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Comment ne pas penser par eux-mêmes

IMAGE : Je me suis trompé d’image, on dirait. On nomme cela un copier-coller.

L’état c’est moi ( Louis14 )

Cette phrase aurait été prononcée par Louis XIV devant le Parlement de Paris, qui avait pour missions d’entériner les décisions royales.

En 1654, Louis XIV est sacré roi à Reims, mais c’est en réalité Mazarin qui exerce le pouvoir dans le royaume. Sur son conseil, et pour pouvoir continuer à faire la guerre à l’Espagne, Louis XIV signe différents édits destinés à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État. Les magistrats du Parlement de Paris enregistrent ces édits le 20 mars 1655, mais certains d’entre eux vont rapidement contester leur légalité.

Pour éviter une nouvelle fronde, Louis XIV se rend le 13 avril 1655 devant le Parlement, en habit de chasse. Le président du Parlement lui parlant alors de l’intérêt de l’État dans cette affaire, le jeune Louis XIV se serait écrié : “l’État, c’est moi !”.

 

 

Le frigo est ouvert… 24 heures par jour. On peut l’ouvrir et se déboucher une petite bière de philosophie, une tranche de jambon de Goldman Sachs ou autres grignotine séchée empestant le Goebbels finement présenté.

L’Homme n’a pas inventé le mensonge, mais il a payé bien des gratte-papiers pour vous convaincre que vous étiez cultivé.

Et toute la crasse occidentale, que l’on nomme « éducation »,   se livre à ce mercantilisme trafic qui fait pousser des yeux de poisson à bien des « penseurs » qui murent leurs maisons de diplômes. Il y en a à qui ça sert, d’autre à qui ça serre…

La seule manière d’avoir un peu de connaissances- surtout de  bon sens – est par le moyen de ce que je nomme la « maison circulante ».

La Feng-Shui

 

C’est un principe de base du vivant : nulle connaissance n’est figée et aucun concept – même ceux en apparence saugrenus doivent stagner ou être mis de côté.  Tout doit circuler.

Ce que vous avalez doit être rejeté…

Comme lorsque  que vous mangez…

Sinon, vous faites la culture de la chierie et vous risquez de vous y noyer.

Des idées qui ne circulent pas, sont des idées mortes. Il faut donc avaler le repas par la porte d’en avant et rejeter ce qui vous apparaît dépassé ou instantané par la porte d’en arrière.

Éviter l’instantané. Ce sont des messages enregistrés depuis des millénaires qui s’usent plus vite qu’une qu’un couteau scotché à une meule de pierre.

La première erreur du débutant est de rejeter une idée ou un concept par le seul argument suivant : « c’est impossible ».

En fait, tout est possible. C’est que vous  rejetez ce qui ne s’inscrit pas dans votre « somme de connaissances », il vous faut simplement attendre qu’une ouverture se fasse pour progresser.

La musique a ses silences, les savoirs également…

Aérer. C’est la base…

 

L’école Wal-Mart

Sous des apparences de savoirs, toute la structure actuelle des écoles des pays « développés » n’est qu’une calamiteuse arnaque pour la production en série de citoyens au services des États, eux-mêmes au service des adipeux conglomérats d’affaires, au service des banques et des guerres qualifiées de nécessaires.

Défaire sa maison pour en construire une autre.

On a détruit l’Irak pour les profits de la reconstruction… Pour aller pêcher des puits de pétrole.

Les chiens ont des médailles.

Les soldats également.

Comme des truites attirées par le leurre qui tournoie dans l’eau, cuillère argentée, tirant le poisson vers sa proie truquée.

Bienvenue les morues! Et les sardines bien cordées en boîtes, sont alléchantes. De fait, en l’ouvrant, on a l’impression de voir les corps des soldats inconnus.

L’école, c’est l’eau qui alimente la rivière des États-couleuvres : nazisme camouflé. Une foultitude de snipers économiques et leurs polices à lunettes noires.

Affamé d’orgueil, vous risquez de perdre votre vie réelle au  profit de dériveurs de rivières qui allument les villes en fabricant de l’électricité.

Plus c’est illuminé, plus vous êtes fasciné. Vous ne voyez plus rien…

Vous êtes un produit et un vendeur en même temps.

Ce qui fait de vous l’employé du MOI.

Illusion.

Vous êtes le souteneur d’un monde à la dérive défendant des causes que vous gagnez tout en vous perdant.

L’école est maintenant un business : on vend des diplômes. Et les écoles luttent entre elles

Le seul diplôme qui vous restera sera comme la marque des cochons qu’on abat : intellectuel.

Ce mot glué à « intelligence »… Qui pourtant n’a rien à voir avec celui-ci.

Naïf vous êtes.

Poisson poissé.

Les   portails organiques  de Wall Street viennent de vous piéger. Avec des formules bien simples :

-          Combattre le mal

-          Défendre sa nation

-          Défendre la liberté

-          Apporter « quelque chose » au pays

-          Etc.

Le réel motif est chez Goldman Sachs et dans les paradis fiscaux…

La démocratie n’a jamais réellement existé.

 

En fait, toute l’Histoire de l’humanité – ou presque – est un copier-collé déguisé de magiciens à qui nous avons donné notre chapeau en échange de nos cerveaux.

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Foreclosure

Idées congelées en vente dans toutes les formes de démocraties. Saisissez un échantillon près de chez vous.

Un produit de la Maison Uni-forme.

Le drapeau est fabriqué par des enfants au Bangladesh. Comme le T-Shirt que vous portez : I am free.

Gaëtan Pelletier

Sartre, terroriste avant la lettre

Les idées font peur… Les idéalistes font peur: ils pourraient changer le monde. En ce moment, les États-policiers, pour prétendument défendre le …citoyen, préserver la paix sociales, utilisent l’argent des contribuables aux fins de contrôle.Ne pas changer le monde… Puisque tout est dirigé vers une classe dirigeante. Voilà que nous apprenons que Jean-Paul Sartre était une sorte de terroriste avant la lettre.( Gaëtan Pelletier)

Des documents récemment rendus publics révèlent que des espions canadiens ont rédigé un volumineux dossier sur le philosophe existentialiste Jean-Paul Sartre, alors que l’intellectuel français prévoyait faire une visite au Québec, en mars 1971, pour soutenir les indépendantistes arrêtés pendant les années 60 et lors de la Crise d’octobre.

Le dossier «Sartre» de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), maintenant déclassifié, permet également de découvrir que les agents du renseignement ont scruté les traductions de déclarations de l’écrivain français. Ils ont aussi examiné ses liens avec le mouvement pacifiste pendant la Guerre froide et dressé la liste de ses démêlés avec la justice.

Le dossier, qui tient en deux volumes totalisant 234 pages, a été obtenu par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information auprès de Bibliothèque et Archives Canada.

 

Les dossiers personnels compilés par la division sécurité de la GRC, précurseur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), peuvent être rendus publics 20 ans après la mort de l’intéressé. Certains passages du dossier de Sartre restent toutefois secrets.

Le prolifique essayiste et dramaturge est connu pour ses réflexions sur l’existentialisme, notion selon laquelle l’homme n’a pas de nature prédéterminée mais définit son essence par ses croyances et actions.

En 1964, on lui attribua le prix Nobel de littérature, mais il le refusa.

