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Sartre, terroriste avant la lettre

Les idées font peur… Les idéalistes font peur: ils pourraient changer le monde. En ce moment, les États-policiers, pour prétendument défendre le …citoyen, préserver la paix sociales, utilisent l’argent des contribuables aux fins de contrôle.Ne pas changer le monde… Puisque tout est dirigé vers une classe dirigeante. Voilà que nous apprenons que Jean-Paul Sartre était une sorte de terroriste avant la lettre.( Gaëtan Pelletier)

Des documents récemment rendus publics révèlent que des espions canadiens ont rédigé un volumineux dossier sur le philosophe existentialiste Jean-Paul Sartre, alors que l’intellectuel français prévoyait faire une visite au Québec, en mars 1971, pour soutenir les indépendantistes arrêtés pendant les années 60 et lors de la Crise d’octobre.

Le dossier «Sartre» de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), maintenant déclassifié, permet également de découvrir que les agents du renseignement ont scruté les traductions de déclarations de l’écrivain français. Ils ont aussi examiné ses liens avec le mouvement pacifiste pendant la Guerre froide et dressé la liste de ses démêlés avec la justice.

Le dossier, qui tient en deux volumes totalisant 234 pages, a été obtenu par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information auprès de Bibliothèque et Archives Canada.

 

Les dossiers personnels compilés par la division sécurité de la GRC, précurseur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), peuvent être rendus publics 20 ans après la mort de l’intéressé. Certains passages du dossier de Sartre restent toutefois secrets.

Le prolifique essayiste et dramaturge est connu pour ses réflexions sur l’existentialisme, notion selon laquelle l’homme n’a pas de nature prédéterminée mais définit son essence par ses croyances et actions.

En 1964, on lui attribua le prix Nobel de littérature, mais il le refusa.

Sartre a transcendé le monde de la philosophie politique, devenant un monument de la culture populaire, incarné par la vague hippie des années 1960.

L’intérêt de la GRC pour Jean-Paul Sartre remonte au moins à octobre 1952. Les agents de la police fédérale avaient alors pris connaissance d’un discours qu’il avait prononcé au Parlement français.

La GRC a surveillé un large éventail de groupes et de personnes au cours de la Guerre froide, afin de tenter d’identifier des individus subversifs de gauche.

Des notes de service datant des années 1960 montrent que la GRC avait appris de sources confidentielles que chapitre torontois du comité «Fair Play for Cuba» et les étudiants du Québec qui manifestaient contre la guerre du Vietnam souhaitaient que Jean-Paul Sartre vienne prononcer un discours au Québec.

Les préoccupations ont vraiment commencé à prendre de l’ampleur au début de 1971 avec la rumeur selon laquelle l’intellectuel français, la politicienne irlandaise Bernadette Devlin et l’actrice Jane Fonda viendraient à Montréal afin de s’opposer au procès des personnes arrêtées en vertu de la Loi sur les mesures de guerre.

Le gouvernement fédéral avait rendu illégal le Front de libération du Québec (FLQ) en octobre 1970, à la suite de l’enlèvement de fonctionnaires. En tout, 497 personnes avaient été arrêtées et 62 accusées en vertu de la loi.

Une note de service ultra secrète émise en janvier 1971 faisait état des manifestations qui gagnaient en importance et de la possibilité que la situation ne fasse que prendre de l’ampleur.

Bien que Jean-Paul Sartre a été incapable de venir au Québec, il a participé à une entrevue filmée à Paris pour un groupe allié au Mouvement pour la défense des prisonniers politiques du Québec (MDPPQ).

Dans l’entrevue, l’auteur dépeint le Québec comme un peuple colonisé par la minorité anglophone et il ajoute que l’indépendance socialiste ne peut être atteinte que par la violence.

«Il n’y a pas d’autres solutions : si nous ne faisons pas la guerre, ils le feront», s’exprime-t-il dans la vidéo.

Source et suite de “l’article”

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« Est-ce donc nuire aux gens que de leur donner  la liberté d’esprit  ?  »

de Jean-Paul Sartre


 

L’exaspération

L’exaspération

L’humanité parait avoir atteint un niveau de déception qui peut mener soit à une destruction totale, soit à un changement de valeurs rapide et bénéfique. «On verra», comme disent certains politiciens.

Je pige souvent  des lames du Tarot Zen au hasard, sans attentes particulières – je sais que j’y trouverai sagesse à appliquer dans ma vie. Celle d’hier est trop d’actualité pour passer à côté – couleur, mots, thème, etc. Même si la situation n’est pas drôle, le fait de l’avoir pigée est plutôt cocasse.

«La pagaille extérieure est un reflet de ma propre pagaille intérieure…»
(Aphorisme zen)

La percée

Commentaire :
La couleur rouge dominante dans cette lame révèle au premier coup d’œil qu’il s’agit d’énergie, de puissance, de force. La lumière brillante émane du plexus solaire, c’est-à-dire du centre énergétique de la figure dont l’attitude dénote l’exubérance et la détermination.

Il arrive à chacun de nous d’atteindre un seuil où nous nous disons : «Cela suffit, il faut que les choses changent.» Dans de tels moments, il nous semble que nous devons faire quelque chose, n’importe quoi, même si par la suite notre initiative s’avère une erreur, afin de secouer les fardeaux et les restrictions qui nous emprisonnent. Si nous ne faisons rien, nous allons suffoquer, notre énergie vitale sera mutilée.

Si le moment est venu où vous avez la sensation que «cela suffit, il faut que les choses changent!», osez prendre le risque de briser les vieux scénarios, les limitations anciennes qui ont fait barrage à votre énergie. Vous serez stupéfait de constater le regain de vitalité et de force qu’une telle audace vous procurera.

La fonction d’un maitre est de transformer vos dépressions en percées. Le psychothérapeute se contente de vous retaper, de vous restaurer. Son travail ne va pas loin, il ne lui appartient pas de vous transformer. Pour cela, il vous faut une métapsychologie, la psychologie des bouddhas.

La plus grande aventure humaine est de traverser une dépression consciemment. C’est aussi le danger le plus grave, car rien ne garantit que l’effondrement se muera en envolée. Elle se produira, mais rien ne peut assurer quand. Votre chaos intérieur est très ancien, vous avez perdu le nord depuis de nombreuses vies. Votre confusion est massive, elle est presque devenue un monde en soi. C’est dire que le danger est bien réel au moment où vous plongez dans ce chaos armé de votre seule faiblesse. Pourtant, nul ne peut espérer l’intégration intérieure s’il n’affronte pas ce danger. C’est le seul moyen de devenir un individu, un être non morcelé.

La méditation zen est une méthode qui vous aidera à traverser le chaos, la nuit noire de l’âme, d’une manière équilibrée, disciplinée, vigilante.

L’aube n’est pas fort éloignée, mais avant de l’atteindre, il faut pleinement vivre les ténèbres. Et plus la lumière sera proche, plus la nuit sera noire.

Tarot Zen
Éditions du Gange

Source: Situation Planétaire

Nostalgie de la mèche

 

La lecture de la semaine est l’un des derniers textes postés sur le blog de Nicholas Carr, le célèbre contempteur de l’internet contemporain. Il reprend ici l’épilogue de Big Switch, son livre publié en 2008, mais le propos reste d’actualité. Le texte s’intitule “Flamme et filament”.

