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Les sacs 9/11

 

Apparu dans les années 1970, le sac plastique fait maintenant partie de notre quotidien. Chaque année, les Québécois en utilisent des milliards pour faire leurs emplettes. Selon Recyc-Québec, entre 1,4 et 2,7 milliards de sacs circuleraient annuellement sur le territoire du Québec soit l’équivalent d’environ 350 sacs pour chaque Québécois.

Le même scénario se répète ailleurs dans le monde :

  • Les Français utilisent 17 milliards de sacs de plastique par année, soit 280 sac/personne/an (donnée 2003).
  • Les Belges utilisent 3 milliards de sacs de plastique par année, soit 300 sac/p/an.
  • Les États-Unis consomment annuellement près de 380 milliards de sacs de plastique (1500/p/an) et d’emballages de toutes sortes.
  • Taïwan consommait 16 millions de sacs de plastique par jour avant d’interdire son utilisation en 2001.
  • En 2002, les Australiens ont utilisé 6,9 milliards de sacs (345 sac/p/an) soit l’équivalent de 36 850 tonnes de plastique.

Le sac de plastique est en quelque sorte devenu le symbole de nos habitudes de consommation : nous l‘utilisons une ou deux fois pour ensuite le jeter et l’oublier. Bien sûr, il est utile, mais est-il indispensable? Ekopedia

Le téléphone arabe  des « Ils ont dit… »

Le soporifique et occulte  « Ils »… Qui sont-« ILS » ?

« Ils ont dit »  que ça détruisait  l’environnement… ». Je sais… Et ils ont raison… Mais les « Ils ont dit » et les « Ils ont fait » n’ont pas de liens.  Une fois le petit catéchisme imprimé, les « Ils ont fait » suivent chacun leur méthode. La première consiste à se servir du sac en y mettant le nom de leur compagnie. Nous voilà des pubs ambulantes. La SAQ a ses sacs verts, les grandes surfaces, les épiceries, les quincailleries.

On est tous rentrés dans une parade d’Irlandais… Vert  pas de pissenlits. Il y a quelques années on vendait – et on en vend encore – de ces pioches à pissenlits pour les arracher un à un, pour éviter d’utiliser des herbicides.

Elle dort dans le garage… Et moi sur le divan… La pelouse – pas certain que c’en soit une  – prend  l’air d’une pub de Petit Larousse. Là où je ne « pige » pas, comme dirait Bérurier, c’est que tous les photographes et les peintres courent ces mélanges de couleurs, alors que l’industrie vend des griffes pour « désherber »…

Si on laisse faire les « Ils ont dit… » , ils vont finir par importer de la main-d’œuvre pour arracher des pissenlits.

Les « Ils ont dit » sont champions dans l’hypnotisme de la population.

Et ça nous coûte les yeux de la Bête.

L’éperlan et l’Osmerus

Juliette étant partie pour quelque jour, je me suis dit que c’était l’occasion de festoyer à l’éperlan.  Elle n’en mange pas… Trop d’arêtes…

Personne n’en veut, on dirait.  Si on le nommait de son vrai nom, Osmerus , le raffiné urf viderait son portefeuille … Ou, à tout le moins, dépenserait…

On en veut si tellement peu que les pêcheurs d’éperlans font du compost avec leur surplus.

C’est un pêcheur qui l’a dit, pas un politicien. Sinon, ça s’appellerait une dépêche…

***

- Entre 150g ou 200g d’éperlan, s’il-vous- plaît!

Je n’ai jamais vu un si beau sourire… Il y avait de la parade au fond de ses yeux… C’est comme si elle les avait cirés avant de me parler : il y avait de la lumière jusqu’au plancher.

Mais les complotistes ont de drôles de réaction : ou bien je l’intéressais, ou bien elle voulait se débarrasser de son poisson.

C’est au moment de passer à la caisse qu’une odeur m’est restée collé : la caissière s’est retournée et ne m’a pas offert de sac. Moi qui suis snob comme Bérurier , j’ai pris mon petit paquet avec des pinces de homard frustré et je suis sorti.

Dans un petit  centre d’achats…

Ensuite,  je  suis allé me procurer de la vitamine C.

- Voulez-vous un sac?

Je lui ai expliqué que j’avais différents achats à faire et que…

- C’est 5 cents…

Pendant que BP flambait les éperlans, les homards, les crevettes, et les pêcheurs avec,   là, au bout du monde pas loin d’ici,  avec  son geyser « accidentel »… Un sac à 5 cents. 20$ milliards de dollars pour BP et son président hélicopté.

« Je m’excuse!  »…

Essayez de tuer votre femme parce qu’elle ne mange pas d’éperlan et dites ensuite : « Je m’excuse »?

Les super riches sont des Osmerus et les pauvres des éperlans. L’un est responsable, l’autre est coupable.

C’est la chambre à gaz à coup sûr, ou l’injection …

C’est l’ère des catéchismes  compressés en mp3…

On se télécharge du savoir trop vite… On croit plus vite que son ombre.

Dans un monde laïc, les « Ils ont dit… » sont des dieux.

Les créances ont leur panthéon…

La caisse confessionnal

Si vous appartenez à une génération qui êtes passée par le confessionnal, vous vous souvenez du malaise à avouer ses péchés sans… mentir. C’était une sorte de chambre à décompression pour se soulager de la peur de l’enfer.

Il y avait là un blanchisseur d’âmes. Je me souviens de mon curé  qui souffrait d’asthme, et j’essayais de ne pas trop le malmener en bémolisant un peu mes fautes. J’avais peur qu’il s’étouffe…

Puis ce fut l’ère de la psychologie et de la psychanalyse.

Un prêtre par paroisse.  Un psychologue ici et là… Et des vendeurs de « bonheur » à toutes les sauces…

Mais pour la nouvelle religion d’État, le vert à tout prix, il y 8 convertis sur 10 à la grande mission.

Chaque caisse a son tribunal. Chaque caissière ou caissier est un juge. Et chaque regard est comme ce doigt de Dieu sortant des nuages pour foudroyer  le pécheur.

— Vous voulez un sac?

C’est le résultat d’un mouvement bien organisé qui multiplie ses clones fanatiques à la vitesse des chaînes de montages.

— Euh!… Oui.

Vous sortez du magasin, soulagé comme si vous veniez de sortir avec  une bombe.

Vous vivez dans un monde de la culture hydroponique d’Al Gore : tout le monde est « Al ».

Ou un clone… Sorte de perroquet mutant qui parle en couleurs sans émettre un son.

L’enfer  est dans le sac

Amusez vous à googler en inscrivant « sac de plastique » pour saisir l’ampleur de cette fièvre. On comprend que le le 7 ième continent ne soit  pas une « soupe plastique » dont on peut se vanter…  Il faut toutefois démêler l’utile au désagréable… Tout dire et ne rien faire… Voilà une belle plaque d’immatriculation.

