommation » qu’on donne au monde ordinaire. Il peut y avoir des bavures.
Sur le marché du pétrole, par exemple, on peut spéculer avec des moyens (relativement) modestes, car la vente à la pompe est bien proche de la vente « spot » à Rotterdam. » L’argent « pour le pouvoir peut venir s’encanailler avec l’argent pour la consommation et faire des bêtises. Des fripouilles peuvent manipuler, susciter, profiter des « événements » qui font bouger les cours, comme des guerres en Iraq, des révolutions au Nigeria, des coups d’État au Venezuela. Mais le système peut survivre à ces incidents, même si l’on ne peut, hélas, en dire autant pour tous ceux qui en font les frais.

Ces bavures n’empêchent pas que la cloison soit presque étanche et que la richesse symbolique soit pratiquement interdite de séjour au niveau de la consommation courante. On peut voir certaines extravagances de ceux qui ne sont pas tout à fait assez riches et n’ont donc pas encore absolument tout ce qu’ils veulent, mais ce sont des broutilles dans le contexte de l’économie globale. Tous les Cohibas, les Petrus, les Paradis, les Ferrari du monde ne représentent qu’un léger frémissement sur la courbe de consommation.

Même les industries dites « de luxe » vivent surtout des gens à revenus modestes ; il se boit plus de Champagne dans les mariages du monde ordinaire que dans toutes les noubas des parvenus d’Hollywood et tous les « jets » privés du monde ne valent pas le seul coût de recherche et développement d’un nouveau gros-porteur comme le A 380. L’industrie est pour la masse et les riches sont bien parcimonieux.

Les argents se mêlent peu. L’« argent pour le pouvoir » et l’« argent pour la consommation » peuvent dormir dans le même lit sans se toucher, et sans même une épée entre les deux. Il y a DEUX richesses. C’est ce qui rend possible tout le système capitaliste néo-libéral.

Pierre JC Allard

Obama: de l’esclave à L’ESCLAVE…

“La guerre n’est pas perdue”, a déclaré le président américain Barack Obama à l’Académie militaire de West Point mardi soir.

Souhaitant que l’engagement américain en Afghanistan ne devienne pas un nouveau Vietnam, le président a précisé devant les cadets que cette fois, l’Amérique ne tournerait pas le dos pour panser ses morts. La comparaison est selon lui “une fausse lecture de l’histoire”. Contrairement au conflit vietnamien, a-t-il rappelé, les Etats-Unis sont soutenus en Afghanistan par 43 pays, et ils n’ont pas face à eux un soulèvement large de la population.

Il a nié que sa réflexion ait pu freiner l’effort de guerre, expliquant qu’il avait souhaité avoir une vision large du dossier, pour que “la mission soit clairement définie et une noble cause”. Ainsi, il a pu “poser les questions qui font mal, et explorer les différentes options”.

Le président américain Barack Obama a donné l’ordre d’envoyer 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan “le plus vite possible”. Il a indiqué qu’il enverrait des Marines combattre sur le terrain en Afghanistan dès Noël, et que les premières troupes seraient de retour en juillet 2011, après 18 mois. Ce déploiement doit permettre de “cibler l’insurrection et sécuriser les centres les plus peuplés” a poursuivi Barack Obama. Yahoo

Le soufflet noir

  • soufflet, un outil, constitué de toile ou de cuir, pouvant se replier, pour expulser de l’air, afin d’attiser un feu domestique, ou de diriger cet air vers des organes sonores dans des instruments de musique comme l’accordéon ou l’orgue ;

Pathétique Obama ! Assez triste qu’un noir soit devenu l’esclave d’un système … Les mains liées,la langue liée, le tout dans le déni de la réalité étasunienne. Le grand rêve américain est redevenu à plat, comme une recette …

Un soufflé de crème brûlée…

Un pain blanc toasté.

Les États-unis allaient changer de «politique»… Les ficelles de ce pays sont trop nombreuses pour crier le mot «liberté». Il n’existe plus de liberté aux États-unis. Il n’existe que 325 millions d’humains accrochés à leurs anciennes habitudes, déployées partout, sous des formes fantomatiques mais agissantes.

Le «pays» vient d’avaler un autre humain. Celui qui incarnait la «propreté» et le grand nettoyage n’est  devenu qu’une pièce dans un puzzle de plus en plus difficultueux. Les noirs de l’âme à la Cheney se mélangent aux blancs de l’âme à l’Obama.

C’est l’image du pays.

Pendant que le citoyen moyen mange ce plat indigeste qu’il se voit forcer d’avaler.

Comme si un citoyen pouvait acheter un tank pour protéger sa maison.

Rendus là.

Là ou ça ne mène à rien sinon qu’à une enfilades de guerres toutes perdues.

Ceux qui ont gagné, ce sont ceux qui ne vivent que dans une réalité de parano-schiziphréniques ou le gris domine.

L’âme américaine est moribonde.

Elle n’est plus qu’une image cultivant des images. Un leurre engrossé par la falsification.

Forclusion

DR. Forme particulière de déchéance faisant perdre à une personne la faculté d’exercer un droit par suite de l’expiration d’un délai. La demande d’adhésion doit être formulée, à peine de forclusion, dans le délai d’un an à compter : − soit du 22 août 1967; − soit de la date à laquelle les intéressés cesseront de bénéficier (…) d’un régime d’assurance maladie-maternité (Réforme Séc. soc., 1968, p. 19).