“L’une des plus grandes inventions de l’humanité, commence Carr, fut aussi une des plus modestes : la mèche. Nous ne savons pas qui est le premier à avoir compris, il y a des milliers d’années, que le feu pouvait être isolé à l’extrémité d’une pièce de fils de tissus entrelacés et alimenté par capillarité grâce à un réservoir de cire ou d’huile. Mais la découverte fut, selon les dires de Wolfgang Schivelbusch (Wikipédia) auteur de Disenchanted Night “aussi révolutionnaire dans le développement de la lumière artificielle que la roue dans l’histoire du transport”. La mèche a apprivoisé le feu, permettant qu’il soit utilisé avec une précision et une efficacité bien plus grandes que lorsqu’il était porté par une torche de bois ou un faisceau de brindilles. Grâce à ce processus, la mèche a participé à notre propre domestication. Il est difficile d’imaginer la civilisation aboutissant à son état contemporain grâce à des torches.

Image : la mèche, par Kumaravel.

La mèche a aussi prouvé qu’elle était une création incroyablement robuste. Elle est restée la technologie d’éclairage dominante jusqu’au 19e siècle, quand elle fut remplacée d’abord par la lampe à gaz puis, de manière plus décisive, par l’ampoule électrique à incandescence d’Edison. Plus propre, plus sûre, et même plus efficace que la flamme qu’elle avait remplacée, l’ampoule fut accueillie dans les foyers et les bureaux du monde entier. Mais, avec ses nombreux bénéfices pratiques, la lumière électrique a aussi apporté des changements subtils et inattendus à la manière dont les gens vivaient. L’âtre, la bougie et la lampe à huile avaient toujours été le point focal des foyers. Le feu était, comme le dit Schivelbusch, “l’âme de la maison”. Les familles passaient leurs soirées dans la pièce centrale, autour de la flamme vacillante, à discuter des événements de la journée ou à simplement passer le temps ensemble. La lumière électrique ainsi que le chauffage central ont fait disparaître cette longue tradition. Les membres de la famille ont commencé à passer une plus grande partie de la soirée chacun dans une pièce différente, à étudier, lire ou travailler seuls. Ils ont gagné en vie privée, en autonomie, mais la cohésion familiale s’est affaiblie.

Froide et constante, la lumière électrique n’avait pas la forme de la flamme. Elle n’était ni envoûtante ni apaisante, mais strictement fonctionnelle. Elle a transformé la lumière en un produit industriel. Un Allemand écrivait dans son journal en 1944 que, forcé par les bombardements nocturnes à utiliser des bougies à la place des ampoules, il a été frappé par la différence. “Nous avons remarqué, écrivait-il, dans la lumière fragile de la bougie, que les objets avaient un profil différent, beaucoup plus marqué : la bougie leur donnait une qualité de réalité”. Cette qualité, continuait-il “se perd avec la lumière électrique : les objets donnent l’impression d’apparaître beaucoup plus clairement, mais en réalité, elle les écrase. La lumière électrique apporte trop de brillance et les choses perdent corps, contour, et substance – bref, leur essence”.

Nous sommes encore attirés, reprend Carr, par la flamme qui brûle au bout d’une mèche. Nous allumons des bougies pour installer une atmosphère romantique et détendue, ou pour marquer une occasion particulière. Nous achetons des lampes décoratives auxquelles on a donné l’apparence de bougies ou de chandelier avec des ampoules en forme de flamme. Mais nous ne sommes plus en mesure de savoir à quoi ressemblaient nos intérieurs quand le feu était la source de toute lumière. Le nombre de gens qui se rappelle la vie avant l’arrivée de l’ampoule d’Edison s’est réduit à presque rien, et quand ils seront tous morts, ils emporteront avec eux la mémoire de ce monde d’avant, ce monde pré-électrique. Il se passera la même chose, vers la fin de notre siècle, avec les souvenirs du monde d’avant l’ordinateur et l’internet. Nous serons les porteurs de cette mémoire.

Tout changement de technologie est un changement de génération. Le pouvoir et les conséquences d’une technologie ne s’épanouissent vraiment que lorsque ceux qui ont grandi avec elle deviennent adultes et repoussent leurs parents dépassés dans les marges. Quand les vieilles générations meurent, elles emportent avec elles le savoir de ce qui a été perdu quand la nouvelle technologie est arrivée, et il ne reste que ce qui a été gagné. C’est comme cela que le progrès efface ses traces, en réactivant perpétuellement l’illusion que nous sommes là où nous sommes censés être.”

Voilà pour ce texte de Nicholas Carr qui prouve une fois de plus qu’on peut être très critique de l’Internet… sans pour autant renoncer à réfléchir et à bien écrire.

Xavier de la Porte

internetactu.net

Ne lâchons pas

Ne lâchons pas … notre lâcher-prise!
Le temps qu’il fait et les quatre nobles vérités
Les premiers enseignements donnés par le Bouddha – appelés les «quatre nobles vérités» – portaient sur la souffrance.
La première noble vérité dit que le malaise fait partie de la condition humaine. Rien n’est en essence d’une manière ou d’une autre. Autour de nous, le vent, le feu, la terre et l’eau ne cessent de jouer de diverses qualités, comme des magiciens. Nous changeons nous aussi comme le temps. L’être humain monte et descend comme la marée, il croît et décroit comme la lune. Il ne voit pas que, comme le temps, il est fluide et non solide; voilà pourquoi il souffre.
La deuxième noble vérité dit que la résistance est le mécanisme de fonctionnement fondamental de ce qu’il est convenu d’appeler le MOI. Résister à la vie crée de la souffrance. La tradition nous apprend que la cause de la souffrance est la tendance à s’accrocher à sa vision étroite des choses, c’est-à-dire que nous sommes accros au MOI. On ne veut pas accepter de changer comme le temps, d’avoir la même énergie que tout ce qui vit. Quand on résiste, on se braque. On se fait vraiment solide. Cette résistance s’appelle le MOI.
La troisième noble vérité dit que la souffrance cesse quand on arrête de maintenir l’énorme MOI à tout prix. C’est ce que l’on pratique pendant la méditation. Quand on ne s’agrippe plus à ses pensées ni à son scénario, on reste assis tout bonnement avec la qualité et l’énergie du «temps» particulier auquel on s’est évertué à résister.
L’essence de la quatrième noble vérité, c’est qu’on peut utiliser tout ce qu’on fait pour s’aider à comprendre qu’on n’est pas séparé, qu’on fait partie de l’énergie qui crée tout. Si on apprend à s’assoir, immobile comme la montagne au milieu de l’ouragan, sans se protéger contre la vérité, la vivacité et l’immédiateté de celui ou celle qui fait simplement partie de la vie, on n’est alors plus cet être distinct pour qui les choses doivent se dérouler selon ses désirs.
Quand nous arrêtons de résister et que nous laissons le temps qu’il fait nous imprégner, nous pouvons alors vivre à fond. Il n’en tient qu’à nous.
Pema Chödrön
Bien-être et incertitude
Cent huit enseignements
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Beaucoup de gens croient qu’ils ne peuvent renoncer à leurs constants états autopunitifs parce que les sentiments qu’ils éprouvent à l’égard de certaines personnes ou évènements passés sont tout simplement trop puissants; ils croient que ces états ont en quelque sorte prise sur eux et qu’il n’est pas en leur pouvoir de s’en libérer. Or, cela est tout à fait faux. N’ayant ni bras ni mains, les pensées et les sentiments ne peuvent avoir prise sur nous. Si nous sommes incapables de laisser aller un sentiment douloureux, c’est qu’une partie cachée de nous s’y accroche; elle craint de lâcher prise car toute sa vie ne tient qu’à cet attachement. Pour se libérer de la douleur, il faudrait que cette part de nous renonce à elle-même.
Guy Finley
Les voies de l’émerveillement ***
COMMENTAIRE Je ne lâche pas.
Ce blog a eu deux ans hier – ce n’est qu’un bébé.
Je tiens à remercier chaleureusement toutes les personnes qui m’ont encouragée.