Or, les affichages ou nominations étant vertes, ce n’est pas dire que le produit l’est :

Les biodégradables : ils ne sont pas biodégradables si on les envoie avec les autres rebus. Ils ont besoin d’oxygène. De sorte qu’ils produisent des gaz à effet se serre.

Les oxodégradable: sac de plastique. Donc le terme n’est qu’une sémantique,  en fait c’est un terme de marketing,  il est fragmental, il se dégrade, sauf que  les parties sont soudées avec une colle qui endommage l’environnement.

Dégradable ne signifie pas compostable. Combiné au plastique il corrompt la chaîne davantage puisqu’il n’est plus recyclable.

Bref, les sacs de plastique conventionnels sont souhaitables puis qu’ils sont recyclables et qu’ils peuvent être réutilisés.

Pèlerinage à composte-t-elle?

Le mouvement de cette ère du diable plastique proviendrait de Washington. L’argent  amassé aurait servi à décontaminer des eaux de la rivière Anacostia  ou, à tout le moins,  à des intérêts écologiques.

Au Québec, il n’y a pas de mouvements centralisateurs concernant la politique de l’usage à faire concernant ces sacs.

Chacun pour soi…

Certains versent les revenus à des écoles pour organiser des activités. Métro donne des fonds à des écoles qui présentent des projets divers. Loblaw également,  vise à promouvoir des projets via les écoles : pièces de théâtre, capsules radio, livres pour enfants.

La palme va à Rona qui en partenariat avec Hydro-Québec et le gouvernement du Québec a investi 750,000$ pour… « La maison du développement durable ». Des locaux pour les « papes » le l’environnement … Équiterre, et les autres « soutanés ».

Pour écourter l’histoire, c’est une taxe camouflée et souvent des revenus pour certaines compagnies et instruments de promotion ou propagande.

On crée le « péché » et on vous le vend à 5 cents.

Le problème est que l’on créée une infinité de petits psy-curés-moralisateurs.

Il y a plus dangereux que le plastique : le citoyen plastifié. Un personnage moulé aux idées dépeignées  des États.

Quand le XXX bat le PPP

 

Un milliard de sacs, çà doit représenter des emplois?  Ça,  on n’en parle pas. Je suppose donc qu’il y a une industrie en danger.  Sinon  il faudrait  simplement cesser d’en fabriquer. Pour faire preuve de bonne volonté, on pourrait au moins investir cet argent dans des plantations d’arbres ou je ne sais quoi. Ou encore créer un concours avec une récompense (pris sur les 5 cents) de 250,000$ à qui créerait le sac le plus original réutilisable.

Si à Washington a dépollué une rivière avec l’argent des sacs, je propose que l’on investisse cet argent dans la dépollution du parlement en se payant une moitié de la chambre avec des députés indépendants.

Je suis prêt à acheter des sacs, à sortir de mon divan avec ma pioche à pissenlits…

Le sac est dans le chat

 

Il est étrange que dans certains secteurs on fasse preuve d’une ingéniosité remarquable. Prenez « l’industrie du sexe », elle a réussi  à créer un sous-vêtement mangeable. Vous pouvez en commander chez Erosquebec.

Nous  ne sommes pas capables  de créer un sac « vert »? Qu’on donne un contrat sous forme de PPP à ce XXX!

En passant, les sacs coûtent deux cents à produire… Le reste est un revenu supplémentaire seulement camouflé.

Certains proposent des sacs en osier… Un peu encombrants, mais biodégradables.

Pour le québécois, pourquoi pas un sac en écorce de bouleau?

Je n’ai pas encore entendu parler d’un  8e continent formé des déchets des  canots amérindiens…

- Vous voulez un sac?

- Oh! Oui. J’ai deux chats et nous les utilisons pour … la litière. C’est gênant à dire, mais un chat est un chat…

- Alors, puis-je avoir  votre carte et votre numéro d’enregistrement du registre des chats du  Québec?

***

Source : Dumont, 360 degrés

You Tube : La vérité sur les sacs de plastique

Les citoyens sacrifiés aux dieux….

« L’art de lever l’impôt consiste à plumer les oies sans trop les faire crier »

Colbert

 

Les surplus offerts aux dieux

On a longtemps considéré que les sociétés primitives étaient des sociétés de disette. Les hommes parvenant tout juste à assurer leur subsistance, ils ne pourraient produire l’excédent nécessaire au paiement d’un impôt.

Mais Marshall Sahlins a montré que d’une part ces société produisent du surplus, utilisé sous forme d’offrandes aux divinités ou pour des transactions du type do e contre-don, et que d’autre part elle limitait volontairement leur production. Sociétés sans impôt, Wikipedia

Sommaire de l’évolution de l’impôt

 

De plus en plus, le pouvoir d’achat est rogné. De plus en plus, le citoyen se plaint de payer trop d’impôt. Si l’impôt existe pour payer des services en commun : santé, routes, appareils d’États, système scolaire, système judiciaire, armée,  etc… la liste est longue et s’allonge au fil de  l’évolution des sociétés. Du moins c’est ce qu’il apparaît à première vue. Car depuis quelques décennies, l’impôt, malgré ses augmentations successives, ronge le pouvoir d’achat du citoyen en même temps que la demande de services, pourtant de base ( routes, hôpitaux, ou autres), sont en retard sur leur calendrier. Dans certaines villes, les infrastructures sont désuètes, et les taxes ( autre forme de prélèvement parmi tant d’autres) ne parviennent même pas à calfeutrer des besoins primaires; aqueducs, asphaltage, et bien d’autres.

Bref, l’ensemble de la société, dans ses perceptions multiples, à chaque année revisitée, cherche des sources de financements nouveaux.

L’idéalisme de l’impôt : une réussite théorique

Les impôts peuvent être modulés en fonction de caractéristiques de la population, ce qui permet de les faire peser plus ou moins sur différente parties de la population. Il est ainsi possible d’appauvrir une partie de la population, ce qui, par contraste, constitue un enrichissement relatif pour le reste de la population (par rapport au niveau moyen d’imposition, tout se passe pour elle comme si on lui versait de l’argent). Wikipedia

Le grave problème intrinsèque de cet idéalisme est qu’il fonctionne en vase clos. C’est une conception de «pays», malheureusement totalement inepte dans un fonctionnement néolibéral à paliers camouflés :

*Les fonds circulent mais sortent des pays

* Les fonds sont transigés sans regards à la réalité des biens, bref, du capital

* Les structures complexes des sociétés, la disparition d’une éthique pouvant restreindre la «saignée» n’est plus.

* Le citoyen participe, mais le citoyen est dépecé au profit des investisseurs profiteurs de l’État, rendus invisibles, ainsi que leurs capitaux engrangés et déplacé.

Détournement de fonds légalisés

Le mode de fonctionnement des investisseurs puissants, si «cher» à l’État, n’est cher, en vérité que pour le citoyen décarcassé de ses petits avoirs. La crise économique est on ne peut plus démonstrative et dévoile l’évidence d’une perte de contrôle qui va plus loin que le pays.