 

Les Etats-Unis : un bateau ayant plus de cordes que de bois.

Et Monsieur Obama est un noir embarqué dans un bateau blanc.

Le régime de la mouffette

Les mouffettes, moufettes ou sconse, constituent les méphitidés, une famille d’animaux proches des mustélidés. De taille moyenne, noirs et blancs, appartenant à l’ordre des carnivores, on les trouve en Europe, particulièrement en Scandinavie et en Russie ainsi que[réf. nécessaire] sur tout le continent américain, à l’exception du nord canadien. Wikipedia

Un beau soir de septembre, je me suis assis sur une marche, derrière la maison, vers dix heures, tout en sirotant une bière. J’étais au coin de la maison…

Voilà que sort une mouffette, aux pas de Michèle Richard sur une scène, à moins d’un mètre.

Comme je ne veux pas trop l’entendre chanter de son odeur, je fuis en arrière, lentement, pour ne pas l’exciter.

Nous venions tout juste de parler de mouffettes…

-          On peut s’en débarrasser en mettant des boules à mites alentour de la maison.

C’est ce que je fais le lendemain, semant les boules à mites comme on sème l’ail pour les vampires.

Carnivore la mouffette?

Ben! Elle a changé de menu.

En me levant, samedi matin, une quinzaine de tiges de maïs, toutes en fait, étaient couchées. Elle sait comment éplucher le maïs et manger ce qui est bon. Elle a du faire un bon repas, parce qu’après 8 ou 10, elle a grignoté les bouts.

Étant donné que le maïs contient entre 4 et 6 cuillères ( à soupe???) de sucre, la charmante s’est payé un dessert-légume.

C’est tout juste si elle n’est pas rentrée pour me demander du beurre et du sel.

Avec ce qu’elle propulse, je n’aurais pas rechigné.

Quant aux boules à mites – qui éloigneraient les souris et ses semblables – dans le cas de la mouffette, avec l’odeur qu’elle peut dégager, les boules à mites peuvent bien aller se faire voir.

Ses glandes anales sécrétant un liquide fortement nauséabond, la mouffette ne manquera pas d’asperger l’imprudent(e) qui s’approche un peu trop près d’elle. La mouffette n’étant pas un animal agressif de nature, ce mécanisme est avant tout une forme d’auto-défense. Le 3-Méthylbutane-1-thiol (C5H12S) se trouve dans le sac anal de la mouffette rayée. Les composés soufrés de ce type (thiols), dans lesquels un groupe – S – CH3 a remplacé un –S – H, contribuent également à l’odeur de l’urine des renards. (Wiki)

4.2. Habitudes et régime alimentaires

La Mouffette rayée est un prédateur omnivore et opportuniste (Hamilton, 1936; Godin, 1982). Elle se nourrit abondamment d’insectes, principalement de sauterelles, de criquets et de coléoptères, mais consomme également des fruits (cerises, framboises, fraises, salsepareille, amélanchier, bleuets, pommes, etc.), des petits mammifères, des oiseaux et des amphibiens (Hamilton, 1936; Godin, 1982; Greenwood et al., 1999). Parmi les petits mammifères consommés, il y a les campagnols, les souris, les tamias, les écureuils, les condylures et les taupes (Hamilton, 1936). Les insectes et les mammifères sont plus abondants dans le régime alimentaire du printemps et de l’été mais les fruits sont préférés durant la fin de l’été et l’automne (Godin, 1982). Finalement, la mouffette consomme des déchets domestiques

lorsque ceux-ci sont disponibles (Greenwood et al., 1999). Gouvernement du Québec, Écotoxicologie

 

C’est pas une carnivore, c’est une salope : elle mange de tout, même de l’etcétérat…

En attendant, on n’a plus de maïs pour se mettre du beurre.

Régime Moufette

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Finalement, les mouffettes, c’est comme les villes, les gouvernements : ça pue et ça mange tout.

On va bientôt faire payer des taxes sur les routes près de Montréal pour financer le transport en commun.

Et le Québec nous annonce une taxe sur la malbouffe. Restera à déterminer ce qu’est une malbouffe. Si on se fie à l’émission de Radio-Canada de 5heures le dimanche, il ne reste plus grand choix…

Pour ne pas que ça nous coûte trop cher, je suggèrerais à tous les paliers des autorités d’utiliser la liste de ce que mange la mouffette.

Payer un permis pour la pêche et une taxe sur les vers.

Pourquoi pas une taxe sur le kilométrage des voitures?

On tracera une ligne blanche sur le toit…

La photologie

La pauvreté  met le crime au rabais.

Nicolas de Chamfort

La pauvreté est un refus de partager la grande fraternité de la merde.

Romain Gary

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C’est long apprendre l’astrologie… Et je ne suis pas doué en calculs. Alors, j’ai créé une nouvelle « science » : la photologie. Elle consiste à prédire l’avenir des gens par une simple photo.

