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Université gratuite: mauvais combat

 

 


“Il faudrait vivement doubler les frais de scolarité ! Au moins pour commencer… Ensuite, il faudrait les augmenter sérieusement…”  (
 pierre jc allard, circa 2005 … )
Je m’étais fait des ennemis en 2005, en contrariant ainsi la sagesse conventionnelle de la Gauche.  On a dit que mon commentaire était “inopportun”. Je suis souvent inopportun. Je suis un “in-opportuniste” littéralement invétéré qui préfère la vérité à Platon… Je sens que je vais me faire encore des ennemis.

Je sens déjà des milliers de petites aiguilles transpercer mon portrait et pas question que je laisse traîner une mèche de cheveux ou une rognure d’ongle. Je sens que tous les pouvoirs de la pensée magique vont s’activer contre moi. C’est comme ça que réagissent les tenants de la pensée magique quand on les contredit.

La pensée magique, c’est celle qui croit et affirme que ce qui est gratuit ne coûte rien, alors que ce qui est gratuit, en fait, est payé par quelqu’un d’autre. Parfois votre voisin, mais bien souvent par VOUS. Quand on comprend que la moitié du revenu brut des citoyens va à l’État bienfaiteur qui, directement ou indirectement, le redistribue, il ne reste qu’à sortir de la pensée magique pour comprendre, aussi, que c’est vous et moi qui payons ce qui est gratuit.

« Eux » aussi – les riches – payent une part de ce qui est gratuit, mais si vous croyez qu’ils en absorbent la grosse part, c’est que vous êtes sous hypnose. Ils sont peu, nous sommes nombreux et c’est surtout nous qui payons. Les choses pourraient être autrement, mais c’est une autre histoire. Hic et Nunc , Here and Now, “Icitte et Astheure,’stie”, c’est surtout le monde ordinaire qui paye. Il paye, entre autres, l’éducation.

Le monde ordinaire, c’est ceux qui gagnent le revenu moyen. Disons le revenu moyen plus ou moins 100 %, pour ratisser large. Disons, encore plus largement, tous ceux qui gagnent entre rien du tout et 100 000 $ par année. Ils sont nombreux. Vous vous sentez chez-vous ? C’est eux – nous – qui payons l’éducation gratuite. On paye toute l’éducation de tout le monde. Oh, on peut demander des frais de scolarité, mais on ne couvre ainsi qu’une petite part des frais réels de l’éducation, l’équivalent d’un ticket modérateur.

Vous en êtes heureux ? Vous êtes d’accord avec cette proposition socialement progressiste ? Tout va bien ?  Tout va bien… Tout va bien… Tout… va… bien….  bbbzzzzzzzzz…     1, 2, 3 Click ! SNAP ! Sortez de la transe.

Ouvrez les yeux. Voyez-vous que, lorsque vous payez l’éducation gratuite du futur ingénieur, du futur MBA, du futur médecin spécialiste, vous êtes en train de financer à fond perdu le fond de commerce que constitue le diplôme du futur professionnel, lequel, dans 5 ou 10 ans et jusqu’à sa retraite, exploitera ce fond de commerce à SON profit ?

À SON profit et non au vôtre, car le futur spécialiste à 200 000 $ par année ne fera de cadeaux à personne. C’est l’État – vous, encore un fois – qui lui payerez alors, bon an mal an, 3, 4, 5 fois le revenu moyen de la population. Vous êtes bien bon. Seriez-vous prêt à payer aussi de vos deniers la construction de stations-services qu’on donnerait clef-en-main à des pompistes, lesquels vous vendraient ensuite l’essence au prix fort ? Non ? Où est la différence ?

Je suis un homme de gauche depuis bien longtemps, mais je nevois pas ce qu’il y a de socialement progressiste à faire payer par la classe moyenne la formation d’une élite qui gagnera plusieurs fois le salaire moyen de cette classe moyenne. Il y a ici un équivoque entre éducation et formation qu’il faut courageusement dissiper. Une vache sacrée à abattre.

-  Il est BON qu’une société paye à tous, toute l’éducation qu’elle donne à tous. Il est socialement progressiste que l’on augmente l’investissement dans ce tronc commun de l’éducation à la hauteur de nos moyens collectifs et en accord avec le consensus social.  Mais…

- Il est MAUVAIS qu’une société prenne sur elle – et fasse donc porter par tous – le coût de la formation spécifique dont l’acquisition bénéficiera à quelques uns seulement.

Une générosité d’autant plus perverse, que les bénéficiaires se situeront dans les classe les plus élevées de revenu. On a ainsi un transfert systématique de richesse, direct ou en moins prenant, des pauvres vers les riches de la société. Ce n’est pas le seul de ces tranferts, hélas, mais celui-ci n’est pas plus vertueux, du seul fait qu’il se camoufle derrière l’étudiant impécunieux pour enrichir à terme le professionnel bien nanti.

On devrait doubler, peut-être tripler, les frais de scolarité pour toute formation professionnelle qui excède du tronc commun. On devrait, en fait, vendre cette formation à l’étudiant au prix qu’elle coûte. Pas plus, pas moins. On ne devrait rien donner à celui qui poursuit des études professionnelles supérieures, car il n’étudie pas pour nous, il étudie pour lui. Il est à bâtir SON avenir. Il travaille activement à SON enrichissement.

Cela dit, même si collectivement ces compétences nous seront ensuite vendues et non données, la société, vous et moi, avons intérêts à ce qu’elles soient disponibles. . Nous devons donc faire en sorte qu’elles soient acquises. Comment pouvons nous faciliter la préparation des ressources humaines compétentes dont nous aurons besoin demain ? En PRÊTANT aujourd’hui à ceux qui ont prouvé leur aptitude et leur ferme volonté à suivre des études universitaires.

Il ne faut pas donner, mais prêter aux étudiants. Il n’y a rien de scandaleux à ce que le jeune professionnel entre dans la carrière avec une dette, tout comme commencerait ses activités avec une dette le fabricant ou le commerçant qui lancerait une affaire aussi rentable qu’un cabnet de dentiste… s’il pouvait trouver aussi facilement qui le finance !

Il faut prêter à l’étudiant, pour poursuivre ses études supérieures, les sommes nécessaire pour qu’il puisse non seulement payer des frais de scolarité qui deviendront beaucoup plus onéreux quand on vendra la formation à son coût, mais aussi pour vivre au-dessus du seuil de la pauvreté durant ses études sans faire autre chose qu’étudier. Etudier est son travail.

Dans une société vraiment juste et socialement progressiste, ce travail d’étudiant pourrait être rémunéré, comme tout autre travail, mais, comme nous l’avons dit, ceci est une autre histoire. Aujourd’hui, il est malsain qu’une caste de travailleurs-entrepreneurs – les étudiants – jouissent d’avantages disproportionnés dont le coût est assumé par les autres travailleurs qui ne sont pas plus riches qu’eux et qui ne sont pas, eux, sur une voie royale vers la bourgeoisie.

Que j’ai tort ou raison, ça se discute. Mais ça ne se discutera sans doute pas.  Il est typique de notre  société couillonne, que le débat sur les frais de scolarité – qui n’est qu’un aspect d’un problème plus large qu’est la garantie de revenu! –  ait été déjà détourné de son thème et s’en écarte de plus en plus.

On est d’abord venu à discuter du “droit” de bruler des voitures pour contester… puis au droit d’un quidam de discuter du droit de l’individu à se révolter contre un pouvoir qui l’opprime… puis au droit du journaliste de dire qu’un  quidam l’a dit…  et on en est aux discussions  sur les droits et les devoirs du journaliste…

Toutes ces dérivées en cascade ne disent pas que des bêtises, au contraire, mais il est emblématique de la pensée erratique divergente  ( voir le concept populaire: “noyer le poisson” ) – qui est devenue le mode mental prédominant au Québec – que rien n’en sortira, puisque ni le sujet initial du débat si les autres auxquels il aura donné lieu ne seront discutés jusqu’à une conclusion.   Tout sur tout se règlera finalement en petits comités… et le peuple causera toujours.