Un pays sans pays : To live and Die at Bank City

Les investisseurs – souvent sous couvert de compagnies éparpillées – ont créé, au fil des décennies un nouveau pays : Bank City.

Bank City n’apparaît pas sur les cartes de Google. C’est une entité pixelisée éparpillée et camouflée sous des numéros, des coffres, des abris fiscaux. C’est un État de citoyens sans pays, sans drapeau – sinon qu’un billet de banque – vivant des résidus savamment soutirés du citoyen, même à travers les appareils d’États qui les perçoivent comme des créateurs d’emplois, donc de richesses, et d’investisseurs puissants.

Les deux richesses et les maux de tête

Dans son analyse et essai, Nouvelle Société , l’économiste Pierre JC Allard dissèque cette aberration qui a conduit toutes les sociétés occidentales à la crise actuelle.

Qu’en est-il de cette répartition de richesses? Qu’en est-il de ce droit que chaque citoyen a sur SES investissements?

En théorie peut-être, mais en pratique? Dans la réalité les riches gagnent du fric n’est-ce pas? Oui… mais ils ne gagnent pas du fric comme vous et moi. Ils font des "gains en capital", ils font des "profits non distribués", ils font des placements à l’étranger… et, quand ils contribuent, ce n’est pas par le biais d’une retenue à la source. Ils "créent des emplois", ils font des "pertes fiscales", ils donnent des oeuvres d’art qui leur valent des déductions … Quand les riches payent un impôt sur leur revenu tel que déclaré, leur revenu, même si leur déclaration est honnête, n’est pas du tout dans le même rapport au revenu des contribuables de la classe moyenne que leur richesse l’est aux maigres biens que ces derniers possèdent. La vieille panoplie

Existe-t-il deux richesses en ce moment ? On dirait que la réponse est oui. Tout simplement parce que l’accumulation de richesse pour la richesse fait disparaître le «surplus» du citoyen-payeur.

De plus, les dirigeants des pays endettent le citoyen jusqu’à la lie et se demandent ensuite ce qui se passe.

Il se passe qu’il existe une richesse de pouvoir et une autre de citoyens.

Le génie du système néo-libéral a été de faire clairement la distinction entre d’une part la richesse qui est composée des biens et services qu’on consomme et, d’autre part, la richesse symbolique, scripturale, qui n’est que du papier, mais qui a une valeur indiscutée réelle si on ne s’en sert que comme outil de pouvoir. De faire cette distinction, puis de comprendre qu’il n’y a aucun problème à donner plus d’argent aux riches, dans la mesure où la part des consommateurs n’en est pas réduite et où tout ce qui est produit peut donc toujours être vendu. Le postulat des deux richesses

Le dérapage 2008

Le dérapage économique 2008 n’est pas issu de quelques années d’activités économiques : il est issu d’une brisure entre les biens réels et les «biens» fictifs. Depuis des décennies que nos crises successives sont plastronnées par de savants calculs, mais, surtout par un banditisme cravaté et éparpillé, bref, invisible.

Le dérapage 2008 n’est que le résultat d’un laxisme de contrôle ainsi que d’une avidité combinée à des attaques exponentielles résultats des forces éparpillées dans le monde souterrain de la finance.

L’on se demande d’où provient cette crise…

Le creuset politique : moule sonore des cavernes des banques

Simple : les trapézistes du grand cirque de la monnaie virtuelle ont blousé le citoyen, les pays, les économistes engourdis.

Et les politiciens moribonds : ces pancartes unidimensionnelles, à façade cosmétiques, mais sans profondeur.

Un rectangle ne fait pas une boîte.

Ces champions vaniteux de l’angle nous ont bernés, mais ils sont trop soucieux de leur image.

Ce creuset n’est qu’un moule sonore.

Avant on offrait son surplus aux dieux, maintenant c’est l’odieux qui se sert de nos surplus.

Et les oies sont silencieuses… En autant qu’ils leur reste suffisamment de plumes pour faire un petit vol de temps en temps. L’oiseau est content.

Tout ça pendant que l’autre s’envole avec nos avoirs avec des plumes volées dans nos pays, nos projets, nos espaces.

L’impossibilité de la croissance, par @georgemonbiot

Les trois grandes pyramides de Gizeh sont les nécropoles des pharaons Khéops, Khéphren et Mykérinos. Le fils de Mykérinos a déserté les lieux, probablement en raison de l'exposition de la ville administrative aux déluges. © Ricardo Liberato, cc by sa 2.0

C’est simple. Si nous ne parvenons pas à changer de système économique, nous sommes foutus.

Par George Monbiot, publié dans le Guardian le 28 mai 2014

Billet poliment emprunté et gracieusement traduit de l’anglais par @sknob

Imaginons qu’en 3030 avant J.-C, le total des richesses du peuple d’Égypte tenait dans un mètre cube. Et imaginons que ces richesses aient augmenté de 4,5 % par an. Quelle serait la taille du pactole arrivé à la bataille d’Actium en 30 av. J.-C ? Voici le calcul effectué par le banquier d’affaires Jeremy Grantham.

Allez-y, devinez. Dix fois la taille des pyramides ? Tout le sable du Sahara ? L’Océan Atlantique ? Le volume de la planète ? Un peu plus ? C’est 2,5 milliards de milliards de systèmes solaires. Il ne faut pas contempler ce résultat bien longtemps pour parvenir à la conclusion paradoxale que notre salut dépend de notre effondrement.

Réussir est l’assurance de notre destruction. Échouer est l’assurance de notre destruction. Voici le piège que nous nous sommes tendu. Ignorez si ça vous chante le changement climatique, l’effondrement de la biodiversité, l’épuisement de l’eau, des sols, des minéraux, du pétrole ; même si ces problèmes s’évanouissaient d’un coup de baguette magique, l’arithmétique de la croissance composée prouve qu’il est impossible de continuer comme ça.

La croissance économique est une émanation de l’exploitation des combustibles fossiles. Avant que l’on se mette à extraire de vastes quantités de charbon, chaque pic de production industrielle était compensé par une chute de la production agricole, car la puissance en charbon de bois ou en chevaux exigée par l’industrie réduisait les terres cultivables disponibles. Chacune de ces anciennes révolutions industrielles s’est effondrée, car leur croissance n’était pas soutenable. Mais le charbon a brisé ce cycle en permettant – pour quelques centaines d’années – le phénomène que nous appelons aujourd’hui la croissance soutenue.

Ce n’est ni le capitalisme, ni le communisme qui ont rendu possible les progrès et les pathologies (guerres mondiales, concentration sans précédent des richesses, destruction de la planète) de l’ère moderne. C’est le charbon, suivi du pétrole et du gaz. La méta-tendance, le récit principal, c’est l’expansion dopée au carbone. Nos idéologies ne sont que de simples péripéties secondaires. Mais maintenant que les réserves les plus accessibles sont épuisées, nous devons ravager les coins plus reculés de la planète pour préserver notre proposition intenable.