Sartre a transcendé le monde de la philosophie politique, devenant un monument de la culture populaire, incarné par la vague hippie des années 1960.

L’intérêt de la GRC pour Jean-Paul Sartre remonte au moins à octobre 1952. Les agents de la police fédérale avaient alors pris connaissance d’un discours qu’il avait prononcé au Parlement français.

La GRC a surveillé un large éventail de groupes et de personnes au cours de la Guerre froide, afin de tenter d’identifier des individus subversifs de gauche.

Des notes de service datant des années 1960 montrent que la GRC avait appris de sources confidentielles que chapitre torontois du comité «Fair Play for Cuba» et les étudiants du Québec qui manifestaient contre la guerre du Vietnam souhaitaient que Jean-Paul Sartre vienne prononcer un discours au Québec.

Les préoccupations ont vraiment commencé à prendre de l’ampleur au début de 1971 avec la rumeur selon laquelle l’intellectuel français, la politicienne irlandaise Bernadette Devlin et l’actrice Jane Fonda viendraient à Montréal afin de s’opposer au procès des personnes arrêtées en vertu de la Loi sur les mesures de guerre.

Le gouvernement fédéral avait rendu illégal le Front de libération du Québec (FLQ) en octobre 1970, à la suite de l’enlèvement de fonctionnaires. En tout, 497 personnes avaient été arrêtées et 62 accusées en vertu de la loi.

Une note de service ultra secrète émise en janvier 1971 faisait état des manifestations qui gagnaient en importance et de la possibilité que la situation ne fasse que prendre de l’ampleur.

Bien que Jean-Paul Sartre a été incapable de venir au Québec, il a participé à une entrevue filmée à Paris pour un groupe allié au Mouvement pour la défense des prisonniers politiques du Québec (MDPPQ).

Dans l’entrevue, l’auteur dépeint le Québec comme un peuple colonisé par la minorité anglophone et il ajoute que l’indépendance socialiste ne peut être atteinte que par la violence.

«Il n’y a pas d’autres solutions : si nous ne faisons pas la guerre, ils le feront», s’exprime-t-il dans la vidéo.

Source et suite de “l’article”

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« Est-ce donc nuire aux gens que de leur donner  la liberté d’esprit  ?  »

de Jean-Paul Sartre


 

Les flatulences des dinosaures…

Les flatulences des dinosaures sauropodes, des herbivores existant il y a 150 millions d’années, auraient été suffisantes par leur production de méthane pour entraîner un réchauffement climatique à l’époque préhistorique, selon une étude publiée lundi aux États-Unis.

Ces énormes animaux comme le diplodocus, dont le poids était en moyenne de 20 tonnes, avaient à l’instar des bovins d’aujourd’hui des microbes au sein de leur flore intestinale qui produisaient du méthane dans le processus de fermentation digestive de leur nourriture constituée de végétaux.

«Un simple modèle mathématique laisse penser que les micro-organismes qui vivaient dans le système digestif de ces dinosaures sauropodes pourraient avoir produit suffisamment de méthane –un puissant gaz à effet de serre– pour avoir un impact important sur le climat de l’ère du Mésozoïque» (-250 millions à -65 millions d’années), explique Dave Wilkinson, de l’Université de Liverpool, et principal auteur de ces travaux parus dans la revue américaine Current Biology datée du 8 mai. Cyberpresse

 

J’étais en train de « formater » mon potager quand j’ai su que Hollande avait été élu.

Ça m’a fait peur…

D’un côté, tout en remuant le compost, j’ai songé à tout le bienfait de ce caca gigantesque qui aurait pu servir à faire pousser les grosses légumes de mon jardin. Et plus tard, j’ai écouté le discours de Monsieur Sarkozy. Des femmes pleuraient dans la foule. Touchant M. Sarko…

On aurait dit le Jour D : «  Les violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone ». ( De mémoire…)

Vous savez ce qui ne va pas?

On a un problème de dinosaure… La mondialisation nous a apporté un amas de problèmes et il nous faudrait un héros de la taille de ceux des bandes dessinées américaines pour régler le sort du monde.

J’ai rêvé que ma terre glaiseuse pouvait être nourrie  par un pet de dinosaure : pas trop, car le jardin est somme toute, menu, mais assez pour que les carottes donnent un peu de vision aux aveugles.

Un rêve…

On n’a pas fini de pleurer. JP Morgan va perdre entre 2$ et 4$ milliards de dollars. Pauvre JP! Il s’est floué par son propre système de « flouage »… À vouloir être tous des dinosaures, on brasse du caca et on s’empoisonne avec ses « propres » gaz…

JP Morgan a décarcassé bien des banques… Source

Une vraie fable de Lafontaine où le corbeau perd son fromage de par un renard perché du haut du pouvoir.

La morale de l’histoire est que plus on est gros, plus le caca est gros…

Vous avez beau faire votre petit potager, jouer au petit vert qui « sauve la planète », tel qu’appris dans le petit livre mauve des étrangleurs d’humains. Plouf! Vous êtes vite piétiné avant que la subvention des états n’arrive.

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Hollande a été élu…On lui a mis une cape sur le dos. Il va voler dans les airs, abattre les méchants, sauver la France…

Tant mieux…

Ce qui n’engraisse pas mon jardin, ni ceux de la France.

Pendant ce temps à Montréal, les étudiants sont en train de faire virer le gros bateau libéral à l’envers. La « crise étudiante », d’abord polie, assujettie aux règles des « parfaits états », commence à siffler des narines.

Violence!

Violence!

Casseurs de vitres!…

Le système est pur.

Les citoyens sont les « méchants »….

La  démocratie est l’art d’élire des princes cachés qui envoient à la guerre vos enfants…

On n’est pas violent. C’ est accidentel et collatéral…

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Il y avait un jardin qu’on appelait la Terre

Je continue mon bonhomme de chemin, en Moustaki, en fabriquant mon propre compost. La chanson est trop longue pour mes oreilles qui avalent le même discours depuis des siècles.  Attendre la grosse machine de l’État? Elle a depuis longtemps été « méthaniée » par les géants style  JP Morgan et le copinage…

Les Amérindiens préparaient leur futur dans un comptage de 7 générations.

Aujourd’hui, c’est 7 ans : le temps de deux mandats.

L’accaparement des terres fait en sorte qu’on perd son jardin par monoculture et un petit montant d’argent, ou bien de  par l’utilisation de la force.

À mon avis, c’est une culture de flatulences…

On vote pour des gaz.

On a trop bouffé d’orgueil, cette bibite de l’âme.

Vaudrait sans doute, à l’avenir, voter pour des abeilles.

Faudrait sans doute ne pas trop attendre…

C’est la démocratie des bourdons stéroïdés…

Bleurk!

Avalés!

Gaëtan Pelletier

 

Le F-35: tout ce qu’on sait…

Montage: Gaëtan Pelletier

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Plus on est de fous,  moins il y a de riz.

Coluche

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Jean-Claude Romand a pendant près de 20 ans raconté à sa famille et ses proches qu’il travaillait comme médecin à l’OMS, alors qu’en réalité il n’avait pas même passé son examen de seconde année de médecine. Alors que sa femme commençait à découvrir la supercherie, il l’assassina avec ses enfants et ses parents, seule façon apparemment pour lui de sortir de cette impasse. Mythomanie

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Emplettes du  Canada

Le gouvernement Harper achète 65 F-35 Lighting II à la compagnie américaine Lockheed Martin pour 9 milliards de dollars. En tenant compte des coûts d’entretien, qui n’ont toujours pas été négociés, la facture totaliserait près 16 milliards de dollars.