Pierre JC Allard

Nouvelle Société

Le miroir des démunis

J’étais à l’école ce matin. L’école… Pendant que certains se défonçaient pour essayer d’écrire quelques lignes, Le yeux plissés… À tenter de percer le mystère de ces mots savants dans les consignes. Les mots des grands projets, des grands orgueils, des enfermés dans leurs tours à écrire des programmes pour l’apprentissage.

Si loin d’eux… Si loin de la misère…

Et sur un présentoir, de beaux livres, de beaux rêves, des écoles au loin, encore des écoles, et des métiers présentés comme les plus beaux du monde.

Papier glacé.

Jeunesse sanguine et rêveuse, forte, mais pas très réelle. Comme des bulles de savons sur un lit d’eau d’un bain bien bullé…

C’était leur monde de papier glacé.

Leur monde de faussetés. Tout est faux en ce monde. Il n’y a pas de mouches, pas de sueurs, chez ces jeunes ouvriers de plantation d’arbre. Pas dans ces livres présentés comme des livres de recettes de la réussite et du bonheur.

Sauf le grand air.

Hitler avait fait pareil avec sa jeunesse hitlérienne.

Sauf que la nôtre est livrée à une image encore plus martelée.

Les riches de la richesse d’investissement ont besoin de main-d’œuvre. Pas les petits riches… Les grands… Ceux qui en ont tant qu’ils ont aux doigts plus de ficelles que de bagues.

Il faut apprendre à voir. Je ne sais comment on développe ce réflexe ou ce savoir-faire qui mène au savoir-être…

C’est comme se faire dire à toutes les images : « Je suis minable ».

Il n’y a personne de minable en ce monde. Surtout pas les démunis. Ils n’ont rien, même pas l’arme des mots pour se défendre.

Ils ont foi en la recette. C’est tout… Ils ne se croient pas assez intelligents pour juger des choses, de démêler la démesure des saigneurs d’âmes. Les vrais minables sont ceux qui pensent dépasser les autres. À coups de trouvailles, de subtilités dans le grand vide des mots…

En plus de cette misère d’apprentissage, il y a celle de la vie trop rude : celle de la maladie, du passé familial, de l’injustice de ce dont avec quoi on est né.

La monoculture, comme celle du palme…

Je reconnais la misère intérieure, invisible, parce que, sans doute, je l’ai vécue.

Alors, il s’est assise une jeune femme, une misère, une plaie dans l’âme.

Un ulcère aux yeux bleus apeurés.

Je sens les vibrations éparpillés, nerveuses, comme si elle allait se désintégrer soudainement.

Un déséquilibre total d’émotions.

Encore un monde à deux richesses… Celle qui est exploitable et celle qui ne l’est pas. Mais qui donc peut juger de la « valeur » d’un être humain? Qui?

À voir la jeune femme me raconter son calvaire, dans des trémolos de corps qu’elle tentait de cacher. Eh! Oui. On les caches ses émotions, on ne sort pas avec ses émotions dans un monde ou le cerveau marche sur une seule patte. Mais la bonne, pour certains.

— Tu devrais écrire de la poésie…

C’est à ce moment que j’ai commencé à lui parler de mon « expérience » : Écrire pour vidanger son âme… Ce n’est pas très bien vu dans un monde où écrire est un pas vers la gloire. Mais la gloire n’est que celle que l’on se fait, que l’on se trace. Car au bout de la vie, la gloire de ses victoires, est sans doute la seule que l’on emporte. Celle des médailles est terrestre et passagère. C’est un puits de diamant pour les sociétés de riches – autant munis, soumis au moule, vaniteux. Dits savants…

Personne ne donne de médaille sans recevoir quelque chose en retour. Et plus les États en donnent, plus elle fête sa réussite – pas même sociale – mais celle des investisseurs.

La politique est une culture de médailles subventionnée par la racaille…

***

La jeune femme est revenue quelques heures plus tard.

Avec un poème.

Bien sûr, les gens des universités, « culturés », diront qu’il n’y a rien de vraiment bon. C’est qu’ils n’ont pas compris que les techniques n’ont rien à voir avec la vie. Ce n’est qu’une partie… Et, à mon sens, la moindre.

La première chose à faire dans la vie, c’est de se refaire une beauté. Se regarder dans l’âme et se dire qu’on est beau. Il faut un peu de savoir de la laideur des autres et de l’authenticité.

Il ne faut se comparer souvent qu’à soi… Mais comment se reconnaître dans un miroir tellement falsifié que l’on vous flanque dans le visage chaque jour?

Oublier un peu l’océan…

Authentique.

Pas facile…

Mais j’espère qu’elle continuera d’écrire, parfois dans une saignée d’encre noire ou bleu étouffante.

Pour cesser de trembler devant ceux qui vous présentent un monde « parfait » et qui créent ces moules maudits où les démunis ne trouvent pas leur place.

La place de ceux qui font les moules…

Gaëtan Pelletier

La déséducation

La pédagogie en crise

La meilleure économie que le Québec pourrait faire dans le monde de l’éducation serait de fermer boutique dans le domaine de la pédagogie et de libérer les enseignants de ce carcan contre nature. La preuve? Les insuccès des réformettes. — Georges Allaire

Les pédagogues perdent patience

Y a quelque chose de détestable dans l’attitude des pédagogues du Québec : «l’éducation est une science qui évolue, nous maîtrisons cette science, laissez-nous donc travailler en paix.»

On en voit encore une preuve dans les réactions à l’élaboration d’un bulletin unique, pour tous les élèves du Québec. «Un recul», «absurde», «triste», «inquiétant», clamaient les spécialistes des sciences de l’éducation interviewés par Le Devoir. Cyberpresse

Les Bob Binette Turbo, Gaëtan Pelletier

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La déséducation

Il s’agit du projet d’un enseignant. Depuis deux ou trois ans, il interroge des gens, il lit beaucoup et surtout, il chemine dans le réseau de l’éducation. Son idée a commencé à germer au temps où il étudiait à l’université si j’ai bien compris. Fin octobre/début novembre, il donne le grand coup: la diffusion du premier d’une quinzaine de webisodes, au rythme prévu d’un par semaine! Il dispose d’un site Web, d’une page Facebook et d’un canal sur Twitter et sur YouTube. Déjà, certains blogues font écho à son initiative (1, 2). Il souhaite garder l’anonymat pour le moment, mais il promet de se dévoiler au moment de la diffusion de son premier opus…

La première moitié des webisodes risque d’être liée à une opération de déconstruction. Comment en sommes-nous arrivés à la déséducation? Voyons ce que Jean Bédard pense du concept:

«Telle est l’essence de la déséducation, elle obstrue l’accès direct à ce que les sens drainent d’informations (le sens intérieur autant que les sens extérieurs). La «déséducation» est le contraire de l’observation directe qui produit normalement l’étonnement, l’émerveillement ou l’effroi devant la démesure. Avant d’être mesuré par la raison, l’univers apparaît démesuré (que ce soit l’univers intérieur ou l’univers extérieur) de sorte que l’état naturel de l’intellect consiste en cet effroi que les anciens appelaient «crainte de Dieu» (et qui n’a rien à voir avec la peur d’un juge, mais avec le sentiment de petites se devant la démesure du réel). Avec l’expérience directe de soi et de la nature peut s’installer ou se réinstaller la confiance naturelle de l’enfant. C’est à ce moment-là que la «crainte de Dieu» devient émerveillement. Mais nous n’en sommes pas là.»