Ce n’est pas trop malin : au lieu de se fier aux astres, on se fie aux désastres. La culture du désastre a pris bien de la place dans nos sociétés. Et, comme je l’ai déjà mentionné, les enfants sont la matière première des « adultes ». Ce fut, et ce sera toujours, la pépite qui fait saliver les investisseurs et tous les harmonisateurs pour une société monocorde.

Coffie

La plupart des gens me consultent pour connaître leur avenir… C’est la première fois que je vois quelqu’un habillé de mouches…  Ce n’est pas gentil, mais ici on vit assez vieux pour avoir le sens de l’humour. En fait, rire est  un luxe…. Un peu méchant? Ce  ne sont pas des mouches, c’est un essaim de banquiers venus voir si tu étais « potable »…

On voit bien que tu n’as pas mangé depuis longtemps. Attend quelques années, il y aura un McDo…

Tu devrais faire attention où tu mets les pieds. Les adultes  ont un jeu dangereux qu’ils appellent la guerre… Ils laissent traîner leurs jouets partout. Ils en cachent sous terre pour attraper l’ennemi par la jambe. Si tu passes dessus, tu auras encore plus mauvaise mine, comme dirait  Oncle Georges .  Eux, ils sont trop paresseux pour ramasser leurs jouets après  leur jeu. C’est l’argent du jeu qui les intéresse… Surveille bien le petit d’en bas… Il n’a l’air de rien, mais c’est une grosse mouche en puissance. Et qui sait si un jour, pour sauver ton pays, il ne te tirera pas dessus. Tu risques de devenir un dommage collatéral…

Je ne connais rien de ton pays, mais il y a des chances qu’on ait trois ou quatre secondes pour se parler. On ne fait pas long feu chez vous. Parler de ton avenir… C’est déjà s’avancer trop. Sans vouloir t’insulter, tu as l’air d’un œuf mal en point.

Pour l’avenir, rien ne dit que tu en as. Ça dépend qui a acheté le sol que tu as sous les pieds. Mais on ne sait jamais… Avec beaucoup de chance, tu pourrais te rendre à la trentaine. Ce qui ne te donnera pas le temps de faire de toi un réalisateur d’émissions sur les problèmes de la trentaine des Occidentaux dans le grand défilé de cette mode des « psychos narcissiques »  télévisés. Ils ont des problèmes, EUX… : leur blonde, leur voiture, de grands questionnements… Et de temps en temps, ils font des shows pour toi…

Esteban

Pour l’instant, tout va bien. Tu as déjà compris qu’il faut partir avec le butin avant que les autres viennent le chercher.

En partant, on peut voir ton petit air de méfiance… Ce qui pourra t’aider pour ton avenir. Avec de la chance, tu émigreras vers un plus gros village, avec une école, et tu apprendras à lire et à écrire.

À moins que tu ne sois déjà au travail pour quelqu’un et que tu te méfies à savoir combien il va te payer. Pas besoin d’être devin. La réponse est la même depuis des siècles : le moins possible. Si on te paye…

Il y a de fortes chances que tu vives  avec le moins possible. Ton avenir, pour l’instant c’est « le moins possible », mais vivant. C’est encourageant, non?

C’est vrai que le photographe a une sale tête. Et il a peut-être des cheveux blancs. Ce qui n’est pas toujours un signe de sagesse. Ici, ce sont souvent les pires… Mais ça, c’est une autre vie…

Dans ton pays, les cheveux blancs, ça existe. Il n’y a pas trop de grands livres en dessous, il y a de la vie, de l’expérience. On ne cultive plus ça ici, on a passé de la bio au aux modifications génétiques par une série de serpents électroniques pour « modifier » un peu le cerveau.

Tu en as de la chance! À court terme… Tes parents,  ainsi que le gratin de toutes  les organisations possibles et impassibles,  sont en train de te sculpter une personnalité : tu es déjà riche, détendu, sûr de toi.  À moins que ce soit l’effet de l’antidépresseur. C’est dur l’école…

Mais c’est peut-être là que tu démarreras ta première entreprise : la vente de ton surplus de ritalin. Ou encore de diverses substances légales de tes parents.

Tu sais lire et écrire. Tu as déjà une main de prise dans une montre. Deux, on appelle ça des menottes… La prison? Ne t’en fait pas : des riches y vont, mais pas trop longtemps. Le temps que le peuple se calme… Une autre mauvaise nouvelle le lendemain, et c’est fini!

Avec un air comme ça, tous les rêves te sont permis : tu pourrais devenir star de cinéma, chanteur, artiste-peintre, banquier, PDG chez Norbourg ou  à la Caisse de dépôt, ministre, etc. Si ça ne marche pas, tu seras pompier ou infirmier. Dans le pire des cas… Voyons! Tes parents ont dû te le dire!

Tu pourrais devenir  avocat ou médecin. Tu risques d’avoir plus de mouches dans la tête que le premier qui n’a pas d’avenir. On renforcera ta dose de médicaments. On te fournira des psy, des travailleurs sociaux, des idéologistes patentés, supposément crédible.