La livraison des appareils est prévue en 2016.

Les retombées de la construction des appareils pour l’industrie aéronautique canadienne pourraient atteindre 12 milliards de dollars. Ces données sont basées sur la commande de 3000 avions. Radio-Canada

2012

“Tout ce qu’on sait du F-35: Il a volé.” Un pilote

Selon M. MacKay, les coûts de fonctionnement de base – les salaires et le carburant, en passant par les lacets et les bottes de cuir – devront maintenant être inclus dans les projections financières de tout nouveau programme.

Dans sa critique du programme d’achat des chasseurs furtifs F-35, le vérificateur général Michael Ferguson a pris le ministère de la Défense à partie pour ne pas avoir inclus dans ses estimations une somme de 10 milliards $ pour les dépenses de fonctionnement de base – comme le salaire des pilotes.

Au dire du ministre, la Défense nationale n’a jamais procédé de cette façon, mais le ministère se pliera à ces nouvelles exigences.

Cela signifie qu’un programme comme celui de l’achat de nouveaux navires, évalué à 30 milliards $, devra être réévalué pour inclure le salaire des marins et d’autres dépenses de fonctionnement. Source

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http://gaetanpelletier.wordpress.com/2012/01/17/le-f-35-peu-importe-mon-etat-normal/

Fidel Castro et l’illusion Harper

Je crois, sans vouloir offenser personne, que c’est ainsi que s’appelle le Premier ministre canadien. Je le déduis d’une déclaration publiée mercredi saint par un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de ce pays. Les États, censément indépendants, qui constituent l’Organisation des Nations Unies sont presque deux cents : leurs dirigeants changent constamment ou alors on les change. Beaucoup sont des gens honorables et des amis de Cuba, mais il n’est pas possible de se rappeler les détails de chacun d’eux.

Dans la seconde moitié du XX e siècle, j’ai eu le privilège de vivre des années d’apprentissage intense et de constater que les Canadiens, situés à l’extrémité nord de notre continent, ont toujours respecté notre pays : ils investissaient dans les domaines qui les intéressaient et faisaient du commerce avec Cuba, mais ils n’intervenaient pas dans les affaires intérieures de notre État.

La Révolution démarrée le 1 er janvier 1959 n’a pas adopté de mesures lésant leurs intérêts, et elle en a tenu compte pour maintenir des relations normales et constructives avec les autorités de ce pays qui consentait des efforts intenses pour se développer. Le Canada n’a pas été complice du blocus économique, de la guerre et de l’invasion mercenaire des États-Unis contre Cuba.

En mai 1948, l’année de la création de l’OEA, une institution à l’histoire honteuse qui liquida le peu qu’il restait du rêve des libérateurs d’Amérique, le Canada n’en faisait pas partie et il conserva ce statut pendant plus de quarante ans, jusqu’en 1990. Certains de ses dirigeants nous ont rendu visite. L’un d’eux fut Pierre Elliott Trudeau, un homme politique brillant et courageux, décédée prématurément et aux funérailles duquel j’ai assisté au nom de Cuba.

L’OEA est censée être une organisation régionale composée des États souverains de ce continent-ci. Ce genre d’assertion, comme bien d’autres de consommation courante, contient un grand nombre de mensonges. Le moins que nous puissions faire, c’est d’en être conscients si nous voulons préserver l’esprit de lutte et l’espoir d’un monde plus digne.

L’OEA est censée être une organisation panaméricaine. Aucun pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’Océanie ne pourrait y appartenir sous prétexte de posséder une colonie, comme la France avec la Guadeloupe ou les Pays-Bas avec Curaçao. Or, le colonialisme britannique ne pouvait pas définir le statut du Canada ni expliquer s’il s’agissait d’une colonie, d’une république ou d’un royaume.

Le chef de l’État canadien est la reine d’Angleterre, Elizabeth II, bien qu’elle délègue ses facultés à un gouverneur général qu’elle nomme elle-même. On pourrait donc demander si le Royaume-Uni ne devrait pas faire partie de l’OEA.

L’honorable ministre canadien des Affaires étrangères n’ose pas dire de son côté s’il soutient ou non l’Argentine dans la question épineuse des Malvinas. Il se borne à exprimer des vœux pieux pour que la paix règne entre les deux pays, oubliant que la Grande-Bretagne y possède la plus grande base militaire située hors de son territoire en violation de la souveraineté argentine ; qu’elle ne s’est pas excusée d’avoir coulé le Belgrano hors des eaux territoriales qu’elle a elle-même fixées et qu’elle a causé le sacrifice inutile de centaines de conscrits du service militaire. Il faudra demander à Obama et à Harper quelle position ils vont adopter face à la très juste réclamation que ces îles soient rendues à la souveraineté de l’Argentine et qu’on cesse de priver ce pays des ressources énergétiques et halieutiques dont il a tant besoin pour se développer.

J’ai été vraiment étonné de mieux connaître les activités des transnationales canadiennes en Amérique latine. Je n’ignorais pas les dommages que les Yankees infligeaient au peuple canadien, en obligeant ce pays beau et vaste à extraire le pétrole de grandes étendues de sable imprégnées de ce combustible, ce qui cause un préjudice irréparable à son environnement.

Or, les entreprises canadiennes spécialisées dans la recherche d’or, de métaux précieux et de matériau radioactif causent un tort incroyable à des millions de personnes.

Un article publié sur le site web Alainet voilà une semaine par une ingénieure en qualité de l’environnement nous introduit plus en détail dans la matière que l’on a si souvent mentionnée comme l’un des principaux fléaux qui attentent à des millions de personnes :

« Les sociétés minières, dont 60 p. 100 sont à capitaux canadiens, travaillent selon la logique de l’exploitation maximale, à faible coût et à court terme, ces conditions étant encore plus avantageuses si, là où elle s’implantent, elles paient des impôts minimes et sont astreintes à très peu d’exigences environnementales et sociales…

« Les lois minières de nos pays [...] ne comprennent pas d’obligations ni de méthodologies relatives au contrôle des retombées environnementales et sociales.

«…les redevances que les sociétés minières versent aux pays de la région ne dépassent pas en moyenne 1,5 p. 100 de leurs revenus.

« Les luttes sociales contre les mines, surtout de métal, n’ont cessé de se renforcer à mesure que des générations entières ont constaté leurs retombées environnementales et sociales…

« Le Guatemala possède une force de résistance admirable aux projets miniers, dans la mesure où les peuples indigènes ont toujours mieux pris conscience que leurs territoires et leurs ressources naturelles n’avaient pas de prix en tant que patrimoine ancestral. Mais ces luttes se sont traduites ces dix dernières années par l’assassinat de cent vingt activistes et défenseurs des droits humains. »

Ce même article signale ce qu’il se passe en El Salvador, au Honduras, au Nicaragua et au Costa Rica, apportant des chiffres qui obligent à penser à fond à la gravité et à la rigueur du pillage impitoyable auquel sont soumises les ressources naturelles de nos pays et qui hypothèque l’avenir des Latino-Américains.