Ce n’est pas le premier billet que je publie qui critique sévèrement notre façon de faire l’école. Récemment, j’ai hyperlié vers la vidéo de Erica Goldson (Valedictorian) (La meilleure élève dénonce l’enseignement scolaire dans son discours de remise des diplômes) et vers celle qui provoque énormément aux États-Unis actuellement («Waiting for Superman»). On me dirigeait en fin de semaine vers un mouvement d’artistes qui veulent réformer l’école aux États-Unis et il me semble que dans tous les recoins du Web actuellement, les initiatives pleuvent dans le même sens!  Source : mariotoutdego

***

(Québec) La bande-annonce circule sur Internet depuis quelques jours. «Un jeune enseignant lèvera le masque d’une des plus grandes supercheries de l’histoire», promet-on. La série web La déséducation, qui sera lancée fin octobre, tire à bout portant sur le système scolaire et ses ratés.

Ce jeune enseignant, qui préfère rester dans l’anonymat jusqu’au lancement du premier épisode fin octobre, affirme avoir été désillusionné dès son premier cours à l’Université du Québec à Rimouski, alors qu’il venait de s’inscrire au baccalauréat en enseignement. «Dès les premières heures, j’ai compris que quelque chose ne tournait pas rond», lance-t-il au bout du fil.

Des cours qui n’étaient pas à la hauteur, des étudiants peu motivés, beaucoup de nivellement par le bas… Le choc est brutal, raconte cet enseignant qui se décrit comme un passionné. «Ces quatre années d’université ont été comme 20 ans de pénitencier», dit-il. Daphnée Dion-Viens, Le Soleil

Ce «montage» m’a été transmis par une collègue retraitée. Il est de toute évidence de source française. Quoique très ressemblant à nos tentatives au Québec. De toute manière, les ministères utilisent le copier-coller pour trouver des solutions. Comme les élèves…

A- Enseignement 1960

Q.   – Un paysan vent un sac de pommes de terre pour 100 F.

- Ses frais de production s’élèvent au 4/5 du prix de vente.

-  Quel est son bénéfice?

B – Enseignement 1970

- Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 F.

- Ses frais de production s’élève au 4/5 du prix de vente, c’est à dire 80 F.

- Quel est son bénéfice?

C -  Enseignement moderne 1970

(Réforme de l’enseignement.)

- Un paysan échange un ensemble ‘P’ de pommes de terre contre un ensemble ‘M’ de pièces de monnaie.

- Le cardinal de l’ensemble ‘M’ est égal à 100, et chaque élément sigma de ‘M’ vaut 1 F.

- Dessine 100 gros points représentant les éléments de l’ensemble ‘M’.

- L’ensemble des frais de production comprend 20 gros points de moins que l’ensemble ‘M’.

TRAVAIL DEMANDÉ : Représente ‘F’ comme un sous ensemble de ‘M’ et donne la réponse à la question :

« Quel est le cardinal de l’ensemble ‘B’ des bénéfices».  ( à dessiner en rouge).

D – Enseignement rénové 1980

- Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100 F.

- Les fais de production s’élèvent à 80 F et le bénéfice est de 20 F.

TRAVAIL DEMANDÉ : Souligne les mots «pommes de terre» et discutes-en avec ton voisin.

E – Enseignement réforme 1990

- Un peizan kapitalist privilegie sanrichir injustement de 20 F sur un sac de patat.

- Analiz le tesks er recherche le fote de contenu de gramere d’ortograf de ponktuacion et ensuite di se ki tu pense de cette maniaire de sanrichir.

F – Enseignement assisté par ordinateur 2004

- Un producteur de l’espace agricole câblé ADSL consulte en conversationnel une data.bank qui display le pay-rate de la patate.

- Il load son progiciel SAP/R3 de computation fiable et détermine le cash flow sur l’écrant ditch 0.25 mm Energy Star.

- Dessine-moi, avec ton mulot le contour 3D du sac de pommes de terre, puis logue toi au réseau Arpanot ( Deep Blue Potatoes).

- Via le SDA boucle 4.5, extraire de MIE le graphe des patates.

TRAVAIL DEMANDÉ : Respecte-t-il ainsi la norme ANSI, ISO, EIAN, CCITT, AAL?

G – Enseignement 2020

- Qu’est-ce qu’un paysan?

-  Qu’est-ce qu’une patate?

http://les7duquebec.wordpress.com/2009/11/05/lapprentiometre/

EX-AMEN

Question 1 : Jean-Paul Sartre a aussi dit : « Il suffit qu’un seul homme en haïsse un autre pour que la haine passe de proche en proche l’humanité entière. »

Et toi, qu’en penses-tu? Explique ta réponse.

S’il faut ausculter l’origine de l’acrimonie existentielle conjuguée à  un semblant de cohésion de collectivité, cet énoncé ne prend pas en charge toutes la panoplie des facteurs présentement multiplicatifs et insertifs qui sont une ligne – quoique mal tracée – entre le jambage officiel et déculpabilisant allant à l’encontre d’une facultative vision dont l’étriquement vissé à l’enflure des média métissés et de mauvaise foi, cette dite haine ne parle des autres que par un rapport d’unicité sans réelle concordance avec la  réalité dont les facteurs sont réduits a un rapport homme-homme ou être-être. Ce raccourci de Sartre n’est hélas n’est qu’un fichier zip suranné et infesté de chevaux  de Troie.

Sa limpidité consacre en fait une sorte de vision cinquantenaire ou mi scièclée. Il faut comprendre qu’l’époque, il n’existait pas de vision macroscopique dénombrant la multitude des facteurs influençant la prétendue synergie homme-homme, être-être, et j’ajouterais être-Être.

Sartre évacue – ou semble ignorer – la relation être-être-société. Et si l’on multiplie les facteurs coercitifs conjugués a une hyperactivité mouvante et très attisée des mouvements souterrains, la question n’est hélas qu’un vide, voir un néant déjà dans son essence.

Cette question n’a de sens que dans une vision pétrifiée historiquement dont le rappel est  simplement « accidenté ».

Nécessité dans un épisode historique pathétiquement dépassée.

Rien de galvanisé… Au contraire – cet écrit – vu de l’œil présent finit par nébulositer  la vision moderne : nous vivons en lucioles. Nous nous éteignons et nous nous allumons chaque jour.

La lampe de M. Sartre n’allume plus personne.

C’est has-been, comme vous disiez dans votre temps…

Question 2 : « La religion est l’opium du peuple ». Marx. Explique ta réponse.

Cette question sous-tend un endormir du peuple sous « influence ». En l’occurrence, Madame de Beauvoir, elle aussi,  est dinosaurée. Depuis ce questionnement, il en est passé des contorsions humaines pour échapper à tout le répertoire de produits pour courcircuiter cette anxiété ontologique dont nous sommes à la fois victimes et acteurs.

La drogue n’étant qu’un facteur d’étanchéité entre l’appréhension de la disparition d’un montage biologique et la réflexion en miroir ( comme ces porcs qui se reconnaissent dans le miroir, mais dont nous nous régalons des mignons filets), tout être humain, pour étancher la douleur dont il souffre – et cela mérite encore des nuances – soit dans le quotidien, soit dans une étendue élastique entre la perception directe et celle de l’ensemble d’un vécu : le parcellaire ne fait pas la différence entre le cumul temporel gaufré et torsadé. Le temps est pareil à  la chaîne chromosomique. Un raccourci rassurant.

La drogue, Madame de Beauvoir, est un état-tampon. Le matelas de l’esprit. Il vous faudrait déterminer la multitude des « drogues » et des « religions ». Une substance peut être une drogue momentanée et une religion une drogue « allongée » et indéfrisable. Sa roideur est un soutien pour une partie de nos êtres encore mal définie.

Si vous considérez le pouvoir comme une drogue, soit. Ou encore le veau d’or nombriliste tant nourrit par le pi de la vache des États en mal de se nourrir en avalant de petits poissons des chenaux dans l’allée du conformisme.

Y avez-vous songé? Je sais, Madame de Beauvoir fait référence à la religion détournant l’homme de son devoir essentiel ici bas.

