Archives de la Catégorie PIERRE FOLGIA (PASTICHES DU CÉLÈBRE…)

Nous irons tous pisser à la rivière

Je ne sais pas si vous êtes déjà allés à la pêche dans les montagnes… Vous remontez la rivière pour en trouver la source, et puis vous vous rendez compte que c’est rempli de petites nervures d’eau… Et vous ne savez plus d’où vient la rivière.

En fait,  y a pus de rivière… Il n’y a que de petits ruisselets qui gigotent : des sources.

C’est ça le mystère!

C’est là que l’eau est bonne. Du moins encore. Car, au bout de la rivière, avant qu’elle ne se jette dans un fleuve, tout le monde y a passé, tout le monde y a pissé, et tout le monde y a bu.

On vous dira de pas trop rincer vos verres, de vous moucher dans le coude, et de faire votre petit citoyen parfait pendant que Sarko vole en gros jet, – et bientôt au biogaz – que les chefs de grosses entreprises reçoivent des primes au rendement, qu’on investit dans des éléphants beiges, qu’on se tartine aux antidépresseurs, la gueule molle. Les enfants passent au ritalin et les adultes à la SAQ ou à la pharmacie.

On n’a plus les dirigeants qu’on avait, on a des hypnotiseurs patentés avec une bande de moutons qui pissent tous dans la rivière.

Paraît que le Fleuve Saint-Laurent est rempli de poissons qui nagent aux antidépresseurs. Si on n’arrête pas de les gaver, ils vont finir par se jeter hors de l’eau pour se suicider un jour…

***

Dans son dernier livre, Edgar Morin prétend que les politiciens manquent de culture. En fait, il veut dire de « vision ». Manque de culture, ça on le savait… D’autant que notre Premier ministre se ferait conseiller par des évangélistes faisandés parce qu’ils nagent dans les mêmes eaux depuis des siècles.

Restent les économistes.

Les politiciens se font également conseiller par des économistes. Et on engage des patenteux pour aller pomper  du gaz en le léchant avec  un mélange d’eau et  quelque 500 produits chimiques dont la recette est secrète.

Comme la caramilk… Ou le code Da Vinci…

La recette du politicien, elle, est de plus en plus simple. Comme le « pâté chinois » de la Petite Vie : « Steak, blé d’Inde, patates ».

En encore plus simple : « Argent, dette, emprunts ».

L’argent coule, mais on ne sait plus trop d’où elle provient. En fait, ce bout-là, il m’échappe un peu : des banques en faillite qui prêtent aux gouvernements, puis le gouvernement renflouent les banques par Ginette la waitress et Roger, le mécanicien.

Tous les peuples se font carotter d’une manière ou d’une autre par une grosse légume…

Moubarak est parti?

La recette va changer. Le dictateur va être remplacé par une foule de petites veines pour avoir toute la rivière. On appelle ça des investisseurs.

Ensuite les paradis fiscaux, ces chapeaux qui cachent tous les lapins qui font l’amour à l’argent pour se reproduire entre eux.

Et voilà la rivière rendue invisible.

La démocratie est parfois pire que la dictature… Elle n’a pas de visage… Ni de cou à guillotiner. Comment couper le cou à quelqu’un qui se le coupe pour se le replanter ailleurs?

Ah! Morin…

 

Le rôle de l’intellectuel aujourd’hui dans «nos sociétés reste important», a-t-il insisté tout en reconnaissant que des penseurs s’étaient trompés et que bien des idées politiques se sont avérées incorrectes, notamment les idéologies qui n’ont pas vu la complexité de l’être humain. Car, estime Edgar Morin, dans l’être humain il y a «la raison», mais aussi «le délire et la folie».

Pour ce qui est de la mondialisation, le penseur français a affirmé que celle-ci a commencé au 15e siècle avec les grandes découvertes puis l’ère coloniale, postcoloniale et puis s’est accélérée avec l’effondrement des pays de l’Est vers la fin du siècle dernier.

Toutefois, a-t-il poursuivi, la mondialisation a pris le visage de l‘occidentalisation et du modèle de développement occidental.