La présence de Dilma Rousseff, de retour dans son pays après une escale à Washington, servira à persuader Obama que, même si certains se délectent à prononcer des discours mielleux, l’Amérique latine est loin d’être un chœur de pays demandant l’aumône.

Les guayaberas que portera Obama à Cartagena sont un des grands thèmes des agences de presse : « ”Edgar Gómez [...] en a dessiné une pour le président étasunien, Barack Obama, qu’il portera au Sommet des Amériques”, nous raconte la fille du modiste, qui ajoute : “Il s’agit d’une guayabera blanche, sobre, d’un travail fait main plus notable que de coutume”. »

Cette agence de presse précise : « Cette chemise-veste caribéenne a vu le jour sur les berges du fleuve Yayabo, à Cuba, d’où son nom original de yayabera… »

Le plus curieux, aimables lecteurs, c’est qu’il est interdit à Cuba de participer à ce Sommet ; mais pas aux guayaberas… Qui pourrait se retenir de rire ? Courons vite avertir Harper.

Fidel Castro Ruz
Le 8 avril 2012
20 h 24

cuba.cu

Faim de pain, faim de livres, faim de vivre

Cameroun : Quelle école ?

Pour expliquer ce sentiment général d’insatisfaction, le Pr. Hubert Mono Ndjana, enseignant de philosophie à l’Université de Yaoundé I, interrogé par Xinhua, résume les maux qui minent le système éducatif en mettant en cause le choix d’un « mauvais système sur arrière-fond d’économie néolibérale, capitaliste à outrance, où il faut vendre les livres de Hachette, de Hatier, de Bordas. Un enfant de huit ans a un sac de livres qui pèse plus que son propre poids quand il va à l’école primaire ».

De ce « foutu système capitaliste où il faut vendre des livres après avoir négocié avec des auteurs, avec des éditeurs », est née « une pédagogie livresque ». C’est-à-dire qu’aujourd’hui, les parents font recours aux répétiteurs pour l’encadrement de leurs enfants.

Avec un taux de scolarisation croissant, estimé à plus de 80%, et une croissance démographique tournant autour de 2,7 à 2,8% par an, le Cameroun souffre d’une insuffisance criarde d’infrastructures et même d’enseignants. A cause des programmes d’ajustement structurel imposés dans les années 80 par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, la formation avait été ralentie et les écoles d’instituteurs ont fermé.

« La conséquence, c’est qu’il y avait des écoles avec un seul maître. Ça posait même déjà un problème de niveaux : comment un seul maître peut enseigner dans un même espace à des élèves de différents niveaux ? Un seul maître qui fait à la fois la SIL, la maternelle, le cours préparatoire, le cours élémentaire, le cours moyen et qui prépare le CEPE, il ne faut pas s’étonner des résultats lamentables que nous avons aujourd’hui », éclaire le philosophe.

Face à cette situation, quand ce ne sont pas les établissements français, Fustel de Coulanges à Yaoundé et Dominique Savio à Douala, où la scolarité est très élevée, les familles fortunées envoient carrément leurs enfants en Europe, dès le secondaire.

« Combien de familles peuvent se payer le luxe d’une scolarité de un million de francs par an ? Cela veut dire que les enfants de Monsieur-tout-le-monde vont dans les écoles au rabais », observe le Pr. Mono Ndjana. (Web : Pambazuka News, 11/06/11)

Canada : La faim des enfants

La faim d’un pays, Doc

Comment se fait-il qu’on dénombre autant d’enfants pauvres aujourd’hui qu’il y a vingt ans alors qu’on s’engageait à éradiquer la pauvreté infantile au Canada avant l’an 2000 ? Le réalisateur Mark Chatel a mené son enquête et on apprend que pas moins de 700 000 enfants ne mangent pas à leur faim au pays. Le docteur Gilles Julien définit les terribles répercussions d’un tel état de chose alors que des hommes politiques expliquent qu’ils ont dû faire face à la course au déficit zéro, à la crise asiatique, aux marchés financiers pour sauver le Canada du déséquilibre financier qui aurait pu être dramatique, sacrifiant ainsi la chasse à la pauvreté. «La faim d’un pays», à RDI, ce dimanche, 18h. (Web : Cyberpress, 26/06/11)

Sri Lanka : Au détriment des pêcheurs

Sur la côte nord-ouest du Sri Lanka, dans le district de Puttalam, la presqu’île de Kalpitiya, avec ses multiples petites îles connues pour abriter une faune et une flore sous-marine d’exception, s’étend entre l’océan Indien et le lagon de Puttalam. Ces richesses naturelles et le potentiel touristique de ces îles que le gouvernement sri-lankais a décidé de développer par des projets difficilement compatibles avec la protection d’écosystèmes fragiles, sont à l’origine des fortes tensions qui ont éclaté ces derniers mois parmi les populations de pêcheurs de Kalpitiya. Menacés de disparition tout comme l’environnement dont ils dépendent pour leur survie, les pêcheurs se voient dépouillés de tout droit de propriété et de pêche. Sur la presqu’île de Kalpitiya et les quatorze îles qui l’entourent, toutes concernées par les projets d’aménagement touristique, plus de dix mille personnes qui n’ont que la pêche comme moyen de subsistance se voient refuser l’accès à leurs lieux de pêche traditionnelle.(Web : Eglise d’Asie 15/06/11)

Sud-Soudan : Enfant soldat

Michael David (nom d’emprunt) n’a pas eu une enfance comme les autres. Pendant les onze premières années de sa vie, il a été enfant soldat et enfant des rues et fait partie du million d’enfants non scolarisés en âge de fréquenter l’école primaire, au Sud-Soudan. Mais aujourd’hui, sa vie est peut-être en train de changer (…)

« Au bout d’environ deux ans passés à la caserne, mon frère et moi ne pouvions plus supporter ces souffrances : on ne nous donnait souvent pas à manger et les autres soldats nous maltraitaient. Mon frère nous a convaincus, moi et un autre garçon, qu’on devait essayer de s’échapper et finalement, c’est ce qu’on a fait (…)

L’année dernière, une travailleuse sociale m’a trouvé dans la rue et m’a parlé de réhabilitation. Elle a essayé de me ramener chez moi mais on m’a renvoyé parce que ma mère n’habitait plus là. On m’a ensuite emmené dans un centre [de réhabilitation] où je suis resté pendant trois mois. La travailleuse sociale m’a dit qu’on me chercherait une famille d’accueil. On m’en a trouvé une et j’étais censé habiter chez ces gens, mais ils étaient méchants avec moi. Ils ont vendu mon uniforme d’écolier et mes livres. Alors, je suis retourné vivre dans la rue (…)

Cette année, ma travailleuse sociale m’a accueilli chez elle et a veillé à m’inscrire à l’école. Aujourd’hui, je suis en CE1. J’aime beaucoup l’école. On m’a dit qu’on me trouverait une autre famille, sans doute un membre de ma famille, qui recevrait une aide pour que je puisse continuer d’aller à l’école (…)

Aller à l’école m’a aidé à arrêter de boire et de sniffer de la colle. Mais je n’ai pas encore réussi à arrêter de fumer des cigarettes ». (Web : All Africa, Irin, 04/07/11)

Union européenne : L’Europe coupe les vivres aux plus démunis

 

 

Source: photo

« La décision de la Commission européenne a tétanisé les milliers d’associations qui, sur le Vieux Continent, aident les plus démunis : le budget alloué à l’aide alimentaire va être réduit de 80% »,  rapporte Le Soir. Cette décision qui réduit à la portion congrue dès 2012 (de 500 à 113 millions d’euros) l’aide aux associations qui fournissent au sein de l’UE des vivres aux plus démunis, résulte d’une décision juridique. « L’idée d’un système de solidarité permettant de redistribuer les surplus agricoles sous forme d’aide alimentaire aux plus démunis a été mise en œuvre (au cours de l’hiver 1986-87) par Jacques Delors, alors président de la Commission européenne. (…) Mais depuis une dizaine d’années, les surplus alimentaires ont baissé. Ils ont alors été convertis en une autre forme d’aide : 1% du volume financier de la PAC, soit 500 millions d’euros, devait financer le programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis (PEAD). Certains pays comme l’Allemagne et la Suède ont saisi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), estimant que cette enveloppe constituait une aide purement sociale sans lien avec la PAC », explique Le Soir.