On te vendra de tout. Tu as les moyens de tout acheter. Le crédit est là pour les gens comme toi. Même des idées…

Pour l’avenir, il y a deux voies : tes ennuis pourraient te conduire au suicide vers la trentaine. Après trois mariages, tu  reviendras vers  la cinquantaine pour me consulter afin de connaître ton passé. Il n’y a pas de Google-Map pour savoir où l’on va dans la vie…

Pour l’instant, tu as les mains dans les poches de ton pantalon. Mais tu te rendras compte  très vite qu’on ne va pas loin avec les deux mains dans ses pantalons. Alors, on te donnera la recette : aller puiser dans les poches des autres.

Si tu es costaud, tu pourras aller dans la construction. Non! Pas planter des clous.. Planter des gens. Passer à la télé. Raconter des mensonges. Et engager des avocats pour dire que tout est vrai.

Au pire, si tu ne sais trop quoi faire, tu achèteras les terres des deux autres enfants en haut de ton image. . On a dû te dire qu’on fait son avenir? …Eh! Oui! Ça se prépare…

Il est écrit quelque part que l’on s’enrichit les uns les autres. Mais ça,  c’est dans les livres d’école. Les livres, ce n’est pas la vie. Et l’école encore moins…

Tu es une sorte d’oie de société… Un « à gaver »…

George

Tes parents doivent être pauvres… Une photo en noir et blanc! Comme un peu de pétrole dilué dans du blanc…

On dirait que s’annonce devant toi une belle carrière : le base-ball. Sauf que ta moyenne au bâton sera sans doute mauvaise. Mais ton camarade Dick Chenille te montrera comment devenir papillon et  ce  qu’on peut faire avec un bâton et des balles. Tu auras un lancer tellement puissant que celles-ci  iront jusque dans des terres étrangères.

Tu iras loin : avec de l’argent et les ethnies. Les ethnies ce sont ceux les deux premiers enfants d’en haut. Ce sont tous des terroristes en puissance. Le petit noir est peut-être en train de creuser pour planter une mine. Et l’autre, il doit avoir fait une cueillette de grenades…

La planète est ton stade. Un grand champ rond … Comme une boule bleue…

L’ultime réussite c’est le grand   Chelem

Comme le dit le cliché : La balle est dans ton camp.

Et le reste de l’arsenal…

Méfie-toi du petit juste au dessus de toi… Au cas où il deviendrait banquier. Car ceux-là ont repris un vieux truc d’il y a bien des lunes…

La légende la plus célèbre sur l’origine du jeu d’échecs[G 14] raconte l’histoire du roi Belkib (Indes, 3000 ans avant notre ère) qui cherchait à tout prix à tromper son ennui. Il promit donc une récompense exceptionnelle à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait. Lorsque le sage Sissa, fils du Brahmine Dahir, lui présenta le jeu d’échecs, le souverain, enthousiaste, demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau extraordinaire. Humblement, Sissa demanda au prince de déposer un grain de blé sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir l’échiquier en doublant la quantité de grain à chaque case. Le prince accorda immédiatement cette récompense en apparence modeste, mais son conseiller lui expliqua qu’il venait de signer la mort du royaume car les récoltes de l’année ne suffiraient à s’acquitter du prix du jeu. En effet, sur la dernière case de l’échiquier, il faudrait déposer 263 graines, soit plus de neuf milliards de milliards de grains (9 223 372 036 854 775 808 grains précisément), et y ajouter le total des grains déposés sur les cases précédentes, ce qui fait un total de 264-1, soit 18 446 744 073 709 551 615 grains. Échecs, Wik

Finalement, Ponzi, c’est du copier-coller… On dirait de l’économie…

Signer la mort du royaume sans s’en rendre compte…

Il ne faut jamais oublier de regarder les vieilles et présumées naïves photos. Les paysans finiront peut-être par avoir raison du désordre de la présentation de l’album.

Les « grands » ne savent pas rester petits…

Survivre au déluge

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  • Tout deuxpattes est un ennemi.
  • Tout quatrepattes ou tout volatile est un ami.
  • Nul animal ne portera de vêtements.
  • Nul animal ne dormira dans un lit.
  • Nul animal ne boira d’alcool.
  • Nul animal ne tuera un autre animal.
  • Tous les animaux sont égaux.

George Orwell La ferme des animaux

Vous déjeunez  à la peur. Vous n’ouvrez plus vos fenêtre pour entendre les oiseaux chanter : vous ouvrez la radio, la télé, et là commence le cauchemar de la journée. Pas de mammouth, pas de lions, pas de dinosaures. Mais trois ou quatre mauvaises nouvelles qui s’additionnent aux mauvaises nouvelles d’hier. De sorte, qu’au bout de la journée, vous êtes crispés comme un biscuit soda dans son emballage de plastique.

De sorte qu’au bout de quelques années vous êtes à bout sans le savoir. De sorte que vous courez chez le médecin pour vous soulager succinctement.

On ne vous remonte pas pour votre bonheur, on vous requinque pour le boulot.

Être malade est une désobéissance civile… qui coûte cher.

Goebbels était astucieux comme chef de propagande. Mais sa progéniture est plutôt alarmante.  Affinée et alliée à une nouvelle image : la réussite «pour vous».

À se demander, toutefois, si les intentions sont aussi «chastes» que  le blanc des pubs de papier-cul.

L’industrie de la catastrophe

C’est bien l’industrie qui marche le mieux dans notre monde actuel : on ne fabrique pas les catastrophes,  mais on  cultive celles qui passent par la  méthode hydroponique. Il n’y a plus rien de solide dans une culture d’égos,  d’ambitions, de rêves démesurés. Une île, un palmier.  Un égo, un insulaire.