Vendredi dernier, quelques jours après que des scientifiques aient annoncé que l’effondrement de la calotte glacière de l’Antarctique de l’Ouest était désormais inéluctable, le gouvernement de l’Équateur a donné son feu vert aux forages pétroliers dans le parc national de Yasuni. Il avait fait une proposition aux autres gouvernements : s’ils contribuaient la moitié de la valeur du gisement dans cette partie du parc, on le laisserait reposer sous terre. On peut voir ça comme du chantage, ou comme du commerce équitable. L’Équateur est un pays pauvre, riche en gisements pétroliers : pourquoi les laisser inexploités sans compensation, a fait valoir son gouvernement, alors que tout le monde creuse jusqu’au premier cercle de l’enfer ? Il a demandé $3,6 milliards, et il a obtenu $13 millions. Le résultat, c’est quePetroamazonas, une société avec de drôles d’antécédents en matière de destruction et de marées noires, va pouvoir pénétrer l’une des zones les plus riches en biodiversité de la planète, où selon certains, chaque hectare de forêt vierge contient plus d’espèces que toute l’Amérique du Nord.

La société pétrolière britannique Soco espère pour sa part pénétrer le plus ancien parc national d’Afrique, Virunga, en République démocratique du Congo ; l’un des derniers bastions du gorille des montagnes et de l’okapi, des chimpanzés et des éléphants des forêts. En Angleterre, où 4,4 milliards de barils de gaz de schiste potentiels viennent d’être identifiés dans le sud-est, le gouvernement rêve de transformer les banlieues arborées en un nouveau delta du Niger. Pour y parvenir, il modifie le droit régissant la violation de propriétépour permettre les forages sans consentement préalable, et il graisse généreusement la patte des résidents. Ces nouvelles réserves ne règlent rien. Elles ne réduisent pas notre appétit pour ces ressources, elles l’exacerbent.

La trajectoire du taux de croissance indique que le saccage de la planète ne fait que commencer. Avec l’expansion de l’économie mondiale, chaque endroit qui abrite des éléments concentrés, inhabituels ou précieux sera débusqué et exploité, ses ressources extraites et dispersées, réduisant les merveilles du monde si diverses et variées en un tapis de gravats uniformément gris.

Certains essaient de résoudre cette équation impossible en invoquant le mythe de la dématérialisation : l’affirmation selon laquelle l’optimisation des processus et la miniaturisation des gadgets feraient qu’au total, nous utiliserions moins de matériaux. Il n’y a aucune indication que ça soit le cas.La production de minerai de fer a augmenté de 180 % en dix ans. L’organisation professionnelle Forest Industries nous dit que « la consommation mondiale de papier a atteint un niveau record et va continuer à croître ». Si nous ne parvenons pas à réduire notre consommation de papier à l’ère du numérique, quel espoir y a-t-il pour d’autres produits de base ?

Observez le train de vie des super-riches, qui donnent le la de la consommation mondiale. Leurs yachts rétrécissent-ils ? Leurs demeures ? Leurs œuvres d’art ? Leurs achats de bois précieux, de poissons ou de pierres rares ? Ceux qui en ont les moyens achètent des maisons de plus en plus grandes pour y stocker des quantités croissantes de possessions dont ils n’auront jamais le loisir de profiter avant leur mort. Imperceptiblement, une proportion croissante de la surface du globe sert à extraire, fabriquer et stocker des choses dont nous n’avons pas besoin. Ce n’est peut-être pas si surprenant que les rêves de colonisation de l’espace — qui nous permettrait d’exporter nos problèmes au lieu de les résoudre — refont surface.

Comme le souligne le philosophe Michael Rowan, les conséquences inévitables de la croissance composée signifient qu’en projetant la prévision de taux de croissance mondial de 2014 (3,1 %), même si nous parvenions à réduire notre consommation de matières premières de 90 %, nous ne repousserions l’inévitable que de 75 ans. L’efficacité ne résout rien tant que la croissance se poursuit.

L’échec incontournable d’une société bâtie sur la croissance et sa destruction des organismes vivants de la Terre sont les fondements accablants de notre existence. Dès lors, ils ne sont mentionnés pratiquement nulle part. Ils constituent le grand tabou du XXIe siècle, les sujets qui n’ont de cesse d’agacer vos amis et vos voisins. Nous vivons comme si nous étions prisonniers du supplément dominical de nos journaux : obsédés par la célébrité, la mode et par les trois pénibles piliers des conversations des classes moyennes : les recettes, les travaux de décoration et les lieux de villégiature. Tout sauf le sujet qui exige notre attention.

Le défonçage de portes ouvertes, le résultat de calculs élémentaires sont traités comme autant de distractions aussi ésotériques que déplacées, tandis que la proposition intenable qui régit nos vies paraît si rationnelle, normale et banale à nos yeux qu’elle n’est même pas digne d’être mentionnée. C’est d’ailleurs à cela que l’on mesure la gravité du problème : à notre incapacité ne serait-ce que d’en débattre.

http://babordages.fr/limpossibilite-de-la-croissance-par-georgemonbiot/

La sécurité Vista

Au grand menu Microsoft j’avais déjà goûté à cet infect ME. Monsieur était instable… Instable comme un faux mari coureur de jupons. Il n’arrêtait pas de flanquer son erreur 32. Le cœur du programme m’avait-on dit.

Les OS de Microsoft c’est comme le pain dans les magasins : le plus simple est le meilleur, mais le meilleur n’y est pas. Le sac est surpeuplement coloré et la mode est au pain mou. Comme le citoyen Québécois. Tout mou, qui a besoin de se faire griller dans un grille-pain pour se roidir.

La première fois que j’ai mis les neurones dans le système, j’avais les yeux d’un loucheur qui regardait deux belles filles.

Et pour ce qui est de la sécurité, il n’a pas son pareil : on se croirait dans un poste de police.

Vous voulez entrer un petit programme? M. Vista est précieux et plisse des yeux.

  • Oui, je le veux
  • Non, je ne veux pas installer ce programme

Et vous cliquez….

  • Êtes-vous sûr de ce que vous faites?
  • Oui.

Et si on continue la méthode Vista, si sécuritaire, on pourrait faire un dialogue avec cet OS qui sourcille à chaque clic.

Vous installez un programme.

  • Vous ne pouvez l’installer sans l’autorisation du propriétaire.

Je change de fichier en l’envoyant dans un ailleurs.