En avril, la Cour leur a donné raison en annulant le droit d’attribuer une partie du budget de la PAC à la distribution de denrées alimentaires via des associations caritatives. La Commission n’a pas fait appel. Selon la dernière analyse d’impact du PEAD, plus de 13 millions de personnes en Europe bénéficiaient du programme en 2006, tandis que 43 millions de personnes étaient menacées de pauvreté alimentaire dans l’UE à vingt-cinq. (Web : PressEurop 01/07/11)

Pour citer cet article

La rédaction. «Faim de pain, faim de livres, faim de vivre». Revue Quart Monde, N°219 – Rudes, certains chemins des écoliers !Année 2011Revue Quart Monde
document.php?id=5206

 

P.S. : J’ai illustré l’article en essayant d’indiquer les sources accessibles. Par simple humanisme. Ce dont nous avons grandement besoin dans les temps actuels. Si un auteur se sent lésé de l’utilisation d’une image, m’écrire : gaetanpelletier@hotmail.com

 

Opération quart monde

Dans une lettre ouverte publiée lundi matin, le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, affirme que le régime réglementaire d’approbation doit être revu afin d’accélérer la mise en oeuvre de grands projets comme des pipelines, des mines et des barrages hydroélectriques. Le régime actuel, dit-il, est pris en otage par des groupes «radicaux» qui souhaitent faire obstacle à tout projet d’envergure.
«Ils utilisent du financement fourni par des groupes d’intérêt spéciaux étrangers pour saper les intérêts économiques nationaux du Canada, dénonce le ministre Oliver. Ils attirent des célébrités qui appartiennent au jet-set et dont l’empreinte carbone personnelle est l’une des plus grandes au monde, qui viennent donner des leçons aux Canadiens pour qu’ils ne développement pas nos ressources naturelles.» Cyberpresse

La petite rivière près de chez nous…
Elle était toute petite la rivière. Vint s’installer un jour une polluante petite industrie qui fonctionnait à l’aide de produits chimiques qu’elle déversait dans la rivière. Depuis, plus de poissons… Et je défie quelqu’un d’en manger s’il en trouve. On ne peut pas y puiser l’eau non plus. C’est encore bouillonnant des déchets cloutés au fond.
Les sables bitumineux, c’est ça, mais en plus grand. Vaste, devrions-nous dire…

White Water, Black Gold 

Un documentaire de David Lavallée dans lequel on peut y voir toute l’immondice  de la magie noire et riche des sables bitumineux balafrant la beauté des paysages canadiens. En dehors de « beauté » et « laideur », il y a le fait pratique – très pratique – que l’eau est à la base de nos vies et de notre survie. On peut bien vivre sans pétrole, mais pas s’en eaux.
Dans un entretien avec l’auteur, une jeune journaliste amateur, Émilie P., nous pouvons constater les méfaits à court terme de cet or noir que l’on veut transporter jusqu’en Chine par le biais des États-Unis.
Décidément, les « décideurs » sont ambitieux…
À se demander si nous pouvons encore nous payer – humainement parlant – les coûts de telles entreprises qui sont en train de déchiqueter la Terre, la barbouiller jusqu’à ce qu’on ait une soif à en regretter le bel argent qu’il nous aura rapporté.
Ma petite rivière, ici, est morte. Du moins pour un temps. Un temps dont on ignore la durée.

Entretien avec l’auteur

L’idée maîtresse du film était de suivre une goutte d’eau imaginaire depuis sa source, jusqu’à sa destination finale. J’étais curieux de voir ce que cette goutte d’eau pouvait rencontrer sur son passage et quel sort lui était réservé en fin de parcours. Le départ s’est effectué dans le champ de glace Columbia, sur le mont Snow Dome. Trois ans plus tard et 500 km plus loin, nous nous sommes retrouvés au lac Athabasca en Alberta, en aval de la région des sables bitumineux.

Une autre grande influence sur ma décision d’entamer ce projet de film a été ma rencontre avec un glaciologue de l’université de Calgary sur le glacier Athabasca. Il m’a parlé de la gigantesque industrie qui existe au bout de la rivière du même nom. L’eau pompée par les pétrolières à même les rivières pour extraire les sables bitumineux n’est pas retournée à son lieu d’origine. Heureusement, direz-vous. Pas tout à fait.
Contaminé par des centaines d’ingrédients toxiques, comme de l’arsenic et du mercure, ce liquide est confiné dans d’immenses bassins appelés bassins de décantation (tailing ponds). Ces bassins sont l’élément le plus controversé de l’industrie, car ces lacs toxiques infiltrent les eaux souterraines et fuient par les murs de rétention. Le danger relié aux bassins de l’Alberta est qu’ils sont construits aux abords du fleuve Mackenzie, qui déverse dans l’océan Arctique le contenu du troisième plus grand bassin hydrographique du monde. Lorsqu’on parle de l’eau, peu importe l’endroit où vous vous trouvez en Amérique du Nord, tout est connecté.
(…)

Si l’on tient compte de tous les projets d’exploitation pétrolière à venir, le taux actuel d’utilisation d’eau de la rivière Athabasca est trop élevé. De tels prélèvements ne peuvent être soutenus en raison du volume insuffisant de l’écoulement de la rivière Athabasca. Si on n’adopte pas de mesures préventives sérieuses, arrivera le jour où on manquera d’eau.
De quelle façon cela impacte-t-il la population locale?
J’ai assisté à des rassemblements organisés par des membres des Premières Nations. Ils sont fâchés et s’inquiètent du fait que la contamination des sources d’eau et de la nourriture puisse faire augmenter les problèmes de santé. Les habitants des collectivités du bassin hydrographique de l’Athabasca sont réticents à manger les poissons du lac, les pêches comportant de plus en plus de poissons difformes. Des représentants des communautés autochtones vivant en aval des sables bitumineux estiment que la pollution engendrée est responsable d’un haut taux de cancer et de divers problèmes de santé.

De plus, comme le débit du cours d’eau s’affaiblit, les Premières Nations du nord de l’Alberta n’ont plus accès à une grande partie de leur territoire ancestral impactant du coup leurs moyens de subsistance. Les habitants boivent l’eau de rivières et de sources alimentées par la fonte des glaciers. Ces habitants risquent une grave pénurie due au recul des glaciers.