On est passé du 15 minutes de gloire à la Warhol pour du  15 secondes. On s’acclimate à tout…

La recette des états qui divisent un à un. Le roi a organisé son royaume de façon à ce qu’il n’y ait plus de véritable rassemblement, voire de peuple «réel». Car la culture de l’égo fait en sorte que le «chacun pour soi», la réussite individuelle a pris toute la place.

VOUS POUVEZ ÊTRE QUELQU’UN. Même si vous vous acclamez athée, vous croyez au moins au petit dieu que vous êtes. C’est un slogan subversif bien dissimulé.

L’être humain est devenu une bête qui cherche désespérément une arche : il n’y  plus rien de solide. On dirait qu’on n’a pas eu le temps de construire l’arche. Alors tout l monde s’arrache les morceaux d’épaves qui flottent.

L’industrie de l’égo et du Hop-Go

De temps en temps, c’est moi qui fais le marché. Je cherchais un biscuit : le Hop-Go. J’ai dû demander à un commis qui m’a dirigé vers un présentoir. J’ai fait la remarque à celui-ci de cette folie de changer les formes d’un même produit, ou d’ajouter des éphémères, car ils essaient des produis et au bout de six mois, c’est un autre qui prend la place. On cultive de la couleur-présentation.

Je me suis senti citoyen-biscuit : couleur-présentation. On se dit vert, mais on jette les travailleurs qui ne performent pas, comme les biscuits…

À se demander si le produit de consommation n’est pas ce nous?

 

Une sorte de psycho néolibéralisme : un moi qui sert un nous flou.  Car le moule des sociétés est de plus en plus mouvant, de moins en moins  fixe.

Si vous prenez rendez vous avec la «sécurité», vous avez de grandes chances de le rater.

C’est ce que vous craignez le plus : la peur de l’eau. Car, en fait, la culture hydroponique des États vous divise au point de ne plus voir la source, la rivière, l’océan. Elle façonne des  anxiétés : vous redoutez  de perdre  votre unicité. Vous craignez d’être simplet. Très commun. Même s’il n’existe pas, humainement, d’être commun, on en a tout simplement créé un modèle de looser : un pauvre dans un pays riche est un looser.

Et la réussite de ce slogan passe par un salaire qui vous permet l’achat d’un lopin de terre, d’une imitation de château et de toute la kyrielle de produits griffés, en passant par cet art de bouffer de la sautelle grillée avec un vin de  couleur appropriée.

Ce sont vos armoiries.

L’industrie de la contrefaçon

L’art est une façon de s’adresser à l’émotion, aux sens, à l’intellect.( Art) .   Le  génie de Yehudi _Menuhin est remarquable. Virtuose du violon  et grand humaniste… C’est l’art du beau… L’art du bon. L’art d’être… Une philosophie liée à l’existence, à une profondeur que l’on frôle car elle existe au-delà de nos sens bruts.

Ce qui n’est pas le cas des pasticheurs qui calquent les finesses des artisans de l’art aux fins de  des desseins quasi criminels.

Alors, pour vous embarquer dans l’arche des noyés, on a dégrossi la brutalité des États totalitaires. On vous l’a savonné jusqu’au lisse, jusqu’au parfumé : tout glisse, tout baigne… Du moins dans les apparences. Car en réalité on a tout simplement sablé et poli la vieille méthode   du sucre brun au sucre blanc…

On ne brûle plus les orteils, on ne vous casse plus le bras… On utilise une méthode de d’intimidation par un  procédé infantile :   pas de sel, pas de sucre.

«Si vous ne vous faites pas vacciner, vous serez privés de salaire». L’État s’adressant aux infirmières.

« Vous serez responsables de la maladie, voire de la mort de vos proches».

Dans un contexte «social», on nomme cela de la violence psychologique. Dans un contexte étatique on nomme cela «bienfait de collectivité».

Diviser pour la collectivité! On n’a pas fait mieux depuis le bouton à quatre trous… On se croirait dans le roman d’Orwell La ferme des animaux tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres.

L’industrie de la peur

La peur a un effet très fort sur les foules et ainsi est utilisée afin de contrôler les foules et les peuples. Dans les systèmes totalitaires ou dans l’esclavage traditionnel, l’objet de la peur est clairement identifié, il s’agit d’une menace de punition ou de mort en cas de désobéissance. Dans les systèmes dits démocratiques où une telle menace n’est pas explicite, il importe plus de contrôler ce que pensent les gens, en déformant les informations des médias et avec des menaces plus abstraites ou même virtuelles. La peur, Wiki.

La peur est une propagande qui mène à un état de tension qui finit par ne pas correspondre à l’image partagée d’une société riche. J’ai bien dit image, ce qui ne signifie pas réalité. La peur du magicien. Il ne scie pas que les femmes en deux, mais la société…

Vous êtes le chapeau haut de forme… Et le lapin qui y est enfermé. Car en vous offrant la possibilité d’un «quelqu’un» on veut en même temps vous le noyer dans un «nous» d’un groupe de nous qui sont trop égaux.