Trop chouette ce gif par Glenn Fox :  

La « réalité » à la manière Ikea

Image : Udner Blogspot

La réalité, c’est ce qui continue à s’imposer à vous quand vous cessez d’y croire.

Philip K. Dick

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J’jusqu’alors, se croyant éperonné par l’action, il ne s’était accordé que des accointances sensuelles qui laissaient la tête libre. Mais maintenant il lui fallait connaître les subtilités du cœur qui après tout aiguisent l’esprit.
P. Drieu La Rochelle, Rêveuse bourgeoisie, 1939, p. 205.

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« Affordable solutions for better living »

Slogan Ikea

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Ikea a fait fortune en donnant à chacun les pièces et les plans pour « bâtir » ses propres meubles. Tournevis fournis, dans bien des cas. Au point ou la formule, aujourd’hui, est si répandue qu’il est difficile d’acheter une bibliothèque sans avoir à la monter nous-mêmes…

En tant qu’individus, nous sommes tous un peu Ikea…

Je ne cherche pas à définir une « réalité cosmique », mais plutôt à nous questionner sur notre perception de la réalité de nos sociétés, et du grand vent des intellectuels, dont les gaz, après un bon repas du bric-à-brac,  prend l’ascenseur et s’en va ballonner le cerveau.

Et c’est comme ça depuis près d’un demi-siècle puisque l’on n’a pas produit que des choux, des ordinateurs, ou des armes sophistiquées… C’est comme ça depuis que l’on a distribué à tout le monde des morceaux des « savoirs ».  Ce qui a permis à monsieur et madame tout le monde de se monter un beau meuble de « connaissances » qui, un peu attisé par la somme des pièces, des visses, et des plans tout faits, de se tracer « une idée »… De la vie, de l’Univers, des sociétés, des « grands »…

On a des opinions « rationnelles » sur tout…

Rationnelles…

Leurre et drame…

Les piranhas gris et le perce-oreille

Si vous vous jetez dans l’eau d’un site pour commenter ou pour écrire,  souvenez-vous des scènes de films dans lesquelles les piranhas dévorent un humain en quelques minutes.

Ces piranhas du net se nourrissent de toutes les eaux qui polluent maintenant la « connaissance humaine » sur la toile.  À se demander ce qu’elle a d’humain – cette connaissance – si elle ne sert pas à l’humain?

Une autre accointance entre la civilisation nombriliste du « Me, Myself and Die » (sic).

On ne meure qu’une fois. Les fabricants de déluges foisonnent, mais peu  d’élus  pour fabriquer des arches.

Les « destructeurs » d’humanité ne sont pas bien nombreux… Mais ils disposent d’un pouvoir dangereux : l’argent. Ils peuvent donc se payer deux variétés de la race humaine : les pauvres et les vaniteux. Comme dirait l’anglophile : The big piece of cake…

En fait, nous voilà à l’ère de la méthode du perce-oreille :

Contrairement aux grands animaux et aux humains qui produisent généralement peu de rejetons mais leur prodiguent ensuite des soins, les insectes optent presque tous pour une stratégie différente qui consiste à produire davantage de descendants, mais à ne pas investir d’énergie pour s’en occuper. Infestation.ca.

Réalité et perception : la Tour de Babel

Cette histoire est parfois vue comme une tentative de réponse des hommes au mystère apparent de l’existence de plusieurs langues, mais est aussi le véhicule d’un enseignement d’ordre moral : elle illustre les dangers de vouloir se placer à l’égal de Dieu, de le défier par notre recherche de la connaissance, mais aussi la nécessité qu’a l’humanité de se parler, de se comprendre pour réaliser de grands projets, ainsi que le risque de voir échouer ces projets quand chaque groupe de spécialistes se met à parler le seul jargon de sa discipline. Ce récit peut aussi être vu comme une métaphore du malentendu humain; où contrairement aux animaux, les êtres humains ne se comprennent pas par des signes univoques, mais bien par l’équivocité du signifiant. Tour de Babel

Après avoir passé une journée pédagogique – la meilleure, sans doute, de ma « carrière »-  nous sommes sortis tous ébranlés par cette expérience qui consistait,  à partir d’un texte ou d’une image, à donner notre version de ce que nous pouvions percevoir. Et les mettre en commun…

Pénible.

Les plus secoués furent les mathématiciens. Sans doute parce que plus on verse dans la rationalité, plus les résultats sont certains et concrets, voire vérifiables.

Et là, ils étaient perdus…

Le syndrome de la porte fermée…

Il est évident que l’on peut tout comprendre dans un système où on a choisi les pièces pour procéder à un montage et se  bricoler un résultat.

Le danger des gens dits « intelligents » est qu’ils finissent par croire – tient,  une foi n’est pas coutume – que tout peut être compris.

Devant un candidat souffrant du syndrome, j’ai rétorqué, un jour :

- Quand tu ne comprends pas, tu acceptes.

- Qu’est-ce que tu veux dire par là?

Il n’avait pas compris.

Je voulais simplement signifier que toute connaissance est une série de gommages d’ignorances passagères. Mais plus encore : tout n’est pas saisissable.

Pour moi – c’est une conception personnelle – un être intelligent  c’est quelqu’un qui a une poignée d’eau dans la main et un océan d’ignorance devant lui. Son érudition consiste en la prise de conscience de la vastitude de cet infini et à constater avec une certaine fierté ce qu’il a pu cueillir dans sa vie. Avec une certaine humilité…

Surtout devant une « poignée » de mains sèches…

Amour et acceptation

Déjà qu’avec le mot « amour », on devient confus : attirance affective et principe d’union universelle.

C’est là ou se piègent le plus aisément les adeptes dudit « rationnel ».

Pas d’ouverture. Pas de ventilation.

Exaltés, frénésiques, (sic), fiévreux.

Il n’y a qu’une potion : le doute.

Le doute est la congélation des notions ou des idées. C’est la raison pour laquelle vous vous retrouvez parfois devant une sorte de pierre morte…

On n’évolue pas sans ce doute nécessaire pour parfaire son « idée », sa vision.

Sans lui, nous sommes morts.

Bref, évoluer.

Et que faire de l’amour quand il n’y a ni attirance affective ni union universelle? C’est qu’il n’existe pas de volonté ni de compréhension- ni désir de comprendre ou d’accepter dans cette dormance d’esprit solide.

Une pierre en dormance, mais solide dans sa rationalité. Si dans la chanson country le cowboy fait le tour de la montagne, les dépeceurs d’idées en sont que des bouchers pour la race humaine, et ils font sans cesse le tour de leur nombril.

Belle chanson!

Sainte-Anne-de Beaupré

Il y a eu un reportage, ce soir sur la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, où des milliers pèlerins,  venus de tous les coins du monde hurlaient leur foi devant les caméras.

Risible!

Les « rationnels » ne comprennent pas. Et ils n’acceptent pas… Ils n’acceptent pas le ridicule qu’ils voient.