Pour Edgar Morin, la «mondialisation occidentalisation» ne peut constituer un substitut à la culture locale, relevant que tout Etat se doit de veiller à prendre de l’occident ce qui est bénéfique à sa population, mais préserver ce qui est positif dans sa propre culture comme les valeurs de solidarité au moment où l’occidentalisation développe l’individualisme.( Conférence, Edgar Morin)

Le travailleur Kleenex

On vient de fermer une usine je ne sais plus trop où. Pour les compagnies, le travailleur et une sorte de mouchoir provisoire qu’on jette après usage. Il y a de plus en plus de 1ers juillet dans le monde.

Ça déménage.

Quand un ouvrier quitte, après 5 ou 6 ans de travail dans pour une compagnie canadienne (sic) avec des dirigeants américains, on devrait lui donner une aiguille. Puis un bracelet… Puis le boîtier… Puis la pile… En fin de compte, il aura sa montre.

La biofraise

Pour ceux qui sont de ma génération, voire un peu avant, on se souviendra que nos mamans utilisaient des mouchoirs de coton qu’on lavait. Les couches aussi… C’était pas beau à voir. En février, les mamans des campagnes lavaient les couches et les suspendaient sur la corde à linge. Elles devenaient raides comme la morale de Benoît XVI. On aurait dit qu’il y avait quelqu’un dedans.

On les lavait à l’eau … Du gaz de shit! C’était écolo.

Mais je ne vous ai pas parlé des fraises d’un village que je ne nommerai pas.

Un vieux marin engraissait sa culture de fraises, le soir, avec ses résidus… Puis il vendait les fraises.

C’était écolo… Mais fallait pas le savoir.

Aujourd’hui, on dit que c’est bio.

Ce qu’il y a de crétin dans notre monde de technocrates élevés non plus à la réalité, mais à la grande fiction, c’est qu’ils pensent réinventer le monde.

Et plus, ils le font dans des laboratoires, avec des blouses blanches.

La même couleur que celles que portaient les fous, jadis.

Exploiter la mort

J’ai un ami qui vient d’aller préparer ses funérailles. Cher? Exorbitant. On n’a plus les moyens de mourir. C’est pour ça que certains meurent vieux. Ils veulent reporter leurs paiements…

Il y a quelques siècles, on les enterrait n’importe où. Puis on faisait une croix en bois qui pourrissait. On oubliait… Maintenant, c’est tout une cérémonie de papiers pour mourir. Le pire c’est qu’on n’est pas là, après, pour faire faillite. Payez avant, mourez plus tard!

L’éternité est un magasin à grande surface…

Il faut s’acheter une place au cimetière et ça coûte la peau  des fesses.

J’ai une solution : qu’on les enterre debout. Ou bien qu’on nous dessèche comme des légumes déshydratés. Imaginez toute l’eau qu’on épargnerait! On pourrait soustraire plus de gaz de schiste.

Et pour les urnes, creusons un puits artésien afin d’en enfiler des centaines, par ordre alphabétique.

La nostalgie des voleurs de banques

Je voudrais dire à ceux qui ont essayé de s’emparer du guichet d’une banque à l’aide d’une grue jaune,  ou de je ne sais quoi, qu’on s’ennuie des vieux voleurs qui prenaient le temps de creuser des tunnels sous les banques. Ou bien d’entrer  en trombe avec des révolvers ou des mitraillettes.

Il n’y a plus de Bonny and Clyde. Dommage! On aimait bien leur petit côté Robin des bois, leur vécu malheureux. Des héros pour le peuple.

C’est devenu fade : les voleurs, maintenant, ils sont élus.

Drôle de revirement dans le grand film de l’Histoire : c’est le banquier qui vole le citoyen.

Mais on a peur de perdre le peu qu’on a… On pisse tous dans la rivière. « Crache en l’air, r’tombe sur l’nez. »

On pisse en pissous…On veut pas aller voir où se trouve la source de la rivière…

Gaëtan Pelletier

Le bloc Legault

Hausser le salaire des enseignants

Le programme de M. Legault veut faire de l’éducation la priorité absolue des années à venir. À cette fin, le groupe suggère un nouveau pacte avec les enseignants à qui il propose une hausse de salaire en échange de davantage de responsabilités pour favoriser la réussite scolaire de leurs élèves.

Le groupe de Francois Legault propose aussi que les enseignants soient évalués sur leurs résultats. Contrairement aux rumeurs qui circulaient, le document ne fait aucune mention d’une abolition éventuelle des commissions scolaires. Canoe

Aucune abolition des commissions scolaires.