L’industrie de la «perfection»

Dans un monde qui a peur de la malbouffe, mais qui ne se soucie guère des milliers d’enfants qui meurent de faim dans le monde, vous êtes le repus, et on vous le rappelle à chaque instant.

L’industrie de la perfection passe par celui de la culpabilité. Dans un monde où la richesse apparente est abondante, on vous refile la facture des échecs.

Le réflexe à l’échec est d’en faire plus…

Il n’y a pas que la goebbelisation , il y a également l’industrie de la fabrication des «poupées» Goebbels ( Le GI Joe à cravate) : à force de vivre dans ce cocon, la chenille veut en faire plus, «s’en sortir», voler, pour avertir sa progéniture.

C’est le nouveau péché originel des sociétés.

Vous êtes nés looser mais vous pouvez vous rattraper.

En plus vous polluez! Vite, un cours de pollution dans  les écoles. Mais c’est le grand silence du côté des hyper-pollueurs : vous recyclez vos verres de Tim Horton’s pendant qu’en France on roule à 58 usines nucléaires.

L’american dream n’est pas seulement de vivre dans une société riche, c’est d’enrichir la société riche par la puissance de votre égo bien dompté : le lion est dans une cage, même dans  un cirque.

Pour vous «laver» de ce péché, vous vous mettez au travail au point de manger debout.  Le progrès à des voies impénétrables… On vient de vous priver de l’invention de la table… Créée en 1694…

Vous entrez alors dans une ère de schizophrénie toute nouvelle : à force de nourrir votre unicité et cet océan de société, vous vous rendez malade en vous vidant de votre énergie et nager dans une eau de dettes qui monte toujours.

Dette d’argent, dette d’énergie, dette d’incompréhension.

Car la propagande est une entreprise volontairement embrumée.

Vous n’y comprenez rien, mais vous essayez de flotter.

L’industrie   des cultures

On vous a monté un bateau. Vous êtes tout content. On vous appelle sur votre cellulaire. Mais la file est longue…  Vous êtes le «choisi» ou la «choisie». En fait vous êtes les choisis… Encore plus ravis…  La vie est une sorte de Star Académie pour ceux qui chantent «vrai» dans un monde faux.

L’Humanité a toujours eu des sauveteurs qui créent les déluges mais vous vendent les bateaux.  Et la peur vous place en file d’attente. Il pleut, l’eau monte, vous ne savez pas nager.

L’Histoire de l’humanité fourmille de d’élus qui ont souvent créés les déluges. Maintenant on en crée d’avantage pour l’industrie de la peur et la vente de bateaux sous toutes les formes possibles : argent, gloire, sécurité, etc.

Nous vivons de plus en plus dans un monde qui souffre de la maladie de Parkinson : tremblements de chair, tremblements d’âmes, frissons, courbatures….  Dans une sorte de mal de mer constant. Tout nous glisse en dessous des pieds. Tout prend l’eau.

Épilogue

C’est un peu compliqué toute cette histoire. Je voudrais bien la simplifier en disant,  qu’au fond,  se fier à Noé pour nous sauver est une vieille histoire. Mais on la gaufrée un peu en donnant à chacun l’illusion qu’il peut être un Noé. Finalement, plus personne ne distingue les sauveurs des animaux. Et que finalement, si on embarque les animaux par couples, c’est tout simplement pour perpétuer le déluge.

Et les humains félicitent les cochons pour leur réussite : les bêtes de la Ferme des Animaux arrivent à produire plus de travail que les leurs, sans rechigner, avec pourtant des rations alimentaires des plus réduites. Et quand la jument Douce demande à l’âne Benjamin de lui lire les commandements inscrits sur le mur, il lui dit qu’il n’en reste plus qu’un seul :

Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres. La ferme des animaux, Wiki

Et pour briser ce vieux récit, il vaut peut-être mieux apprendre à nager que d’attendre les Arches qui poussent partout.

Comme apprendre à penser un peu au lieu de se laisser penser un peu.

L’être humain étant constitué d’au moins 70% d’eau, il n’est pas étonnant qu’il ait peur de l’eau.

Le déluges_20091017

 

LES DÉSOSSÉS

Derrière tous ces problèmes de santé publique, on retrouve les choix productivistes d’une poignée d’entreprises qui contrôlent l’approvisionnement de centaines de millions de personnes. Ces entreprises déploient des trésors d’imagination et de marketing pour maintenir en vie le mythe selon lequel ce que l’on mange vient directement de la ferme.
Une ferme avec une gentille vache cornue (appelons-la Marguerite), de l’herbe grasse et des barrières joliment peintes en blanc ! Mais les ingrédients de base proviennent en réalité d’exploitations agricoles aux méthodes industrielles, et sont transformés dans de gigantesques usines. Le soja a été génétiquement modifié pour résister à des doses massives d’insecticide, et les tomates, pour être transportées et conservées des mois sans perdre leur belle robe rouge. Les animaux quant à eux sont « calibrés » pour devenir plus gros, plus vite et pour s’adapter sans perte de temps ni d’argent aux abattoirs géants où ils finissent leur vie. Nous ne sommes plus très loin du poisson carré… Les alimenteurs

 

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Progrès : Le poulet meure debout

Elle   est déjà là la tomate carrée… Plus facile pour l’emballage et pour les sandwiches. Sauf que pour l’instant, elle ne se vend qu’aux amateurs d’horticulture qui s’adonnent à la culture de  l’étrange.