C’est qu’ils sont victimes de la méthode Ikea qui consiste à ne vivre que dans un montage Ikea.

Ils appellent cela la foi…

Qui peut juger de la démarche d’un humain? Qu’a-t-il de si singulier et hautain ce« j’ai raison » devant un tel phénomène?

Posez-vous la question…

Un intellecto-ikea… Ça sert à quoi?

Il n’y a pas de morceaux ou de pièces en dehors de son « achat » …

Dieu en trois personnes

On en arrache des neurones… Ouach! Ça écorche l’ego, au point d’éviter la question.

Mais nous vivons avec chacun notre  Dieu,  et nous sommes toujours dans une bouillie qui nous stérilise.

Il y a trois paliers :

  1. La connaissance pour soi, de notre développement spirituel, par notre singularité Non partageable.
  2. L’élaboration d’une vision de la Vie dans une tentative de se situer dans l’Univers en tant qu’unicité, tout cela barbouillé d’émotions, de craintes, d’effroi face à la survie après la vie… Semi-partageable.
  3. La volonté d’être participatif à un « bonheur océan » avec sa petite poignée d’eau.

Obligatoirement partageable.

Finalement, notre amateur de meubles Ikea est pire que celui du meuble Dieu en trois personnes. Il a foi en son système rationnel…

Alors, il mène  une guerre de religions terroristes avec deux personnes : lui et son nombril.

L’athéisme est une foi.

Elle est sans doute née d’un montage de formules rationnelles « choisies ».

D’où l’expression revue et corrigée : mauvaise foi.

C’est juste qu’avec sa poignée d’eau il croit détenir l’océan.

Il est dommage que l’on mélange religion et société.

Dans le doute, il vaut mieux faire abstinence d’une certitude morte que d’un doute mouvant.

Les piranhas ne savent pas d’où provient l’eau dans laquelle ils nagent. Ils ignorent également qu’ils sont le produit de cette eau.

Ce serait une belle histoire que de raconter celle de la goutte orgueilleuse. Car une fois l’océan éteint, dans quoi vivront-ils?

Gaëtan Pelletier

L’échec de l’Humanité

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Le rituel présidentiel affiche le triste spectacle d’un Système qui, non seulement se moque, piétine le peuple, mais surtout se sert de lui pour le légitimer. On imagine bien les gars dans leur villa de luxe en train de rire aux éclats d’une population aussi abrutie qu’inapte.

C’est normal que tout le reste des quatre années le peuple n’ait rien à dire à propos de la façon dont le Système conduit l’humanité à sa perte, puisque leur opinion n’a aucun intérêt, elle est complètement encâblée dans une « confusion d’idées claires » (1), qui n’ont aucun rapport entre elles, et qui ne sont stockées en mémoire que pour mieux péter la gueule à leurs concitoyens.

Ce spectacle est affligeant. Peut-être même ce spectacle est-il perturbé par la façon pompeuse qu’ont les médias de célébrer les gens de droite et de ridiculiser ceux de gauche, mais quand même au final en France on a 1/5 de fachos et 1/4 de libéraux qui sont hystériques de joie quand on leur dit qu’ils vont pouvoir « préserver leur mode de vie ».
Ils hurlent à l’idée géniale et transcendante quand on leur dit que le président Sarkozy va imposer trois débats télévisés avec son adversaire, car ils savent que l’avocat rhétoricien est très fort pour rendre louables, légaux, honorables les plus bas instincts, auxquels on ne sait jamais quoi répondre sur le coup tellement c’est douloureux d’entendre ça, et qui poussent l’adversaire dans les cordes de la faute qui le décrédibilisera.

Ces gens apocalyptiques sont les désinformés, les conventionalistes, les sans-imagination et les résignés du bulbe ; Les mêmes que ceux qui auraient voté contre la république, qui auraient été contre les Droits de l’Homme, qui auraient dit “la liberté c’est le désordre”, et qui voient dans le monde actuel le moyen d’en profiter un maximum sans la moindre considération pour la quantité formidable de déchets matériels et psychologiques qu’ils laissent aux générations futures, qui devront avoir la peau dure, pour être comme eux.

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Le Grand Esprit a l’air d’être comme un cerveau, avec deux hémisphères, et comme l’humain moyen, il est très maladroit pour les faire fonctionner ensemble, car il est jeune et impétueux.
Je veux bien croire que les gens de Droite sont la partie gauche du cerveau du Grand Esprit, celui qui rationalise et qui est incapable de relativiser, qui se protège contre cela, qui a besoin que sa réflexion soit emprisonnée dans des murs fermement définis, et qui refuse absolument d’entrevoir quoi que ce soit du monde extérieur qui pourrait venir influencer la pureté de leur logique froide, fondement de leur arrogance et de leur personnalité, de leur être.

Et qu’en face il y a une pensée qui est capable de voir que la valeur des plus parfaites logiques décroît irrémédiablement au fur et à mesure qu’on étend le cadre dans lequel elle doit s’opérer, ce que l’histoire et l’évolution ne cesse jamais de faire ; Et que c’est de la folie à l’état pur que de vouloir se montrer « rationnel » sans tenir compte de toutes les données d’un problème, en l’occurrence, le problème c’est l’avenir de l’humanité, au sens large.

L’Humanité n’est pas que sa survie, c’est aussi sa capacité à se montrer humain, à faire les choix humains, à tenir des propos humains, composés, sages, prenant sur soi, intelligents, vigoureux et vigilants, mais d’une vigueur et d’une vigilance qui ne sont pas des traits de caractère qui nous définissent, seulement une expression de l’intelligence réelle et vécue dans l’instant.

On peut dire que le plan de Sarko, d’exacerber la haine fasciste en rendant « légal, honorable, conventionnel » le l’interdiction d’être différent, le fait de brimer les étrangers, leur déportation, le fait de vouloir garder pour soi seul et ne jamais avoir à partager le pain blanc des français, de vivre dans des châteaux-forts qu’on défini comme étant “le monde”, tout ça avait pour but de se retrouver face à celle qui fait de la Pen, pour enfin être sûr d’être réélu.

Ce plan n’a qu’a moitié marché, et au final on se retrouve avec une candidate fasciste qui, comble de l’horreur et de l’horripilation, se positionne comme la seule candidate dans tout ce bordel à s’opposer « au système », à être contre la droite et la gauche, à préconiser ce que préconisent les grands humanistes, à savoir de prendre du recul sur la politique et de s’attaquer aux vrais problèmes. Sauf qu’évidemment ce qu’elle entend par là n’a rien à voir avec une pensée humaniste.

Eux, sont en train de vivre une dissociation de personnalité, entre d’un côté ce qu’ils doivent dire en public pour être acceptés et de l’autre ce qu’ils n’ont pas besoin de dire quand ils sont entre eux, à savoir que les arabes, ils ne servent qu’à être noyés.

La distance qui sépare les deux discours, celui qui est oral et celui qui est sous-tendu, ne fait que grandir au point que ça va générer (ou être l’expression) de toute la maladie mentale dans lequel ce monde est en train de sombrer.