  • Êtes-vous sûr de vouloir l’installer?
  • Oui, j’abandonne… ( second choix)
  • Avez-vous consulté votre femme? ( Nouveau Vista)
  • Non.
  • Avez-vous consulté un expert? Ce programme contient un fichier douteux.
  • Non
  • Voulez-vous quand même l’installer?
  • Oui.
  • Cliquez ici pour l’installation. Cliquez ici pour revenir à Vista.
  • Installation.
  • Vista ne peut pas installer le programme, celui-ci étant lié à XP.
  • Voulez-vous que Vista fasse une recherche sur le Net?
  • Non.
  • Voulez-vous que Vista cherche sur votre ordinateur?
  • Non.
  • Voulez-vous que Vista cherche sur le Net?
  • Oui.
  • Pendant que Vista fait sa recherche, vous pouvez visiter les merveilleuses améliorations que Vista vous apporte.
  • Non.
  • Écrivez dans la case ici présente ce que vous voulez faire?
  • Je voudrais aller pisser.
  • Cette réponse vous a-t-elle satisfaite?
  • Non, mais je suis soulagé.
  • Vista a détecté un composant douteux. Acceptez-vous ce composant?
  • Oui.
  • Êtes-vous certain?
  • Oui.
  • Vista a détecté un fichier douteux. Voulez-vous continuer l’installation du programme?
  • Oui.
  • Avez-vous déjà téléchargé ce programme avant?
  • Oui.
  • Oui, je le connais ou Non, je ne le connais pas.
  • Je le connais.
  • Êtes-vous sûr de ceci? Vista vos propose d’abandonner l’installation de ce programme. Inscrivez le nom du programme pour que Vista puisse faire une recherche sur le Net.
  • Vista.

Bilderberg et la destruction de l’économie mondiale

 

 

01

Article placé le 10 juin 2010, par Frédéric Courvoisier (Genève)

Le journaliste d’investigation Daniel Estulin a prononcé devant la classe politique à Bruxelles un discours qui révèle l’intention de l’élite financière de détruire l’économie globale et de transformer le monde en une entreprise dont elle seule serait bénéficiaire.

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes maintenant en mesure de changer l’Histoire. Finalement, je crois que l’humanité a un avenir. Une population un moment démoralisée et sans but est en train de sortir d’un profond sommeil. Dans ce réveil général, les gens commencent à poser les questions adéquates. Non plus « Qu’est-ce que je gagne dans tout cela? » mais « Qu’est-ce qui est juste? ». C’est un phénomène international en réponse et en réaction à une perception aiguë que le monde entier va à la catastrophe à moins que nous autres, les gens, nous ne fassions quelque chose.

J’ai écrit un livre sur le thème du groupe Bilderberg. Ce livre, d’une certaine manière, est devenu le catalyseur d’un mouvement dans le monde entier. Maintenant, nous n’avons pas beaucoup de temps, si bien que je voudrais vous expliquer ce qu’est le Bilderberg et pour quelles raisons il doit être arrêté.

Dans le monde de la finance internationale, il y a ceux qui décident des évènements et ceux qui y réagissent. Bien que ces derniers soient plus connus, plus nombreux, et plus puissants en apparence, le véritable pouvoir appartient aux premiers. Au centre du système financier global se trouve l’oligarchie financière représentée par le groupe Bilderberg.

L’organisation du Bilderberg est dynamique, en ce sens qu’elle change avec le temps, absorbe et crée de nouvelles branches pendant qu’elle se défait de celles qui sont en déclin. Ses membres vont et viennent mais, mais le système en lui-même n’a pas changé. C’est un système autoreproducteur, une toile d’araignée virtuelle tissée des intérêts financiers, politiques, économiques et industriels.

Maintenant, le Bilderberg n’est pas une société secrète, un oeil pervers qui voit tout. Ce n’est pas une conspiration, bien que certaines personnes, de manière naïve, le voient ainsi. Ce n’est pas non plus un groupe de personnes, et peu importe qu’elles soient si puissantes, qui s’assoient autour d’une table dans l’obscurité, en se tenant par la main, regardant une boule de cristal et décidant de l’avenir du monde.

C’est une réunion de personnes qui représentent une certaine idéologie.

Ce n’est pas un Gouvernement Mondial ou un Nouvel Ordre Mondial, comme beaucoup le croient à tort. En revanche, l’idéologie est celle d’une Entreprise Mondiale. En 1968, lors d’une réunion du Bilderberg au Canada, George Ball, secrétaire adjoint aux affaires économiques de JFK et de Johnson a dit : « Où trouver un fondement légitime au pouvoir de l’administration des entreprises de prendre des décisions qui peuvent affecter profondément la vie économique des nations dont les gouvernements n’ont qu’une responsabilité limitée? »

L’dée qui est derrière chaque réunion du Bilderberg est de créer ce qu’eux-mêmes nomment L’ARISTOCRATIE DE PROJET concernant la meilleure manière de gérer la planète entre élites d’Europe et d’Amérique du Nord. En d’autres termes, c’est la création d’un réseau de cartels immenses, plus puissants que n’importe quelle nation de la terre, destinés à contrôler les nécessités vitales du reste de l’humanité, évidemment de leur point de vue privilégié, pour notre propre bien et bénéfice, à nous, les classes inférieures (“The Great Unwashed” , nous appellent-ils)

La raison qui fait que les gens ne croient pas au Bilderberg et autres organisations qui oeuvrent avec et exercent un pareil contrôle sur la scène mondiale est qu’il s’agit d’un phantasme cartésien, selon lequel ce sont les intentions isolées de quelques individus, et non pas la dynamique des processus sociaux, qui modèlent le cours de l’histoire, comme le mouvement de l’évolution des idées et de certains sujets, sur plusieurs générations, voire des siècles.

Le Bilderberg est le moyen de regrouper les institutions financières qui représentent les plus puissants et les plus prédateurs des intérêts financiers. Et, en ce moment, cette combinaison est le pire ennemi de l’humanité.

Nous pouvons nous réjouir qu’aujourd’hui le Bilderberg soit devenu un sujet abordé par les media des entreprises. Non parce que ceux-ci se sont tout à coup souvenus de leurs responsabilités envers nous, mais parce que nous les avons obligé à avoir cette position inconfortable en prenant conscience que leurs présidents et premiers ministres, leurs petits rois et reines sont les marionnettes de forces puissantes opérant en coulisse.

Quelque chose nous est arrivé au milieu de l’effondrement économique général. Les gens sont en grande partie soumis à quelque chose qu’ils ne comprennent pas toujours. Mais qui les amène à agir dans leur propre intérêt. C’est ce qu’ils sont en train de faire en Grèce. C’est ce qu’ils sont en train de faire aux Etats Unis. Cela s’appelle le principe anthropique. C’est comme si un ras de marée survenait et enlevait nos peurs. Les gens, en se rendant compte que leur existence est menacée, ont perdu leurs peurs, et les Bilderberger et les autres s’en aperçoivent.

C’est peut-être pourquoi, dans un récent discours au Council of Foreign Relations (CFR) à Montréal, Zbigniew Brzezinski, l’un des fondateurs de la commission Trilatérale, a averti qu’un « réveil politique mondial », combiné avec des luttes internes de l’élite, menaçait de détourner le courant vers un gouvernement global.

Vous pouvez voir que les gens qui sont ici ont des passés politiques et idéologiques différents. Ce qui nous unit, cependant, c’est que nous sommes tous des patriotes. Et ceux qui s’opposent à nous, ceux qui travaillent pour des sociétés secrètes, qui ont vendu leur pays pour un morceau de viande, sont des traîtres. Non seulement des traîtres à leur peuple et à leur pays, mais à l’humanité toute entière.