La bonne nouvelle : on mange moins de fast-foods. La mauvaise… L’agriculture industrielle vient de nous gâcher le plaisir pour  faire grossir les profits. On le savait, sauf que Monsanto a louvoyé à travers toutes les règlementations de la FDA pendant la dernière décennie  pour en arriver à produire 90% du soja… Et les droits d’auteur… Ne cherchez plus Dieu…

Les épiceries sont maintenant des vendeurs d’images.  Et avec de beaux dessins comme dans Sesame Street .

Nous nous perdons de plus en plus dans la dentelle de la menterie…

Si vous adorez les quatre services au restaurant ou à la maison, vous apprécierez grandement le documentaire Food Inc. ( Les alimenteurs ). On peut y voir comment la technologie de l’élevage peut vous créer un poulet en le sculptant selon les goûts du consommateur : 48 jours au lieu de 70, avec … poitrine assortie.

Le résultat de cette « innovation » n’est toutefois pas sans inconvénient : le poulet n’a pas le temps de se bâtir une ossature assez solide pour soutenir cette rapide et démesurée poitrine qui fait l’envie du consommateur. Imaginez Pamela Anderson élevée selon cette technique…. Vous aurez les yeux tellement grands que vous ne pourrez plus marcher.

Elle non plus…

Bon!

Le poulet meure debout… On enterre quelques carcasses… Mais certaines ne sont pas tout à fait mortes. Et on ne demande pas un doctorat en triage de poulets… Il y a comme un petit doute qui persiste…

Pas à pas, sur les traces de papa…

Stella McCartney, la fille du célèbre Paul, aurait créé une chaussure « végétarienne ». Une lectrice se demande si la chaussure  ne mange pas de viande. Mais non, madame. Non. Cyberpresse. Des chaussures sans cuir, tout simplement. Là où le bât fait bobo, c’est que Mme Stella a un contrat qui la lie avec Adidas jusqu’en 2010. On veut bien sauver les animaux, être pour la vertu et la verdure, mais Adidas s’est tracé  un parcours « racailleur » dans le cas du travailleur, des conditions de travail,  et du reste…  C’est le genre de compagnie, très adroite, qui fabrique un soulier gauche dans une usine et le droit dans l’autre… pour ne pas que les travailleurs se sauvent avec leurs « running shoes ». Exploitation dans les usines d’Adidas en Asie

Comme disait Elvis :

One for the money…

Two for the show

Il y a quelques années, papa McCartney était venu au Canada s’étendre sur une banquise, glacée pour défendre les phoques. En se plantant devant une belle paire d’yeux bleus, tout mouillés… Pas son ex, le phoque…

On aurait dit un bébé langé dans du poil de Dieu. Tellement beau! Dire qu’on les tue à coups de gourdins cloutés ! …. Ils n’ont même pas droit à l’injection intra veineuse. Je sais, c’est cruel… Un jour, on apprendra que le céleri parle…

Tout ça pour dire qu’il est bien difficile d’être vert verdure et de chauffer son  poêle aux cure-dents recyclés.

On fait des efforts… Mais la route est longue…

Avant de se jeter sur une banquise pour sauver le tamandua, il faudrait s’entendre sur un ordre de priorités.

Un végétarien n’ayant pour seul fournisseur que Monsanto, risque de finir sa vie avec une main au bout du tibia. Ou de passer du rose au vert… Son rêve enfin réalisé…

Du poulet au citoyen

 

Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

 

Ferrat, c’est loin… Mais le poulet de TYSON ( Food Inc )   ou la tomate « à murissement à l’éthylène »  ( Tomate, OGM, Gouvernement canadien )   , c’est encore une fois un progrès… Un progrès vers la charcuterie d’un animal de plus en plus élevé par un nombre limité d’éleveurs et de profiteurs d’une race en voie de perdition: l’humain. Il existe maintenant un monopole de quelques compagnies qui font signer des contrats- selon leurs conditions – avec des éleveurs piégés dans l’endettement.

Les poulets de la Cie Tyson sont élevés dans le noir. Pas un poulet n’a vu la lumière du jour à partir du moment où il a dirigé vers l’engrossoir (sic). Et pour ce qui est d’essayer de garder en « vie » cette poulaille, et surtout de faire en sorte qu’il reste debout pendant au moins 48 jours, la recette n’a rien de vert. Certains  employés de  « fermes » sont des sans papiers. Alors, ils ne se plaignent pas à ramasser les carcasses. D’autres travailleurs sont… loués. Et les éleveurs réussissent parfois à gagner un maigre 18,000$ annuellement.