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Le GRAND problème de la pensée occidentale se loge dans l’adage « qu’en diront les voisin ? ».
La façon d’apparaître, ce que les autres peuvent dire de vous dans votre dos, est totalement déterminant de la psychologie sociale. La façon dont on apparaît, les risques qu’on prend quand on ouvre la bouche, conditionnent complètement la teneur des discours et les précautions qui doivent être prises. La façon d’appraître fait le succès ou la perte d’un homme, indépendamment de toute autre questionnement sur la logique ou la teneur de ce qu’il raconte. Cela force les gens à se cantonner dans l’hypocrisie, jusqu’à un point tel que lorsqu’on veut dire quelque chose, c’est autre chose qui sort de sa bouche.
Ceci est ce qu’on appelle la démence, pensez-y si un jour vous cherchez en quoi est vrai ce que les plus intelligents formuleront ainsi : « le problème de l’humanité est avant tout psychologique ».

Car on veut bien se mettre à résoudre les problèmes logistiques, méthodologiques, organisationnels du Système, faire en sorte qu’il soit efficace dans l’optique que l’humain soit heureux, ayant au préalable établi que tout ce qu’on peut attendre d’une humanité, c’est qu’elle soit heureuse ; On peut nourrir toux ces gens qui meurent de faim chaque jour, on peut soigner la Terre de toutes les maladies dont on l’a infestée, on peut préserver les animaux et préserver leur liberté et leur territoire, on peut très bien décontaminer les eaux, et faire que tout le monde vive heureux et paisible.
(Tout cela, les gars qui rigolent dans leur villa de luxe qui flotte au-dessus de la civilisation le avent très bien, eux ce qu’ils veulent c’est du spectacle, de l’action, de la souffrance, alors ils l’injectent dans la société, et en rigolent à gorge déployée.)

Mais pour faire cela il faut d’abord résoudre le problème de la démence qui frappe collectivement les humains de ce monde, cette époque et cette civilisation, la peur de ce qui vient de dehors, l’incapacité à avoir de l’influence sur la façon dont on est perçus, le fait de vouloir forcer les symptômes à s’aligner sur ce qu’on voudrait plutôt qu’interroger les causes, la tendance psychopathe à juger, condamner, savoir avant même de connaître, et au centre de tout cela le malaise permanent, la pulsion mortelle qui consiste à faire de la vie une survie en temps de guerre permanente.

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Oubliez les élections, oubliez la débilité mentale des gens qui sont d’innocents moutons plongés volontairement dans l’inculture et la barbarie, oubliez tout ce que je viens de dire !

Pour faciliter la conception d’un Système non injuste j’avais proposé de nous imaginer à bord d’un vaisseau spatial, l’Enterprise (l’entreprise de Dame Nature), où les biens et les protéines étaient fabriqués ex-nihilo en suivant des schémas informatiques et au moyen d’une source d’énergie illimité, ce que la science ne tardera pas à faire, indépendamment du fait que vous y croyiez ou pas : Comment serait gérée la richesse ?

A de nombreuses reprises j’ai utilisé l’allégorie de la « société minimale » pour observer, analyser, étudier les concepts d’un Système qui soient viables.

Si on devait obtenir une société minimale sur les préceptes du troc, de l’argent, du mérite, du désir, de la jalousie, de l’égo, eh bien ceux qui pêchent le poisson mangeraient leur propre poisson, ceux qui tissent des vêtements seraient les seuls à porter des vêtements, ceux qui vont chercher du bois seraient les seuls à se chauffer, et une fois que ces trois se seraient entendus pour troquer leurs biens, les 50% de la population restante serait fusillée, avant qu’ils ne se rendent compte que ces 50% sont systémiques, et que parmi eux il faillent encore en fusiller 50%, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, le plus fort, et aussi le plus con.

Nan c’est juste pour dire.

Si les hommes ne savent pas s’organiser, faire germer leur rationalité et leur logique sur le terreau de l’intelligence et de la sagesse, autant que cette civilisation stupide s’éteigne, ce sera un échec et tant pis. Ce sera normal (vous qui aimez tant la normalité).

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Mais maintenant j’en arrive à ce que l’esprit autruchien des gens qui acclament Sarkozy comme des connards puisse aller à la rencontre de la Réalité.

Cette idée de la société minimale, comment dire, c’est un avenir très proche.
Vraiment très proche (2).
ça va être catastrophique.

C’est pour ça que je dis « oubliez les dissensions, les histoires de débilus versus peur d’être perçu comme un débilus, les riches qui se foutent de votre gueule quand vous faites leur jeu sans rien comprendre à la teneur et la portée des mots qu’ils ont placé dans vos bouches, votre égo et votre sens des choses sans aucune valeur, vos jugements existentiels et votre démence cannibale.

De toutes façon on va tous y être, ça va être « Ravage », de Barjavel.

Sitôt l’électricité coupée, plus d’internet, plus de plan pour fabriquer des générateur à énergie (vous avez intérêt à prendre des notes), plus nourriture cuite, plus de douche chaude, seuls la poussière et la crasse seront vos vrais amis, car eux au moins seront présents tous les jours.

Sachez juste que pour obtenir de l’eau potable il faut creuser des puits, et que la marchandise ayant la plus grande valeur c’est d’avoir plusieurs paires de chaussures d’avance. Vous avez voté pour ça, alors c’est le monde que vous aurez.
Vous comprendrez la connexion entre la nature et l’humain, cette fameuse « humanité » qui ne sert à rien pour tirer des profits et qui a été atrophiée comme un fuit séché au soleil.
La science qui présente les irruptions solaires comme des phénomènes fantastiques quoi que froidement rationnels, vous comprendrez le sens du mot « fantastique », en y associant la « colère ».

Car la colère, la pénitence, est ce qu’on récolte le plus naturellement du monde quand l’Humanité n’est plus qu’une considération secondaire, que les sarkozystes aiment tant tourner en dérision. Le dérisoire est votre avenir, c’est votre définition du monde, ce sera donc ainsi que le monde sera configuré afin que vous ne puissiez pas faire autrement que de le vivre.

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Quand l’humanité sera en train de pourrir, elle renaîtra.
La Société humaine va vivre pendant quelques années au moyen-âge, dans des petits villages isolés et autarciques, où la paix ne reviendra progressivement.

Les gens qui mettront leur lumière au service de leur coeur trouveront des solutions justes et équitables, le genre de solution qu’on aurait pu trouver avant, qu’il n’aurait rien coûté d’adopter, et qui aurait pu éviter tant de souffrance, le genre de solution qui arrive trop tard.

J’ai déjà exposé ces solutions, n’obtenant pas plus de réaction que celle de l’écho de ma voix sur un mur d’indifférence.

Pourtant quand vous aurez les pieds dedans, vous y penserez aussi :
Les Droits sont les Moyens, rappelez-vous juste de ça.
Une société Humaine est une collectivité, une collectivisation, pas dans le sens de “collecter” mais dans le sens de partager, rendre équitable.

Quand on pêche du poisson, ce n’est ni bien ni mal, jusqu’à ce qu’arrive le choix qu’on fait avec ce poisson. C’est le choix éthique qui rend cette pêche “bonne”, ou “mauvaise”. C’est le système tout entier qui conforme ce qui est bon ou mauvais.

“Leur mode de vie”, qu’ils veulent préserver, est rendu mauvais pas un système injuste. Ce mode de vie s’obtient par l’accaparement, la guerre, la décimation, la perversion, la confiscation aux autres frères de la Terre.
Ce même mode de vie serait éthique s’il était partagé par tous.

C’est pour ça que je crois beaucoup à cette vision du monde de “Ravage”.
Sarko a dit, dans une mensongerie qui dépasse l’entendement, à la suite du premier tour de l’élection présidentielle “maintenant les compteurs sont remis à zéro”, comme si on pouvait oublier les nombreux génocides commis dans le but de préserver “le mode de vie”, enfin les miettes laissées aux riches, par les banquiers cannibales.