Maintenant, [venons en à] l’objet de cette conférence de Presse, qui est le Bilderberg vers une Entreprise Mondiale.

Il y a environ six siècles et demie, l’économie de l’Europe s’est effondrée lors de ce qu’il est convenu d’appeler « l’obscurité moyenâgeuse » de l’Europe, la plus grande chute économique et démographique de l’Europe depuis la chute de l’empire romain. Ainsi, au milieu du XIV° siècle, une grande partie du pouvoir de l’oligarchie a été réduite à néant. Cette désintégration explosa en chaîne comme l’éclatement soudain de la pire bulle financière de spéculation sur la dette dans l’histoire (jusqu’à nos jours), quand les banques Bradi et Peruzzi s’effondrèrent. L’éclatement et l’effondrement de la bulle sur la dette lombarde provoqua une chute du pouvoir des familles de l’oligarchie.

Qu’est-ce que ça a à voir avec le Bilderberg?

L’histoire contemporaine a remplacé l’histoire médiévale au moment où les institutions qui distinguent spécifiquement l’histoire contemporaine de l’histoire médiévale ont été mises en place. Ce qui eu lieu en 1439 au Conseil de Florence. Quelles furent ces nouvelles institutions?

1) La conception des républiques modernes, états-nations sous domination de la loi naturelle

2) La mission principale de la promotion du progrès scientifique et technologique comme mandat donné par la république.

Ces deux idéaux constituent un élément crucial : leur existence institutionnalisée dans chaque partie de l’Europe a tout changé dans toute l’Europe, parce que ces changements institutionnels ont accéléré le rythme de l’expansion de l’humanité sur la nature, par tête et par km2. De même qu’aucun pays ne cherchait à ne pas progresser ou ne pas se développer de peur d’être rejeté désespérément.

Le premier succès est arrivé en France, sous Louis XI, qui a doublé le revenu par tête en France et a vaincu tous les ennemis de son pays. Les succès de Louis XI ont entraîné une réaction en chaîne d’efforts pour établir des états-nations sur le modèle de l’Angleterre de Henry VII.

Une autre idée-clef, qui vient du Conseil de Florence, et qui, bien plus tard, s’est répandue aux Etats Unis, est celle du principe universel de Bien-Etre Général, sur lequel toute la société moderne est basée.

Maintenant, le bien-être ne veut pas dire avoir des bonnes choses pour rien, assis sur un canapé en mangeant de la pizza, en faisant le joli coeur, en regardant la télévision, tout en attendant que le chèque du chômage arrive.

C’est une question d’immortalité. Quel est le but de l’existence de l’homme et du gouvernement? C’est de pourvoir au bein-être des générations futures. Assurer notre survie en tant qu’espèce. Le principe du Bien-Etre Général, tel qu’il est formulé en résumé dans le préambule de la Constitution Fédérale des Etats Unis, est la loi fondamentale

Quel rapport cela a-t-il avec l’actualité? Ces gens veulent un empire. C’est ça, la globalisation. Et trop de gens croient que pour avoir un empire il faut de l’argent. J’ai entendu les mots : l’Elite de l’Argent. Mais l’argent ne détermine ni la richesse ni l’économie. L’argent ne fait autre chose que circuler dans le monde. L’argent n’a aucune valeur en soi.

L’esprit humain a une influence sur l’évolution de la planète. Ainsi cela dépend de la mesure que prend d’elle même l’humanité. Ce qui nous différencie des animaux est notre capacité à découvrir des principes physiques universels. C’est ce qui nous permet d’innover, ce qui par conséquent améliore la vie des gens en augmentant le pouvoir de l’homme sur la nature.

Vous verrez, ils sont en train de détruire exprès l’économie du monde. Et ce n’est pas la première fois. Cela s’est déjà produit au XIV° Siècle au Moyen Âge : ils sont venus à bout de 30% de la population.

L’empire : à bas les gens stupides ! Ils veulent détruire les facultés créatrices de la raison.

Zero croissance, zero progrès. Club de Rome ; limites à la croissance 1973.

Projet 1980 du CFR : promouvoir la démolition contrôlée de l’économie mondiale

Bilderberg 1995 : Exiger la destruction. Comment? En détruisant exprès l’économie mondiale.

La « Grande Dépression » comme transfert de la richesse.

La « Grande Dépression » n’a pas commencé avec les capitalistes des Etats Unis. Ce fut un évènement que produisirent encore une fois les plus riches en faisant passer la richesse des gens dans les mains de ceux qui étaient déjà riches. C’est ainsi que la Bank of America a gagné des milliers de millions en exécutant des hypothèques de 1929 à 1937. Ne croyez pas une seconde que les plus riches parmi les riches seront atteints pas l’effondrement qui arrive. Les seuls qui seront atteints, ce seront nous autres.

Regardez la Grèce. Ce qu’ils essayent de faire c’est de faire s’effondrer le système, au lieu de permettre que la Grèce réorganise son système monétaire, ils sont en train d’imposer que la Grèce soit instrumentalisée, que la dette de la Grèce soit financée par l’Europe. Mais cette dette n’a aucune valeur. A mettre à la poubelle, de l’argent de monopoly. Du moment qu’on demande à l’Europe, qui traverse à son tour sa propre débâcle financière, d’absorber une dette impayable, que les Grecs, c’est certain, ne pourront jamais payer, cela signifie que l’Europe sera détruite à coup sûr. Et cela est en train de se faire, intentionnellement, puisque personne ne suivra Barroso, qui est, avec tout le respect que je lui dois, intellectuellement limité, ni Trichet qui est si bête.

Défaisons nous de la bureaucratie de Bruxelles. Licencions les tous. Ce sont tous des bons à rien, Ils sont inutiles. Ces gens n’ont jamais rien fait d’utile dans leur vie. Défaisons nous de Barroso. Il a condamné l’Histoire à l’école. Défaisons nous de cet hypocrite de Van Rompuy, non pas parce qu’il est inutile mais parce qu’il est malin et très dangereux. Ce n’est pas la première fois qu’un petit malin fraye son chemin dans l’ombre jusque dans les entrailles du pouvoir.

Vous voyez, c’est une question de leadership et une question d’immortalité. Tous les leaders de la société, spécialement en temps de crise, le sont parce qu’ils se mesurent à ce standard. Des gens comme Barroso, Van Rompuy, le président de l’Union Européenne, Jean-Claude Trichet, Dominique Strauss-Kahn, le directeur administratif du Fond Monétaire International, sont à peine à considérer comme des leaders. En réalité, c’est à peine si on peut les considérer comme des êtres humains si on considère ce que veut dire pour les Humains « Pour le Bien Supérieur de l’Humanité ».

Je ne suis pas en train de parler d’un problème scientifique, mais d’un problème moral. D’une question d’immortalité. Nous autres en tant qu’Etats Nations, en tant qu’habitants de la planète, nous croyons en l’avenir de l’humanité? Et quel avenir aurons nous dans 100 ans ou 200 ans? Ou qu’en sera-t-il de nous dans 10 000 ans? Avons nous le droit de rêver? Si nous pouvons avoir le sentiment d’un but en étant ici, alors les mauvais ne peuvent l’emporter.