L’avenir en noir et eau
Le constat actuel, vu la grandeur de la planète, déjà malmenée, est qu’il nous faudra, si l’on veut survivre et en santé, modifier nos stratégies de développements. Oui, il y a des intérêts qualifiés d’étrangers, ou de « radicaux » ( des groupes écologiques), mais dû au fait que nous fonctionnons dans un monde qui n’a plus de compartiments, il est plus sage de modérer ses ardeurs concernant les grands développements.
L’avenir ne serait-il pas plutôt aux petites cellules? Ou aux changements technologiques nouveaux dont les compagnies ne cessent de faire barrage?  Avons-nous le choix?
Le seul qui nous reste, hélas, est celui de la vie… Et l’eau, c’est la vie.
L’échafaudage  du quart-monde
De même, le quart monde (proposé par Joseph Wresinski en 1969) fait référence à cette couche de population la plus défavorisée, ne disposant pas des mêmes droits que les autres, et existant dans tous les pays, qu’ils soient riches ou pauvres. Wikipedia

L’opération quart monde a débuté. Les citoyens sont de plus en plus taxés.  L’accroissement des produits alimentaires, les coûts des logements, les hausses du pétrole, ont finit par résumer ses avoirs.
Le développement continu s’est transformé en pauvreté continue. Le pouvoir d’achat étant de plus en plus déshydraté, la couche sociale de la classe dite moyenne est en train de s’effriter pour donner naissance à un quart monde élargi.
Les salaires et les conditions de travail s’effritent.
Et du citoyen, on attend qu’il consomme dans une industrie qui fertilise les banques avec une technique de plus en plus utilisée : l’obsolescence programmée.
Économie mafieuse, monde du travail en charpie, industrie pharmaceutique douteuse,  le développement à outrance de certaines parties de la planète, l’écart entre les citoyens et les gouvernants,  tout cela nous mène droit au raté du but ultime  de cette vie : l’humain.
Un humain raté et une industrie « florissante » ne peuvent plus coexister au 21e siècle.
Du moins pas dans cette forme.
La culture du quart monde, c’est la culture de la pauvreté et de la maladie.
Nous avons tout les ingrédients du cocktail pour qu’il se « réalise ». (1)
______________________

(1)    Entre 1945 et 1971, les essais nucléaires atmosphériques ont libéré une énergie équivalente à celle de l’explosion de plus de cinq cents mégatonnes de TNT. À partir de 1963, des traités internationaux vont réduire les occurrences de ces essais et les puissances nucléaires vont d’elles-mêmes éviter les tirs atmosphériques pour leurs préférer des tirs souterrains.
L’ensemble de la population mondiale a été exposée aux radionucléides dispersés à la surface du globe par ces essais atmosphériques. Les effets sur la population mondiale restent difficiles à estimer en raison des très faibles doses d’irradiation impliquées (inférieures de plusieurs ordres à la radioactivité naturelle). Wikipedia

(Cancers) Il rappelle que le nombre de cas dans le monde a doublé entre 1975 et 2000. Les experts pensent qu’il pourrait encore doubler entre 2000 et 2020 et même tripler d’ici 2030 avec 20 à 26 millions de nouveaux cas diagnostiqués par an (contre 12 millions en 2007), qui entraineraient le décès de 13 à 17 millions de personnes. En 2030, le nombre de personnes vivant avec la maladie pourrait s’élever à 75 millions. Sables bitumineux, c’est qui le poisson? 



Gaëtan Pelletier

Immigration Canada: félicitations au compétent Nizar Zakka

Le ministre de l’Immigration du Canada, Jason Kenney, a annoncé vendredi que le gouvernement fédéral avait entrepris de révoquer la citoyenneté de 2100 personnes qui auraient obtenu leur statut par des moyens frauduleux, soit 300 de plus que ce qui avait été annoncé en juillet.

Lors d’un point de presse à Montréal, M. Kenney a précisé qu’au total 6500 personnes sont visées par les enquêtes de son ministère. En plus des 2100 citoyens, ce chiffre comprend 4400 résidents permanents qui vivent pour la plupart à l’extérieur du pays.

Selon le ministre, les enquêtes d’Immigration Canada ont déjà porté leurs fruits. « À ce jour, parmi les 4400 résidents permanents signalés, quelque 1400 ont retiré ou abandonné leur demande de citoyenneté en raison de cette surveillance accrue de mon ministère », a-t-il déclaré.

Le ministre Kenney prévient que son gouvernement ne tolérera aucune fraude et pourrait révoquer le statut des fraudeurs, voire les expulser du pays.  Radio- Canada

Les gens qui ont lu cet article sont bien confus … Ils ne comprennent pas que l’on s’attaque aux « nouveaux arrivants ». En fait, le message de M. Kenney est assez « effacé ». Un peu trop…

Toute l’histoire de ces « fraudes » remonte  à au moins dix ans et l’on peut reprocher grandement au gouvernement canadien de n’avoir pas réagi avant.

Radio-Canada avait dénoncé cette arnaque de quelques « consultants en immigration » qui sont responsables de ce fait. Jouant les Robin des Bois, M. Kenney enfouit sous le tapis les raisons réelles de la plupart de ces cas et s’octroie le rôle du grand défenseur de la citoyenneté canadienne.

Avant de vous transmettre les recherches effectuées il y a un an sur le cas Nizar Zakka, voici des informations en provenance de RC.

Revenu Québec vient d’imposer une amende de 1,7 million de dollars à l’un des plus importants consultants en immigration du Canada, Nizar Zakka. Elle lui reproche d’avoir fait à répétition pour des clients étrangers de fausses déclarations de revenus pour faciliter leur immigration au Canada.

Selon notre enquête, Nizzar Zakka conseillait ses clients sur la façon de se procurer la citoyenneté canadienne sans réellement demeurer au pays.

L’un de ses clients est Hassan Chahrour, que nous avions rencontré, munis d’une caméra cachée, en février 2009. D’origine libanaise, M. Chahrour a habité Montréal quelques mois, le temps de faire une demande de citoyenneté et d’installer les bases de sa fausse vie au Canada.

Hassan Chahrour est retourné vivre au Liban en attendant d’obtenir la citoyenneté canadienne. Pendant ce temps, à Montréal, Nizzar Zakka lui avait créé un profil de résident afin de ne pas éveiller les soupçons des services d’immigration. Fausse adresse de résidence et fausse adresse pour l’école que ses enfants étaient censés fréquenter.

Et les déclarations de revenus? Nizzar Zakka s’en occupait également, pendant que ses clients résidaient à l’étranger, selon Revenu Québec. L’agence gouvernementale accuse aujourd’hui Nizzar Zakka d’avoir fait 861 déclarations de revenus qui étaient fausses et trompeuses. Elle lui impose, à lui et à sa firme, une amende de 1,7 million de dollars.

Au fil des ans, Nizar Zakka et sa firme auraient soustrait 12 millions de dollars à l’impôt. Revenu Québec continue son enquête à ce sujet.

Fait surprenant, l’association professionnelle censée encadrer le travail des consultants n’a jamais pu sévir à l’endroit de Nizar Zakka, malgré les rumeurs persistantes sur sa façon de travailler. M. Zakka exerce donc toujours son métier à Montréal, en toute tranquillité.