Voilà un nouveau tourniquet de Beauce-Carnaval. La foire qui passe tous les étés en vendant sa barbe à papa.

Porter la responsabilité des enseignants sur toute une société en mal de vivre. Plus d’argent, plus de…

On veut réparer la paire de ciseaux en allongeant les lames, mais en oubliant le pivot qui est la charnière en ratage.

Le plan Legault, l’action (sic) Legault est encore une « luciennerie » qui ne débouchera sur rien. Le problème étant que la politique est dépassée dans son action, les citoyens étant inondés, et les politiciens devenus complètement inefficaces dans leurs recettes de calfeutrage à petites cuillères sur un Titanic, il ne reste que les grands croyants des images et des leurres.

La raison est simple : le politique a perdu tout contrôle de par les vomis des approches économiques qui, dans la mondialisation, les moyens de contrôles manipulateurs ont fait des États des sans-abris.

Le plan Legault, c’est comme mettre 250 ml de chlore dans un Océan pour le purifier.

Trop tard.

Trop peu.

Des frivolités à la soupe…

Les agenouillés

Remarquez que dans la paire de ciseaux, on ne touche pas au mécanisme. On aiguise, on aiguise en pensant que le tranchant finira par être efficace… Pendant que le rouage est foutu.

La politique a le charme du dentiste… Ça ne fera pas mal. C’est bien là l’erreur, car pour avancer dans la vie, il faut briser pour reconstruire.

M. Legault a du charisme… Tous les politiciens savent qu’il ne faut pas craindre le « programme » Legault, mais l’image Legault.

Séduisant. Articulé. Calme.

Il y a un peu de gourou dans Legault. Mais, hélas!, c’est un montage de blocs de couleurs, toutes de mêmes formes, avec pour seule action des ajouts, des retraits, des peaufinages adoucis, de l’enlevage de tartre.

De l’aiguisage à la meule aux fins grains.

Il y a si peu de saints bien couillés en politique que les agenouillés sont déjà des balbutiements en grain de chapelets pour les « preachers » à flancs blancs, comme les roues des voitures des années 50.

La crème

Les politiciens ont tellement peur qu’ils utilisent de la crème pour un genou brisé.

De la médecine douce pour des pays qui vivent le grand traumatisme de la mondialisation, des compagnies qui dévorent les politiciens à grosses bouchées et des multinationales qui rongent les terres, le dessous des terres, et qui s’envolent comme des oiseaux vers des paradis fiscaux.

Et dans un monde où on veut cultiver des Mozart, tout le monde peut jouer du piano à quatre ans.

La culture du génie.

Pour ce qui est de l’éducation, on ne tape pas trois ou quatre notes pour faire un Mozart.

L’effort.

On a tout donné avec la recette de la crème qui cache le gâteau.

La politique est un plat congelé : que vous achetez du poulet, du bœuf, de la dinde, du porc, la sauce a le même goût et les dizaines de particules qui la forment ne changent rien.

Le plat donne mal au cœur.

On a tous le mal de mère et de ses petites recette secrètes.

Le mot « écoeurement » n’est pas un mot : c’est que l’ensemble des  facteurs, si infimes et invisibles soient-ils, finissent par surpasser l’authenticité et le centre cherché du plat.

Le plan Legault c’est une sauce congelée.

Achetez et mangez… Ceci est mon corps, ceci est mon sans…

Ce n’est qu’une annonce classée pour la recherche d’un Christ dans un monde qui n’a pas compris le message.

Tous à genoux, la crème est une image à douze ingrédients qui cache le gâteau.

La Dernière Scène  Lego.

Pour les simplets qui creusent encore le  code Da Vinci.

Le sourire de la Joconde n’a jamais été éclairci. Certains ont prétendu qu’elle était enceinte et heureuse…

Voilà Legault, la peinture qui va accoucher d’une autre peinture.

HARPER ET SARAH BROCOLI

Un complot pour décapiter Harper.

Je me sens comme un nain qui vient de tomber en bas de sa chaise. Ça ne fait pas mal ; on se roule de rire.

On dit avoir dévoilé un complot visant à décapiter le premier ministre Harper.

Je sais qu’il est à la tête d’un pays. Mais ce qui me chicote c’est la façon dont on envisage de se débarrasser du Premier.