Mais c’est ce qui va vraiment arriver, les compteurs seront remis à zéro, et l’Humanité devra repartir sur de nouvelles bases, avec une vraie compréhension de ce qui rend éthique, ou pas, les actions des hommes.

(1) Selon les mots de Voltaire pour désigner l’éducation jésuite qu’il a reçue
(2) Le coup fatal

La définition des bornes

(Illustration : “Le monde du rêve” par Moebius/Jean Giraud)

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Quand on cherche à se souvenir d’un rêve, l’effort consiste à formaliser une constellation d’effets pris par un sentiment, et cette accrétion renvoie dans l’amnésie tout ce qui ne se rapporte pas directement à ce qui est extrait du fin fond de la mémoire.
Bref pour les moments forts occultent les cheminements et les déroulements.

La réflexion qui consiste à trouver une conception de système social (qui marche) procède en quelque sorte de l’art et la manière de formaliser correctement tout un ensemble de données de sorte à ce que celles qui s’oublient et servent cette concrétion ne contiennent pas d’information trop importante à oublier.

Mais en même temps si vous avez bien suivi, le diamant qui est obtenu, la chose tangible, la loi découverte, (le paradigme salvateur) dépend aussi beaucoup de ce qui est placé en son invisible.

Et en même temps on ne peut jamais se permettre d’oublier ce qu’il y a dans l’invisible parce que c’est le meilleur moyen de formuler les raisons qui motivent les choix. L’exercice consiste souvent à devoir aller les extraire de l’invisible où elles se cachent, mais dès lors, ce faisant, le résultat obtenu par cette nouvelle concrétion peut être très différent du premier.

(c’est assez difficile de parler du processus inconscient de la concrétion d’une idée)

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Dans un rêve j’avais compris ce qu’était la lumière et aussitôt j’ai aperçu de la lumière qui allait plus vite que la lumière, et en cherchant à définir ce terme il en a résulté que l’information était la lumière et qu’en ce sens il était logique que l’information dont la lumière est porteuse puisse aller plus vite qu’elle. D’un rêve diffus on obtient une idée simple et le reste s’évanouit.
Tout finalement n’est qu’information, la masse, les lois, l’énergie.
Toute manifestation n’est qu’un message, qui part d’une volonté, utilise un moyen (un support, un véhicule), la seule chose dont on soit témoin, et discute avec quelque chose qui se trouve à l’autre bout, dans l’invisible et l’inaccessible, et qui ne nous concerne pas.

Les action commise par les humains sont le plus souvent motivées par la plus froide et concrète des nécessités, dans le cadre de usages, coutumes, principes admis d’organisation et des circonstances. Quand quelqu’un réussit une chose qu’il voulait faire on le félicite. Quand on rate une phrase qu’on voulait faire on retourne sous le capot.
La concrétion d’un acte se fait en partant d’une volonté qui ne s’appuie que sur des rêves et ne se réfère qu’à l’existant. Pourtant une fois l’acte créé, ce sur quoi on peut désormais, ou ce sur quoi on aurait pu s’appuyer est désormais changé. C’est à dire que l’action même de créer modifie la réalité qui est à l’origine de cette création, elle est altérée. C’est pourquoi rien n’est immuable, ni les besoins ni les désirs.

On observe que les plus grandes activités humaines, les multinationales, sont toutes maléfiques, parce que le cadre d’observation qu’elles génèrent est collectif, mondial, historique, alors que le cadre de leur création était minuscule, égoïste, temporel. Mais face à l’histoire, au jugement des générations futures, quand on comptabilise ce qui a été consumé et ce qui a été produit, (sachant qu’il ne reste rien, ruines, pollution) du coup elles apparaissent comme hautement maléfiques (alors que sur les photos d’époque les gens avaient l’air contents de leur fortune, et que le cadre auquel ils se référaient rendait “glorieuses”, utiles, nécessaires leurs actes).

En fait toute action génère le cadre dans lequel on peut la définir.
(c’est presque ça le secret de l’univers*)

Et en fait même, tout cadre d’observation généré par une action est parlant de l’esprit dans lequel elle a été faite. Ces multinationales cadrées par une dimension historique sont parlantes d’un égo surdimensionné, et le résultats catastrophique produit est parlant de ce que cet égo n’était pas justifié par un sens équivalent de la responsabilité, qu’en fait, ils n’avaient pas les épaules de leurs prétentions, même si les apparences le leur a fait croire pendant un certain temps.

Ce qui était caché et infime, à peine possible à sentir, devient énorme comme un éléphant dans un couloir, dès que le nouveau cadre d’observation est généré.
Le cadre de naissance d’une action est toujours inférieur en taille et dimension à celui qui est mis en lumière par cette action.
Et quand ces actions sont ainsi redéfinies elles paraissent avoir été pensée à court terme et semblent insuffisantes. On peut dire aussi que toute action génère une panoplie de choses à faire en plus. Et on peut souvent constater que parmi elles, peut très bien s’incorporer l’idée de tout arrêter. C’est à la fois involontaire et inévitable, que chaque action génère des idées qui n’étaient pas au programme. Et là encore même la plus improbable peut soudainement revêtir une importance majeure (capitale, fatale).

En fait on peut même dire que dès lors qu’une action, quoi qu’elle soit, peut être considérée à court terme, alors elle sera automatiquement vue comme maléfique, là où quand elle est considérée à long terme, elle paraît magnifique. Tout dépend de l’endroit où on se trouve sur l’échelle du temps.
(Parfois, souvent même, l’esprit continue de conserver le cadre d’observation antérieur à celui de la réalisation, alors pourtant qu’entre temps le monde a changé, ce que la raison ignore, et que donc les yeux restent incapables de voir.)

(c’est sans doute pour ça qu’il y a des masses de crétins qui votent pour des mafieux, parce que depuis leur horizon minuscule, enfin je veux dire la façon dont ils se positionnent, est comme calibrée par le désir de voir du magnifique, indépendamment de toute influence externe, que de toutes façons ils n’écoutent jamais.)

La perception de ce qui est maléfique/magnifique n’est rien d’autre que le résultat de ce qu’est devenu le monde après qu’il ait été involontairement changé par la concrétion d’une idée.
La pensée anémique occidentale considère qu’un crime est moins grave que deux crimes, elle se réfère au nombre pour connaître la valeur, alors qu’en réalité le monde dans lequel on vit, tout l’univers, tout ce qu’on peut voir entendre et interpréter dépend, a le goût, sent l’odeur de ce qui y a été fait.

Tout fini toujours par pouvoir être considéré comme n’ayant été pensé qu’à court terme, alors que dès le départ et pour toujours, on sait que tout a été pensé à long terme, car tout est le fruit d’une volonté, car c’est le propre de toute information.

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Ceci pour dire que penser un système social doit aussi prendre en compte le fait de devoir penser à concevoir un système social. C’est une démarche magnifique et terrible, parce que c’est poussé par la fuite de la cruauté, et attiré par une meilleure concordance entre la nature intime de l’homme et l’environnement qu’il s’est créé.
C’est une concrétion qui observe et rejette l’idée d’un humain qui se conforme à sa société, ce que pourtant l’éthique préconise.
Il faut bien admettre que vouloir se conformer à un système injuste doit sûrement relever d’un masochisme (d’une ignorance crasse) dont l’éthique est encore plus discutable que l’idée de devoir se conformer afin de faire vivre son époque.
Il s’agit quand même au fond de l’idée de vouloir détruire son époque.
Et quand on se risque à cela c’est ce qui risque d’arriver, dans son acception la plus foireuse qui soit (mais on ne vit qu’une fois hein !)