D’après un reportage de Julie Vaillancourt, de l’équipe d’Enquête

Oui, en toute tranquillité. Même pendant les enquêtes, j’ai suivi le site de M. Zakka pour constater qu’il menait toujours ses activités. Mais là, il semble avoir disparu… Les disparus m’inquiètent…

Vous n’avez qu’à taper son nom par le biais de Google pour constater l’étendue des dégâts.

Les avantages sociaux

Au risque de me répéter, ces immigrants habitant hors pays, ayant des adresses fictives avaient les droits des résidents canadiens sans y habiter.

Quant à M. Zakka, voici ce que pourrait être le résultat de ses « activité » :

De plus, Revenu Québec a des motifs de croire que le stratagème utilisé par la société, son administrateur et ses employés aurait permis à ces derniers d’encaisser des revenus de plus de 14 millions de dollars. Or, ils en auraient déclaré moins de deux millions de dollars.

Bien sûr qu’il est difficile de retracer ces « immigrants » : ILS N’ONT POUR LA PLUPART JAMAIS VÉCU AU CANADA.

Et plusieurs ont profité des soins de santé aux coûts mal estimés. On nous lance le chiffre de plus de 500,000$. Mais c’est sans compter sur qui sont au pays… Ou qui ne le sont pas.

L’ARTICLE : Le vol du Phoenix

J’avais écrit un billet à ce sujet. Tous les liens, à l’époque fonctionnaient. Je vous le répète pour vous montrer ce grand silence des autorités qui tournent en leur faveur leur incompétence.

À l’émission Enquête de Radio-Canada : sujet, Nizar Zakka. J’ai jeté un œil sur la Société Décision 2000 inc.

On fait la pluie et le beau temps avec l’argent des québécois et des canadiens. Malgré les preuves amassées par la GRC, des immigrants venus de tous les pays, ou même  « absents », sont « supposément » au Canada. Mais certains étaient enregistrés dans un appartement #34 et 35# dans un building qui en compte 29 …

De quoi nous faire suer…

Comme le Phoenix, on renaît de ses cendres…

Il vaut la peine de jeter un œil sur le site :  https://www.csicscci.ca/fr/find/contact.html?cid=50440 pour y voir les membres « honorifiques », les révoqués, et les « rejetés ».

Le coût des fraudes

Difficiles à évaluer… Mais le coût de la frustration, lui, est élevé.

Comment laisser des gens pendant des décennies flouer le système, devenir citoyens canadiens, pendant que les VRAIS canadiens sont endettés jusqu’à ras la bouche.

À vomir…

Et bien organisé. Des « consultants  » un peu partout dans le monde.

Voir à l’extérieur du Canada

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Revenu Québec enquête sur une société de consultation en immigration. Le fisc soup çonne l’entreprise montréalaise d’avoir encaissé des millions de dollars de fonds publics en produisant de fausses déclarations de revenus.

La société Décision immigration 2000 inc., son administrateur Nizar Zakka et ses employés Ahmad Saleh-Soboh et Bedros Alahaydoyan auraient commis ces fraudes de décembre 2004 à aujourd’hui.

Revenu Québec leur reproche d’avoir mis sur pied un «stratagème sophistiqué» leur permettant de cumuler de fausses preuves de résidence et de présence au pays pour des étrangers. «Ce stratagème permettait ainsi à ces étrangers d’obtenir frauduleusement le bénéfice de certains programmes gouvernementaux, dont des crédits d’impôt pour frais de garde d’enfants, des remboursements d’impôts fonciers, des crédits pour TVQ et des paiements de soutien aux enfants», selon un communiqué de Revenu Québec envoyé hier.

Grâce à cette manoeuvre, Décision immigration 2000 inc., dont les bureaux sont situés sur l’avenue du Parc, aurait encaissé plus de 14 millions de dollars, selon Revenu Québec. Or, la société aurait déclaré moins de 2 millions de dollars au fisc. Revenu Québec a exécuté huit mandats de perquisition hier à Montréal et à Laval. «Les perquisitions nous permettent d’aller chercher des preuves pour compléter notre analyse», a dit la porte-parole de Revenu Québec, Nadia Di Vita. Cyberpresse

La direction de la RAMQ avait décidé de bouger, consciente qu’elle risquait d’être accusée d’avoir été négligente pendant plusieurs années. Car cette semaine, le ministère du Revenu a annoncé qu’il menait aussi une enquête, similaire, sur une société de consultants en immigration, Décision Immigration 2000, sise avenue du Parc. Avec deux employés, son administrateur, Nizar Zakka, aurait, selon Revenu Québec, mis en place un «stratagème sophistiqué» permettant «d’obtenir frauduleusement des bénéfices de certains programmes gouvernementaux». On ne sait pas s’il s’agit du même dossier.

Des pratiques révélées en 2003

En 2003, La Presse avait révélé l’existence de telles pratiques, au Maroc notamment. Le ministre Philippe Couillard avait ordonné à la RAMQ de faire enquête. Après six mois, au printemps 2004, la Régie avait conclu qu’il «n’existait pas de réseau organisé». Elle n’avait trouvé qu’une quarantaine de cartes illégales au Maroc, essentiellement détenues par des gens liés à Royal Air Maroc, la compagnie aérienne nationale. Même la conjointe d’un très haut dirigeant de la compagnie aérienne, résidant à Casablanca, avait dû remettre sa carte à la RAMQ.

Seule mesure prise alors par le président de l’époque, Pierre Roy, la RAMQ avait décidé de resserrer le contrôle quand de nombreuses cartes étaient délivrées pour une seule adresse – on n’enquêtait alors qu’à partir du moment où plus de 12 cartes avaient la même adresse.

Cinq ans plus tard, la GRC a découvert le pot aux roses «par hasard», lors d’une perquisition chez le consultant montréalais, pour un tout autre délit. Pas moins de 3000 personnes ont par cette filière obtenu une carte frauduleusement – le réseau concentré en Afrique du Nord avait aussi des ramifications dans l’Afrique francophone et même en Asie, a-t-on appris.

La plupart de ces étrangers ne visent pas à obtenir des soins gratuits; la carte d’assurance maladie du Québec est pour eux une étape importante dans leur demande de citoyenneté canadienne. Elle leur sert de preuve de résidence permanente au Canada. Or, ils ne quittent pas leur pays d’origine. Le passeport canadien vaut de l’or dans beaucoup de pays pauvres. La résidence au Québec permet aussi de faire des études universitaires à une fraction des coûts exigés partout ailleurs.

Officiellement, hier, la RAMQ s’est faite bien laconique. Dans un communiqué, on s’est contenté d’indiquer qu’on avait entamé «il y a quelques mois une enquête auprès de personnes potentiellement impliquées dans un subterfuge sophistiqué (…) en vue de faire croire qu’elles étaient des résidantes du Québec». Ces détenteurs avaient ainsi «cumulé de fausses preuves de résidence et de présence au Québec».

Le porte-parole de la RAMQ, Marc Lortie, s’est contenté de dire que «l’enquête allait prendre encore un bout de temps» et n’a même pas voulu préciser dans quels pays les cartes frauduleuses se retrouvaient surtout. ( Janvier 2009)

Pis? Sommes-nous « démêlés »?

Non.

10 millions. 12 millions. 14 millions.$$$.

De quoi se payer un bon avocat et repartir la business sous un autre nom. Suffit de déplacer les Z. Les Zorro contre les Zéros.