Voter Bloc, ça décapite un peu… C’est peut-être parce qu’il a sabré dans la culture. Et le respect des cultures, c’est le respect dans la façon de se débarrasser de quelqu’un. Ici, les chevreuils sont achevés  à coups de carabine. Quel crisse  de québécois aurait le courage de courir après un chevreuil avec un couteau de cuisine fabriqué en Chine ?

Ça doit venir d’ailleurs…

***

Quand Monsieur Harper va visiter un endroit, on s’informe de la proximité d’un hôpital, du service d’un hélicoptère, et comment l’amener. Même si on l’amène presto, je ne vois pas comment un décapité peut être recollé greffe tête-body.

J’ai trouvé la réponse : il a déjà été recollé, mais on nous le cache. Avouez que c’est mieux que Ginette et que le prétendu complot des  deux tours du WTC ? Mais en plus petit : c’est comme s’il n’y avait que l’antenne qui avait été touchée.

Ben ! Vous avez élu une antenne avec un body.

Et c’est  André Arthur qui anime et réanime.

Ça griche un peu, mais ça fonctionne. D’autant qu’il porte un noeud papillon, M. Arthur.

Vous venez de tout comprendre : l’effet papillon, c’est ça. Un siège indépendant – bleu comme le ciel – le travail au – mouton -noir – d’un ancien animateur qui canonnait de propos racistes  les chauffeurs de taxis noirs et arabes de la Vieille Capitale.

Arthur, le roi. Il n’a pas besoin de faire la navette comme Madame Jean. Il se déplace  avec des ailes accrochées à son cou.

Quand on sait  que les papillons ont déjà été des chenilles, ces bestioles visqueuses, rampantes et poilues. Une fois élues, c’est plein de couleurs…

Comme vous voyez, les morceaux se recollent.

C’est pour ça que Harper a toujours la tête hors de l’eau, malgré le Bloc de ciment qui a voulu le couler. Y a toujours un effet papillon pour équilibrer ou déséquilibrer l’autre bout de l’univers. Ce qui fait que :

Les ballons flottent. Pas les pièces de plomb…

Sarah Brocoli

Je viens de voir une photo de Sarah. C’est étrange… Elle a un petit air schizo, malgré sa beauté toute diaphane …Je vois cette marionnette d’un film d’horreur américain, une poupée sanglante qui tuait. En même temps, elle est belle comme Annie Brocoli. Mais Mme Palin a un facies à la fois chatoyant et mousseux. Elle est habillée comme une bouteille de champagne. La baveuse-lumineuse qui pètent de la broue et qui veut faire sauter le bouchon.

Je suis allé chez Wikipedia… De temps en temps…Bof !  Curieux, Annie Brocoli nous amène au lien de Carmen Campagne et sa belle chanson…

La vache en Alaska

Je vous l’avais dit que tout se recollait.

La preuve:

LES HAMSTERS DU PARLEMENT

PIERRE FOLGIA

Les hamsters ont surtout la particularité de posséder des poches extensibles à l’intérieur des joues, appelées abajoues. Ces poches servent essentiellement à transporter la nourriture. Certaines espèces sont connues pour cacher leurs petits dans leurs abajoues quand elles ont peur d’un danger, afin de les transporter ailleurs]. Quelques espèces de hamsters peuvent aussi nager parfaitement en remplissant ces poches avec de l’air pour mieux flotter. ( Wikipedia)

Les citoyens, les médias, les bougonneux comme  moi passent leur temps à admonester les politiciens. Ils ont vingt ans qu’ils commencent déjà à semer les oreilles de leurs formules ampoulées et désertes.

Savent plus quoi faire…

Sauf créer des commissions d’enquêtes. Pour «éclairer» le passé…

C’est comme ça que tous ceux qui sont passés nous ont laissé un tunnel noir.

Ils sont comme des hamsters dans leur cage à pédaler dans le vide.

Méchants?

Pas vraiment.

Sauf quelques uns qui produisent de la broue de vanité en bavant sur les micros. Accrocs des micros… Avec des macro projets…

L’énergie verte, c’est comme quand le ti Jésus nous donnait le choix entre le paradis et l’enfer.

Même si on ramasse toute l’eau du grand nord et qu’on déchire la terre pour la dévier là où il faut – en tassant quelques indiens à coups de milliards – c’est un vert de peinture à l’eau. Même si on écarquille les yeux devant un bulldozer… C’est toujours une machine à broyer des âmes.