Puisque la religion occidentale – je parle du catholicisme – a été peu à peu abandonné, délaissé au profit d’une autre religion : l’argent, le pouvoir.

Cette question, donc, ne se pose même plus. Ajoutez à cela, les jeux vidéo, la bouffe, etc, Madame de Beauvoir est dans le champ et caduque.

Mme de Beauvoir est un fusil à poudre dans un monde de mitraillettes.

En terminant. Madame parle d’une drogue. C’est à se demander si écrire de tels livres n’est pas un  opium?

Religion. Religare. Relier.

Pour vivre et survivre il faut se lier à quelqu’un.

Et l’autre n’est pas une drogue mais un produit naturel. Évincer Dieu n’est pas si terrible. Mais s’endormir dans son nombril fait en sorte que l’humanité est un signe que nous ne savons pas gérer ni le temps, ni Dieu.

Commençons par nous, Madame. La planète et ses humains…

Géronimo Tremblay

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P.S. : J’oubliais M. Marx. Ça fait combien de siècle, son capital?

Re : P.S. : C’est quoi le rapport entre la « sartreuse de parme » et Marx? Y a rien dans le texte qui parle de Marx.

Si j’arais  fait pareil, j’aurais coulé. Imaginez que je vous parle d’un frigo et qu’en dernier je vous demande si le chocolat noir est bon pour la santé.

Expliquez vous!…

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Prof : Pis, j’passe-tu? Je te fait remarqué  que j’ai besoin de mon diplôme. J’ai une job a 28$ de l’heure qui m’attend. Au pir, j’irai me complaindre au département, et même a la ministe, madame Courtchêne. Un aute arbre à abattre…

La photologie

La pauvreté  met le crime au rabais.

Nicolas de Chamfort

La pauvreté est un refus de partager la grande fraternité de la merde.

Romain Gary

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C’est long apprendre l’astrologie… Et je ne suis pas doué en calculs. Alors, j’ai créé une nouvelle « science » : la photologie. Elle consiste à prédire l’avenir des gens par une simple photo.

Ce n’est pas trop malin : au lieu de se fier aux astres, on se fie aux désastres. La culture du désastre a pris bien de la place dans nos sociétés. Et, comme je l’ai déjà mentionné, les enfants sont la matière première des « adultes ». Ce fut, et ce sera toujours, la pépite qui fait saliver les investisseurs et tous les harmonisateurs pour une société monocorde.

Coffie

La plupart des gens me consultent pour connaître leur avenir… C’est la première fois que je vois quelqu’un habillé de mouches…  Ce n’est pas gentil, mais ici on vit assez vieux pour avoir le sens de l’humour. En fait, rire est  un luxe…. Un peu méchant? Ce  ne sont pas des mouches, c’est un essaim de banquiers venus voir si tu étais « potable »…

On voit bien que tu n’as pas mangé depuis longtemps. Attend quelques années, il y aura un McDo…

Tu devrais faire attention où tu mets les pieds. Les adultes  ont un jeu dangereux qu’ils appellent la guerre… Ils laissent traîner leurs jouets partout. Ils en cachent sous terre pour attraper l’ennemi par la jambe. Si tu passes dessus, tu auras encore plus mauvaise mine, comme dirait  Oncle Georges .  Eux, ils sont trop paresseux pour ramasser leurs jouets après  leur jeu. C’est l’argent du jeu qui les intéresse… Surveille bien le petit d’en bas… Il n’a l’air de rien, mais c’est une grosse mouche en puissance. Et qui sait si un jour, pour sauver ton pays, il ne te tirera pas dessus. Tu risques de devenir un dommage collatéral…

Je ne connais rien de ton pays, mais il y a des chances qu’on ait trois ou quatre secondes pour se parler. On ne fait pas long feu chez vous. Parler de ton avenir… C’est déjà s’avancer trop. Sans vouloir t’insulter, tu as l’air d’un œuf mal en point.

Pour l’avenir, rien ne dit que tu en as. Ça dépend qui a acheté le sol que tu as sous les pieds. Mais on ne sait jamais… Avec beaucoup de chance, tu pourrais te rendre à la trentaine. Ce qui ne te donnera pas le temps de faire de toi un réalisateur d’émissions sur les problèmes de la trentaine des Occidentaux dans le grand défilé de cette mode des « psychos narcissiques »  télévisés. Ils ont des problèmes, EUX… : leur blonde, leur voiture, de grands questionnements… Et de temps en temps, ils font des shows pour toi…

Esteban

Pour l’instant, tout va bien. Tu as déjà compris qu’il faut partir avec le butin avant que les autres viennent le chercher.

En partant, on peut voir ton petit air de méfiance… Ce qui pourra t’aider pour ton avenir. Avec de la chance, tu émigreras vers un plus gros village, avec une école, et tu apprendras à lire et à écrire.

À moins que tu ne sois déjà au travail pour quelqu’un et que tu te méfies à savoir combien il va te payer. Pas besoin d’être devin. La réponse est la même depuis des siècles : le moins possible. Si on te paye…

Il y a de fortes chances que tu vives  avec le moins possible. Ton avenir, pour l’instant c’est « le moins possible », mais vivant. C’est encourageant, non?

C’est vrai que le photographe a une sale tête. Et il a peut-être des cheveux blancs. Ce qui n’est pas toujours un signe de sagesse. Ici, ce sont souvent les pires… Mais ça, c’est une autre vie…

Dans ton pays, les cheveux blancs, ça existe. Il n’y a pas trop de grands livres en dessous, il y a de la vie, de l’expérience. On ne cultive plus ça ici, on a passé de la bio au aux modifications génétiques par une série de serpents électroniques pour « modifier » un peu le cerveau.

Tu en as de la chance! À court terme… Tes parents,  ainsi que le gratin de toutes  les organisations possibles et impassibles,  sont en train de te sculpter une personnalité : tu es déjà riche, détendu, sûr de toi.  À moins que ce soit l’effet de l’antidépresseur. C’est dur l’école…

Mais c’est peut-être là que tu démarreras ta première entreprise : la vente de ton surplus de ritalin. Ou encore de diverses substances légales de tes parents.

Tu sais lire et écrire. Tu as déjà une main de prise dans une montre. Deux, on appelle ça des menottes… La prison? Ne t’en fait pas : des riches y vont, mais pas trop longtemps. Le temps que le peuple se calme… Une autre mauvaise nouvelle le lendemain, et c’est fini!

Avec un air comme ça, tous les rêves te sont permis : tu pourrais devenir star de cinéma, chanteur, artiste-peintre, banquier, PDG chez Norbourg ou  à la Caisse de dépôt, ministre, etc. Si ça ne marche pas, tu seras pompier ou infirmier. Dans le pire des cas… Voyons! Tes parents ont dû te le dire!

Tu pourrais devenir  avocat ou médecin. Tu risques d’avoir plus de mouches dans la tête que le premier qui n’a pas d’avenir. On renforcera ta dose de médicaments. On te fournira des psy, des travailleurs sociaux, des idéologistes patentés, supposément crédible.

On te vendra de tout. Tu as les moyens de tout acheter. Le crédit est là pour les gens comme toi. Même des idées…

Pour l’avenir, il y a deux voies : tes ennuis pourraient te conduire au suicide vers la trentaine. Après trois mariages, tu  reviendras vers  la cinquantaine pour me consulter afin de connaître ton passé. Il n’y a pas de Google-Map pour savoir où l’on va dans la vie…

Pour l’instant, tu as les mains dans les poches de ton pantalon. Mais tu te rendras compte  très vite qu’on ne va pas loin avec les deux mains dans ses pantalons. Alors, on te donnera la recette : aller puiser dans les poches des autres.

Si tu es costaud, tu pourras aller dans la construction. Non! Pas planter des clous.. Planter des gens. Passer à la télé. Raconter des mensonges. Et engager des avocats pour dire que tout est vrai.