Il y aura forcément un prix, des choses qui seront oubliées sans qu’on l’ai vraiment souhaité, mais il faudra faire qu’on sois contents d’avoir eu à payer ce prix ; il faut que ce soit une meilleure affaire que la société Cheap qu’on a aujourd’hui.
En sondant ce qui sera écarté de la prochaine accrétion apparaissent les blocages tatillons et futiles qui ne manquent jamais de venir s’opposer à de magnifiques perspectives.

(Comme si elles étaient de grande valeur alors qu’elles n’en sont pas, alors que l’anémisme occidental consiste justement à faire le contraire, l’un et l’autre, dans le visible et l’invisible, étant mutuellement la cause de l’autre).

Oh, pour la grande part ce sont surtout les mafieux qui ont auront à y perdre, mafieux qui ne sont que l’ombre des religions, puisque l’un et (est) l’autre carburent au désir de pouvoir (et au pouvoir du désir), bêtement, sans se rendre compte que désirer le pouvoir c’est admettre (rendre réel) de ne pas en avoir, et que prier c’est aussi devenir incapable de faire (normalement on ne prie que quand on n’a plus rien d’autre à faire !).

L’action de recommencer une concrétion contiendra en elle un message, dont l’acte sera le véhicule, et qui sera rendu visible quand le cadre d’observation de la réalité aura lui aussi muté.
C’est à partir de là (les pieds dans la boue, dans des conditions peu enviables) qu’on élabore (codifie, structure, met en forme) le message qui veut être lancé, et (donc) l’action qui va la porter.
Il faut que ce soit une belle histoire, c’est ça l’idée.
Car c’est dans cet esprit que chaque événement génère sa raison d’être, quand on sonde tout au fond. C’est donc logique que ce soit ça qui en sorte à la fin.

(* Quand l’univers devient conscient de lui-même alors il se crée.
La prise de conscience est un acte volontaire dont la volonté réside dans l’inconscient.)

8119

Le “petit” peuple

L’homme est le travailleur du printemps,
de la vie, de la graine semée
et du sillon creusé
et non le créancier livide du passé.
.
Victor Hugo
“Les quatre vents de l’esprit”

Elle est étrange l’Histoire… Parsemée de bûches… Des branches du petit peuple… Ceux qui ont travaillé en esclave pour bâtir, par un nombre infini de noms invisibles pour quelques traces  manifestes.

Tsar d’un soir…

Toute la Terre, ses « réussites », portent les empreintes de ceux qui sont six pieds sous terre… De la brindille à surchauffer les « grands entrepreneurs »…

Dans les sociétés occidentales, on ne parle pas des abeilles, à peine de la ruche. Non. On parle du propriétaire de la ruche et des autres ruches à venir dans un développement sans fin….

Ils sont tous morts en adulant de faux Christs… Réduits en cendre. De l’Histoire véritable, on ne garde toujours que le squelette : quelques hommes, les bons, les mauvais, les monstres, les déracinés de la lumière.

Un grand échiquier de milliers, voire de milliards d’années, le besogneux, parfois les yeux vitrés, voit des dieux lui faire de grands « projets » de société.

Chaque humain est une flèche pour les fabricants d’armes.

Le petit peuple se fait violer son jardin.

Pas un mot.

Juste un x… De temps en temps… Un x aberrant, sans force. Chaque humain a toujours été la goutte d’un alambic monstrueux qui a toujours mené le monde au « progrès ».

Lequel? Celui d’un montage matérialiste. Et le voilà, en plus, trafiqué. Nous sommes vampirisés jusqu’à la dernière goutte de nos avoirs.

On ne réduit pas l’esclavage en inventant le vote démocratique. On donne une rallonge à la corde du rameur de cette immense et frauduleuse galère.

Le politicien n’a et n’aura aucun souvenir de vous…

On a le souvenir que de ceux que nous avons côtoyés dans nos vies, aimés, détestés, ou des visages tristes qui passent, ou des gens heureux.  De temps en temps c’est le voisin, en d’autre temps c’est un souvenir brouillé collé au fond de notre mémoire. Tout cela s’emmagasine. Tout cela nous touche. Ce qui nous touche, ce qui nous élève ce sont nos rapports entre humains. Ce qui nous tue ce sont les rapports entre les grosses locomotives des sociétés : ils ont la force de nous tuer mais souvent celle de ne pas se faire vivre vraiment.

Bref, ils n’ont souvent pas l’intelligence de l’amour, ni d’une compréhension profonde de la Vie.

Je ne voudrais pas partir en laissant le nom d’une autoroute…

***

Pour les hautains de la Vie, les aveugles, ceux qui n’ont pas de chiens pour les guider puisqu’ils sont souvent le chien qui se guident eux-mêmes, l’être humain n’est qu’une pauvre silhouette.

Et toutes les silhouettes s’en vont sous terre quand fait, le soleil, sa ritournelle de 24 heures de lumière.

On n’est pas trop « voyant » de l’autre côté de la Terre, ni de la rondeur – cet infini caché de la Vie.

Quand tout un « savoir » est dans l’art d’organiser, c’est pauvre comme « vision ».

Le « petit peuple » martèle ses clous, coupe le bois, sert aux tables, paie ses impôts, transpire, pour que la maison s’élève et reste debout pour des siècles. Il élève des enfants, et est à genoux entre deux religions : celle de la Vie et celle de la société.

À servir des « dieux », il meure un peu confus.

Le « petit peuple » c’est le compost des sociétés. Il s’écrase dans la terre noire…  Ou le béton. Et c’est peut-être lui qui a raison…

La grandeur, c’est ce qu’on cultive en soi. Ceux qui ont besoin d’un château pour vivre placent tout leur avoir dans un matérialisme navrant.

Ils n’en ont pas assez…

Ils n’en auront jamais assez.

Au pire, ils ajouteront  des cases à l’échiquier. Comme si tricher, c’était inventer…

La pauvreté est arrivée et a été exacerbée au moment où on a créé la monnaie. À partir de ce moment, le travail du « petit peuple » a été réduit en un bout de papier ou en une transaction virtuelle…

 