Un amérindien à Wall-Street c’est comme Michèle Richard au volant du Québec.

Que voulez-vous!

On est devenus les chrétiens d’une rhapsodie attristante  d’un vieux crédo : le bonheur à la pelle par l’argent à la pelle.

Mais où est le problème si  ces gens-là sont de bonne «foi»?

L’Église.

Comme La Cage aux Sports : gros steak, plein de bruit.

LA CAGE ET LA ROUE DE FORTUNE –

Eh! Oui! Le système est trop vieux pour le «monde moderne». Le sport des avocasseries est comme le hockey : la jambette et les coups de bâtons ont supplanté la subtilité du jeu.

On a fini par créer une sorte de roulette russe où l’on se tue à tourner en rond. La démocratie, c’est comme Chrysler et GM : pas capable de s’adapter, pas capable d’évoluer.

Le hamster ne sait pas qu’il coure dans une cage…

La démocratie serait que Ginette et Roger se mêlent un peu de la partie.

Entre la baratte à pâtes et les parlements, la différence est aussi menue qu’entre le cheveu de la soupe et celui de la tête. Sauf que l’un a trempé longtemps dans le jus et qu’on l’avale sans le vouloir.

Ne reste plus qu’un génie ou deux, ouverts d’esprit, pour se déniaiser et faire avancer un peu notre petite société.

Pourtant, des gens qui ont des  des idées,   il en existe.

Le problème est qu’il n’est plus possible d’entrer dans la cage sans qu’une armée d’avocats, de boursicoteurs nourrissant le hamster nous en empêchent.

La cage est un nombril qui tourne sur lui-même.

Comme à la ronde : ça coûte cher, ça étourdi, mais c’est bon pour les enfants.

Ah! J’oubliais. Le hamster est une bête de compagnie…

Henri-Paul Rousseau et les gros Cul-I

PIERRE FOLGIA

Je ne sais pas si vous lisez la section insolite de La Presse. Hier, ou avant, il y avait un gros tas qui a été acquitté d’avoir tué  sa femme en l’écrasant. Il était bègue et gros. Il s’est disputé avec sa douce  parce qu’il l’empêchait d’écouter une chanson d’amour.

Alors! Plouf! En tombant sur la fragile, il l’a  tout simplement désossée en lui faisant craquer sa masse osseuse comme un craquelin de calcium.

Triste!

Elle est décédée un peu plus tard. Fragmentée comme le cerveau d’un financier.

Le «gros», un allemand, a été acquitté.

Le H.P.R. Horse Power Rousseau

On dit qu’il a passé six heures sur la sellette.

C’est un costaud M. Rousseau.

Il a passé beaucoup de temps à choisir son fauteuil.

Il devait expliquer la perte de 40 milliards de Pipi Caca. Ou PCAA.. Je ne sais connais pas la grosseur du tuyau des égouts de Montréal, mais disons que certaines gens ont dû pomper leur toilettes après le spectacle.

Six heures assis.

Moi, j’ai le temps de lire À la recherche du temps perdu. Quand on en aura fini de guatanamiser le monsieur, il n’en restera rien.

Rien parce que le cirque est un show où les éléphants tournent en rond pendant que les souris tentent   de lui mordiller les mollets.

Le vélo arabe

Qu’on questionne où qu’on réponde, ils sont tous sur des bicyclettes stationnaires.

Les PCAA c’est comme vendre un vélo que l’on a acheté à crédit et que l’on revend très vite à un amateur de vélos.

Après 10 ventes, on ne sait plus trop d’où vient le vélo.

Alors on demande à la banque qui a prêté l’argent.

Réponse : on l’a acheté d’un conseiller en placements de vélo.

Alors, la banque dans le rouge, demande de l’argent aux gouvernements.

Nous.

Comment voulez-vous que Gertrude qui s’est acheté un trois roues pour aller à l’épicerie connaisse la provenance de son vélo?

Même P.H.R. ne le sait pas.

La grippe

J’ai reçu un email d’une dame qui me demande comment soigner sa grippe avec le tamiflu.

Si vous êtes à même qui avez acheté la bicyclette, n’avalez pas ce produit. Parce qu’après dix recherches, je me suis rendu compte que le Tamiflu était la propriété d’un certain Donald Rumsfield.