Au pire, si tu ne sais trop quoi faire, tu achèteras les terres des deux autres enfants en haut de ton image. . On a dû te dire qu’on fait son avenir? …Eh! Oui! Ça se prépare…

Il est écrit quelque part que l’on s’enrichit les uns les autres. Mais ça,  c’est dans les livres d’école. Les livres, ce n’est pas la vie. Et l’école encore moins…

Tu es une sorte d’oie de société… Un « à gaver »…

George

Tes parents doivent être pauvres… Une photo en noir et blanc! Comme un peu de pétrole dilué dans du blanc…

On dirait que s’annonce devant toi une belle carrière : le base-ball. Sauf que ta moyenne au bâton sera sans doute mauvaise. Mais ton camarade Dick Chenille te montrera comment devenir papillon et  ce  qu’on peut faire avec un bâton et des balles. Tu auras un lancer tellement puissant que celles-ci  iront jusque dans des terres étrangères.

Tu iras loin : avec de l’argent et les ethnies. Les ethnies ce sont ceux les deux premiers enfants d’en haut. Ce sont tous des terroristes en puissance. Le petit noir est peut-être en train de creuser pour planter une mine. Et l’autre, il doit avoir fait une cueillette de grenades…

La planète est ton stade. Un grand champ rond … Comme une boule bleue…

L’ultime réussite c’est le grand   Chelem

Comme le dit le cliché : La balle est dans ton camp.

Et le reste de l’arsenal…

Méfie-toi du petit juste au dessus de toi… Au cas où il deviendrait banquier. Car ceux-là ont repris un vieux truc d’il y a bien des lunes…

La légende la plus célèbre sur l’origine du jeu d’échecs[G 14] raconte l’histoire du roi Belkib (Indes, 3000 ans avant notre ère) qui cherchait à tout prix à tromper son ennui. Il promit donc une récompense exceptionnelle à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait. Lorsque le sage Sissa, fils du Brahmine Dahir, lui présenta le jeu d’échecs, le souverain, enthousiaste, demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau extraordinaire. Humblement, Sissa demanda au prince de déposer un grain de blé sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir l’échiquier en doublant la quantité de grain à chaque case. Le prince accorda immédiatement cette récompense en apparence modeste, mais son conseiller lui expliqua qu’il venait de signer la mort du royaume car les récoltes de l’année ne suffiraient à s’acquitter du prix du jeu. En effet, sur la dernière case de l’échiquier, il faudrait déposer 263 graines, soit plus de neuf milliards de milliards de grains (9 223 372 036 854 775 808 grains précisément), et y ajouter le total des grains déposés sur les cases précédentes, ce qui fait un total de 264-1, soit 18 446 744 073 709 551 615 grains. Échecs, Wik

Finalement, Ponzi, c’est du copier-coller… On dirait de l’économie…

Signer la mort du royaume sans s’en rendre compte…

Il ne faut jamais oublier de regarder les vieilles et présumées naïves photos. Les paysans finiront peut-être par avoir raison du désordre de la présentation de l’album.

Les « grands » ne savent pas rester petits…

Liberté d’expression: le net, bar ouvert…

Liberté d'expression

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Pas aisée la «liberté d’expression» sur le net. Bar ouvert, parfois, où d’aucuns, sous couverts d’anonymat, se confrontent les uns les autres avec des  armes qui ne sont pas toujours «égales» , et la civilité parfois douteuse.

Tout le monde est libre de boire un litre de vin en vingt minutes…

D’où, parfois, le grand désordre, pour ne pas dire le grand déraillement d’un train qui ne veut plus organiser ses wagons et garder sur les rails LE PROPOS.

Diffamations, insultes, vidanges, sournoiseries… Sans compter tous les génies qui ont des connaissances et qui veulent … qu’on les partage. Et quand on ne les partage pas, il reste la technique du marteau électrique qui enfonce le clou.

Mais, surtout pas de «censure»! C’est à l’encontre de bien des chartres.

On dit des villes qu’il y a autant de rats par habitant…

Ne reste plus qu’à compter les «intervenants»…. La «critique» ouverte….

Essayez, pour voir!

Je ne parle pas de ce site – ce n’est pas un blog. Je parle de certains que j’ai abandonné à cause des commentaires. Pourquoi? Tout est permis. Même les coups bas. Et quand on s’appelle Nabuchodonosor546789, ou qu’on se montre la face, celle de James Bond, ou d’un vieux décédé d’il y a 600 ans…. Il y a de quoi se questionner sur tout ce beau monde bien honnête qui souvent ne lisent l’article qu’après l’avoir critiqué.

Que cherche-t-on dans ce bar ouvert?

Posez-vous la question…

Ce n’est qu’une question.

Mais je vous soumets quelques lignes d’un livre qui a porté attention sur le sujet.

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La révolte consommée

L’internet … il y a dix ans..

« Les gens qui y adhéraient acceptaient de respecter certaines règles de «nétiquette», et ceux  qui les enfreignaient étaient ignorés ou recevaient une flambée de messages incendiaires.»

CYBERLIBERTAIRES

« Gouvernements du monde industriel, géants de chair et d’acier, je viens du Cyberespace, le nouveau pays de l’Esprit. Au nom de l’avenir, je vous demande, à vous du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n’êtes pas es bienvenus parmi nous. Vous n’êtes pas souverains où nous nus rassemblons :. … Nos identités n’ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons faire régner l’ordre par la coercition physique. Nous croyaons que notre gouvernance émergera de l’éthique, de l’intérêt personnel éclairé et du bien public. .. (etc).

Création de l’indépendance du cyberespace

«Nous sommes en train d créer un monde où cha cun, partout, pourra exprimer ses convictions, si singulières soient-elles, sans crainte d’être forcé de se taire ou de se conformer. (John Perry  Barlow)( Ancien parolier de Grateful Dead).  Declaration of Independence of cyberspace.

 

RÉSULTATS DU CYBERLIBERTARISME

…il ne semble n’avoir pas songé un instant que certaines personnes pourraient utiliser cette liberté d’expression pour  contraindre, harceler ou faire taire les autres. Ainsi, Internet fut rapidement infesté par le même genre de personnes détestables qui existent dans le «monde réel», tels les racistes, les fanatiques, les sectaires et les sexistes, pour ne rien dire des empêcheurs de tourner en rond, des imbéciles dopés, des cyber-harceleurs et d’autres indésirables toujours prêts à violer la vie privée, à voler des identités, à harceler d’anciennes copines  ou des collègues de travail, et qui en général empoisonnent la vie de d’autres internautes. Pis encore, ils le font en exploitant les caractéristiques mêmes qui devaient faire du cyberespace une telle utopie : pas de lois, pas de barrières ni de frontières, pas de gouvernement ni de police, et un anonymat presque parfait. Les résultats sont venus confirmer la loi de Gresham appliquée au cyberespace : la mauvaise parole chasse la bonne.

Révolte consommée Joseph Heath, Andrew Potter, Édition Trécarré, Québécor Média 2005

La loi de Gresham, du nom du commerçant et financier anglais Thomas Gresham (vers 15191579), veut que « la mauvaise monnaie chasse la bonne ». Cette loi, qui est en fait une constatation empirique, signifie que lorsqu’il y a deux monnaies en circulation, les agents économiques thésaurisent la « bonne » monnaie, et n’utilisent plus que la « mauvaise ». ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Gresham

DÉCROCHAGE SCOLAIRE

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Chapeau au monsieur! 82 ans… Il en a vu de l’eau de bureaucrate passer sous les ponts. Pis encore… On s’enlise.

Je vous l’offre comme une petite entrée délicieuse.

Car je me pose la question suivante: Et si  le décrochage scolaire était dû à l’école?

