Le « jujube » est une appellation commune au Québec pour les friandises faites de gélatine. WIKI
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On ne peut pas nier le grand talent des comédiens : génial. Même Joël Legendre, qui tape un peu tout le monde avec sa « tendresse » de plastique a fini par se rendre sympathique et démontrer des talents méconnus de comédien.
Sans doute meilleur que l’animateur…
À force de « booster » le sympatisme, (sic), il aurait sans doute avantage à y aller allègrement.
C’est ce qu’il a fait.
Pour le reste…
On avait l’impression d’assister à un vieux show des années 70, voire 60. Il faut dire que Radio-Canada a toujours eu tendance à investir dans le maquillage comme les politiciens investissent dans leurs discours. Depuis six ans, le gouvernement du Québec a dépensé 300,000$ pour utiliser des écrivains « nègres ». En fait, un seul… Lui et sa sœur :
Rédiger les discours d’un premier ministre n’est pas une tâche facile a priori, mais cela a rapporté près de 310 000$ en six ans à l’auteur pigiste Patrice Servant. L’auteur attitré de Jean Charest a reçu plusieurs autres contrats similaires, aussi sans appel d’offres, de sept autres ministres ou ministères pour un minimum de 100 000$, selon des documents que La Presse a obtenus grâce à la Loi sur l’accès à l’information. Il s’agit essentiellement des ministres de l’Immigration, du Développement économique, des Transports et des Finances. Les contrats les plus lucratifs, à première vue, ont été accordés pour la préparation des discours sur le budget de 2007 (23 250$) et de 2008 (17 325$) de l’ex-ministre Monique Jérôme-Forget. Cyberpresse
Javelliser
Le Bye! Bye! est une sorte de clone des sociétés actuelles : on passe tout à l’eau de javel et à la censure. Rien de corsé, ni rien à faire éclater de rire, de ces rires fous. La rate n’a été que trop ménagée.
Après avoir visionné, la veille, un spectacle de Peter McCleoud, le Bye! Bye! avait l’air d’une émission pour enfants.
Comme disait McCleod, « On ne peut plus rien dire au Québec ». Ni ailleurs… On peut bien se moquer des tics des politiciens, mais on ne peut pas aller plus loin que leur gestuelle de Pinocchio – Sarko, Charest, Harper, ou autres.
On tamise la lumière du show… Les avocats ont désormais trop d’argent, de pouvoir, et d’envie de tuer dans l’œuf la critique qui changera les « mentalités ».
Tout le monde le sait, mais personne n’a le droit de parler…
La peur en bouteille
Bien beau le faux champagne, mais il y avait dans les textes des freins qui sont loin de ceux des Toyota dont on s’est moqué.
Un Bye! Bye! où la pédale à gaz est contrôlée par le frein ça donne ce spectacle mielleux à souhait qu’on pourrait présenter à une classe de maternelle comme une revue de l’année.
Familial.
À souhait!
At Choum!
Je ne veux pas jouer aux intellectuels qui font des analyses en profondeur et qui en tirent des « idées intéressantes ». Sauf que…
Plus nos sociétés avancent, plus il est difficile de parler. La propagande fait lentement son œuvre, même si elle est « invisible », on la sent cette puanteur qui nous chagrine un peu.
Parce qu’elle n’éveille rien. Elle craint les endormis au pouvoir qui se prélassent dans leur cocon pensant rendre un peuple heureux.
La foi soulève des montagnes, mais les avocats sont là pour en faire des plaines.
On a l’impression qu’un Bye! Bye! c’est un vomit après un an de mensonges pieux. On est tous nourris aux menus frelatés de nos dirigeants. Il n’y a pas plus empoisonnante malbouffe que la répétition de la répétition…
Oui, ils nous gardent dans le grand confort des bouteilles.
Comme les bateaux miniatures que l’on enferme et que l’on monte… je ne sais comment.
Ils ne vont pas loin…
Nous n’irons pas loin non plus avec des discours où on réussit à nous vendre des ruisselets pour la mer.
Petits marins de bouteilles.
Ramons la mer est belle…
L’aéroport
C’est ça le Bye! Bye! 2010 : la peur de la fouille à l’aéroport…Quand on veut passer d’un mensonge à une vérité. Tout le monde est « scanné ».
Les sournois ont fini par avoir raison de la réalité.
Le petit minage quotidien – avec notre argent.
La différence est mince.
On ne s’en rend même pas compte. C’est ainsi que les berges du Saint-Laurent sont limées chaque année : grain de sable par grain de sable. Ce qui finit par emporter des maisons.
Dans notre petite maison de liberté, plus rien n’est vrai, plus rien n’existe de tangible.
Le grain de sable : comme le petit 1% de taxe qui arrive. Comme le petit 2.25$ sur vos plaques d’immatriculation. Ou le 100$ de plus pour la santé.
Le citoyen est devenu un fromage râpé. On le troue jusqu’à ce qu’il devienne percé au point de travailler comme un débile mental pour se garder à flot.
Comme dirait le poète : « Nous voilà devenus des bateaux qui ne volent pas haut ».
Le résultat : la fenêtre mp3
On se moque, mais on ne rit plus. Il n’y a pas de gags, il n’y a qu’un retour à Molière.
La réussite, finalement, appartient à toute la panoplie de menteurs, de frigorifiés, de bonnisseurs à cravate, d’avocats putains, et de du jus infect qui en découle quand on les passe tous au « blender ».
C’est nous qui devenons le petit jus à boire pour ces gagnants.
Ce n’est pas la faute de l’équipe de Bye! Bye! C’est le résultat de travaux persistants engrossés par l’argent fournit par le peuple.
Quand l’humour échoue, c’est l’échec du sérieux.
Nous voilà rendu à l’ère de la liberté à paillettes.
Ça nous fait une belle jambe, sauf que nous voilà rendus à nous épiler jusqu’à l’âme pour fournir du poil à tous les singes qui nous mènent.
Et puis, pour la télé, avec toutes ses pubs insipides, et répétitives, on dirait Big Brother multiformé.
Comme dirait le québécois : « Câlissez-là par la fenêtre. » Une fois ouverte, par cassure de fenêtre, vous pourrez peut-être voir le monde tel qu’il est.
En attendant, si vous avez une heure à gagner, procurez-vous le livre : « Le guide de l’autohypnose. »
Au moins, vous passerez de l’artisan de vos propres vues au lieu de celles d’avaler des mets congelés.
Bye! Bye!