C’est ça le problème des gros Cul-I : ils nous font chier.

MADAME THIBAULT ET LES TROIS PETITS COCHONS

Avant d’envoyer ce succédané de la royauté anglaise à la guillotine, j’aimerais vous rappeler l’histoire des trois petits cochons. Mais  dans sa morale…

Le conte des Trois Petits Cochons appartient aux contes d’animaux, dans lesquels les principales fonctions narratives sont assumées par des bêtes. Il valorise le courage et le sens des responsabilités, et insiste sur les dangers de l’insouciance et de la paresse. Dans certaines versions, les deux premiers petits cochons construisent en effet leur maison le plus rapidement possible, avec le minimum d’effort, pour pouvoir jouer le reste du temps.

Aujourd’hui on nomme cela du développement durable.

Les trois maisons

  • La maison de paille.

La maison de paille c’est l’ingénierie des constructeurs  plutôt que des habitants. On se souciait moins, avant, de scruter à la loupe les dépenses des lieutenant-gouverneurs.  On les laissait se «débrouiller» avec le salaire et les sommes alloués, afférentes à la tâche.

La maison de paille, c’était la paresse des surveillants et des administrateurs de l’État. Quand on a la sacoche en en forme de sac à dos, on ne se soucie pas trop des comptes d’un représentant de la monarchie, qu’on aime comme une vieille chaussette oubliée dans le fond d’une penderie. On paresse et on la conserve. Confort garanti.

  • La maison de fagot d’épines… ou de bois.

C’est quand la sacoche rapetisse et qu’on commence à épier sans scruter, mais en gardant un certain laxisme, préférant se  fidéliser au lieu  de penser.

C’est compliqué remettre en question. Mais c’est fatiguant aussi. Et ça coûte cher.

  • La maison de briques

C’est quand toutes les briques économiques nous tombent sur la tête. On cesse de seulement épier : on scrute.

La horde de loups

Du nouveau dans l’histoire : les loups encerclent la maison de briques. Ils veulent la peau du cochon. Pas pour le manger, mais pour nourrir leur orgueil et leur avidité du pouvoir. La maison avec…

La vraie histoire

La véritable histoire est que les abusés on laissé faire les abuseurs. Avant les loups, une maison de paille suffisait. Nul besoin d’argumenter sur les dépenses, de louper.  C’était quasi fixe, avec extension. Crissement élastique.

Le cochon qui n’était pas au courant de l’arrivée du loup, se contentait d’une maison de paille.

Alors le cochon a fait l’histoire telle qu’elle est  : il a pensé habiter une maison de paille solide, due à l’expérience antérieure. Une privauté nostalgique dangereuse pour un assoupi.

Le loup qui cherche des proies en décèle …

C’est comme ça, qu’à force d’habitude, d’user d’un élastique, de ne pas être trop surveillée,  que  Madame la lieutenant-gouverneur s’est fait piéger.

Ce n’est pas qu’elle avait raison. C’est seulement qu’elle s’est fiée à la tradition.

Et la tradition, ça se garde dans un congélateur. C’est froid, figé, et ça ne bouge pas.

C’est une côtelette de porc qu’on garde à la maison en cas de faim soudaine. Les cochons mangent du porc.

C’est le problème des habitudes :

L’habitude devient un besoin ; mais la coutume ne le devient jamais.

L’HALLOWEEN ET LES COMPTABLES OMÉGA-3

Pierre Folgia

L’art d’élire un comptable.

Vous voulez voter le 8 décembre ? Mais vous ne savez pas pour qui… Et eux par qui. Au point où s’en va notre monde, la comptabilité savante et occulte de Wal-Street se satisfait de faire de Georgette et de Roger , une orange + une pomme, les équipolle dans une boîte de sardines, ce caviar de la classe ouvrière.

C’était avant… Maintenant, c’est la classe moyenne.

Reste plus qu’à être démerdard… Mais gardez ça entre nous.

***

La lettre « X » est très utilisée dans la culture populaire car elle implique un contexte de mystère et/ou de science-fiction.

C’est pas moi qui le dit, c’est Wikipédia. La référence en matière de savoir pour les nuls.

Bon ! Tant qu’à flirter avec la bible électronique…

Vous pouvez aussi tracer un crochet, c’est bon.