Par exemple, ils nous ont dit qu’il fallait sauver l’euro. Que la chute de l’euro entraînerait celle de l’Union Européenne. C’est un mensonge. Au lieu d’une union monétaire européenne faible et fonctionnant mal, nous revenons aux républiques états-nations indépendants. L’Europe de nos ancêtres.

« La diversité culturelle est non seulement le sceau du progrès, mais une garantie de sécurité contre l’extinction humaine » Une fois né, le concept d’état nation ne meurt pas, il attend seulement qu’apparaissent des êtres humains sages et de valeur pour le défendre, pour perfectionner le concept. Nous devons être une fraternité de nations, de nations souveraines – unies par le but commun de l’humanité. Jusqu’à ce que nous puissions amener l’humanité à l’Age de Raison, l’Histoire sera en réalité construite non par la volonté du gros de l’humanité, mais par le petit nombre de ceux qui, avec des intentions bonnes ou mauvaises, dirigent le destin de l’homme, comme un troupeau de vaches est mené aller et retour dans les prés, et, à l’occasion, aussi à l’abattoir.

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Le bonheur à 10h10

Étant donné que le temps  n’est pas, pour moi, de l’argent, et que l’argent ne fait pas le bonheur, j’ai tout à gagner en perdant mon temps. Pierre-Henri Cami Le bonheur est un papillon qui, poursuivi, ne se laisse jamais attraper, mais qui, si vous savez vous asseoir sans bouger, sur votre épaule viendra peut-être un jour se poser. (Nathaniel Hawthorne)   *** Le trou Un homme tomba dans un trou et se fit très mal. Un Cartésien se pencha et lui dit : Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou. Un Spiritualiste le vit et dit : Vous avez dû commettre quelque péché. Un Scientifique calcula la profondeur du trou. Un Journaliste l’interviewa sur ses douleurs. Un Yogi lui dit : Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur. Un Médecin lui lança deux comprimés d’aspirine. Une Infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui. Un Thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou. Une Pratiquante de la pensée positive l’exhorta : Quand on veut, on peut ! Un Optimiste lui dit : Vous auriez pu vous casser une jambe. Un Pessimiste ajouta : Et ça risque d’empirer. Puis un enfant passa, et lui tendit la main… *** Sondage   J’ai fait une capture d’image d’un sondage sur le bonheur et l’argent. D’habitude il y a entre 4000 et 5000 répondants. On en était à 22 310. Le bonheur, c’est comme ses lunettes qu’on cherche : vous l’avez sur le nez. Il faut se résoudre un jour à avoir deux paires de lunettes : l’une pour chercher l’autre… J’ai gardé mes vieilles des années 70, à la David Koresh,   dirigeant d’une secte à Waco : elles sont tellement lourdes que rien qu’en les portant je dépense des calories. Je maigris à vue de nez… *** Le Canada est  actuellement devenu le pays le plus convoité par ceux qui désirent immigrer.  Si on se fie à certaines études, les demandes en immigration sont tellement élevées que si le gouvernement les acceptait toutes, la population du pays atteindrait le double de ce qu’elle est présentement : 60 millions. Deux fois plus  de gens voulant devenir riches … dans un pays riche. Les années 50 Après que les canadiens-français – et bien d’autres nations –  eurent passé à travers la crise des années 30, en se nourrissant de carottes, de navet, de pommes de terre et autres légumes racine qui réussissaient à survivre à l’hiver, il se passa un phénomène singulier : le mal de vivre. Le mal de vivre? C’est assez simple : une fois les besoins primaires satisfaits notre « homo questionnus »  balbutia  le   rébus de « sa propre existence ». Désormais, il n’est plus plusieurs, il est UN. C’est l’éclosion d’un nombril qui faisait partie d’un corps social. Le nombre de livres et de recettes sur la réussite individuelle a été multiplié par cent, voire mille. Et la célèbre expression : «  Je travaille sur moi ». Ce qui fit la fortune des vendeurs. Le bonheur comme projet de vie. Le bonheur se fabrique. Le bonheur au travail. Etc. (En voici un qui date de 2005. Trente ans de recherches…    La psychologie du bonheur, Mihaly Cskszentmihalyi ) Pendant ce temps, à l’autre bout du monde, on cherchait encore de l’eau et du riz. De l’évier jusqu’ au petit coin Le porteur d’eau délivré des seaux et de la recherche  des latrines, notre ami, Walter Clauset,  commença à se promener d’une l’un à l’autre. Cet exercice activa ses neurones.  Ou les endormit… Il fut alors affecté du même syndrome que le poisson : il ne savait pas qu’il nageait dans l’eau. Et on est tous aveugles de l’air également… Maintenant capable d’arroser sa voiture avec un boyau, notre « homo difficultus » se rongeait les neurones comme les angoissés  se grignotent  les ongles. Angoissé. Torturé. Anxieux. Puis enfin, le grand mot : stressé. Débarrassé de vilaines tâches, mais appesanti par une multitude naissante de maux jusque-là inconnus, fut soudainement déboussolé. Vinrent les grandes questions : D’où vient cette auto? Qu’elle est cette auto? Où vont toutes ces autos? Vite! Big Pharma is here! Les benzodiazépines… Il ne dort plus : il y a des mouches sur le pare-brise de son auto. Ça l’agace… Gloup!   Je n’y connais rien, mais O, c’est pour Oui, N, c’est pour  Non, CI, c’est pour impossible, et H3C c’est pour haché trois fois et Coupé. C’est brillant comme structure! On dirait quelqu’un en détresse psychologique ressoudé par une structure chimique. Bang! Guéri pour la nuit… Imaginez un habitant de la planète en train d’arroser sa laitue avec un compte-gouttes tout en regardant à la télévision un type essayant de faire lustrer son auto d’un geyser de pompier! C’est là la relativité du « bien-être » et du mal-être. Du moins dans les besoins dits primaires. Le questionnement est un luxe de l’ère moderne à la portée de tous. On dit : « Bien dans sa peau »… Pourquoi pas dans son âme? Le singe avorté Si le singe est devenu « intelligent » en allant chasser dans les fourmilières à l’aide d’une branchette,   la nécessité étant la mère  de toutes les inventions. Mais plus maintenant… Imaginez qu’un bon samaritain décide d’aider les singes  en leur donnant chaque jour trois fois le nombre de fourmis dont ils ont besoin dans un plat. Plouf! Le darwinisme est en …danger.  Le singe développera une dépendance à son bon  samaritain et s’allongera en attendant son repas. Plus besoin d’inventer d’outils. Vous pouvez bien faire payer le singe par une grimace, mais il finira par savoir qu’il n’aura pas son plat de fourmis s’il ne la fait pas. J’en connais plusieurs qui grimacent au travail. Être heureux à 10h10 Le bonheur arrive de temps en temps. On ne le provoque pas. On peut bien l’appeler. Il ne vient pas. Et parfois il arrive sans qu’il soit demandé. De la visite. De la grande visite! Le « bonheur » est une pointe dans une sorte d’ondes  d’un  graphisme des « états d’âme ». S’il n’y a pas de temps pour être « heureux », il y a les autres. Les autres, autres que ce « moi » faisant partie d’un tout. Ce PDG qui a une île dans le Fleuve Saint-Laurent, et qui est relié au reste du monde en hélicoptère, c’est peut-être là le rêve d’une parcelle de félicité : avoir la paix. Hélas! Il n’y a plus de cours de cuisine à l’école où l’on apprenait aux filles à devenir des mères. Il n’y en a pas eu vraiment non  plus pour apprendre comment se déroule une vie. Comment y faire face. On  s’occupe  à construire (sic) des abeilles et des fourmis. Quant à l’interaction des humains donnant naissance à des humains, on en parle peu. Personne n’est une île, mais tout le monde veut son île. Si tout le monde a une fortune pour acheter des tomates, qui donc produira des tomates? *** Je crois que nous sommes tranquillement devenus des analphabètes incapables de lire une réalité de ce monde : il n’y a pas de vie sans rapports humains. Et la qualité de ces vies dépend de l’attention que nous portons aux autres. Car les autres, c’est comme l’eau qui entoure les îles… Elles n’existeraient tout simplement pas. La vie est un voyage vers les autres. Nous ne savons plus lire dans les yeux. Nous ne savons plus lire l’heure. Bouger, c’est risquer… Nous somme un tout petit peu morts… À 10h10. Gaëtan Pelletier