Gaëtan Pelletier

Avril, 2012

À se méfier de la couleur…

Reboot

 
Circulation fluide à Los Angeles…
On le sait que l’affaire la plus difficile au monde c’est de naviguer dans les relations humaines avec un minimum savoir-vivre. Si c’était facile, il n’y aurait pas autant de cours de croissance personnelle, de gestion des émotions et autres.
L’écrit suivant a beaucoup circulé en 2010. L’auteur n’a rien inventé comme tel, il a adapté un vieil enseignement bouddhique au domaine des affaires, entre autres. En fait, c’est une leçon de comportement en face des contrariétés – les grandes et les petites.
Comme nous sommes oublieux… un p’tit rappel.
***
Le principe du 90/10 
Par Stephen Covey
Le principe :
10% des évènements sont des choses que vous subissez.
90% des évènements sont les conséquences de votre façon de réagir.
Vous n’avez réellement aucun contrôle sur ce 10% de ce qui vous arrive :
- Vous ne pouvez pas arrêter une voiture qui grille un feu rouge
- Un retard d’avion peut complètement chambouler vos projets
- Un automobiliste peut vous heurter dans la circulation
Vous ne maitrisez pas ce 10%.
Mais vous êtes maitre du 90% restant.
Comment? Par vos réactions.
Vous ne pouvez pas commander/annuler un feu rouge.
Mais vous pouvez choisir votre façon de réagir.
Exemple :
Vous prenez votre petit déjeuner en famille. Votre fille renverse une tasse de café sur votre pantalon.
Ce qui vient d’arriver ne dépend pas de vous.
Mais la suite dépend de votre réaction.
Vous pestiférez, et grondez sévèrement votre fille.
Elle fond en larmes.
Après l’avoir grondée, vous vous tournez vers votre femme et la critiquez parce qu’elle a posé la tasse trop près du bord de la table.
Une brève querelle s’ensuit.
Vous vous ruez dans les escaliers et changez de pantalon.
Quand vous redescendez, votre fille n’a pas terminé son petit déjeuner et n’est pas prête à partir pour l’école à cause de ses pleurs.
Elle rate le bus scolaire.
Votre femme doit partir immédiatement au travail.
Vous foncez alors vers la voiture pour conduire votre fille à l’école.
Comme vous êtes en retard, vous roulez à 80 km dans une zone de 50 km.
Avec 15 minutes de retard et une amende de 120$, vous arrivez à l’école.
Votre fille se précipite sans vous dire au revoir.
Vous arrivez au bureau 20 minutes de retard, et vous constatez que vous avez oublié votre porte-documents.
Votre journée commence de travers.
Tout va de mal en pis et vous songez même à retourner chez vous.
Le soir, vous rentrez à la maison, et ça ne va pas très bien entre votre femme, votre fille et vous.
Pourquoi une si mauvaise journée?
A) À cause du café?
B) À cause de votre fille?
C) À cause du policier?
D) À cause de vous?
Bonne réponse : D
Vous ne pouviez pas contrôler l’incident du café renversé.
Par contre, votre réaction dans les 5 secondes suivantes a été la cause de votre journée pourrie.
Alternative :
Le café éclabousse votre pantalon.
Vore fille est sur le point d’éclater en sanglots.
Vous lui dites alors gentiment :
«C’est  bon, la prochaine fois, tu feras un peu plus attention.»
ous changez de pantalon, ramassez votre porte-documents et redescendez à temps pour oir votre fille monter dans le bus scolaire.
Elle se retourne et vous salue.
Vous arrivez au bureau 5 minutes  à l’avance et vous saluez chaleureusement le personnel.
Voyez-vous la différence?
Autres :
Si l’on dit du mal de vous, laissez couler comme de l’eau sur le dos d’un canard.
Si c’est vrai, vous ne pouvez pas nier.
Si c’est faux, vos réfutations ne changeront rien.
Dans un bouchon de circulation :
- Perdez-vous  votre calme?

- Frappez-vous le volant ?
- Proférez-vous des injures?
- Votre tension artérielle grimpe-t-elle en flèche?

5-10-15 minutes de retard – est-ce la fin du monde?

Laisserez-vous un bouchon de circulation empoisonner votre vie?

Si l’on vous congédie, perdrez-vous le sommeil?

Utilisez plutôt votre temps et votre énergie pour trouver un nouveau travail.

L’avion est en retard et cela bouscule votre agenda.

Pourquoi vous plaindre à l’hôtesse?
Elle n’est pas responsable. Alors, lisez ou causez avec les autres passagers
Pourquoi vous énerver? Ça ne changera rien.

Des millions de personnes souffrent de stress, problèmes et migraines contournables. Essayez de répondre autrement aux irritants; il n’est jamais trop tard pour commencer.
Reboot… your mind.

Fatigue

Partout, sur chaque continent, dans chaque pays, des gens qui résistent, qui luttent, pour plus de dignité, plus de bouffe, un droit à vivre, à respirer , à gérer leur vie, à être tout simplement heureux dans leur tête et dans leur environnement..pas un pays épargné, certains plus mal en point que d’autres, et partout, partout, ces micros et mégas hiérarchies qui disent non et maintiennent leur pouvoir avec de nouveaux modèles autoritaires sans cesse renouvelés … fatigue de lire toute cette merde planétaire, voir cette immense misère mondiale, toutes ces luttes, ces divisions stériles entre ceux qui n’ont rien et qui se bouffent entre eux en se trompant de cible, toujours cette contrainte exercée par des hommes sur d’autres hommes, la domination , tant d’exploitateurs, si peu de liberté en cette fin de civilisation ….

Le bonheur, ce sourire du coeur manque cruellement à l’appel ces derniers temps…ce n’est pas une crise, c’est une mutation et chacun, j’imagine, la voit selon ses propres chaines et conditionnements …… une chaîne sans fin de souffrance, alimentée par la peur, l’ignorance, le repli sur soi et les divisions … réelles ou comme je m’en aperçois de plus en plus, virtuelles…. perpétuellement conditionnées par le milieu, modelé par des règles, des lois, des principes de morale, avec une partie de l’humain qui devient de moins en moins intelligent au plus on l’écrase selon ce que j’observe sur mon blog…. tant de fatalisme, tant de cynisme, mais qui en bout de compte même rendu là, peu bougent pour se libérer et faire le choix d’être autonome, sans chaînes, et bosser pour ce choix  et préfèrent larmoyer sur le peu de choix qu’ils ont reçu de la part de pouvoir qu’ils haïssent … et la Roue continue de tourner …

C’est nous-mêmes, individuellement, qui avons établi ces autorités, elles n’ont pas surgi à la Vie spontanément. Pendant des siècles, nous n’avons cessé de les établir, et nos esprits ont été mutilés, pervertis par leur influence , conditionnés, manipulés, asservis et divisés.
Ce culte de l’autorité est pour moi la racine suprême de l’exploitation. Remettre son destin et ses choix entre les mains des autres sous prétexte qu’on ne se sent pas capable de faire ses propres choix , c,est de la peur, subtile et constante..peur du frigo vide, de perdre sa job et ses acquis… L’esprit actuel est rendu en esclavage par le milieu qu’il a lui-même créé par son insatiable désir manipulé par d’autres, il en résulte une peur incessante qui est la vôtre… quel marché de dupes pour un carré bétonné de sécurité …

Il est grand temps que le printemps reprenne son droit sur la terre que j’ai choisi et que j’y replonge mes mains et mon esprit … ce n’est pas la chance mais un choix qui m’a conduit ici au bout de ce chemin de terre, et il va être temps d’y remettre mes énergies afin de m’assurer que je peux continuer de vivre ce choix …

Je vois ce matin sur mon compteur en bas à droite qu’on approche du million de visiteurs uniques … Google Analytics me dit que vous avez été 91 298 visiteurs uniques ce mois ( 195 478 visites / 427 530 pages vues) dans le dernier mois … je ne sais pas si ça fait beaucoup de monde, mais en bout de compte, à quoi ça sert si cette énergie n’alimente que du voyeurisme pour visiteurs et ne me sert même plus de soupape personnelle face à ce que j’observe …

Entre les nouvelles que je lis, celles que je vous repasse, les connards qui pensent que la lutte contre le système c’est de troller mon blog et le temps que je passe à alimenter cette gloutonnerie newsphage virtuelle ,  je regarde par la fenêtre et ma seule pensée aujourd’hui est de voir fondre cette foutue neige et de sentir l’odeur de la terre ….

Marc Lafontan, Au bout de la route