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J’ai 82 ans et j’ai passé ma vie dans le système d’éducation, comme enseignant et administrateur. Et des programmes pour améliorer la situation, j’en ai vu.

Je me souviens d’un programme pour améliorer le français préparé par ou pour les vendeurs de magnétophones. Je me souviens de ces conseillers pédagogiques qui parcouraient la province et passaient plus de temps dans leur auto que dans les écoles; leur évaluation était basée sur le nombre de milles parcourus. Je me souviens de ce programme d’intervention en santé préparé par ou pour des vendeurs de matelas; on a remisé le matelas et attendu en vain le lit, le local et l’intervenant en santé. Et combien d’autres.

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En d’autres termes, des «spécialistes» venus de Québec allaient en Gaspésie pour montrer comment pêcher la morue, au Saguenay-Lac-Saint-Jean comment préparer une tarte aux bleuets et en Abitibi comment dépecer l’orignal.
Et nous voilà avec un programme de lutte contre le décrochage scolaire. Vingt millions, si je me souviens bien. Et quand les petits amis grassement payés auront écrit, parcouru la province et fait leur rapport à Madame, combien restera-t-il? Et là, on se mettra à discuter de l’allocation des ressources avec les localités. Et bla, bla, bla. Et s’envole le reste des dollars.

Bandes de «penseux politicailleux», on ne se lève pas à 10 h quand l’école ouvre à 8 h. Responsabilisez l’école et les parents. Donnez-leur les ressources, surtout au primaire, car c’est là que le décrochage commence dans l’esprit du jeune; et vérifiez les résultats.

Madame pourra alors faire une tournée provinciale avec son escorte, prochaine élection oblige, pour déguster un succulent plat de morue, une délicieuse tarte aux bleuets et un bon steak d’orignal; et en profiter pour vérifier s’il y a plus de jeunes dans les rues que dans les écoles.

André Vallée

Lettre au journal LE DEVOIR

http://www.ledevoir.com/2009/09/21/267888.html

La délocalisation : aux urnes citoyens!

Présentation des éditeurs :
Ce livre révèle que le monde des affaires mène une véritable guerre contre l’emploi. Des milliers de postes, même hautement qualifiés, sont constamment détruits en France, en Europe, comme aux États-Unis, pour être transférés en Chine et en Inde. Une quête du profit à court terme où les salaires sont sacrifiés à l’avidité des actionnaires.

Le scandale des délocalisations entraîne le lecteur dans les coulisses d’une réalité, dont l’ampleur et la gravité sont soigneusement occultées par les dirigeants d’entreprises et les responsables politiques. Il découvrira comment un fonds crée par Nicolas Sarkozy pour lutter contre la crise finance les délocalisations. Il apprendra comment l’Union européenne, déjà impuissante à créer des emplois, s’empresse de détruire ceux qui existent.

En délocalisant massivement, les industriels occidentaux sont tombés dans un véritable piège, soigneusement tendu par l’Inde et la Chine, et les bénéfices de la mondialisation leur échappent désormais.

Au terme de cette enquête emplie de révélation, Le scandale des délocalisations pose une question cruciale : un pays peut-il perdre ses emplois et continuer de prospérer ?

***

Le phénomène

La délocalisation est loin d’être un phénomène nouveau. On parle de 1980… Mais la dernière décennie a été un jeu de « cycles économiques » qui a accentué une manière de faire des industries qui pourrait amener le déclin de l’Occident. Du bien pour certains, pour d’autres, d’ici peu, elle pourrait mettre à  genoux les sociétés dites développées.

Si on mettait bout à bout tous les « déménagements » depuis cette dernière décennie, le « profil comptable » pourrait avoir l’allure d’un graphique aux courbes en chutes.

Sim  pour les compagnies, les raisons évoquées sont évidemment les coûts de main-d’œuvre, dans certains cas il peu s’agir d’une manière camouflée d’augmenter les profits sans regard aux dommages faits à la classe ouvrière, ni aux « pays ».

La paupérisation des travailleurs des pays  industrialisés peut même coûter très cher si on combine les effets dévastateurs des pertes d’emploi et des petits salariés qui finissent par être soutenus par l’État.

La question suivante est celle-ci : la délocalisation va-t-elle éponger un peu la misère des pays émergents?

Rien n’est sûr.

EXTRAIT ( Le journal du net )

Le racket sur l’argent public

« Un employé de Wal-Mart coûte annuellement 2 103 dollars aux contribuables. »

« Malgré des revenus, huit fois supérieurs à ceux de Microsoft, la rapacité des dirigeants du groupe reste sans limites. Ils ont détruit l’emploi aux États-Unis mais mettent à contribution  l’État  et les contribuables américains, contraints de payer pour leurs employés trop mal rémunérés.

Ces « travailleurs pauvres » ont fait l’objet d’une enquête accablante. Réalisée par le groupe démocrate au sein du Comité de la Chambre des Représentants pour l’Éducation et le Travail. Elle a conclu que bon nombre de salariés de Wal-Mart sont si mal payés qu’ils ont droit à l’aide gouvernementale pour les plus démunis, malgré un système de protection sociale pourtant peu réputé pour sa générosité.

Selon les calculs effectués, le gouvernement fédéral américain (et donc les contribuables) dépense notamment pour deux cents employés de Wal-Mart 108 000 dollars par an pour les frais de santé aux enfants, 125 000 dollars en crédits et déduction d’impôts, 42 000 dollars pour une aide au logement.

Le rapport conclut que ces deux cents employés de Wal-Mart coûtent annuellement aux contribuables un total de 420 000 dollars soit 2 103 dollars par employé. »

PREMIER EXEMPLE

LONDRES, 6 mars (Reuters) – HSBC (HSBA.L: Cotation)(0005.HK: Cotation) pourrait délocaliser son siège londonien à Hong Kong, selon un article publié dimanche par le Sunday Telegraph.

La première banque d’Europe estime les taxes trop élevées à Londres et l’administration trop lourde. Le journal cite des investisseurs anonymes qui disent avoir compris qu’un déménagement était « plus que probable ».

« Aucune décision n’a pour le moment été prise », a fait savoir un porte-parole, qui a reconnu que de nombreux investisseurs institutionnels s’interrogeaient sur le poids financier que représente pour la banque un siège à Londres.

La nouvelle taxe sur les actifs bancaires qui sera mise en place cette année en Grande-Bretagne coûterait environ 600 millions de dollars à HSBC, au regard du bilan de fin décembre.

Face au mécontentement du contribuable britannique, qui a supporté le coût des sauvetages des banques RBS (RBS.L: Cotation) et Lloyds (LLOY.L: Cotation), et qui voit d’un mauvais oeil l’augmentation des bonus des banquiers, la classe politique britannique se montre de plus en plus offensive en matière de mesures prises à l’encontre

(Rosalba O’Brien et Keith Weir, Catherine Monin pour le service français) Fr Reuters

La délocalisation au Québec

Whirlpool

En 2002, l’usine d’appareils électroménagers Whirpool, de Montmagny, sur la Rive-Sud du Saint-Laurent près de Québec, a fermé ses portes, jetant à la rue ses 550 employés tout en semant la consternation dans la population de cette petite municipalité mono-industrielle typique du Québec des années cinquante.

GE

L’année suivante, en 2003, c’était au tour du géant GE – passé dans le giron de l’entreprise mexicaine Camco – de fermer son usine ontarienne de Hamilton pour concentrer toute sa production dans ses installations de Montréal-Est, la seule et dernière usine canadienne où l’on fabriquera encore, en 2013, des appareils électroménagers. Rue Frontenac

Stryker Medical

Et tout récemment, à L’Islet, tout près de Montmagny,   Stryker Médical a décidé de transférer ses installations au Mexique. 300 emplois dans un village de 4,000 habitants.

U.S. Cotton

Le fabricant de tissus cosmétique et médical U.S. Cotton ferme son usine située à Lachine, à Montréal, et délocalise ses emplois aux États-Unis.