Québec is raid

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Fire Belle (Always Ready), 1956.

En perdant leur faim, ont perdu le sentiment des choses. Récoltes chiffrées en $, terre devenue un capital de production, moisons et récoltes vendues avant d’être semées. Mauvaises récoltes : pas la mort, une simple perte d’argent. L’amour se dessèche au contact de l’argent. Les fermiers se transforment en commerçants. Seuls les bons subsistent. Les fermes tombent aux mains des hommes d’affaires ; elles s’agrandissent et leur nombre diminue. L’agriculture devient une industrie. Comme dans la Rome antique, les propriétaires terriens importent des « esclaves » (Chinois, Japonais, Mexicains, Philippins) (discours de mépris) (325). Les fermes de plus en plus vastes. Une minorité de fermiers encore attachés à leur terre. Les serfs maltraités. Les cultures changent : les arbres fruitiers remplacent les céréales, légumes qu’on ne peut récolter que pliés en deux (laitues, choux-fleurs, artichauts, pommes de terre) (différence entre agriculture debout et agriculture à quatre pattes). Les grands propriétaires ne travaillent plus à leurs fermes. Extension tel qu’un seul homme ne peut plus suffire : armée de comptables, de chimistes, de surveillants. Le fermier tient boutique : il paye ses hommes et reprend leur argent en leur vendant des provisions puis ne les paye plus du tout. Les ouvriers vivent à crédit (326) et se retrouvent endettés vis-à-vis de la Compagnie. Un grand nombre de propriétaires n’ont même jamais vu leurs terres. ( Les raisins de la colère, Steinbeck) 

Je déteste parler politique, parce que la politique est l’oeuvre de l’Alzheimer des peuples. On oublie… Toutes les racines de la mondialisation se trouvent dans l’oeuvre de Steinbeck: la perte des terres. La perte de la faim… Et le grand miroir falsifié d’un monde meilleur. Un monde "avec des emplois garantis". La peur de mourir de faim après avoir vendu sa terre,  comme cela se passe en ce moment dans le monde.

Je ne parle pas de politique, mais d’humanisme. Et la politique – cette religion du 21 e siècle-  cultive la peur des gens rendus serviles , petit esclave au service de l’État.

Ce qui s’est passé au Québec, lors des élections du 7 avril, c’est une accentuation de la peur de perdre ce que l’on a, les mains liées à l’État et au néolibéralisme mondial.

Pour faire court: les aveugles mènent maintenant les chiens de guerre. De cette guerre économique qui n’en finit plus. De cette guerre mortifère   entretenue et glorifiée, soit-disant "nécessaire".

Et là, le peuple est perdu… Et il n’y a pas qu’au Québec que le peuple est perdu, lui qui a des frontières, et le monde de la finance qui n’en a pas. C’est la nouvelle jungle du monde "moderne".

L’unité un filament de lambeaux que personne ne peut plus suivre.

Informés?

Il y aura toujours dans l’âme des Hommes cette dame pompier venue éteindre les feux. C’est une sorte de mythe  entre la fabulation des esprits et celle d’un monde habitué à la tricherie, à l’espoir, au sauveur attendu qui changera l’eau en vain.

Du Québec au Canada.

De la France à l’Europe.

Des États-Unis  qui enflamment la planète en brûlant l’intérieur de ses citoyens.

De la Russie à l’Ukraine.

Du Venezuela au Venezuela…

Promesses d’emplois et de vie meilleure. Or, dans l’Histoire, les "vies meilleures" ont toujours été provisoires et suivies de crises et de "guerres nécessaires".

En France, Valls triture les chiffres… Comme partout ailleurs.

C’est ce qu’on a à nous offrir, finalement: un monde d’emplois et de rameurs dans lequel il faut payer sa rame et l’on fournit le bateau.

La Fire belle , liée à notre monde est sans doute bien plus représentative que toutes les affiches et la bureaucratie tortue.

Mais, au fond, après avoir donné le prix Nobel à Steinbeck, le visionnaire qui avait retracé le spermatozoïde de la mondialisation, nous n’avons rien appris. La misère de la terre, avec ses saisons sèches, ses propriétaires empressés d’écraser ou de saisir les petits fermiers, rien n’a vraiment changé.

On est mieux vêtus…  Mais le costume est petit… En politique, tout est raid, et dans la la vie tout est raide.  Alors, le petit bonheur étouffe dans son costume. Même s’il se fend en quatre pour "bâtir" un pays. Notre citoyen grossit à la propagande et aux burgers.

Ben voilà! Le monde "avenir" est facile à prédire. Après Philippe Couillard

 

Image illustrative de l'article Philippe Couillard

… après Hollande, après Sarkozy, après le prix Nobel de la paix, Monsieur de Obama, après qu’ils auront tous filé à l’anglaise, ils seront la petite maille tricotée par le monde de la finance.

Pour le filet des poissons que nous sommes…

Dommage que Freud ne soit plus de ce monde: entre la femme pompier qui glisse  sur un poteau et les politiciens qui tentent d’éteindre les feux, c’est l’enfance retrouvée d’une masse déstabilisée…

L’Humanité doit avoir 13 ans… Elle a ses règles… Mais elle ne sait pas trop d’où cela provient, ni à quoi ça sert…

Je le dis à nouveau: nous votons pour des pubs passantes.

Gaëtan Pelletier

avril 2014