Crochet :

  • coup de poing circulaire (crocheté) en boxe.
  • Figurativement, un autre nom pour un détour.
  • Un hameçon pour un poisson.
  • Un appareil pour imiter la main

Faites ce que vous voulez.

Mais n’avez vous pas envie, comme moi, d’envoyer un crochet de gauche à ceux de la droite, et un une droite à ceux de la gauche ? Après que le menton du cravaté bleu ou rouge de la chambre se soit stabilisé un moment, paf ! l’uppercut.

C’est quoi l’uppercut ?

L’uppercut c’est de se débarrasser de ces faux-branlants dans le manche qui s’égosillent et nous la bailler belle en nous disant qu’on a le choix entre un pusho-libéral et un Robin des bois social démocrate.

On s’en crisse tu de la couleur du complet du comptable !

La philo est verte, le comptable est gris. Si on mélange tout, ça donne du brun. Et le brun ça trouillote de la bouche comme la sardine.

Ben !

La recette est simple :

On prend le dernier sondage avant la date des élections et tout le monde vote pour celui qui est envisagé gagnant.

Quatre ans de paix !

Au bout du compte, ce sera qui le gagnant ?

C’est comme Bute et l’autre. On va se rendre au douzième round.

Au moins, on aura le temps d’écrire « Je t’aime Georgette» sur un érable de la Mauricie avec un coupe-ongles.

Se marier Usque ad Marié ou pas, c’est du pareil au même.

Ça fait des décennies que le Québec est accoté à Ottawa.

Halloween et  prêtrise verte

On demande aux enfants de ne pas apporter des bonbons à l’école pour l’Halloween…C’est pas bon pour la santé. On le sait… Les enfants aussi.

Anna Choufleur s’en mêlait. Les politiciens et les biens pensants de tout gabarit, après avoir laissé traîner la poutine et le pogo, ont l’air repentant et veulent tout verdir. La méthode de toutes les sociétés reste toujours celle d’endoctriner les cerveaux élastiques des enfants.

C’est une belle pâte à modeler pour le béotisme de la race des seigneurs de l’État.

Mais qui a souillé le tapis ?

C’est pas une petite pisse ici et là.

C’est quand l’Homme, qui se prend pour un grand, joue à Dieu. C’est un jeu dangereux.

Ne l’écoutez pas trop. Demain il vous demandera d’apporter des capsules d’Oméga-3 à l’Halloween.

C’est ça qu’ils ont trouvé de bon dans le poisson.

C’est pour ça que la Terre commence à puer.

On est dirigés par des sardines et la boîte est devenue trop petite.

Il faudrait déménager sur une autre planète.

C’est , Stephen W. Hawking, l’auteur de A Brief History of Time qui l’a dit. Pas moi. Lui, c’est sérieux, il a compris Einstein.

Le bonhomme qui a l’air d’un épouvantail.

MARILYN ET GINETTE

Pierre Folgia

L’échangeur Turcot : la structure plus surveillée du Québec ?

Mettons qu’on soit trois ou trente-six à la surveiller… J’vois pas comment les yeux des gars peuvent soutenir la structure avec leurs yeux. À moins qu’ils soient de Crypton, la planète de Superman.

Bon, je reconnais le pouvoir de l’œil, du regard.

Si on passe une paire d’yeux en dessous d’une robe, ça redresse…

Le jour où Marilyn Monroe était, jambes écartées,  sous la grille et que l’air ballonnait  sa robe,  j’étais un de ceux  qui soufflait en dessous.

J’en ai perdu le souffle. Je me suis dit que ces jambes-là pouvaient motoriser la plus moche des bécanes.

J’ai trouvé ça dur.

Pour les structures de béton, à mon âge, je ne suis pas sûr de tenir le cou.

Au temps de Marilyn, j’aurais pu faire voguer un voilier avec trente-six robes et lui faire traverser l’Atlantique. Mais là, tout ce que je peux faire, c’est de m’installer à côté de l’échangeur et prendre une photo au moment où il va culbuter.

J’enverrai ma photo à TVA. Ça ne coûte rien d’utiliser la chambre noire du peuple en manque de gloire.

Même pas quinze secondes.

Une question de temps, j’vous dit.