Pour ceux qui aiment s’amuser, aller visiter le site de ce SCCI. Faites le tour pour constater le nombre de membres qui ont fini par être rejetés.

on n’enquêtait alors qu’à partir du moment où plus de 12 cartes avaient la même adresse.

Avec des gens aussi futés, qui ont un flair de berger allemand nourri à l’ail, on se sent en sécurité pour ce qui est des « terroristes », mais très peu en ce qui concerne nos avoirs collectifs.

Je propose qu’on embauche Monsieur Nizar, avec un salaire de 2 $ millions par an.

L’épargne n’a pas de prix…

Attawapiskat ou le règne du mépris

Les auteurs de cet article : Camil Bouchard, Gérard Duhaime, Francine Lavoie, Georgia Vrakas, Dominique Arama, Marie-Claude Larrivée, Isabelle Boisvert et Émilie Ruffin

À la fin des années 1800, le gouvernement du Canada interdisait aux autochtones le recours à leur médecine traditionnelle et leurs rites religieux. Puis vinrent les écoles résidentielles. Les enfants y furent portés pensionnaires avec interdiction de parler leur langue : une tentative de génocide culturel dont la loi sur les Indiens adoptée à la fin des années 1880 et revue en 1951 consacre la légalité depuis lors. Cette loi enlève tout droit de propriété résidentielle aux autochtones, les confine à des réserves, les soustrait de toute responsabilité fiscale leur refusant du coup les droits et privilèges de citoyens responsables de leur destin. Cet effort soutenu d’assimilation des autochtones à la majorité Blanche ressemble à s’y méprendre à un apartheid ethnique, infantilise les membres des Premières nations et les piège jour après jour dans une dépendance économique, sociale et culturelle toxique. La suppression systématique de leur culture passe par la négation successive de leur spiritualité, de leur langue, de la relation nourricière avec la Terre. Les réserves sur lesquelles ils sont confinés sont continuellement menacées, perturbées ou inondées dépendant des calendriers de développement économique sur lesquels ils n’ont très souvent rien à dire. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre les taux alarmants de suicides et de dépendance aux drogues chez les autochtones et leur méfiance à l’égard d’un système éducatif qui a broyé toute une génération et qui gomme leur appartenance culturelle.

C’est dans ce contexte aussi que s’inscrit l’attitude méprisante du gouvernement Harper dans la mise en tutelle de la municipalité d’Attawapiskat. Ce faisant, le gouvernement laisse entendre que le manque de logements salubres à Attawapiskat est le résultat d’une administration locale incompétente. Il a beau jeu de le faire, la recette est connue : vous refusez l’exercice des responsabilités civiques à un groupe, vous le confinez à des espaces de vie marginaux et insuffisants à ce que ses membres puissent assurer leurs besoins essentiels comme se nourrir, se loger et se vêtir, et vous les financez ensuite selon votre bon vouloir en les accusant de ne pas prendre leurs responsabilités. Cela relève de la plus haute hypocrisie et de la désinformation malfaisante. L’exemple des 90 millions$ versés à la communauté d’Attawapiskat est éloquent à cet égard. Alors que le gouvernement Harper affirme que ces 90 millions$ ont été octroyés pour la construction de logements, il sait pertinemment que ce n’est pas le cas. Cette somme sert à couvrir l’ensemble des programmes sociaux de la communauté : le logement (5,8 millions$), la santé, les écoles, les infrastructures de tout ordre. La somme dévolue au logement est à peine suffisante pour construire 23 logements alors qu’il en manque plus de 200. On induit sciemment une perception de générosité sans bornes du bon gouvernement canadien à l’égard des «Indiens irresponsables».

Durant ce temps, de l’autre côté de la Baie d’Hudson, dans les 14 communautés de la Baie James et de la Baie d’Ungava,  les Inuits du Nunavik continuent de s’entasser à qui mieux-mieux dans de petits logements dont il manque encore près de 1000 unités, de l’aveu même du gouvernement québécois. Alors que ce dernier annonce un investissement pour la construction de 500 logements supplémentaires (pour lesquels on espère que Québec honorera ses engagements…)  en sus des 340 prévus dans l’entente quinquennale avec Ottawa, le gouvernement Harper refuse toujours de reconnaître ce besoin criant des habitants du Nord. Attawapiskat vit un cauchemar aux yeux de tous. Les villages du Nunavik sont aux prises avec le même problème depuis longtemps et cela engendre des drames qui font quelquefois la manchette puis tombent dans l’oubli, la distance, l’isolement ou l’indifférence faisant leur oeuvre. L’attitude du gouvernement Harper devant la détresse des familles d’Attawapiskat nous fait imaginer le pire pour toutes les autres communautés autochtones. On comprend aisément pourquoi ce gouvernement s’est longuement fait tirer l’oreille avant de signer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le temps est venu de saisir l’ONU du peu de cas que fait le gouvernement canadien de ces droits.

http://www.centpapiers.com/canada-attawapiskat-ou-le-regne-du-mepris/89410

AP Photo/Adrian Wyld, The Canadian Press

AP Photo/Adrian Wyld, The Canadian Press

Le F-16 du chômeur

Hier, dans La Presse Affaires, mon collègue Joël-Denis Bellavance nous apprenait que la caisse de l’assurance emploi accumulera un déficit de 15 milliards au cours des trois prochaines années. Pour cet exercice seulement, le déficit de 6,2 milliards de dollars compte pour 11% du déficit budgétaire fédéral de 56 milliards.

Pour renflouer les coffres de l’assurance emploi, il n’y a qu’un seul moyen: augmenter massivement les cotisations des employeurs et des travailleurs. Cela pourrait coûter jusqu’à 350$ de plus par année à un travailleur salarié.

La nouvelle a de quoi faire bondir d’indignation.

Pendant des années, en fait entre 1992 et 2007, les contributions au programme d’assurance emploi ont été largement supérieures aux prestations, ce qui a permis à Ottawa de dégager d’énormes surplus de 57 milliards en 15 ans. Claude Piché, Cyberpresse

L’histoire est assez simple :

On réforme l’assurance-emploi.

On dégage des surplus de 7 ou 8 milliards de dollars par année en augmentant les cotisations.

On trouve ensuite le moyen de courir après les « fraudeurs » chômeurs… Et on coure.

Ottawa a récolté 57$ milliards en 15 ans.

Tout ça sur le dos des chômeurs.

Ce qui a servi au remboursement de la dette, fin des années 90.

Sheila Fraser bougonne.

On accuse le gouvernement de « détournements de fonds ».

La cour suprême, excusez, j’ai oublié le C majuscule… en arrive à la conclusion – et ceci n’est pas dans l’article de M. Piché – que le gouvernement a le droit d’utiliser, de dispenser, d’étaler les fonds vers d’autres secteurs.

Autrement dit, l’argent des chômeurs a pu servir à n’importe quoi… Supposons l’achat d’un F-16 – beau bijou – pour l’armée de l’air.

Les pauvres ont donc une richesse qui se promène dans les airs… Et je rappelle que le bijou coûtait à l’époque quelque 35, 000$ dollars l’heure à faire voler. Mécaniciens compris…

Ce n’est peut-être pas un détournement de fonds, puisque la Cour suprême le dit, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que ça frise drôlement le détournement de fonds. . Claude Piché, Cyberpresse

On se doit d’être poli et correct…

Non, en fait, maintenant c’est prouvé – ou presque – c’est un vol…