Les employés montréalais gagnaient entre 15 et 20$ de l’heure. Selon ce qu’on nous a dit, ces salaires seront plutôt de 12$ de l’heure. En commençant, les employés touchent bien souvent en bas des 10 $ de l’heure.

Électrolux

Aussi soudaine et inattendue qu’elle a semblé, l’annonce de la fermeture de l’usine d’Electrolux de L’Assomption et la mise à pied de ses 1 300 travailleurs d’ici 2013 s’inscrivent par ailleurs dans une logique industrielle très prévisible.

L’usine de L’Assomption, où l’on fabrique un éventail d’appareils électroménagers pour le compte de la multinationale suédoise Electrolux, est un rare vestige de l’époque post-industrielle de production d’objets de consommation de masse. À l’exception de l’usine Camco, dans l’est de Montréal, toutes les usines de fabrication d’appareils électroménagers ont disparu du paysage industriel canadien. . Rue Frontenac

Pourquoi déménager l’usine de l’Assomption à Memphis? La compagnie avait reçu une aide de 2.5$ millions d’investissement Québec. Perdu? Et qui est Investissement Québec?

En fin de compte, le travailleur.

***

Les discussions ne sont toujours pas terminées. Il reste aussi à savoir ce qu’il adviendra du déficit du régime de retraite, qui s’élève à 10 millions de dollars. La fermeture de l’établissement devrait coûter 65 millions.

Electrolux, qui a dégagé un bénéfice de 615 millions en 2010, a justifié sa décision en prétendant que les coûts de transport sont trop élevés au Québec. Elle a aussi insisté sur les généreuses subventions reçues de l’État du Tennessee. Là-bas, le géant mondial s’est effectivement fait dérouler un tapis rouge de 132 millions de dollars. La Ville de Memphis et le comté ont promis de lui verser 20 millions chacun. L’État fournira pour sa part une enveloppe de 92 millions. La construction de l’usine, un complexe de 700 000 pieds carrés qui coûtera 190 millions, commencera en 2011. Elle embauchera 1200 personnes. Le Devoir

Pour abréger l’histoire, la plupart des mouvements de délocalisation avalent une richesse collective et s’en vont ailleurs… pour aller ailleurs.

Pour Memphis, c’est de la relocalisation. Qui sait si dans 10 ans, après avoir siphonné la ville, le pays, Électrolux n’ira pas s’implanter en Inde ou au Mexique?  C’est plus proche. Proche du profit…

 

Après deux siècles de pauvreté et d’humiliation,

la Chine impose à présent au monde entier ses conditions.

Chine, Inde, Russie, Mexique…

Tous ces pays, jadis de « sous-traitance », imposent de plus en plus leurs conditions. Mais l’histoire n’est pas terminée : avec ça, on importe les cerveaux qui vont avec la Hig-Tech.

Externalisation. Beau terme!

Carri-All… Voilà que le transfert porte bien son nom

La fermeture de l’usine et du centre de distribution situé à Pointe-aux-Trembles entraînera à terme la perte de 375 emplois, dont 210 employés permanents et environ 165 travailleurs temporaires ou sur appel. La fabrication de systèmes d’étagères se terminera en mars, tandis que celle de chariots de provisions prendra fin en juin. Cari-All explique sa décision par la montée du dollar canadien et la concurrence chinoise.

C’était en 2008.

La méthode pour garder ces usines est d’aller supplier  ces compagnies,  et cela, sans effet.

La Caisse de dépôt et placement du Québec continue de chercher des solutions dans le dossier Cari-All

Évidemment, l’opération n’a pas réussi. Voici la réponse dans une lettre d’échange.

Qu’a donc emporté Cari-All avec elle?

Monsieur,

Vous avez fait valoir par la voie des médias que la Caisse de dépôt et

placement du Québec, à titre d’actionnaire de la société Cari All, aurait dû empêcher la fermeture de l’usine de Marien. Nous vous rappelons que la Caisse est actionnaire minoritaire à la hauteur de 40 % de Cari All et que les autres actionnaires sont : le Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS), la famille fondatrice ainsi que la compagnie Wanzl formant la majorité de l’actionnariat. Branchez-Vous

40% de la Caisse de Dépôt, un régime de retraite ( l’OMERS), c’est peu. Bien sûr, ce n’est pas perdu. Du moins, en argent.

Allons voir Wiki :

Au plan social

Les délocalisations ont de nombreuses répercussions sur le plan social dans les pays subissant les délocalisations. Les principales sont de :

  • Générer des licenciements, et des pertes d’emplois indirects, difficiles à compenser dans les pays présentant des faiblesses compétitives.
  • Être utilisé comme une menace et donc comme un moyen de pression sur les conditions de travail (amplitude horaire quotidienne, travail de nuit, durée des congés payés, sécurité sociale, âge et taux de retraite) lorsque celles-ci posent un problème économique.
  • Entraîner la faillite de certains sous-traitants d’entreprises ayant délocalisé. Lorsqu’une entreprise délocalise en pays à bas coût et licencie son personnel, elle s’accompagne souvent également de la suppression d’emplois chez de nombreux sous-traitants directs (fournisseurs de pièces diverses) et indirects (restauration, artisans,…). Par exemple : lorsqu’un constructeur automobile délocalise (Ex: PSA), il ne supprime pas non seulement ses emplois, mais il supprime des milliers d’emplois chez ses fournisseurs (les équipementiers que l’on appelle les rang 1 : ex: Valeo, Faurecia,…) et les sous-traitants des équipementiers (les rang 2 : entreprises d’injection plastique, de découpage,…). Cette situation est d’autant plus difficile lorsque le sous-traitant réalise la majeure partie de son chiffre d’affaires avec le constructeur ; si celui-ci n’arrive pas à trouver de marché de compensation, il risque le dépôt de bilan !

Ces raisons expliquent pourquoi les délocalisations sont souvent mal vécues par les salariés et les sous-traitants des entreprises concernées.

Mal vécu?

Il me semble que c’est ça le but de la vie, bien vivre, autant sur le plan émotionnel que matériel. On ne parle pas des malaises psychologiques, des érosions des sociétés sur le plan humain. Il n’en est pas question.

La lente érosion n’est jamais visible d’un coup. Ni sur le plan « matériel »…

 

Détroit :cimetière à gratte-ciel

Peu de villes ont embrassé le vent galopant de l’industrialisation de masse comme l’a fait Detroit. Le déclin de « Motor City » n’en aura été que plus impressionnant, la baisse de la démographie et l’abandon de certains quartiers laissant sur place des écoles, des maisons, et des monstres architecturaux (à l’image de cette gare).

Ces photographies sont avant tout les témoins de cette tragédie humaine et urbaine dans une ville qui représentait également l’eldorado de la musique durant toute la deuxième moitié du 20ème siècle avec la maison de disque Motown, détruite depuis 2006. Comme si la ville avait subit l’arrivée incontrôlable et destructrice d’un virus ou d’une peste dévastatrice, de nombreux bâtiments symboles d’un feu effervescence architecturale comme la gare Michigan Central Station, splendeur de l’immigration ouvrière, ou le Michigan Theater semblent avoir été désertés après l’une des pires catastrophes naturelles.

Plutôt que de financer la rénovation ou la destruction, Detroit, dont l’avenue Grand Circus Park est aujourd’hui surnommée « cimetière à gratte-ciel », préfère laisser faire le temps et prôner l’abandon, contribuant de ce fait, à son propre déclin.

DETROIT, VESTIGES DU RÊVE AMERICAIN de Yves Marchand et Romain Meffre. Préface de Robert Polidori, introduction de Thomas Sugrue. Steidl, 228 pages, 88 euros. Sorti depuis le 16 décembre.