Entassement. Caca. Surpopulation. E-Coli., nouvelles souches… Et autres…

On n’entre pas sans masque. Ni avec une caméra…

Le bardeau et la maison…

Quand tous les besoins que l’on éprouve spontanément ont pu être comblés, le système industriel a continué sur sa lancée et nous en a créés d’autres, artificiels. Il en est résulté la constitution presque obligée, par chaque citoyen qui se veut respectable, d’un invraisemblable patrimoine d’objets matériels hétéroclites dont l’utilité est souvent douteuse, mais le potentiel d’embarras bien évident. Dans un monde où la mobilité s’affirme comme condition de succès, mais aussi de joie, l’industrie en déclin a imposé, par un conditionnement incessant, le modèle pervers de l’accumulation. La masse des choses que l’on possède – et dont il faut prendre soin – occupe une place démesurée dans la vie de l’individu moyen. C’est une contribution non négligeable de l’industrie à la menace qui pèse sur chaque être humain de limiter sa vie à gérer l’insignifiance. On a créé une société obèse. . LA SOCIÉTÉ OBÈSE, Pierre JC Allard, NS

 

Ce n’est qu’un bardeau du pan de mur de la maison (société) dans laquelle nous vivons.

La vérité est que nous vivons comme les poulets de Tyson… À l’abri de la lumière…  On peut bien bomber le torse au bout de quelques années  de vie…À se demander comment nous pouvons être debout avec tout ce que nous avalons comme nourriture intellectuelle autant que celle de l’assiette.

C’est l’ère du  Kapo qui lance  des os aux animaux d’élevage que nous sommes devenus.   Tant et tant de semailles d’illusions, de miroirs aux alouettes, que nous finissons par croire que nous vivons dans le plus merveilleux des mondes.

Le progrès se concentre maintenant dans les innovations techniques, comme ces 20 000 «bébelles» que dévoileront cette semaine à Las Vegas les quelque 2500 exposants du Consumer Electronic Show. Le Devoir

Le gadget électronique. Voilà un des os sur lequel nous rongeons pendant qu’une élite nous engraisse à la charogne se gavant  du  meilleur de ce monde.  Toute l’organisation de nos sociétés fait en sorte qu’il ne nous reste plus qu’une peau fragile et tendue. Car, voyez-vous, le danger ne provient pas  de  ne produire que  des « accrocs » à l’électronique ou autres produits – sceau de progrès apposé –,  mais de l’essentiel : Nourriture, logement, travail. Et, bonheur relatif… . En poursuivant ce pouvoir et en l’affermissant dans son mode de corruption libre, nous finirons par ne plus avoir accès à cette richesse dite élémentaire.

La sournoiserie va jusque là : on nous peinturlure de vernis en  minant la couche du solide qui nous fait tenir debout.

Plus d’os… On est comme le poulet : mort avant d’être cuit. Mais avec quelques médailles à la poitrine.

Le cochon de la décennie

J’ai souvent parlé de l’intelligence des porcs (L’Âmographe: les cochons ne meurent jamais ). On a découvert récemment que 8 ou 9 cochons sur 10 se reconnaissent dans un miroir. Les politiciens ne prennent pas de chance : ils s’affichent à tous les poteaux…

Au lieu d’aller tracer des X  inutiles sur des bulletins de vote, nous aurions intérêt à faire passer nos élus devant un miroir en guise de  test aux candidats.

Toujours bien élevés et bien greffés à  la finance, pensant  que c’est un bien privé au service du collectif. Calife au pays des merveilles!… Goscinny avait raison : «  Ils sont tous bêtes et je suis leur chef »…

En ce qui concerne la décennie, il suffit de faire un tour de table sur le Net pour constater jusqu’à quel point on a voulu nous enfariner, nous concocter des virus « adéènés », des finances gonflées, des guerres « d’occasion », et le reste… Je passe les tours du WTC…

Ah! J’avais oublié qu’il faudrait 500 ans avant de reconstruire Gaza.

Si on donnait des médailles à tous les porcelets carrés, dénaturés, qui sont passés durant la dernière décennie, il faudrait les faire frapper en Chine pour avoir de bons prix. Ou pour rembourser de vieilles dettes…

Se taire aveuglément

Nous vivons dans un système dans lequel s’engraissent des cochons carrés. Après, on dira que le monde ne tourne pas rond. Si on manque d’imagination pour améliorer la société, on n’en manque pas pour le but final camouflé : « produire » de l’argent.

Le grand drame est de saisir çà et là des fragments d’un univers éclaté qui nous échappe. Et plus encore… Une manière de faire qui s’est accentuée depuis deux décennies dans un « développement » exponentiel, et qui se répand partout. Un laisser-aller et une concentration de pouvoir économique dus à une organisation qui nous estropie.  Autant de l’âme que du corps. Comme les tomates…

On a fait l’analyse de la décennie passée. Le vernis, toujours le vernis. L’irritant vernis…

Avant, c’était simple : si on vous demandait d’où provenaient les poules.

-          La ferme.

-          D’où proviennent les vaches?

-          La  ferme.

-          D’où provient le maïs?

-          La  ferme.

Maintenant, si je vous donnais la recette de l’élevage des poulets, du bœuf, du maïs, de ces répugnantes organisations qui fomentent  notre nourriture et que je vous  racontais   48 jours de vie de ce bétail, vous auriez le cœur qui ferait du bungee… Et si je vous demandais, après, d’où ils proviennent :

-          LA FERME!

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Pour jouer à Qui va acheter qui ? : Profil des éleveurs ,  Gouvernement du Canada.

Les alimenteurs , Daily Motion… Potion : 10 minutes longtemps après les repas.  Éviter de conduire de la machinerie lourde.