Je vois tout … Même les yeux bandés…

Un  sous- ministre vient de découvrir la sénescence du béton :

Selon le sous-ministre adjoint pour l’Ouest, Jacques Gagnon, c’est davantage un problème de détérioration que de construction qui a poussé le ministère à réduire d’urgence le trafic sur Turcot un vendredi soir d’été.

Marilyn, elle, demeure… Tout ce qui est passé dessous c’est écroulé : Kennedy, DiMangio, et l’autre dont je me suis amnésié du nom.

1,0 pour Marilyn. Deux boules, trois prises. Le baise-ball a trois buts à franchir :

La gloire, la richesse, et la tite brosse pour pelleter le marbre…

***

Dire qu’un jour, alors qu’il pleuvait à verse, je me suis servi du pont comme d’un parapluie.

J’ai été sauvé par mon casque. En l’enlevant, j’ai vu la gerçure charbonnée qui laissait se découvrir une tige d’acier cariée.

Ce qui fait que les ingénieurs sont menteurs comme des dentistes.

Paniquer ?

Quand le voisin meurt, ça veut pas dire que toute la rue va mourir. On a plus de chance de gagner  la loto que d’être écrasé par un viaduc. Vous vous prenez pour un Lavigueur ?

La F1 à Montréal.

Je suis d’accord avec ma consoeur Mira Elrouki : faut trouver autre chose. J’ai finalement ouvert mon biscuit chinois pour y trouver la solution :

Du vélo.

Et pour ceux qui s’ennuient du bruit, on leur fournira des écouteurs sans fils branchés sur la course d’un autre pays. En Stéréo : de la rive sud à la rive nord. Avec des micros sur les pédales. Ça vous va ? Avec des amplis bedonnant  comme ceux des  shows de Céline.

Y a toujours des cons pour donner l’argent de la rançon aux blackmaileurs. Je sais qu’on peut faire rouler bien des restaurants avec la F1. Un moyen d’ouvrir la sacoche de Madame Forget ?  Soit. Mais c’est Roger qui paye. Roger c’est vous.

Du chantage ? Comme dirait Gainsbourg : je te roule, moi non plus.

Le roulothon

Si vous y tenez vraiment, j’ai une autre idée…

Tant qu’à rouler, on pourrait faire un roulothon pour sauver le Grand-Prix. Me semble que Michèle Richard, Desjardins, Lapointe, pourraient tourner en rond longtemps et ramasser des sous…

***

Le Grand-Prix, c’est l’offre et la demande. C’est pour ça que Saint-Isidore n’a pas le Grand-Prix. Ni St-Louis-du-Ha-Ha !

Le circuit Gilles-Villeneuve, c’est comme les maisons : avec le temps ça prend de la valeur. Et plus l’acheteur pense qu’il a de la valeur, plus il s’endette sur la valeur. Y a pas que les pneus qui crissent….

Mais quand personne ne coure dessus, on appelle ça une crise immobilière.

Reste plus qu’à s’acheter des restaurants avec la valeur à venir.

Patrick Lagacé et Ginette

Ginette, c’est la Julie Couillard des pauvres. Elle n’a pas de politiciens à se mettre sous la lèvre, alors elle court les chroniqueurs et les blogueurs. Une naine de Paulin sur la Toile.

Les complots :

* Ben Laden a rongé les structures du Québec à cause des scouts qu’on envoie en Afhganistan.

*  La descente aux fromages du Québec est l’œuvre d’un ancien vendeur de barils de pétrole frustré.

* J’ai couché avec un personnage important.

Patrick, il ne te reste plus qu’à appeler Claude Poirier.

Du harcèlement blogiste.

Siècles des folles !

J’adore les magiciens qui scient les femmes en deux. On se demande toujours s’il va pouvoir la recoller. Recoller une moitié, c’est pas donné à tout le monde. Si le magicien a une formation en sociologie il risque de coller les deux morceaux à l’envers. Imaginez Angelina Jolie  sous Brad Pitt avec les seins juste au dessus de la tête !

Je reviens au magicien.

Le crétin la recolle après avoir sorti de son chapeau une lapine de Playboy !

Ah ! J’ai aussi remarqué que les magiciens soufflent sur leur petit poing fermé pour faire sortir des foulards de toutes les couleurs.

Tu as soufflé trop fort, Patrick. Te voilà rendu avec un gros foulard qui t’enroule.

C’est comme ça qu’on a découvert les momies dans les pyramides.

La chatte sur un toi brûlant…