The ruins of Detroit

Le travailleur en poudre

Toute délocalisation apporte ses ruines. Les grandes, matérielles,  sont « étonnantes ».L es petites passent et repassent en laissant les travailleurs devenir les rameurs des galères des industries qui se déplacent et changent de rameur.

Hélas! Il n’y a pas de photographies pour faire le portrait de ruines intérieures de ces humains qui ont travaillé parfois toute une vie en laissant  un fonds de pension s’effriter, disparaître.

L’industrie de l’alimentation a inventé le café en poudre, le lait en poudre, la pomme de terre en poudre…etc.

Voilà l’ère du travailleur en poudre. Mourir à petit feu en laissant de petites cendres.

Ne reste plus qu’à  lui donner une urne au lieu d’une montre.

Là, il sera vraiment délocalisé…

C’est peut-être pour  cette raison qu’on nous invite à voter :

Comment se suicider sur un banc d’école

L’enseignement  obligatoire  semble  miner
la volonté  personnelle  d’apprendre.

Ivan Illich

Ce qui est le plus négligé dans nos écoles est
justement ce dont nous avons le plus besoin dans la vie.

Herbert Spencer

L’école, dans les sociétés occidentales, est probablement devenue l’endroit le plus meurtrier pour les enfants : on tue l’humain pour en faire un robot au service d’une société déjà vendue à une infinité de compagnies, de conglomérats, qui se cherchent des travailleurs pour bouffir leurs  coffres d’argent.

La vie est devenue une pub qui fait rêver dans une sorte d’irréalité tressée en pixels.

Un écran plat.

Mais à quoi donc rêvent les « jeunes »?

Il y a ceux qui embarquent dans le système, comme dans une religion. Ils deviennent les preachers de toutes disciplines confondues sans se questionner : des kapos de savoirs.

Il y a ceux, ennuyés, qui dorment sur leur bureau et qui décrochent. Ce sont probablement les plus conscients de la réalité : elle est tellement ennuyante qu’ils se suicident un peu en dormant.

Ce que personne ne semble voir c’est que les élèves en savent plus sur l’école que tous les savants pédagogues qui font des graffitis nébuleux  dans les ministères. Grassement payés. Surtout par orgueil et vanité. La certitude, sans un peu de doute, fait tourner en rond ceux qui veulent aller à Rome sur un tapis roulant.

Les élèves ont l’expérience du terrain.

Demandez aux autres ce qu’ils ont : ils ont bouffé du livre, des théories, et sont bouffis.

La malbouffe du savoir, c’est eux.

Leur recette ressemble aux ingrédients des mets congelés.

L’expérience

C’est un déni total que de considérer les décrocheurs, les insoumis, les plus doués,   de n’être que des ados en crise.

La seule expérience qui pourrait convaincre les « autorités » que l’école est ennuyante, qu’elle donne le goût de mourir, de partir, de se révolter, serait que ceux qui structurent les programmes d’aller y  faire un stage.

Un fonctionnaire payé 200,000$ par an y dormirait sans doute… Et se mettrait à dessiner des paysages gothiques en écoutant de la musique de « chanvre ».

Pour faire de l’école un véritable apprentissage, on devrait consacrer la première partie – dite primaire – à l’apprentissage de la vie au lieu de mentir aux enfants sur leur bonheur futur dans un job où tout est beau, tout est bien.

En fait, tout va mal.

On ne cultive pas la beauté et la grandeur du savoir, de la Vie :  on cultive le fouet invisible de l’apprentissage pour la création d’un citoyen-robot.

Vous prenez vos enfants pour des attardés?

Ils ont l’âge de la souplesse et les États les rendent raides, cadavériques, soumis, dans une rigidité où on sabre leur émotivité et leur intuition.

L’enfant est devenu un outil. Ou une sorte de poulet pour nourrir la finance dans un temps le plus court, pour la plus grande rentabilité.

L’école ne donne pas de frissons, elle donne froid dans le dos. Elle apprend à craindre la vie par haine de l’école. Car les mensonges qu’on répand, qu’on martèle, sont suffisants pour éteindre une vie.

Si la vie commence à l’école, les parents, les administrateurs, les conseillers pédagogiques, au lieu d’essayer de « redresser » le décrocheur et les enfants qui haïssent l’école, devraient s’interroger sur la « naissance » du phénomène.

La grande erreur des écoles et des programmes est de vouloir faire des poteaux électriques avec des arbres.

Lamentons nous, pleurons, décourageons nous, mettons plus d’argent, plus de ritalin, plus d’administrateurs, plus de psychologues.

Plus. Plus. Plus.

Si personne ne comprend, je réitère ma demande : demandez aux dirigeants d’aller passer six heures par jour à l’école, assis sur un banc, en attendant que la cloche sonne.

Comme les chiens de Pavlov… Ils se rendront compte que le seul plaisir de l’école est la récréation.

C’est les 15 minutes de gloire de Warhol…

Ce doit être le temps alloué pour faire l’amour, les couples étant trop occupés à faire carrière, sans faire de vie…

On devrait donner aux parents du ritalin pour qu’ils prolongent leur plaisir de 15 minutes.

Le temps d’une récréation trichée…

LES ANIMAUX SURDOUÉS

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Cette semaine, à la télé, on a présenté un chien qui sait lire. On lui montrait un carton : SIT. Il s’asseyait. On lui montrait un autre carton : BARK. Il jappait.

Bon! Tout ça, c’est de l’entraînement. Répéter! Répéter! Répéter! Ce n’est pas nécessairement de «l’intelligence», c’est un réflexe appris. Suffit de taper sur le dos du chien pendant 100 fois, de lui donner un biscuit et, bien sûr, la carte. Si vous lui présentez le mot : VACCINE ( Bon! Tout est américain, ricain), il vous faudra de bon biscuits pour le convaincre, surtout si vous le piquez vraiment. Et s’il se met à vomir, vous risqueZ de ne pas aller à « USA Got Talent» … Genre!…

Faites une recherche : des chiens savent lire, d’autres savent peindre, certains ne peuvent pas rester seuls, plusieurs savent compter, etc. Allez sur Rue 89… J’apprends à lire avec mon chien

J’ai vu une femme coupé en deux dans un numéro de magie. La question que je me pose est pourquoi on coupe toujours des femmes en deux? Pourquoi pas des hommes? Ils ne sont pas coupables?

La brouette des surdoués

Ce midi, au journal télévisé, que je regarde religieusement, à genoux, en mangeant, nous avons eu droit à un essaim de docteurs venus nous sonner les oreilles.

«Faites-vous vacciner, vous mettez en danger vos enfants, vos proches».

Vous savez que le premier critère en médecine est … être surdoué. De grosses notes, de beaux travaux, bref, un Q.I. juste en haut du nombril de celui de Leonardo Da Vinci. Comme le code crétin…

Le problème avec les gros Q.I. c’est que parfois ils sont comme les brouettes à une roue : fort sur la vitesse, mais pas de bac pour ramasser et aller jeter. Pourvu qu’on roule. Et on roule!

Comme des Stradivarius! Le vibrato dans la voix, l’œil dans la colère, et le reste dans le ministère. J’étais ému…

Sur les billets américains, c’est écrit : «In God We Trust». Dans la bible que j’ai volée à l’école et que je remettrai juste avant de mourir, Jésus a jeté  hors du temple les marchants. Si Jésus était en Irak, en Afghanistan, ou ailleurs?

J’ignore comment on a fait pour réunir et faire  un 3 minutes de Titanic avec ces gens, mais c’était éprouvant.

J’avais l’impression de retourner en enfance pour me faire dire : «Fini ton assiette, sinon tu ne deviendras jamais grand.»

Tous les nains du monde on fini  leur assiette.

Même qu’à certains moments, pour les faire grandir, on a rempli des brouettes d’aliments.

Tous les nains du monde sont restés petits.

Ça fait cent ans minimum qu’on vaccine : finissez votre assiette!

Comme l’économie,  la médecine vient de crasher…